JC Lattès (réédition numérique FeniXX)

  • Pourquoi, dans le grand remue-ménage urbain de ces deux dernières décennies, l'extension des villes s'est-elle faite au prix de leur enlaidissement ? Pourquoi ces boulevards qui saignent le coeur des vieilles villes, ces forêts de tours qui crèvent l'horizon, ces kilomètres carrés de bitume et béton qui rendent les cités inhumaines ? Parce que trop de maires, plus soucieux d'inaugurer, écharpe en bandoulière, un nouveau parking, que de préserver la place du marché, ont cédé à la folie des grandeurs, parce que trop de maires ont subi - quand ils n'en étaient pas les complices - l'affairisme urbain, parce que trop de maires n'ont pas su résister à la démagogie du pouvoir national, au terrorisme confus de l'administration centrale, à l'électoralisme et aux vanités locales. L'acte d'accusation dressé par Louis Bériot est accablant. Avec fougue, à coups d'exemples précis, il dénonce ces erreurs qui pèsent lourd, tant sur les budgets que sur les conditions de vie des citadins. Certes, il y a des exceptions. Aux édiles irresponsables, Louis Bériot oppose les maires capables d'imagination, souligne l'action et les moyens de ceux qui assument leur rôle de gardien du patrimoine communal. Cet ouvrage n'est pas un pamphlet politique. Sa seule ambition est, à l'heure où il est question d'accroître le pouvoir local, de faire connaître aux citoyens la réalité de la gestion municipale. Afin qu'ils sachent mieux, désormais, défendre leur cadre de vie. Un livre qu'il faut lire, même s'il dérange.

  • Bao Daï, le Fils du Ciel au double visage. Pour la presse, un sportif, un joueur, un amateur de femmes et de voitures racées. Pour ses confidents, un politique ayant pour unique objectif l'indépendance et l'unité de son pays, le Viêt-Nam. Pression qu'il ne cesse d'exercer, avec plus ou moins de fermeté, sur les différents gouvernements français de l'avant-guerre. Puis, il se montre peu soucieux des options idéologiques de ses interlocuteurs, celles des Japonais vainqueurs et occupants, et enfin celles d'Ho Chi Minh, avec lequel il se lie après son abdication, avant de se remettre sous la tutelle de la France, et ce jusqu'à Diên Biên Phû. Toujours, pour cet « Hamlet jaune », comme le nomme Lucien Bodard, dans l'espoir de réaliser son rêve d'indépendance, quels que soient les moyens employés. Ruiné, l'empereur a longtemps occupé un modeste deux pièces à Paris, dans le quartier du Trocadéro. Il s'est éteint le 31 juillet 1997, à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Une occasion pour Daniel Grandclément, de brosser le portrait complet d'une famille impériale de l'Orient extrême, dont la beauté et le luxe fascinent les foules françaises. Sans oublier la Cité interdite, un monde coloré et mystérieux, où palpite cette ex-Indochine, dont nos concitoyens cultivent une nostalgie croissante.

  • Le catalan Lluis Llach est l'un des chanteurs les plus populaires et les plus représentatifs de la Nova Canço. Poète et musicien, il a - pendant dix ans - porté le renouveau culturel catalan, qui s'est souvent confondu avec l'histoire de l'opposition franquiste. Combattant de la liberté, il s'est fait le porte-parole et le chroniqueur d'un peuple, dont il dit les morts, les combats, les victoires. Catalogne Vivre, nous initie à la lutte que dut mener la communauté catalane pour survivre, conserver sa culture, rassembler ses forces d'expression. La poésie et la chanson font parfois l'Histoire.

  • La Terre. Royaume de l'absence pour les femmes de Marins. La Terre de Cendrine, terre d'angoisse et de bonheur, terre d'un passé revisité, ouverte sur la mer. La mer. Qui garde son pouvoir d'attraction immense, intense, de surpassement de soi dans les grandes solitudes. La Mer d'Alain en attente de la Terre. Et de l'un à l'autre, départs, arrivées, séparations, retrouvailles... En un récit émaillé de rêves, de lettres, de souvenirs émerveillés et tendres, Cendrine et Alain Gautier se livrent. Ils se confient l'un à l'autre et nous parlent d'eux-mêmes, de leur amour, de leur passion. Un livre à deux voix, où la Terre et la Mer dialoguent en amoureux.

