Belfond (réédition numérique FeniXX)

  • Créer une collection pour faire parler les grands photographes, était une double gageure : on n'explique pas l'originalité d'un regard, ni la manière d'ouvrir les yeux sur le monde, en retenant l'essentiel dans l'image que l'on vole, le temps d'un instant. Agathe Gaillard est, aujourd'hui, la première à relever le défi. Son privilège est d'avoir à la fois décrit l'itinéraire artistique de Kertesz et raconté, de façon romanesque, l'aventure professionnelle et humaine de ce géant de la photo, que la célébrité américaine n'a jamais empêché d'oublier qu'il fut, d'abord, reconnu et aimé en France.

  • Chacun d'entre nous met infiniment plus de soin à découvrir son conjoint, que son patron. Pourtant, on passe autant de temps - sinon plus - avec le second qu'avec le premier. Il ne suffit donc plus de repérer l'entreprise où l'on souhaite faire carrière. Il est indispensable d'avoir autopsié son futur patron. En dévoilant quelques-uns de ses « secrets de fabrication », Marc Lamy, chasseur de têtes reconnu par ses pairs, se propose de vous aider à rencontrer le patron idéal. Vous devrez non seulement disposer d'une stratégie, mais aussi maîtriser la technique appropriée. Parmi les moyens à mettre en oeuvre : l'autocritique (« connais-toi toi-même »), la définition du profil de la cible (itinéraire, secteur d'activité, âge), la localisation de l'oiseau rare (où ? quand ? comment ?), l'art de l'entretien (rendre l'autre plus intelligent), les réseaux à utiliser avant et pendant une carrière, etc. Mieux encore : ce livre peut vous permettre de négocier le contrat du siècle (salaire + intéressement + primes + stock options + voiture de fonction !) et, pourquoi pas, de vous reconvertir sur le tard en PDG heureux !

  • Fréhel, née Marguerite Boulc'h à Paris. Un destin entre le sublime et la souillure. Comme pour faire pleurer Margot, elle pousse la goualante à cinq ans, sur le pavé de Paris. Quand elle épouse Robert Hollard, en 1906, à l'âge de quinze ans, Fréhel est enceinte. L'enfant, un garçon, délaissé par sa nourrice, mourra de faim. Vendeuse de cosmétiques, pigiste de la gambette dans les music-halls de renommée incertaine, elle se met à chanter. On l'écoute. On la protège. La Belle Otéro s'entiche d'elle. Fréhel, de tous les abordages, chante Jean Lorrain, Montéhus, Francis Carco. Fréhel, qui aime Maurice Chevalier jusqu'à l'autodestruction. Fréhel dérape, triomphe, s'évade vers les colonnes du Bosphore, avant de se perdre dans l'opium et la cocaïne. Mais la force de Fréhel, est de toujours remonter des abîmes, pour mieux souffrir de vivre. Elle revient au détour d'une guerre incertaine, méconnaissable, caricature d'elle-même. Mais le cinéma la fixe dans toute son émotion, dans toute sa vérité. Déformée, vieillie, elle reprend le chemin de la scène. En 1951, elle meurt : elle vient de fêter son soixantième anniversaire dans une chambre d'hôtel de la rue Lepic. Bien plus qu'une chanteuse, Fréhel a été une des rares artistes à vivre son répertoire : les fortifs, le peuple, les filles perdues, la faim et toutes les ivresses.

  • Au coeur de la Namibie, par 52° à l'ombre, une jeune femme regarde s'éloigner la Jeep qui vient de la déposer. Désormais, elle aura pour seule compagnie les chevaux sauvages d'un désert impitoyable. Dès l'adolescence, cette Aixoise de bonne famille, écuyère émérite et musicienne, ne reconnut plus au monde de limites qu'elle ne saurait franchir. Ainsi passa-t-elle d'une enfance et d'une jeunesse choyées, aux rudes sentiers de l'aventure, ainsi parcourut-elle la planète pour parvenir enfin là où vit, oublié de la civilisation, un troupeau de chevaux sauvages que nul n'a jamais approchés. Pour s'en faire accepter, pour apprendre à les connaître, Jacqueline a passé plusieurs mois parmi eux, seule, avec une petite tente pour tout abri contre les rigueurs et les dangers du désert. Mais il en faudrait davantage pour effrayer l'étonnante et frêle Jacqueline Ripart, qui semble ignorer le sens du mot peur. Aujourd'hui, après s'être arrêtée le temps de mettre la dernière main à ses « carnets de voyage », écrits sur le terrain, elle n'attend plus que la première occasion de repartir sur les chemins de la liberté. Décidément, le monde lui appartient ! Ou plutôt, comme elle le dirait, elle appartient au monde...

