Hachette (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'histoire du baron de Trenck, de cet aventurier naïf, de ce Don Juan prussien et ingénu, a-t-elle inspiré à Voltaire les premiers chapitres de son Candide ? Peut-être. Candide est, par sa mère, bâtard de la maison de Thunder-ten-Tronck. Et Tronck n'est pas très différent de Trenck. Candide aime Mlle Cunégonde, fille plus noble que lui ; Frédéric de Trenck, simple baron, se permet d'aimer la princesse Amélie de Prusse. Le père de Cunégonde chasse Candide à coups de pied dans le derrière ; le frère d'Amélie, Frédéric II, après avoir semblé aimer Trenck presque aussi tendrement que sa soeur, lui fait expier son offense, ou de plus mystérieuses déceptions, par neuf années de cachot et des tortures inouïes. Pendant neuf ans, Trenck a vécu enchaîné, nourri de pain et d'eau, les pieds sur une dalle sépulcrale où son nom était inscrit. Presque autant que le héros de Voltaire, Frédéric de Trenck méritait de s'appeler Candide. Échappé à Frédéric II après une détention - bien anodine celle-là - il court l'Europe à la recherche de la fortune. On le voit à la cour de Vienne, dévote, hypocrite et parfois tragique, à la cour de Russie, ardente, barbare, corrompue. Il plaît aux femmes et connaît des aventures à la Casanova ; puis, un jour, follement, s'imaginant que Frédéric l'aime encore, fasciné par lui comme un étourneau, il vient se jeter dans ses griffes. Et l'implacable châtiment commence. Dans les châteaux royaux de Prusse, cependant, une lutte sourde s'engage entre Frédéric et sa soeur, lutte dont on n'a jamais percé le secret, mais qui conduit Amélie, dans sa violence et dans son impuissance, à se venger de la cruauté de Frédéric sur elle-même, à absorber des drogues qui lui ruinent le corps, et à se brûler à demi les yeux. De ce sombre drame, Trenck ne comprend rien. Délivré enfin, quand Frédéric, ayant fait d'Amélie un fantôme, ne trouve plus aucun plaisir à le martyriser ou à l'avilir, Trenck rentre dans le monde vivant, aussi étourdi qu'avant sa captivité. Pendant de nombreuses années, il papillonne. Toute vie sérieuse l'ennuie. Il achète des terres ; mais ses expériences ratent. Il ne sait pas « cultiver son jardin » ; et il recommence ses farandoles jusqu'au jour - plus de trente ans plus tard - où, la Révolution française le fascinant comme le roi si étrange de Potsdam l'avait fasciné, il vient à Paris, est happé par le nouveau monstre, et finit par être jeté à la guillotine, en thermidor, sur la Place du Trône renversé. Livre écrit librement, par un homme qui a le sens de la vie, qui craint par-dessus tout la pesanteur, qui a osé mettre en épigraphe à l'un de ses volumes antérieurs cette phrase de Voltaire : « Pour l'histoire, ce n'est après tout qu'une gazette ; la plus vraie est remplie de faussetés, et elle ne peut avoir de mérite que celui du style. » Paul Rival, auteur d'une célèbre Reine Margot, d'un César Borgia, d'un Henri VIII, etc., est un isolé qui n'a guère cherché les suffrages. Pourtant, Léautaud, critique peu suspect de tendresse et qui ne l'avait jamais vu, écrivait peur lui-même dans son Journal, en 1949, à propos d'une édition de Benjamin Constant qu'il venait de relire : « L'introduction de Paul Rival est remarquable. La littérature de ce temps-là, 1928 (je parle pour Paul Rival), valait mieux que celle d'aujourd'hui, savoir et langue, et avait un autre intérêt. Colette, qui ne l'avait jamais rencontré, elle non plus, lui écrivait, après avoir lu son premier livre : « Je détestais l'histoire, et vous me la faites aimer. »

  • De Saint-Pétersbourg à Rome, de la fin de la Belle Époque au début de la Deuxième Guerre mondiale, ces souvenirs d'un diplomate nous entraînent dans un étonnant voyage à travers l'espace et le temps. Londres, Washington, Mexico, Constantinople, Athènes, Buenos Aires, Rome, telles sont les étapes d'une carrière au cours de laquelle l'auteur a vécu de très près l'Histoire et a vu vivre aussi de très près ceux qui la font. À une étude approfondie des relations diplomatiques de la France entre les deux guerres, portraits, anecdotes savoureuses, impressions de voyages viennent se mêler, qui font de ces souvenirs un récit très vivant et nous offrent une vision très personnelle de l'Histoire. Une chronique diplomatique : du dernier tsar, Nicolas II, au président Wilson et à Mussolini. Quelques grandes figures, de la troisième République : Delcassé, Poincaré, Joffre, Clemenceau...