  • Pourquoi, dans le grand remue-ménage urbain de ces deux dernières décennies, l'extension des villes s'est-elle faite au prix de leur enlaidissement ? Pourquoi ces boulevards qui saignent le coeur des vieilles villes, ces forêts de tours qui crèvent l'horizon, ces kilomètres carrés de bitume et béton qui rendent les cités inhumaines ? Parce que trop de maires, plus soucieux d'inaugurer, écharpe en bandoulière, un nouveau parking, que de préserver la place du marché, ont cédé à la folie des grandeurs, parce que trop de maires ont subi - quand ils n'en étaient pas les complices - l'affairisme urbain, parce que trop de maires n'ont pas su résister à la démagogie du pouvoir national, au terrorisme confus de l'administration centrale, à l'électoralisme et aux vanités locales. L'acte d'accusation dressé par Louis Bériot est accablant. Avec fougue, à coups d'exemples précis, il dénonce ces erreurs qui pèsent lourd, tant sur les budgets que sur les conditions de vie des citadins. Certes, il y a des exceptions. Aux édiles irresponsables, Louis Bériot oppose les maires capables d'imagination, souligne l'action et les moyens de ceux qui assument leur rôle de gardien du patrimoine communal. Cet ouvrage n'est pas un pamphlet politique. Sa seule ambition est, à l'heure où il est question d'accroître le pouvoir local, de faire connaître aux citoyens la réalité de la gestion municipale. Afin qu'ils sachent mieux, désormais, défendre leur cadre de vie. Un livre qu'il faut lire, même s'il dérange.

  • Bao Daï, le Fils du Ciel au double visage. Pour la presse, un sportif, un joueur, un amateur de femmes et de voitures racées. Pour ses confidents, un politique ayant pour unique objectif l'indépendance et l'unité de son pays, le Viêt-Nam. Pression qu'il ne cesse d'exercer, avec plus ou moins de fermeté, sur les différents gouvernements français de l'avant-guerre. Puis, il se montre peu soucieux des options idéologiques de ses interlocuteurs, celles des Japonais vainqueurs et occupants, et enfin celles d'Ho Chi Minh, avec lequel il se lie après son abdication, avant de se remettre sous la tutelle de la France, et ce jusqu'à Diên Biên Phû. Toujours, pour cet « Hamlet jaune », comme le nomme Lucien Bodard, dans l'espoir de réaliser son rêve d'indépendance, quels que soient les moyens employés. Ruiné, l'empereur a longtemps occupé un modeste deux pièces à Paris, dans le quartier du Trocadéro. Il s'est éteint le 31 juillet 1997, à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Une occasion pour Daniel Grandclément, de brosser le portrait complet d'une famille impériale de l'Orient extrême, dont la beauté et le luxe fascinent les foules françaises. Sans oublier la Cité interdite, un monde coloré et mystérieux, où palpite cette ex-Indochine, dont nos concitoyens cultivent une nostalgie croissante.

  • La Terre. Royaume de l'absence pour les femmes de Marins. La Terre de Cendrine, terre d'angoisse et de bonheur, terre d'un passé revisité, ouverte sur la mer. La mer. Qui garde son pouvoir d'attraction immense, intense, de surpassement de soi dans les grandes solitudes. La Mer d'Alain en attente de la Terre. Et de l'un à l'autre, départs, arrivées, séparations, retrouvailles... En un récit émaillé de rêves, de lettres, de souvenirs émerveillés et tendres, Cendrine et Alain Gautier se livrent. Ils se confient l'un à l'autre et nous parlent d'eux-mêmes, de leur amour, de leur passion. Un livre à deux voix, où la Terre et la Mer dialoguent en amoureux.

  • Ce livre est un hurlement dans le silence. Il saisit, à bras le corps, le grand secret du XXe siècle. Il dit comment des processions de martyrs permirent à l'homme de faire ses premiers pas sur la Lune, sans quitter le cercle d'un Enfer que Dante n'avait su imaginer. Le tunnel de Dora fut "l'enfer de tous les camps de concentration". Dora abrita, dans ses flancs, les fusées secrètes de Hitler. Trente mille hommes, déportés des quatre coins de l'Europe, sont morts pour construire les pyramides de la science. Cela, on devait l'oublier, car les savants de Dora sont, aujourd'hui, les conquérants encensés de l'espace.

