FeniXX réédition numérique (Gallimard)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lieutenant d'infanterie dans l'armée de Sa Majesté, B. Cowburn fut détaché - pendant la guerre - à la section française des services spéciaux du War Office. Parisien d'adoption jusqu'en 1939, seule une trace d'accent pouvait révéler sa nationalité. Ses qualités d'agent secret, et une prudence qu'il qualifie avec modestie d'excessive, lui permirent de "durer" du 6 septembre 1941, date de sa première mission, jusqu'à la Libération, longévité peut-être unique parmi les agents alliés opérant en territoire occupé. "Ce livre, écrit-il dans son avant-propos, n'est pas un récit de mes aventures de guerre. J'ai voulu simplement décrire les impressions ressenties par un officier anglais lors de ses missions spéciales en France pendant l'Occupation. Dans ce dessein, j'ai fait choix de certains épisodes, scènes, détails - tous authentiques d'ailleurs - qui donnent une idée, je crois, de la vie que nous menions et des activités qui étaient les nôtres." Outre les aventures, toujours dangereuses, parfois cocasses, souvent poignantes, qui formaient la vie quotidienne d'un agent secret britannique en France occupée (l'auteur fut l'un des principaux protagonistes de l'affaire de "La Chatte"), B. Cowburn brosse un tableau qui présentera au regard des Français - et à celui de l'Histoire - le plus grand intérêt : notre pays retrouvé par un ami fidèle après un an d'Occupation, alors que notre vie de tous les jours était totalement inconnue de nos alliés. On dirait Marco Polo découvrant la Chine. Peu de choses écrites à ce jour éclairent d'une manière aussi instructive le phénomène sociologique extraordinaire, que fut l'emprisonnement d'une grande nation pendant quatre ans.

  • Mon Dieu, quelle java ! Le Cantalou, le Charbonnier et la belle Laurette - tous des Auverpins ! - désespérant d'obtenir le chiffre du coffiot où, depuis vingt ans, dans une ferme abandonnée de Haute Provence, dormait un milliard et demi en barres d'or. Et le tueur qui bousillait tout le monde, y compris l'homme qui le connaissait, le chiffre !

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  • Cette fois, le "détective sans nom" joue avec le feu, et manque de peu de subir le sort des sorcières du Moyen Âge. Cette fois-ci, sa petite copine, la belle Kerry, lui donne un sérieux coup de main.

  • Pour une bibliothèque idéale se veut le guide facile et sûr pour aborder, puis approfondir, l'oeuvre des classiques français et étrangers de tous les temps. En plus d'un essai critique, confié au spécialiste le mieux qualifié, notre collection est la seule à offrir, entre autres, l'analyse de chacun des ouvrages de l'auteur traité, le répertoire le plus complet des jugements portés sur l'homme et sur l'oeuvre, suivis d'une abondante bibliographie. C'est l'instrument de travail indispensable, que tout étudiant, tout lettré se doit de posséder.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce roman ne raconte pas une histoire mais des centaines - nées les unes des autres - et menées selon un rythme de sang, de rage. Elles donnent à voir un paysage convulsif, où les événements n'ont jamais de repos, pas plus de repos que le « héros » - labile et sans nom - qui, sans ménagement, remonte - et nous entraîne avec lui - des zones pourrissantes où la fascination l'arrête longtemps, jusqu'aux sales jours d'enfance où règne l'abandon. Sans jamais quitter la couleur érotique la plus violente, la plus fastueuse, la plus obsessionnelle. On ressent une émotion physique à la lecture de cette brillante liturgie du sexe et de la mort. La décomposition - suggérée par Ludovic Janvier - s'impose d'abord au niveau du langage. Sa brutalité, souvent insoutenable, classe cet écrivain dans la lignée de Céline et de Bataille. Mais la torsion poétique que l'auteur impose à ses thèmes, porte le texte à une qualité tout à fait singulière.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Lieutenant d'infanterie dans l'armée de Sa Majesté, B. Cowburn fut détaché - pendant la guerre - à la section française des services spéciaux du War Office. Parisien d'adoption jusqu'en 1939, seule une trace d'accent pouvait révéler sa nationalité. Ses qualités d'agent secret, et une prudence qu'il qualifie avec modestie d'excessive, lui permirent de "durer" du 6 septembre 1941, date de sa première mission, jusqu'à la Libération, longévité peut-être unique parmi les agents alliés opérant en territoire occupé. "Ce livre, écrit-il dans son avant-propos, n'est pas un récit de mes aventures de guerre. J'ai voulu simplement décrire les impressions ressenties par un officier anglais lors de ses missions spéciales en France pendant l'Occupation. Dans ce dessein, j'ai fait choix de certains épisodes, scènes, détails - tous authentiques d'ailleurs - qui donnent une idée, je crois, de la vie que nous menions et des activités qui étaient les nôtres." Outre les aventures, toujours dangereuses, parfois cocasses, souvent poignantes, qui formaient la vie quotidienne d'un agent secret britannique en France occupée (l'auteur fut l'un des principaux protagonistes de l'affaire de "La Chatte"), B. Cowburn brosse un tableau qui présentera au regard des Français - et à celui de l'Histoire - le plus grand intérêt : notre pays retrouvé par un ami fidèle après un an d'Occupation, alors que notre vie de tous les jours était totalement inconnue de nos alliés. On dirait Marco Polo découvrant la Chine. Peu de choses écrites à ce jour éclairent d'une manière aussi instructive le phénomène sociologique extraordinaire, que fut l'emprisonnement d'une grande nation pendant quatre ans.