  • Comme aux blancs du cahier, parfois les griffonnages d'un écolier facétieux, voici de courtes histoires pour dire, avec bonne humeur, ce qui s'oublie dans le discours sérieux des institutions. Ce qui concerne le corps, la vie quotidienne, ce qui, longtemps menus détails, gagne de l'importance dans la réflexion des pédagogues d'aujourd'hui. Tout ce qui peut s'enrichir d'expériences vécues ailleurs, tout près, au loin, hors les murs, facettes d'une réalité : celle des enfants et des adultes que demeurent, les portes franchies, élèves et enseignants. Histoires à sourire, à réfléchir, par-delà tout fatalisme institutionnel. Histoires à agir, histoires-déclencheurs d'un autre regard, d'autres pratiques, d'autres relations. Parcours double des lieux et des temps éducatifs. Un livre qui souhaite, d'un texte à l'autre et d'écho en écho, contribuer à l'éveil d'une éducation nouvelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • De Copacabana au coeur de l'Amazonie, en passant des plages de sable blanc - frangées de palmiers soyeux - à l'« enfer vert » saturé de moustiques, de Rio de Janeiro - grouillante - au vide menaçant de la plus grande forêt du monde, Pierre Rondière nous emmène de la joie énorme du Carnaval au désespoir des riverains de l'Amazone, le fleuve-mer..., à la découverte d'un Brésil inconnu, contradictoire, violent et attachant. Du cabinet, à Brasilia, du président de la République à une cérémonie rituelle et magique de Noirs à Bahia, des mangeurs de terre de Recife aux assoiffés du polygone de la sécheresse, des propriétaires terriens armés aux paysans en révolte, des affamés du Coque aux foreurs de pétrole d'Amazonie, des élégantes de Rio aux cadavres vivants de l'hôpital de Bélem, ce n'est pas seulement une fresque trépidante et contrastée que trace Pierre Rondière, mais une enquête passionnée qu'il mène jusque dans les coulisses de l'économie et de l'armée, n'épargnant aucune réalité dans la lumière crue de la vérité. Dans une langue riche et mouvante, comme le Brésil lui-même, sachant atteindre une âpre poésie aussi bien que la rude précision d'un communiqué, une question est posée : que va devenir le Brésil, qui comptera cent cinquante millions d'habitants en 1980 ? Dix, vingt réponses s'entrecroisent et se juxtaposent car, ici, le Brésil et les Brésiliens ont, délibérément, la parole. L'auteur, quant à lui, affirme que dans vingt années, au-delà des péripéties militaires, le Brésil sera parmi les Cinq Grands de notre planète.

  • Chaillot c'est, à Paris, une colline : la colline du théâtre. Territoire détourné du XVIe arrondissement, Jean Vilar y établit, en 1951, son Théâtre national populaire, le T.N.P. de Chaillot à Chaillot. Pour une génération, celle d'Antoine Vitez et celle d'Émile Copfermann, le T.N.P. a constitué, en quelque sorte, une enfance du théâtre. On revient, dit-on, sur les pas de son enfance. Est-ce vrai ou non ? Personne ne sait vraiment, mais le hasard a tout de même fait que Chaillot a ponctué la vie théâtrale d'Antoine Vitez, en partie celle d'Émile Copfermann, puisqu'ils se connurent aux aubes du T.N.P. de Vilar, et par lui. En novembre 1981, trente ans après Vilar, Vitez ouvre son Chaillot, devenu Théâtre national. Le prétexte était donc bon pour réfléchir à deux sur le théâtre, et sur la vie qu'on y joue : sur la vie théâtrale. Sur ce qui fait vivre et sur l'avenir, sur ce qu'on aime et ce qu'on déteste, quand on s'intéresse au monde comme il va. Par la force des choses, De Chaillot à Chaillot retrace ainsi plusieurs aventures. L'ancienne : comment on se consacre au théâtre et ce qui en résulte quand, comme Vitez, on est acteur, metteur en scène, traducteur, poète. La nouvelle, qui entrelace l'autre, les spectacles en cours, comment ils avancent et comment le monde y donne son mot, ou pas.

