Éditions Payot

  • Six textes inédits de Stefan Zweig sur la poésie et les poètes, et en premier lieu Charles Baudelaire, dont on va célébrer le bicentenaire, mais aussi Victor Hugo, Paul Verlaine, Rainer Maria Rilke, etc.

  • Ce que sont les histoires d'amour, un garçon, une fille, à l'âge du premier baiser, nous le disent aussi bien que les adultes. Aimer, être aimé ; se tromper, blesser ; rougir sans savoir pourquoi, rêver ; sentir les corps mieux que les mots : entre marivaudage gothique et conte cruel, Une histoire au crépuscule (1908) et Petite nouvelle d'été (1906) racontent deux adolescents aux prises avec des sensations et des sentiments qu'ils ne comprennent pas encore. Quiproquos, fausses pistes, coups de théâtre - la surprise est reine dans ces récits où le simple fait d'ouvrir une lettre ou de laisser parler son coeur peut bouleverser une vie.

  • Orwell, penseur visionnaire, engagé, lucide, voulait élever l'essai politique au rang d'une oeuvre d'art. La preuve ici, en huit textes limpides, directs, précis ("Notes sur le nationalisme", "L'asile de nuit", "Une pendaison", "Comment j'ai tué un éléphant", "Une conviction", "Retour sur la guerre d'Espagne", "La bombe atomique et vous", et "Pourquoi j'écris"), où l'auteur de La Ferme des animaux et du Quai de Wigan fait passer les faits avant l'idéologie et montre que pour comprendre, il faut ressentir. Porté par une haute exigence morale, Orwell nous aide à retrouver l'esprit critique, à lutter contre les totalitarismes, à penser une époque guerrière, la nôtre, tissée de faits alternatifs et de fake news, de libertés à la dérive, de replis et d'horizons étriqués. Lire ses textes, c'est rouvrir les yeux sur le monde tel qu'il est et décider de se battre pour des causes qui soient justes.

  • Qu'est-ce qu'une société qui ne fait pas de place aux jeunes ? Qu'est-ce qu'un travail qui ne participe pas à la construction de soi ? Réfléchissant aux illusions et impasses de son époque (on est au début des années 1930), Simone Weil nous parle en prophète d'aujourd'hui. Ce livre, qu'elle considérait comme son oeuvre principale, est pour la "génération Covid", si inquiète et en colère.

  • Rendu célèbre par ses récits de voyage et son humour, l'Américain Bill Bryson entreprend dans ce nouveau livre le plus extraordinaire des périples : surpris d'apprendre qu'on pourrait acheter tous les composants chimiques de notre organisme pour cinq dollars dans une quincaillerie, il décide d'explorer le corps humain et d'en percer les secrets.

  • Don, échange, partage : voici le grand livre de l'altruisme et de la coopération. Que se passe-t-il quand vous recevez un cadeau ou que vous donnez quelque chose ? Pourquoi certains objets reçus (lettres, cadeaux, etc.) nous paraissent-ils sacrés ? D'où vient la gêne que nous éprouvons parfois quand on nous offre quelque chose ? L'essai le plus connu du père de l'anthropologie sociale - un essai que Claude Lévi-Strauss jugea "révolutionnaire".
    Préface de Baptiste Mylondo, philosophe et économiste.

  • Pas de pensée sans langage. D'où vient donc le langage et sert-il à quelque chose ? Pour les philosophes, le XIXe fut le siècle de l'histoire et le XXe, le siècle du langage. Ce n'est pas un hasard si 1916 est l'année où paraît le Cours de l'inguistique générale de Saussure et où Walter Benjamin rédige, à 24 ans, l'un des textes fondateurs de sa pensée, "Sur le langage en général et sur le langage humain". Le langage a-t-il une utilité ? Sert-il à communiquer un message ou à révéler un sens caché ? A-t-il une dimension intuitive, poétique ? Ces questions l'occuperont jusqu'à sa mort. Ce recueil, préfacé par l'écrivain et psychanalyste Sébastien Smirou, regroupe les textes qui composent la théorie du langage de Benjamin : le texte de 1916, ainsi que deux fragments des années 1920 sur le « squelette du mot », un micro-conte ("Pourquoi l'éléphant s'appelle éléphant"), et deux essais des années 1930 : "Sur le pouvoir d'imitation" et "Problèmes de sociologie du langage"

  • Une histoire du plaisir et du désir au Japon sur quatre siècles, du raffinement et de l'inventivité effrénée de la période Edo (17e-19e s.), à travers les érotiques estampes shunga, les geishas et leurs quartiers de plaisir, les samouraïs et leur passion pour les éphèbes, aux moeurs corsetées et à la sexualité bridée du début du 20e siècle, sous l'influence d'un Occident moralisateur, jusqu'aux produits standardisés et mondialisés laissant exploser les fantasmes les plus outranciers à partir des années 1960. La première étude d'envergure sur les pratiques et les contradictions en matière de sexe et de rapports hommes-femmes au pays de Nagisa Oshima, par deux grands spécialistes du Japon.
    Pierre-François Souyri, professeur émérite à l'université de Genève, est sans doute l'un des meilleurs historiens européens du Japon. Philippe Pons est le correspondant du journal Le Monde à Tokyo.