  • Mon Dieu, quelle java ! Le Cantalou, le Charbonnier et la belle Laurette - tous des Auverpins ! - désespérant d'obtenir le chiffre du coffiot où, depuis vingt ans, dans une ferme abandonnée de Haute Provence, dormait un milliard et demi en barres d'or. Et le tueur qui bousillait tout le monde, y compris l'homme qui le connaissait, le chiffre !

  • L'individu des temps modernes est un exilé. Aussi Saul, un jeune professeur français de trente ans, est-il venu à l'Université de Greenlake aux États-Unis, pour fuir son passé et tenter de devenir un homme neuf. Peu à peu, l'Amérique, qu'il observe avec la curiosité d'un voyeur, prend possession de lui. Il y trouve un nouveau rythme de vie. Il s'habitue à la lenteur du Sud, à l'indolence du climat, aux beautés d'un interminable automne. Il se réfugie dans une solitude dont il espère tout. Mais le Sud, imperceptiblement, s'insinue en ses veines. Quelques aventures rapides, dans l'indifférence, avec sa logeuse, avec une jeune étudiante, la découverte de la violence chez certains nostalgiques du fascisme, son travail même ne lui donnent aucun des plaisirs espérés. À l'approche de Noël, New York le hante, cette patrie de ceux qui n'en veulent plus. La complicité des rues, le grondement des métros express, la chaleur des magasins en contraste brutal avec le blizzard et le froid, les rencontres de hasard dans les cinémas et les bars équivoques, tout cela conduit peu à peu Saul à sa perte. En proie à de secrètes et cruelles passions dérobées sous le ton volontairement aigu du récit, Saul se laisse prendre au vertige de sa propre chute.

  • Ce roman ne raconte pas une histoire mais des centaines - nées les unes des autres - et menées selon un rythme de sang, de rage. Elles donnent à voir un paysage convulsif, où les événements n'ont jamais de repos, pas plus de repos que le « héros » - labile et sans nom - qui, sans ménagement, remonte - et nous entraîne avec lui - des zones pourrissantes où la fascination l'arrête longtemps, jusqu'aux sales jours d'enfance où règne l'abandon. Sans jamais quitter la couleur érotique la plus violente, la plus fastueuse, la plus obsessionnelle. On ressent une émotion physique à la lecture de cette brillante liturgie du sexe et de la mort. La décomposition - suggérée par Ludovic Janvier - s'impose d'abord au niveau du langage. Sa brutalité, souvent insoutenable, classe cet écrivain dans la lignée de Céline et de Bataille. Mais la torsion poétique que l'auteur impose à ses thèmes, porte le texte à une qualité tout à fait singulière.

  • « V. est assise sur une hauteur légère, à l'extrémité du plateau de L. : ce que les manuels géographiques appellent table, mesa ou, lorsque la superficie en est relativement modeste, comme à V., qui ne peut plus s'étendre, butte témoin, de celles où la mer secondaire a laissé tant de vestiges. La route que je pris en sortant de la gare, montait à travers les villas et les jardins qu'on devinait seulement, derrière les murs épais qui soutenaient leurs terrasses, pleins de fleurs... Me retournant, la main tendue et ouverte pour me protéger du soleil, je constatai que cette main dissimulait désormais tout le noeud ferroviaire et la gare (si petite qu'elle semblait ne pouvoir fonctionner que par la volonté des hordes d'enfants qui la regardaient avec intérêt du haut des remparts) - jusqu'à cette sensation d'une absence insolite, troublante, dont je compris plus tard qu'il s'agissait de ma fatigue : je ne soufflais pas malgré l'escalade, je n'étais pas mort. »