  • 1936 : en Espagne, le soulèvement franquiste contre la République précipite le mouvement révolutionnaire de masse. Mais, au nom du pacte de non-intervention, ni la France du Front populaire, ni les démocraties occidentales n'acceptent d'aider le gouvernement républicain. Celui-ci doit se tourner vers la Russie. C'est le début du chantage aux armes, qui permettra au P.C. espagnol minoritaire et au N.K.V.D. soviétique, de s'emparer peu à peu du pouvoir et d'éliminer les différentes oppositions de gauche : poumistes, anarchistes, socialistes, républicains. Ce livre est l'histoire de la liquidation du P.O.U.M. (Parti marxiste anti-stalinien) et, au-delà, l'histoire de la liquidation de la révolution espagnole. Acteur et témoin de la première heure, militant internationaliste de toujours, Julian Gorkin passa dix-huit mois dans les tchékas communistes de Valence, de Madrid et de Barcelone. Il devait, par la suite, échapper à cinq attentats staliniens au Mexique. Dans Les Communistes contre la révolution espagnole, il démontre l'engrenage totalitaire qui, en Espagne comme ailleurs, choisit de liquider une révolution qui risquait de lui échapper, sans cesser pour autant d'en appeler au socialisme, et de chanter L'Internationale. Bouleversant les idées reçues de l'histoire officelle - réécrite après coup -, les révélations de Julian Gorkin feront l'effet d'une bombe. Et ce n'est pas un des moindres mérites de ce livre que de retrouver, quarante ans après les procès de Barcelone, une inquiétante actualité politique à l'heure où les partis communistes occidentaux inventent un nouveau langage couvrant la même stratégie.

  • Créer une collection pour faire parler les grands photographes, était une double gageure : on n'explique pas l'originalité d'un regard, ni la manière d'ouvrir les yeux sur le monde, en retenant l'essentiel dans l'image que l'on vole, le temps d'un instant. Agathe Gaillard est, aujourd'hui, la première à relever le défi. Son privilège est d'avoir à la fois décrit l'itinéraire artistique de Kertesz et raconté, de façon romanesque, l'aventure professionnelle et humaine de ce géant de la photo, que la célébrité américaine n'a jamais empêché d'oublier qu'il fut, d'abord, reconnu et aimé en France.

  • Chacun d'entre nous met infiniment plus de soin à découvrir son conjoint, que son patron. Pourtant, on passe autant de temps - sinon plus - avec le second qu'avec le premier. Il ne suffit donc plus de repérer l'entreprise où l'on souhaite faire carrière. Il est indispensable d'avoir autopsié son futur patron. En dévoilant quelques-uns de ses « secrets de fabrication », Marc Lamy, chasseur de têtes reconnu par ses pairs, se propose de vous aider à rencontrer le patron idéal. Vous devrez non seulement disposer d'une stratégie, mais aussi maîtriser la technique appropriée. Parmi les moyens à mettre en oeuvre : l'autocritique (« connais-toi toi-même »), la définition du profil de la cible (itinéraire, secteur d'activité, âge), la localisation de l'oiseau rare (où ? quand ? comment ?), l'art de l'entretien (rendre l'autre plus intelligent), les réseaux à utiliser avant et pendant une carrière, etc. Mieux encore : ce livre peut vous permettre de négocier le contrat du siècle (salaire + intéressement + primes + stock options + voiture de fonction !) et, pourquoi pas, de vous reconvertir sur le tard en PDG heureux !

