FeniXX réédition numérique (Maloine)

  • C'est avec une grande piété filiale, que Jean Regaud raconte ici la vie du grand cancérologue que fut son père, Claudius Regaud. Jeune agrégé de médecine à Lyon, il s'initie à la science des radiations, et effectue ses premiers essais d'application thérapeutique des rayons X sur les malades atteints de cancer inopérable. En 1909, l'Université de Paris et l'Institut Pasteur s'associent, pour offrir à Marie Curie un Institut destiné à l'étude du radium et des corps radioactifs. Ils décident d'y adjoindre un laboratoire, destiné à l'étude des applications biologiques et médicales des substances radioactives. C'est à Regaud qu'il est confié dès 1913, mais la guerre survient. Médecin au Front, il fait preuve d'extraordinaires qualités d'organisateur, à Bouleuse en particulier, où il installe le premier « groupement des services chirurgicaux et scientifiques », rassemblant - autour des blessés et des malades - un véritable état-major de compétences. Rentré au laboratoire, il l'oriente simultanément vers la radiophysiologie et la thérapeutique. Son élève et ami, Antoine Lacassagne, nous raconte qu'« il partait le matin à bicyclette, transportant les tubes radioactifs, qu'il allait placer lui-même sur les malades ». Désormais, Regaud n'aura de cesse qu'il n'ait construit le dispensaire et l'hôpital, lui permettant de mettre en application ses idées novatrices sur l'organisation du traitement des cancers : « travail d'équipe, oeuvre collective, pourvue de moyens matériels considérables ». Il conçoit la Fondation Curie, qui sera reconnue d'utilité publique en 1921. Dons et subventions lui permettront de construire d'abord un dispensaire, puis un hôpital, tout proches de l'Institut du Radium. Son oeuvre accomplie, Claudius Regaud, dont la réputation est devenue mondiale, effectue de longs voyages à l'étranger en missionnaire de la cancérologie et de la pensée française. Il meurt en 1940, mais son oeuvre lui survit : Fondation Curie et Institut du Radium, maintenant unis au sein de l'Institut Curie, en sont l'éclatant témoignage.

  • C'est avec une grande piété filiale, que Jean Regaud raconte ici la vie du grand cancérologue que fut son père, Claudius Regaud. Jeune agrégé de médecine à Lyon, il s'initie à la science des radiations, et effectue ses premiers essais d'application thérapeutique des rayons X sur les malades atteints de cancer inopérable. En 1909, l'Université de Paris et l'Institut Pasteur s'associent, pour offrir à Marie Curie un Institut destiné à l'étude du radium et des corps radioactifs. Ils décident d'y adjoindre un laboratoire, destiné à l'étude des applications biologiques et médicales des substances radioactives. C'est à Regaud qu'il est confié dès 1913, mais la guerre survient. Médecin au Front, il fait preuve d'extraordinaires qualités d'organisateur, à Bouleuse en particulier, où il installe le premier « groupement des services chirurgicaux et scientifiques », rassemblant - autour des blessés et des malades - un véritable état-major de compétences. Rentré au laboratoire, il l'oriente simultanément vers la radiophysiologie et la thérapeutique. Son élève et ami, Antoine Lacassagne, nous raconte qu'« il partait le matin à bicyclette, transportant les tubes radioactifs, qu'il allait placer lui-même sur les malades ». Désormais, Regaud n'aura de cesse qu'il n'ait construit le dispensaire et l'hôpital, lui permettant de mettre en application ses idées novatrices sur l'organisation du traitement des cancers : « travail d'équipe, oeuvre collective, pourvue de moyens matériels considérables ». Il conçoit la Fondation Curie, qui sera reconnue d'utilité publique en 1921. Dons et subventions lui permettront de construire d'abord un dispensaire, puis un hôpital, tout proches de l'Institut du Radium. Son oeuvre accomplie, Claudius Regaud, dont la réputation est devenue mondiale, effectue de longs voyages à l'étranger en missionnaire de la cancérologie et de la pensée française. Il meurt en 1940, mais son oeuvre lui survit : Fondation Curie et Institut du Radium, maintenant unis au sein de l'Institut Curie, en sont l'éclatant témoignage.

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