  • En octobre 1980, un an avant la proclamation de l'état de guerre, l'auteur fait un séjour en Pologne, passant par Varsovie, Wroclaw, Cracovie, Auschwitz, rencontrant tout au long de son parcours des universitaires, des syndicalistes de Solidarité, des membres du Parti. Très vite, son journal se révèle d'un réalisme à la fois minutieux et poignant, dans la mesure où Pierre Pachet s'y engage en tant qu'individu, découvrant les épreuves d'un régime de privations. S'il demeure constamment attentif aux grands problèmes politiques, sociaux et spirituels écrasant le pays, c'est par l'intermédiaire d'un simple corps humain, soumis à mille oppressions humiliantes. Exemples : les toilettes d'un grand aéroport, une salle de bains d'hôtel, un repas dans un restaurant, la résignation d'une foule dans l'atmosphère étouffée des villes, tout cela prend sous sa plume autant de gravité douloureuse, que certains entretiens politiques et culturels avec tel professeur, tel journaliste, tel activiste. Son témoignage ajoute ainsi un sens vécu concret à l'expérience. Le lecteur connaîtra désormais, d'une manière extraordinairement vivante, l'odeur, le grain, la couleur, la température d'un certain désespoir corporel, subi jour après jour par tout un peuple.

  • « Il s'asseyait tous les jours à son bureau - celui-là même où je m'assieds parfois, et où, tous les jours de ma vie où je m'y assiérai encore, je penserai que je fais quelque chose d'illégitime -, là où j'attends, d'un moment à l'autre, qu'il revienne de son pas feutré pour me signifier, par un regard moqueur, qu'il reprend sa place. Je suis prêt à plier bagage. » Le narrateur est à ce moment de sa vie où il atteint l'âge d'homme. Il sait qu'il ne trouvera sa place que lorsque son père aura laissé la sienne. Cette mort, qui est aussi celle de son adolescence, est le passage obligé qui, douloureusement, ouvre sur le réel.

  • « Pour moi, le lycée avait été peuplé par des gens supérieurs, qui avaient "occupé" le foyer, "bombé" les murs et mis le feu à la porte du surveillant général, monsieur Lesourd. Je compris vite que ni moi ni personne n'en ferions autant. » Une adolescence au début des années 70.

  • Une Parisienne, élevée par de riches cousins et lassée de ce milieu snob, a épousé un hobereau de la Haute-Auvergne, qui l'emmène dans son château des Bois-Noirs. Dans cette région perdue sous la neige, au milieu des brouillards, Hélène, surprise par la vétusté et l'abandon d'une antique demeure, plus semblable à une prison qu'à un château, s'efforce de s'adapter à une vie déconcertante où elle s'engage pourtant avec toute sa loyauté. Elle sera aidée par l'amitié affectueuse - et bientôt passionnée - de son beau-frère. Leurs intérêts ne tardent pas à s'opposer à ceux du mari. Dans ce conflit, Gustave le Taciturne, qui nourrit pour sa femme un sombre et insatiable amour, deviendra irrésistiblement le ministre d'un destin qui a fait séculairement de cette maison le royaume de la mort la plus cruelle.

  • Cajou aime Germain, qui l'aime et voudrait l'épouser. Mais elle se juge laide. Elle s'en veut d'être une fille de couleur, et mesure la distance qui l'éloigne de Germain. Il est Blanc. Pour Cajou, l'amour de Germain est un mirage, leur union ne serait pas viable. Ce qui est nouveau, dans ce livre, ce sont les rapports d'une conscience avec les « autres » et, surtout, avec « l'autre ». Tout enfant, Cajou a tenté de briser, ou de dépasser, cette apparence qui rend unique chaque visage ; elle a profondément désiré s'identifier aux autres, elle a porté à ses amies, Stéphanie ou Marjolaine, une affection aberrante qui s'est soldée par un échec. Elle en arrive à douter de l'identité des êtres, elle essaie de les rejoindre, et son inquiétude est jugée par un psychiatre « maladive ». Germain parviendra-t-il à la guérir ? Il lui confie qu'il a besoin d'elle ; il avoue qu'il a eu une jeunesse équivoque : - les jeunes gens que je fréquentais aimaient la cruauté, je les amenais à se compromettre dangereusement, je savais la saveur de la souffrance des autres... Nous éprouvons tous deux le besoin de nous reprendre en main. Il faut lutter, Cajou. - Je ne peux pas me fuir, Germain. Il y a cette frontière qui tient à moi, comme la coquille fait partie du mollusque. Si l'on force la coquille, l'animal meurt. Peu survivent à la prison qu'ils se sont bâtie. Cajou ajoute : « Je t'aime assez pour te délivrer de moi, Germain. » Cajou est, après Sapotille et le serin d'argile, le second roman de Michèle Lacrosil. L'auteur est née à Basse-Terre de Guadeloupe, elle est actuellement professeur de lettres dans un collège du département de la Seine.