  • Moqué, parfois méprisé, rarement aimé : c'est le "flic". Pris entre deux mythes, celui de Maigret et celui du surhomme, il fascine aussi, mais paie cher cette aura romanesque : on trouve normaux ses succès, on ne lui pardonne jamais ses échecs. Seul un vrai "flic" pouvait parler des "flics" : Honoré Gévaudan, policier depuis presque quarante ans, trace le portrait véritable de ce mal-aimé d'une société, dont il est pourtant le gardien. Avec verve et humour, à partir des nombreuses expériences qui ont jalonné sa carrière, il explique ce métier - souvent ingrat - et dévoile les vérités de la police : méthodes de travail, relations avec le pouvoir politique, judiciaire, la presse... et la constante difficulté de s'adapter à une époque en perpétuelle évolution. Un livre salubre, qui balaie beaucoup d'idées reçues.

  • Ennemi juré de la Gentry, terreur des nababs, des syndics de faillites, bref de tout ce que le monde compte de nantis, Barry Gray est devenu, au fil des ans, une figure mythique : celle de l'escroc. Car l'escroquerie fut pour lui une vocation, une véritable passion. Doué d'une extraordinaire énergie, d'une mémoire d'éléphant et d'un rare talent pour la comédie, celui qui se nomma, au gré de ses coups montés, Joe Flynn, James Palmer, Herr Muller, Goldfinger, a mené une vie fascinante de ruse et de mystification. Mais sa virtuosité était telle que ses victimes, elles-mêmes, bien souvent, s'inclinaient devant son art. De l'Angleterre des années 50, aux contrées les plus reculées d'Australie, de la Nouvelle-Zélande à Singapour, d'affaires troubles en faillites frauduleuses, en passant par tous les tours qu'il put jouer aux crédules, Barry Gray a connu et trompé tout le monde. Aujourd'hui, pour la première fois, il accepte de parler, de livrer ses secrets. Cela donne un livre décapant. Une confession pleine d'humour, où le terrible sérieux des faiseurs d'argent est tourné en dérision, pour le plus grand bien de la morale.

  • Qui n'a entendu parler de la Lanterne et de ses "trente-six millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement..." ? L'auteur ? Victor-Henri de Rochefort-Luçay. Autrement nommé : Henri Rochefort. Sa destinée ? À la mesure du XIXe siècle, qu'elle embrasse pleinement. Républicain au temps des plébiscites, plébiscitaire sous la République, il est un signe de contradiction. Un peu Candide, souvent Gavroche, il règne sur plus d'un demi-siècle. Mêlé à la Commune, dont il s'écarte bientôt, il tâte du bagne en Nouvelle-Calédonie. Condamné à la déportation à vie, il s'évade au bout de trois mois... Sa patrie ? Le Boulevard. Sa force ? L'esprit polémique. Sa vertu ? L'insolence. Tel Hugo, il aime le peuple mais, semblable à Boulanger, il croit à l'autorité. "Contemporain capital", il fait les belles heures du Figaro et lance l'Intransigeant. Son gousset toujours vide, il s'assied au banquet de la vie et laisse tomber les miettes d'un esprit étincelant. Il déteste Napoléon III, pourfend Gambetta et ridiculise Ferry. Cet homme "épouvantable" est la coqueluche des Parisiens qui l'adorent. Mort en 1913, il incarne à jamais la liberté de l'esprit. Son élégance ? Rompre en visière avec les usages de la classe politique. Un programme qui n'a pas vieilli... C'est un livre éblouissant, à la mesure de son héros, qu'a écrit Éric Vatré. Devant nous, près d'un siècle d'histoire défile, une carrière de "bruit et de fureur", qui ne manque ni de grandeur ni de courage, et encore moins de fantaisie, d'infortune, d'aventures : duels, défis...

  • Pierre Boutang et George Steiner entrent en dialogue. Dissemblables et proches à la fois, ces deux hommes qui ont en partage le souci de la langue, du secret dans la parole, de la présence de Dieu en elle et dans le monde, ouvrent leurs entretiens sous la double invocation du mythe d'Antigone et du sacrifice d'Abraham. À cette occasion, ils abordent - entre autres thèmes - la violence et la culture, le pouvoir, ainsi que la justice, mais aussi la mort et la piété, le salut et la grâce. Un dialogue brillant toujours, et profond sans cesse, nous ramenant aux sources essentielles que sont Jérusalem, Athènes et Rome. Pierre Boutang et George Steiner, tous deux, sortent grandis de ce tête à tête, élevé à des dimensions métaphysiques que le siècle ne connaît plus.