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  • Quarante ans durant, les soi-disant révolutionnaires, et d'abord les Communistes, ont annoncé pour demain l'effondrement du régime de Franco. Le dictateur mort de mort naturelle, les voilà qui collaborent avec la monarchie. Et tant pis pour les exilés, les clandestins, les militants ! C'est que l'Espagne, pendant longtemps mirage historique de la Gauche, s'est installée dans le conformisme industriel, dont la grisaille a recouvert le sang, l'or et les illusions d'une génération. Carlos Semprun Maura a connu l'exil, le communisme, la clandestinité, les illusions gauchistes, la littérature, le journalisme et l'amitié. Son aventure personnelle croise l'évolution de l'Espagne depuis un demi-siècle.

  • Un buste d'Hannibal trouvé à Volubilis et des monnaies à son effigie, détruisent la légende qui fit du chef carthaginois de la seconde guerre Punique, la brute décrite par les Romains, ses ennemis. Hannibal, le vainqueur de la Trébie, du lac Trasimène et de Cannes, qui partit d'Espagne avec ses légions et ses éléphants pour envahir l'Italie, était - en 218 avant Jésus-Christ quand il quitta Carthagène - un homme de vingt-six ans, grand, fort, au visage d'une grâce un peu molle, dont les yeux lançaient une flamme menaçante sous un front têtu. Le « cyclope » dont parle Juvénal, c'est bien lui, mais plus tard, lorsqu'une ophtalmie contractée en Étrurie lui fit perdre un oeil. L'Hannibal de M.G. Charles-Picard n'est pas seulement le portrait haut en relief de ce Barcide aventureux, mais aussi - avec une grande somme de connaissances - le tableau de l'atmosphère complexe des deux grandes guerres Puniques, où Carthage et Rome se disputèrent l'hégémonie méditerranéenne. La seconde guerre, qui dura de 219 à 201 avant Jésus-Christ, fut une guerre d'usure, qui s'acheva lorsque Scipion porta le combat en Afrique. Hannibal, à la tête de troupes rassemblées en hâte, fut vaincu à Zama, dans l'été de 202, et s'enfuit. Il se réfugia en Bithynie, auprès du roi à qui il offrit ses services mais, trahi par lui et sur le point d'être livré aux Romains, il s'empoisonna en 183 avant Jésus-Christ. Le fils d'Amilcar avait alors soixante-trois ans. Au terme de ce livre, synthèse de tout ce qui a été écrit et découvert sur Hannibal, on ne peut que poser la question : et si Tite-Live et Polybe avaient menti ?