  • « Il s'asseyait tous les jours à son bureau - celui-là même où je m'assieds parfois, et où, tous les jours de ma vie où je m'y assiérai encore, je penserai que je fais quelque chose d'illégitime -, là où j'attends, d'un moment à l'autre, qu'il revienne de son pas feutré pour me signifier, par un regard moqueur, qu'il reprend sa place. Je suis prêt à plier bagage. » Le narrateur est à ce moment de sa vie où il atteint l'âge d'homme. Il sait qu'il ne trouvera sa place que lorsque son père aura laissé la sienne. Cette mort, qui est aussi celle de son adolescence, est le passage obligé qui, douloureusement, ouvre sur le réel.

  • « Pour moi, le lycée avait été peuplé par des gens supérieurs, qui avaient "occupé" le foyer, "bombé" les murs et mis le feu à la porte du surveillant général, monsieur Lesourd. Je compris vite que ni moi ni personne n'en ferions autant. » Une adolescence au début des années 70.

  • Une Parisienne, élevée par de riches cousins et lassée de ce milieu snob, a épousé un hobereau de la Haute-Auvergne, qui l'emmène dans son château des Bois-Noirs. Dans cette région perdue sous la neige, au milieu des brouillards, Hélène, surprise par la vétusté et l'abandon d'une antique demeure, plus semblable à une prison qu'à un château, s'efforce de s'adapter à une vie déconcertante où elle s'engage pourtant avec toute sa loyauté. Elle sera aidée par l'amitié affectueuse - et bientôt passionnée - de son beau-frère. Leurs intérêts ne tardent pas à s'opposer à ceux du mari. Dans ce conflit, Gustave le Taciturne, qui nourrit pour sa femme un sombre et insatiable amour, deviendra irrésistiblement le ministre d'un destin qui a fait séculairement de cette maison le royaume de la mort la plus cruelle.

  • Cajou aime Germain, qui l'aime et voudrait l'épouser. Mais elle se juge laide. Elle s'en veut d'être une fille de couleur, et mesure la distance qui l'éloigne de Germain. Il est Blanc. Pour Cajou, l'amour de Germain est un mirage, leur union ne serait pas viable. Ce qui est nouveau, dans ce livre, ce sont les rapports d'une conscience avec les « autres » et, surtout, avec « l'autre ». Tout enfant, Cajou a tenté de briser, ou de dépasser, cette apparence qui rend unique chaque visage ; elle a profondément désiré s'identifier aux autres, elle a porté à ses amies, Stéphanie ou Marjolaine, une affection aberrante qui s'est soldée par un échec. Elle en arrive à douter de l'identité des êtres, elle essaie de les rejoindre, et son inquiétude est jugée par un psychiatre « maladive ». Germain parviendra-t-il à la guérir ? Il lui confie qu'il a besoin d'elle ; il avoue qu'il a eu une jeunesse équivoque : - les jeunes gens que je fréquentais aimaient la cruauté, je les amenais à se compromettre dangereusement, je savais la saveur de la souffrance des autres... Nous éprouvons tous deux le besoin de nous reprendre en main. Il faut lutter, Cajou. - Je ne peux pas me fuir, Germain. Il y a cette frontière qui tient à moi, comme la coquille fait partie du mollusque. Si l'on force la coquille, l'animal meurt. Peu survivent à la prison qu'ils se sont bâtie. Cajou ajoute : « Je t'aime assez pour te délivrer de moi, Germain. » Cajou est, après Sapotille et le serin d'argile, le second roman de Michèle Lacrosil. L'auteur est née à Basse-Terre de Guadeloupe, elle est actuellement professeur de lettres dans un collège du département de la Seine.

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