  • Un récit de survie au coeur d'une jungle aussi dangereuse que sublime

    En 1950, un explorateur de 23 ans disparaît en pleine jungle amazonienne alors qu'il tentait de traverser seul la Guyane française d'ouest en est. Il s'appelait Raymond Maufrais. De lui, on ne retrouva que son carnet de voyage, perdu,
    au milieu de la forêt.
    La découverte de ce texte bouleversant conduit Eliott Schonfeld à retenter cette expédition extrême. Il s'enfonce ainsi dans la jungle, soixante-dix ans après Maufrais. Face aux mêmes dangers, étreint par les mêmes émotions, le jeune aventurier partage le même rêve fou que son aîné : vivre dans la jungle, quitter la civilisation qui détruit le monde sauvage. Accompagné par le peuple de la jungle - singes hurleurs, anacondas, caïmans... - et hanté par son alter ego disparu, Eliott Schonfeld écrit pour ne pas se perdre. Il est le premier homme à achever cette aventure en solitaire - la plus grande de toute sa vie.

    Eliott Schonfeld, 27 ans, est le plus jeune membre de la Société des explorateurs français. Après l'Islande, le désert de Gobi, l'Alaska et l'Himalaya, cette expédition en Amazonie l'a emmené plus loin encore dans la solitude et la confrontation avec une nature impénétrable - et pourtant si menacée.

  • Le marché du luxe est évalué à environ 300 milliards de dollars par an ; on estime que celui des pauvres oscille entre 5 000 et 13 000 milliards de dollars par an. Bienvenue dans le monde du business social ! Le business social ? C'est nouveau, ça vient des Etats-Unis, et ce n'est pas très social. Une date ? Depuis l'an 2000. L'objectif ? Appliquer les méthodes de la grande entreprise aux activités sociales. Des moyens ? La start-up sociale, la théorie dite "bottom of the pyramid", et l'art de détourner le sens des mots qui ont un sens (émancipation, environnement, écosystème, alternative, coopération, etc.). Un risque ? La mort du lien social. Une conséquence ? L'augmentation de la fortune des plus riches et l'accroissement des inégalités sociales.
    Partant d'une question : pourquoi ceux qui ont le plus contribué à casser l'économie réelle sont-ils ceux qui, quelques années après, prétendent résoudre la question sociale, ce livre ne critique évidemment pas la sincérité des projets des start-ups sociales, mais nous alerte sur l'un des nouveaux visages du capitalisme et nous éclaire pour que nous ne participions pas involontairement à une idéologie que nous réprouvons profondément.

  • Quand on a tout perdu et que le sort s'acharne contre nous, jusqu'à quel point notre chemin est-il tracé ? Entre Sans famille et Les Misérables, ce livre d'histoire reconstitue le parcours de trois enfants - Marie et ses deux frères, Nicolas et Michel - devenus orphelins à cause des pandémies de choléra qui terrifièrent la France au XIXe siècle. Le point de départ : quelques feuillets dans un dossier administratif - tout ce qu'il reste de ces enfants du peuple débarqués à Paris avec leurs
    parents depuis leur Moselle natale et victimes du chaos du choléra. Pris en charge par les institutions, placés, séparés,
    maltraités, ils vont se débattre pour survivre et échapper à la pauvreté. À travers ces "vies minuscules", Laurence Giordano nous restitue les tourments d'une société où les petites gens subissent, s'adaptent, résistent - et souvent
    succombent. Peut-on sortir de sa condition quand on est misérable ? La question résonne d'autant plus fort aujourd'hui que l'ascenseur social est en panne.
    Laurence Giordano, professeure d'histoire-géographie dans un lycée parisien, est diplômée de Sciences-Po Grenoble et de l'École des hautes études en sciences sociales. Elle a réalisé plusieurs émissions et documentaires historiques pour France Inter, RFI et France 3.

  • Marcel Mauss a enseigné de 1926 à 1939 à l'Institut d'Ethnologie de l'Université de Paris-I-Sorbonne. Il n'a malheureusement pas pu rédiger ses Instructions d'ethnographie descriptive, mais la sténotypie du "cours de Mauss " nous en restitue toute la richesse d'informations, la rigueur dans l'analyse des faits, la force intellectuelle. Des techniques du corps à l'étude des phénomènes religieux, c'est toute la vie sociale qui est ainsi présentée grâce aux exceptionnelles compétences et connaissances que réunissait Marcel Mauss, l'un des maîtres des sciences sociales en France avec Emile Durkheim.

empty