  • Ce livre est un hurlement dans le silence. Il saisit, à bras le corps, le grand secret du XXe siècle. Il dit comment des processions de martyrs permirent à l'homme de faire ses premiers pas sur la Lune, sans quitter le cercle d'un Enfer que Dante n'avait su imaginer. Le tunnel de Dora fut "l'enfer de tous les camps de concentration". Dora abrita, dans ses flancs, les fusées secrètes de Hitler. Trente mille hommes, déportés des quatre coins de l'Europe, sont morts pour construire les pyramides de la science. Cela, on devait l'oublier, car les savants de Dora sont, aujourd'hui, les conquérants encensés de l'espace.

  • « L'orphelin qui ne rêvait que de Tombouctou s'est fait d'abord marin, pour affronter les vagues de sable du Sahara. Le "petit chose" a brûlé ses rêves dans la souffrance quotidienne et la fournaise du désert. C'est un anti-héros qui nous est étonnamment proche. Ce "clochard du désert" est le plus fraternel des compagnons de l'impossible. »

  • Moqué, parfois méprisé, rarement aimé : c'est le "flic". Pris entre deux mythes, celui de Maigret et celui du surhomme, il fascine aussi, mais paie cher cette aura romanesque : on trouve normaux ses succès, on ne lui pardonne jamais ses échecs. Seul un vrai "flic" pouvait parler des "flics" : Honoré Gévaudan, policier depuis presque quarante ans, trace le portrait véritable de ce mal-aimé d'une société, dont il est pourtant le gardien. Avec verve et humour, à partir des nombreuses expériences qui ont jalonné sa carrière, il explique ce métier - souvent ingrat - et dévoile les vérités de la police : méthodes de travail, relations avec le pouvoir politique, judiciaire, la presse... et la constante difficulté de s'adapter à une époque en perpétuelle évolution. Un livre salubre, qui balaie beaucoup d'idées reçues.

  • Ennemi juré de la Gentry, terreur des nababs, des syndics de faillites, bref de tout ce que le monde compte de nantis, Barry Gray est devenu, au fil des ans, une figure mythique : celle de l'escroc. Car l'escroquerie fut pour lui une vocation, une véritable passion. Doué d'une extraordinaire énergie, d'une mémoire d'éléphant et d'un rare talent pour la comédie, celui qui se nomma, au gré de ses coups montés, Joe Flynn, James Palmer, Herr Muller, Goldfinger, a mené une vie fascinante de ruse et de mystification. Mais sa virtuosité était telle que ses victimes, elles-mêmes, bien souvent, s'inclinaient devant son art. De l'Angleterre des années 50, aux contrées les plus reculées d'Australie, de la Nouvelle-Zélande à Singapour, d'affaires troubles en faillites frauduleuses, en passant par tous les tours qu'il put jouer aux crédules, Barry Gray a connu et trompé tout le monde. Aujourd'hui, pour la première fois, il accepte de parler, de livrer ses secrets. Cela donne un livre décapant. Une confession pleine d'humour, où le terrible sérieux des faiseurs d'argent est tourné en dérision, pour le plus grand bien de la morale.

  • Qui n'a entendu parler de la Lanterne et de ses "trente-six millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement..." ? L'auteur ? Victor-Henri de Rochefort-Luçay. Autrement nommé : Henri Rochefort. Sa destinée ? À la mesure du XIXe siècle, qu'elle embrasse pleinement. Républicain au temps des plébiscites, plébiscitaire sous la République, il est un signe de contradiction. Un peu Candide, souvent Gavroche, il règne sur plus d'un demi-siècle. Mêlé à la Commune, dont il s'écarte bientôt, il tâte du bagne en Nouvelle-Calédonie. Condamné à la déportation à vie, il s'évade au bout de trois mois... Sa patrie ? Le Boulevard. Sa force ? L'esprit polémique. Sa vertu ? L'insolence. Tel Hugo, il aime le peuple mais, semblable à Boulanger, il croit à l'autorité. "Contemporain capital", il fait les belles heures du Figaro et lance l'Intransigeant. Son gousset toujours vide, il s'assied au banquet de la vie et laisse tomber les miettes d'un esprit étincelant. Il déteste Napoléon III, pourfend Gambetta et ridiculise Ferry. Cet homme "épouvantable" est la coqueluche des Parisiens qui l'adorent. Mort en 1913, il incarne à jamais la liberté de l'esprit. Son élégance ? Rompre en visière avec les usages de la classe politique. Un programme qui n'a pas vieilli... C'est un livre éblouissant, à la mesure de son héros, qu'a écrit Éric Vatré. Devant nous, près d'un siècle d'histoire défile, une carrière de "bruit et de fureur", qui ne manque ni de grandeur ni de courage, et encore moins de fantaisie, d'infortune, d'aventures : duels, défis...