  • L'histoire du baron de Trenck, de cet aventurier naïf, de ce Don Juan prussien et ingénu, a-t-elle inspiré à Voltaire les premiers chapitres de son Candide ? Peut-être. Candide est, par sa mère, bâtard de la maison de Thunder-ten-Tronck. Et Tronck n'est pas très différent de Trenck. Candide aime Mlle Cunégonde, fille plus noble que lui ; Frédéric de Trenck, simple baron, se permet d'aimer la princesse Amélie de Prusse. Le père de Cunégonde chasse Candide à coups de pied dans le derrière ; le frère d'Amélie, Frédéric II, après avoir semblé aimer Trenck presque aussi tendrement que sa soeur, lui fait expier son offense, ou de plus mystérieuses déceptions, par neuf années de cachot et des tortures inouïes. Pendant neuf ans, Trenck a vécu enchaîné, nourri de pain et d'eau, les pieds sur une dalle sépulcrale où son nom était inscrit. Presque autant que le héros de Voltaire, Frédéric de Trenck méritait de s'appeler Candide. Échappé à Frédéric II après une détention - bien anodine celle-là - il court l'Europe à la recherche de la fortune. On le voit à la cour de Vienne, dévote, hypocrite et parfois tragique, à la cour de Russie, ardente, barbare, corrompue. Il plaît aux femmes et connaît des aventures à la Casanova ; puis, un jour, follement, s'imaginant que Frédéric l'aime encore, fasciné par lui comme un étourneau, il vient se jeter dans ses griffes. Et l'implacable châtiment commence. Dans les châteaux royaux de Prusse, cependant, une lutte sourde s'engage entre Frédéric et sa soeur, lutte dont on n'a jamais percé le secret, mais qui conduit Amélie, dans sa violence et dans son impuissance, à se venger de la cruauté de Frédéric sur elle-même, à absorber des drogues qui lui ruinent le corps, et à se brûler à demi les yeux. De ce sombre drame, Trenck ne comprend rien. Délivré enfin, quand Frédéric, ayant fait d'Amélie un fantôme, ne trouve plus aucun plaisir à le martyriser ou à l'avilir, Trenck rentre dans le monde vivant, aussi étourdi qu'avant sa captivité. Pendant de nombreuses années, il papillonne. Toute vie sérieuse l'ennuie. Il achète des terres ; mais ses expériences ratent. Il ne sait pas « cultiver son jardin » ; et il recommence ses farandoles jusqu'au jour - plus de trente ans plus tard - où, la Révolution française le fascinant comme le roi si étrange de Potsdam l'avait fasciné, il vient à Paris, est happé par le nouveau monstre, et finit par être jeté à la guillotine, en thermidor, sur la Place du Trône renversé. Livre écrit librement, par un homme qui a le sens de la vie, qui craint par-dessus tout la pesanteur, qui a osé mettre en épigraphe à l'un de ses volumes antérieurs cette phrase de Voltaire : « Pour l'histoire, ce n'est après tout qu'une gazette ; la plus vraie est remplie de faussetés, et elle ne peut avoir de mérite que celui du style. » Paul Rival, auteur d'une célèbre Reine Margot, d'un César Borgia, d'un Henri VIII, etc., est un isolé qui n'a guère cherché les suffrages. Pourtant, Léautaud, critique peu suspect de tendresse et qui ne l'avait jamais vu, écrivait peur lui-même dans son Journal, en 1949, à propos d'une édition de Benjamin Constant qu'il venait de relire : « L'introduction de Paul Rival est remarquable. La littérature de ce temps-là, 1928 (je parle pour Paul Rival), valait mieux que celle d'aujourd'hui, savoir et langue, et avait un autre intérêt. Colette, qui ne l'avait jamais rencontré, elle non plus, lui écrivait, après avoir lu son premier livre : « Je détestais l'histoire, et vous me la faites aimer. »

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  • Un buste d'Hannibal trouvé à Volubilis et des monnaies à son effigie, détruisent la légende qui fit du chef carthaginois de la seconde guerre Punique, la brute décrite par les Romains, ses ennemis. Hannibal, le vainqueur de la Trébie, du lac Trasimène et de Cannes, qui partit d'Espagne avec ses légions et ses éléphants pour envahir l'Italie, était - en 218 avant Jésus-Christ quand il quitta Carthagène - un homme de vingt-six ans, grand, fort, au visage d'une grâce un peu molle, dont les yeux lançaient une flamme menaçante sous un front têtu. Le « cyclope » dont parle Juvénal, c'est bien lui, mais plus tard, lorsqu'une ophtalmie contractée en Étrurie lui fit perdre un oeil. L'Hannibal de M.G. Charles-Picard n'est pas seulement le portrait haut en relief de ce Barcide aventureux, mais aussi - avec une grande somme de connaissances - le tableau de l'atmosphère complexe des deux grandes guerres Puniques, où Carthage et Rome se disputèrent l'hégémonie méditerranéenne. La seconde guerre, qui dura de 219 à 201 avant Jésus-Christ, fut une guerre d'usure, qui s'acheva lorsque Scipion porta le combat en Afrique. Hannibal, à la tête de troupes rassemblées en hâte, fut vaincu à Zama, dans l'été de 202, et s'enfuit. Il se réfugia en Bithynie, auprès du roi à qui il offrit ses services mais, trahi par lui et sur le point d'être livré aux Romains, il s'empoisonna en 183 avant Jésus-Christ. Le fils d'Amilcar avait alors soixante-trois ans. Au terme de ce livre, synthèse de tout ce qui a été écrit et découvert sur Hannibal, on ne peut que poser la question : et si Tite-Live et Polybe avaient menti ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De Saint-Pétersbourg à Rome, de la fin de la Belle Époque au début de la Deuxième Guerre mondiale, ces souvenirs d'un diplomate nous entraînent dans un étonnant voyage à travers l'espace et le temps. Londres, Washington, Mexico, Constantinople, Athènes, Buenos Aires, Rome, telles sont les étapes d'une carrière au cours de laquelle l'auteur a vécu de très près l'Histoire et a vu vivre aussi de très près ceux qui la font. À une étude approfondie des relations diplomatiques de la France entre les deux guerres, portraits, anecdotes savoureuses, impressions de voyages viennent se mêler, qui font de ces souvenirs un récit très vivant et nous offrent une vision très personnelle de l'Histoire. Une chronique diplomatique : du dernier tsar, Nicolas II, au président Wilson et à Mussolini. Quelques grandes figures, de la troisième République : Delcassé, Poincaré, Joffre, Clemenceau...

