Le passeur

  • Anouk Grinberg propose une constellation de textes d'art brut, des bijoux d'inventivité et de liberté.Anouk Grinberg compose un recueil de textes d'art brut. Les mots de ceux considérés comme fous ou idiots et malmenés par la société sont libres, emplis de joies pures, de rage, de couleurs, de désirs. L'enfance est partout, le réel n'est pas si réel, ils dialoguent avec les esprits et parlent couramment la langue du chaos. Il s'agit bien de littérature alors qu'aucun d'eux n'était cultivé, et ne prétendait faire de l'art.
    Presque tous ces auteurs ont écrit pour qu'on les libère, presque tous l'ont fait pour rien et pour personne, car leurs lettres n'ont pas été lues, pas transmises aux destinataires. Les familles avaient le dégout de leur fou, et les médecins rangeaient dans des tiroirs ces missives qui dérangeaient. Ils ont eu la pulsion d'écrire, comme on a la pulsion de la vie. Ils se fichaient d'écrire " comme il faut " ; ils obéissaient à d'autres lois, inventaient des langues pour se tenir au plus près d'eux-mêmes.
    Avec les écrits bruts, on est à la source de pourquoi l'écriture vient, pour faire monter la vie, pour s'ébrouer du malheur et en faire des feux de camps, pour faire vivre l'esprit.
    Ces êtres à fleur de peau parlent de nous, et parlent dans des langues qui méritent une vraie place dans la littérature, pas seulement celle des fous. Ils ont inspiré les surréalistes et bien d'autres encore dont quelques poèmes parsèment ce livre.

  • Pour la première fois réunies dans un recueil, les lettres de La Fontaine nous permettent de découvrir une autre facette du célèbre auteur des Fables. Cette correspondance oubliée constitue un véritable trésor où le style virtuose de La Fontaine fait des merveilles.Depuis quatre cents ans, les Fables de La Fontaine émerveillent. D'éminents spécialistes les analysent en tout sens. Mais qui était vraiment La Fontaine ? Nous ne connaissons pas toutes les facettes du génie champenois. Il manque un éclairage plus personnel, des traits intimes précieusement révélés.
    Les quelques lettres qui nous restent de lui, moins d'une cinquantaine, sont éclairantes. Elles fourmillent de détails cocasses que l'on découvre dans celles adressées à son épouse lorsqu'il partit en aventure jusqu'à... Limoges, ou encore à son ami Maucroix au seuil de sa vie, à son mécène Fouquet si cruellement frappé par Louis XIV, au prince de Conti, au duc de Vendôme ou à son oncle Jannart.
    La Fontaine ne dissimulait rien, ni ses peurs, ni ses doutes, ni sa paresse savamment entretenue, ni ses amours plus platoniques que réelles.
    Ces lettres, si peu connues, sont un chemin que nous faisons à côté de lui : il nous parle à coeur ouvert, à travers ses amis, avec la même grâce, la même virtuosité de style qu'il développe dans ses extraordinaires fables.

  • 475 après J.C., la paix de l'empire romain vacille. Alors qu'un traité de paix pourrait apaiser les tensions, une tentative d'assassinat les ravive. Une intrigue haletante qui plonge le lecteur dans le Paris du ve fidèlement restitué.Octobre 475 après J.-C. L'empire romain d'Occident est sur le point de disparaître. Le sud de la Gaule est aux mains des Wisigoths, l'est des Burgondes. Au nord, Geneviève, qui dirige Paris et cherche à préserver la paix, tente une ultime médiation entre deux chefs de guerre qui s'apprêtent à s'affronter : Syagrius, le romain, et Childéric, le roi franc. Lupicin, l'abbé de Condat, arrive d'Arles pour la seconder, avec son aide Vercel, un jeune orfèvre, et Nantilde, une belle franque qui est la nièce de Geneviève.
    Mais, à trois jours de la signature du traité, Childéric est victime d'une tentative d'empoisonnement. La réussite de la médiation est compromise, les tensions s'avivent, la guerre menace, l'empire est en péril.
    Dans cette agitation, Lupicin et Vercel tentent de trouver le coupable de la tentative d'assassinat mais le mystère s'avère plus obscur que prévu. En cette période de déliquescence politique, personne ne joue franc jeu, les haines sont légion et les ennemis pullulent.
    Une intrigue haletante qui plonge le lecteur dans le Paris de la fin du ve siècle fidèlement restitué, au coeur des problématiques géopolitiques et spirituelles du temps. Le deuxième tome de la saga
    L'avènement des barbares, après
    L'or, la paille, le feu (2020).