  • « L'orphelin qui ne rêvait que de Tombouctou s'est fait d'abord marin, pour affronter les vagues de sable du Sahara. Le "petit chose" a brûlé ses rêves dans la souffrance quotidienne et la fournaise du désert. C'est un anti-héros qui nous est étonnamment proche. Ce "clochard du désert" est le plus fraternel des compagnons de l'impossible. »

  • Le catalan Lluis Llach est l'un des chanteurs les plus populaires et les plus représentatifs de la Nova Canço. Poète et musicien, il a - pendant dix ans - porté le renouveau culturel catalan, qui s'est souvent confondu avec l'histoire de l'opposition franquiste. Combattant de la liberté, il s'est fait le porte-parole et le chroniqueur d'un peuple, dont il dit les morts, les combats, les victoires. Catalogne Vivre, nous initie à la lutte que dut mener la communauté catalane pour survivre, conserver sa culture, rassembler ses forces d'expression. La poésie et la chanson font parfois l'Histoire.

  • Pierre Boutang et George Steiner entrent en dialogue. Dissemblables et proches à la fois, ces deux hommes qui ont en partage le souci de la langue, du secret dans la parole, de la présence de Dieu en elle et dans le monde, ouvrent leurs entretiens sous la double invocation du mythe d'Antigone et du sacrifice d'Abraham. À cette occasion, ils abordent - entre autres thèmes - la violence et la culture, le pouvoir, ainsi que la justice, mais aussi la mort et la piété, le salut et la grâce. Un dialogue brillant toujours, et profond sans cesse, nous ramenant aux sources essentielles que sont Jérusalem, Athènes et Rome. Pierre Boutang et George Steiner, tous deux, sortent grandis de ce tête à tête, élevé à des dimensions métaphysiques que le siècle ne connaît plus.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dès leur mariage, en 1935, le duc et la duchesse de Sabran consacrent leur vie, leur fortune, leur énergie, à la restauration du château d'Ansouis, une des gloires de la Provence, monument historique superbement dressé - depuis dix siècles - sur un éperon rocheux au pied du Luberon. Si le public peut visiter cette merveilleuse demeure, il ignore sa longue histoire. La duchesse de Sabran, dans un récit où les souvenirs et les siècles se chevauchent à la manière d'un conte, brosse avec un extraordinaire talent les portraits de ses aïeux (le maréchal Lannes, le marquis de Morès, Conquistador au destin tragique) et de ceux de son époux : Guillaume le Croisé, Guillaume le Terrible, Gersende, grand-mère de quatre souveraines : Marguerite, reine de France, Éléonore, reine d'Angleterre, Sancie, impératrice du Saint Empire romain germanique, et Béatrice, reine de Naples... À l'histoire, se mêle la légende dorée : saint Elzéar et sainte Dauphine, toujours vénérés dans le pays. La duchesse de Sabran recrée également le monde enchanté de son enfance, dans l'hôtel particulier de la rue Barbet-de-Jouy à Paris, et celui de son mari au château de Dré, en Normandie. Puis, leur vie brillante mais souvent difficile à Ansouis, où ils accueillent des hôtes illustres et les princes de la musique, des lettres et des arts. Ansouis, où fut célébré en grande pompe le mariage de leur fille Gersende, célèbre pianiste, avec le duc d'Orléans. Une fresque historique, où vibrent la couleur, l'émotion et la grandeur aristocratique. Un livre où l'on découvre la vraie "vie de château", avec son prestige, ses drames et ses joies, et une autre noblesse : celle du coeur.

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