FeniXX réédition numérique (Cercle d'or)

  • « Faute contre l'honneur », c'est l'euphémisme officiel employé pour désigner - et stigmatiser - la désertion militaire. Et c'est le titre qu'a voulu donner à son témoignage Jean-Louis Aumand, nous contant ce que furent les quelques mois de l'étrange « cavale » qui fit de lui, naguère, un déserteur. Témoignage d'une sincérité brutale, dépouillée de toute littérature, ne laissant rien dans l'ombre, ni des faits ni des intentions. Ni plaidoirie, ni réquisitoire : les faits, seulement les faits, et des visages, d'extraordinaires rencontres, inquiétantes (celle notamment du Nord-Africain violeur), ou fraternelles (les plus nombreuses, car il est effarant de constater l'aide désintéressée qu'un « marginal » peut recevoir dans un pays que l'on dit égoïste). Cette balade du déserteur vendéen, de la base de Rochefort à Caen, par Paris, le Sud-Ouest, Narbonne et la Provence, Paris encore, la Normandie enfin, à pied le plus souvent, la faim au ventre, la conscience aussi de faire une « connerie », et celle également de n'avoir pas le choix - ou si peu - cette balade, Jean-Louis le sait, est sans doute une fuite en avant. Mais que faire d'autre quand, engagé volontaire, on est - à 19 ans - pris dans l'engrenage des pulsions et des répressions ? Curieusement, sans qu'il l'ait voulu, le témoignage de Jean-Louis Aumand, interpelle le lecteur et lui rapelle, avec une sympatique violence, le problème des responsabilités de la société à l'égard des jeunes, le pouvoir dissuasif d'un solide milieu familial (ici rural), retenant l'insoumis au bord de l'irréparable, la vanité par contre des amitiés de beuveries, les ressources inespérées qui continuent d'habiter le coeur de l'homme, aussi désespéré qu'il soit. Que cette « Faute contre l'honneur » débouche sur une réflexion positive, en étonnera plus d'un. Pourquoi pas ? L'Épilogue, signé de Marcelle Meunier, la compagne du « déserteur », est là pour nous faire souvenir, s'il en était besoin, que rien n'est jamais perdu quand le dernier mot est donné à l'amour.

  • « Faute contre l'honneur », c'est l'euphémisme officiel employé pour désigner - et stigmatiser - la désertion militaire. Et c'est le titre qu'a voulu donner à son témoignage Jean-Louis Aumand, nous contant ce que furent les quelques mois de l'étrange « cavale » qui fit de lui, naguère, un déserteur. Témoignage d'une sincérité brutale, dépouillée de toute littérature, ne laissant rien dans l'ombre, ni des faits ni des intentions. Ni plaidoirie, ni réquisitoire : les faits, seulement les faits, et des visages, d'extraordinaires rencontres, inquiétantes (celle notamment du Nord-Africain violeur), ou fraternelles (les plus nombreuses, car il est effarant de constater l'aide désintéressée qu'un « marginal » peut recevoir dans un pays que l'on dit égoïste). Cette balade du déserteur vendéen, de la base de Rochefort à Caen, par Paris, le Sud-Ouest, Narbonne et la Provence, Paris encore, la Normandie enfin, à pied le plus souvent, la faim au ventre, la conscience aussi de faire une « connerie », et celle également de n'avoir pas le choix - ou si peu - cette balade, Jean-Louis le sait, est sans doute une fuite en avant. Mais que faire d'autre quand, engagé volontaire, on est - à 19 ans - pris dans l'engrenage des pulsions et des répressions ? Curieusement, sans qu'il l'ait voulu, le témoignage de Jean-Louis Aumand, interpelle le lecteur et lui rapelle, avec une sympatique violence, le problème des responsabilités de la société à l'égard des jeunes, le pouvoir dissuasif d'un solide milieu familial (ici rural), retenant l'insoumis au bord de l'irréparable, la vanité par contre des amitiés de beuveries, les ressources inespérées qui continuent d'habiter le coeur de l'homme, aussi désespéré qu'il soit. Que cette « Faute contre l'honneur » débouche sur une réflexion positive, en étonnera plus d'un. Pourquoi pas ? L'Épilogue, signé de Marcelle Meunier, la compagne du « déserteur », est là pour nous faire souvenir, s'il en était besoin, que rien n'est jamais perdu quand le dernier mot est donné à l'amour.

empty