  • Un professeur de philosophie pris dans la tourmente du deuil après l'attentat du Bataclan retrouve le goût de vivre et d'aimer, en mettant ses pas dans ceux de Montaigne au coeur du Périgord.Cédric est Professeur de philosophie à Paris. Le 13 novembre 2015, il perd sa femme et ses deux adolescents dans l'attentat du Bataclan. Effrayé par la haine qu'il ressent, il fuit Paris pour trouver la solitude et se reconstruire dans une vieille bâtisse proche du château de Montaigne, dans le Périgord, un philosophe qu'il admire. Cette maison, son parc et sa vieille chapelle lui réservent de nombreuses surprises, une véritable plongée dans l'Histoire.
    Peu à peu, la vie reprend ses droits et lui ses cours de philosophie au lycée voisin où la violence des élèves constitue un véritable défi. Cédric se raccroche toujours aux philosophes qu'il admire : Montaigne, La Boétie, Stefan Zweig ou François Cheng. Il croise la route de Sidonie, professeure d'histoire, avec laquelle il créé un spectacle historique au château de Montaigne. Leurs échanges vont lui redonner goût à la vie, mais Sidonie cache de lourds secrets...
    D'une plume alerte, Elisabeth Bourgois décrit les méandres de la reconstruction d'un homme brisé par le destin et qui retrouvera le goût de vivre et d'aimer.


  • 475 après J.-C., Arles, dernier bastion de romanité, est le cadre d'un complot politique sans précédent : les barbares sont à la porte. Le destin de la ville est entre les mains d'un vieil abbé et d'un jeune orfèvre...

    En 475 après J.-C., toute la Gaule, ou presque, est aux mains des barbares : Francs, Burgondes, et surtout Wisigoths. Arles, ville de premier plan en Gaule depuis deux siècles, est le dernier bastion de la romanité dans le pays. Derrière ses remparts, un commerçant de vin a disparu. Myriam, la fille de ce dernier manque d'être enlevée sous les yeux d'un jeune orfèvre, Vercel. Vercel invoque alors l'aide de Lupicin, un vieil abbé de passage à Arles aussi sage et malin que Lupicin est audacieux et naïf. L'étrange tandem mène l'enquête et se retrouve au coeur d'un complot politique d'une ampleur sans égal, les Wisigoths menacent de reprendre la ville...
    Appuyé sur une recherche documentaire solide, l'auteur offre un aperçu haut en couleurs de la vie quotidienne et des enjeux politiques de cette époque méconnue, quand l'empire romain d'Occident brille de ses derniers feux. Une intrigue menée tambour battant dans laquelle se mêlent amour, humour, trahisons et combats épiques.
    Le premier tome d'une saga historique et policière.


  • Cet ouvrage clair et accessible aborde d'un point de vue historique et sociologique toutes les questions sur l'antisémitisme, même les plus taboues.

    On pense tout connaître de l'antisémitisme, en avoir fait le tour, ne plus rien pouvoir découvrir. Pourtant le public le perçoit essentiellement à travers le prisme de la Shoah et de la résurgence de l'antisémitisme ces dernières années. Mais depuis quand existe-t-il ? Où sévit-il ? Pourquoi ? Sous quelles formes ? En réalité le phénomène est si ancien, étendu et complexe, que la plupart de ses aspects échappent au plus grand nombre.
    Dans cet ouvrage, l'auteur pose un regard historique et sociologique sur ce phénomène et aborde les questions dérangeantes, notamment celles qui dérangent le plus et qu'on n'ose généralement pas poser : Les Juifs pratiquent-ils la " double allégeance " ? Israël instrumentalise-t-il l'antisémitisme ? La Bible peut-elle être un ferment d'antisémitisme ? La Shoah fut-elle la cause de la création de l'État d'Israël ?
    Concepts, histoire, fantasmes, Israël, moyens de lutte, toutes les facettes du phénomène sont décryptées en de brefs chapitres pédagogiques, qui laissent s'exprimer les protagonistes, dans un style simple et direct.
    Stéphane Encel apporte des clefs essentielles pour comprendre ce phénomène qui n'en finit pas de faire peur autant que de fasciner, et qui représente un perpétuel danger à l'image de la multiplication des actes antisémites ces dernières années.

  • Depuis qu'elle est réalisatrice pour la télévision, Katia Chapoutier a attrapé le virus des coulisses. Cette Parisienne aventurière a un nouveau passe-temps qui consiste à pénétrer dans les lieux interdits au public ; son plaisir est de se faufiler dans les coins secrets des monuments pour dégoter, entre autres, le détail historique oublié. Ses explorations l'amènent à découvrir des métiers ou des personnalités insolites, souvent restés dans l'ombre, comme l'étonnante association des amateurs de petits trains dans les sous-sols de la gare de l'Est. Entre l'appartement intact de Coco Chanel, le mémorial de Louis XVI dans la chapelle expiatoire ou encore l'étrange enclave bollywoodienne sise au pied de Notre-Dame... l'ouvrage entraîne le lecteur dans une balade inattendue, jalonnée de rencontres exceptionnelles. Un récit passionnant qui sort de l'ordinaire et révèle, dans une prose limpide et joyeuse, les vies dormantes de Paris, les histoires secrètes que la ville n'a jamais révélées.

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