  • Comme aux blancs du cahier, parfois les griffonnages d'un écolier facétieux, voici de courtes histoires pour dire, avec bonne humeur, ce qui s'oublie dans le discours sérieux des institutions. Ce qui concerne le corps, la vie quotidienne, ce qui, longtemps menus détails, gagne de l'importance dans la réflexion des pédagogues d'aujourd'hui. Tout ce qui peut s'enrichir d'expériences vécues ailleurs, tout près, au loin, hors les murs, facettes d'une réalité : celle des enfants et des adultes que demeurent, les portes franchies, élèves et enseignants. Histoires à sourire, à réfléchir, par-delà tout fatalisme institutionnel. Histoires à agir, histoires-déclencheurs d'un autre regard, d'autres pratiques, d'autres relations. Parcours double des lieux et des temps éducatifs. Un livre qui souhaite, d'un texte à l'autre et d'écho en écho, contribuer à l'éveil d'une éducation nouvelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De Copacabana au coeur de l'Amazonie, en passant des plages de sable blanc - frangées de palmiers soyeux - à l'« enfer vert » saturé de moustiques, de Rio de Janeiro - grouillante - au vide menaçant de la plus grande forêt du monde, Pierre Rondière nous emmène de la joie énorme du Carnaval au désespoir des riverains de l'Amazone, le fleuve-mer..., à la découverte d'un Brésil inconnu, contradictoire, violent et attachant. Du cabinet, à Brasilia, du président de la République à une cérémonie rituelle et magique de Noirs à Bahia, des mangeurs de terre de Recife aux assoiffés du polygone de la sécheresse, des propriétaires terriens armés aux paysans en révolte, des affamés du Coque aux foreurs de pétrole d'Amazonie, des élégantes de Rio aux cadavres vivants de l'hôpital de Bélem, ce n'est pas seulement une fresque trépidante et contrastée que trace Pierre Rondière, mais une enquête passionnée qu'il mène jusque dans les coulisses de l'économie et de l'armée, n'épargnant aucune réalité dans la lumière crue de la vérité. Dans une langue riche et mouvante, comme le Brésil lui-même, sachant atteindre une âpre poésie aussi bien que la rude précision d'un communiqué, une question est posée : que va devenir le Brésil, qui comptera cent cinquante millions d'habitants en 1980 ? Dix, vingt réponses s'entrecroisent et se juxtaposent car, ici, le Brésil et les Brésiliens ont, délibérément, la parole. L'auteur, quant à lui, affirme que dans vingt années, au-delà des péripéties militaires, le Brésil sera parmi les Cinq Grands de notre planète.

  • Chaillot c'est, à Paris, une colline : la colline du théâtre. Territoire détourné du XVIe arrondissement, Jean Vilar y établit, en 1951, son Théâtre national populaire, le T.N.P. de Chaillot à Chaillot. Pour une génération, celle d'Antoine Vitez et celle d'Émile Copfermann, le T.N.P. a constitué, en quelque sorte, une enfance du théâtre. On revient, dit-on, sur les pas de son enfance. Est-ce vrai ou non ? Personne ne sait vraiment, mais le hasard a tout de même fait que Chaillot a ponctué la vie théâtrale d'Antoine Vitez, en partie celle d'Émile Copfermann, puisqu'ils se connurent aux aubes du T.N.P. de Vilar, et par lui. En novembre 1981, trente ans après Vilar, Vitez ouvre son Chaillot, devenu Théâtre national. Le prétexte était donc bon pour réfléchir à deux sur le théâtre, et sur la vie qu'on y joue : sur la vie théâtrale. Sur ce qui fait vivre et sur l'avenir, sur ce qu'on aime et ce qu'on déteste, quand on s'intéresse au monde comme il va. Par la force des choses, De Chaillot à Chaillot retrace ainsi plusieurs aventures. L'ancienne : comment on se consacre au théâtre et ce qui en résulte quand, comme Vitez, on est acteur, metteur en scène, traducteur, poète. La nouvelle, qui entrelace l'autre, les spectacles en cours, comment ils avancent et comment le monde y donne son mot, ou pas.

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