  • Fréhel, née Marguerite Boulc'h à Paris. Un destin entre le sublime et la souillure. Comme pour faire pleurer Margot, elle pousse la goualante à cinq ans, sur le pavé de Paris. Quand elle épouse Robert Hollard, en 1906, à l'âge de quinze ans, Fréhel est enceinte. L'enfant, un garçon, délaissé par sa nourrice, mourra de faim. Vendeuse de cosmétiques, pigiste de la gambette dans les music-halls de renommée incertaine, elle se met à chanter. On l'écoute. On la protège. La Belle Otéro s'entiche d'elle. Fréhel, de tous les abordages, chante Jean Lorrain, Montéhus, Francis Carco. Fréhel, qui aime Maurice Chevalier jusqu'à l'autodestruction. Fréhel dérape, triomphe, s'évade vers les colonnes du Bosphore, avant de se perdre dans l'opium et la cocaïne. Mais la force de Fréhel, est de toujours remonter des abîmes, pour mieux souffrir de vivre. Elle revient au détour d'une guerre incertaine, méconnaissable, caricature d'elle-même. Mais le cinéma la fixe dans toute son émotion, dans toute sa vérité. Déformée, vieillie, elle reprend le chemin de la scène. En 1951, elle meurt : elle vient de fêter son soixantième anniversaire dans une chambre d'hôtel de la rue Lepic. Bien plus qu'une chanteuse, Fréhel a été une des rares artistes à vivre son répertoire : les fortifs, le peuple, les filles perdues, la faim et toutes les ivresses.

  • Au coeur de la Namibie, par 52° à l'ombre, une jeune femme regarde s'éloigner la Jeep qui vient de la déposer. Désormais, elle aura pour seule compagnie les chevaux sauvages d'un désert impitoyable. Dès l'adolescence, cette Aixoise de bonne famille, écuyère émérite et musicienne, ne reconnut plus au monde de limites qu'elle ne saurait franchir. Ainsi passa-t-elle d'une enfance et d'une jeunesse choyées, aux rudes sentiers de l'aventure, ainsi parcourut-elle la planète pour parvenir enfin là où vit, oublié de la civilisation, un troupeau de chevaux sauvages que nul n'a jamais approchés. Pour s'en faire accepter, pour apprendre à les connaître, Jacqueline a passé plusieurs mois parmi eux, seule, avec une petite tente pour tout abri contre les rigueurs et les dangers du désert. Mais il en faudrait davantage pour effrayer l'étonnante et frêle Jacqueline Ripart, qui semble ignorer le sens du mot peur. Aujourd'hui, après s'être arrêtée le temps de mettre la dernière main à ses « carnets de voyage », écrits sur le terrain, elle n'attend plus que la première occasion de repartir sur les chemins de la liberté. Décidément, le monde lui appartient ! Ou plutôt, comme elle le dirait, elle appartient au monde...

  • 1936 : en Espagne, le soulèvement franquiste contre la République précipite le mouvement révolutionnaire de masse. Mais, au nom du pacte de non-intervention, ni la France du Front populaire, ni les démocraties occidentales n'acceptent d'aider le gouvernement républicain. Celui-ci doit se tourner vers la Russie. C'est le début du chantage aux armes, qui permettra au P.C. espagnol minoritaire et au N.K.V.D. soviétique, de s'emparer peu à peu du pouvoir et d'éliminer les différentes oppositions de gauche : poumistes, anarchistes, socialistes, républicains. Ce livre est l'histoire de la liquidation du P.O.U.M. (Parti marxiste anti-stalinien) et, au-delà, l'histoire de la liquidation de la révolution espagnole. Acteur et témoin de la première heure, militant internationaliste de toujours, Julian Gorkin passa dix-huit mois dans les tchékas communistes de Valence, de Madrid et de Barcelone. Il devait, par la suite, échapper à cinq attentats staliniens au Mexique. Dans Les Communistes contre la révolution espagnole, il démontre l'engrenage totalitaire qui, en Espagne comme ailleurs, choisit de liquider une révolution qui risquait de lui échapper, sans cesser pour autant d'en appeler au socialisme, et de chanter L'Internationale. Bouleversant les idées reçues de l'histoire officelle - réécrite après coup -, les révélations de Julian Gorkin feront l'effet d'une bombe. Et ce n'est pas un des moindres mérites de ce livre que de retrouver, quarante ans après les procès de Barcelone, une inquiétante actualité politique à l'heure où les partis communistes occidentaux inventent un nouveau langage couvrant la même stratégie.

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