• Au début du mois d'avril 2011, un homme de 50 ans disparaissait sans laisser de traces, avant qu'on ne retrouve les corps de sa femme, de leurs quatre enfants et de leurs deux chiens enterrés sous la terrasse de leur maison nantaise.
    Presque dix ans plus tard, les innombrables mystères qui entourent "l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès" font de celle-ci le fait divers français le plus indéchiffrable et discuté de ce début de millénaire.
    Ce récit, paru à l'été 2020 en deux volets dans le magazine Society après quatre ans d'enquête, est le plus détaillé jamais publié sur l'affaire.
    Pierre Boisson, Maxime Chamoux, Sylvain Gouverneur et Thibault Raisse sont journalistes pour le magazine Society.

  • Comment un milliardaire reçu par toute l'élite américaine s'est-il retrouvé, après des années de folie, plongé dans une vertigineuse descente aux enfers ?
    Jeffrey Epstein est incontestablement riche. Il n'a pourtant laissé aucune trace dans le monde de la finance. Sa principale activité ? Assouvir ses pulsions en bande organisée !
    Pendant plus de 20 ans, des centaines de girls, dont beaucoup étaient mineures, feront le voyage vers son île dans l'archipel des Antilles, à bord du « Lolita Express », un de ses avions privés.
    Qui a aidé Jeffrey Epstein ? Qui a participé à ses trafics sexuels ? Qui, parmi les rich and famous inscrits dans son petit carnet noir, l'accompagnait dans l'île de tous les vices ? Clinton, Trump, Kevin Spacey, le prince Andrew... et d'autres ?
    Procureurs sous influences, avocats sans scrupules, nouveaux riches et vieilles fortunes... l'affaire Epstein éclaire d'un jour cru les failles d'une société indifférente aux crimes de ceux qui vivent selon leurs propres règles et qui ne connaissent qu'une loi : celle de l'impunité.

  • Comment les milliards du crime organisé parviennent-ils à échapper aux contrôles?? Qui sont les hommes de l'ombre qui aident les parrains du tra c de drogue international à blanchir leur fortune??
    Pour démanteler ces réseaux, le capitaine de police Quentin Mugg a mis en application les méthodes de l'enquête criminelle. Filatures, écoutes, sonorisations... pendant plusieurs années, son équipe a remonté le euve de l'argent sale. Cette traque a abouti à des saisies spectaculaires. En 2018, 18 millions d'euros d'avoirs criminels et 100 millions d'euros de fraude scale ont été con squés. Un record en France.
    Connues sous le nom d'opérations Virus, Rétrovirus, ou encore Cedar, ces enquêtes ont révélé l'existence d'un acteur clé du blanchiment?: le saraf. Un personnage puissant et mystérieux, trait d'union entre le monde des tra quants de drogue et celui de la haute nance internationale. Le chaînon manquant dans la lutte contre le crime organisé.
    De Casablanca à Dubai, en passant par Paris, Anvers et Madras, Quentin Mugg dévoile pour la première fois, de l'intérieur, les méthodes employées par son groupe. Il nous entraîne dans les arcanes du blanchiment, où se trouvent reliés, parfois sans même le savoir, tra quants de drogue, banquiers internationaux, contrebandiers d'or et fraudeurs scaux.
    Quentin Mugg est policier spécialisé dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Ancien de la DST, capitaine de police à l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) de 2005 à 2015, Quentin Mugg dirige aujourd'hui le groupe de coordination antidrogue à Europol, l'agence européenne de police criminelle. Hélène Constanty est journaliste d'investigation indépendante.

  • Flics contre voyous : jamais dans l'histoire du banditisme français cette éternelle confrontation n'aura pris de telles proportions. Entre 1967 et 1974, le Gang des Lyonnais totalise plus de cinquante coups dont un particulièrement mythique : le vol d'un milliard à la Poste de Strasbourg. Côté voyous, le gang des Lyonnais a porté le braquage au rang de science appliquée. Dans cette équipe, c'est l'alchimie détonante entre les anciens, marqués par la guerre d'Algérie, et les modernes, sortis d'un quartier populaire de la banlieue Lyonnaise. Côté flics, on expérimente pour la première fois la pause de micros dans les planques des Lyonnais. Les autorités mettent en place une mécanique hors normes pour les arrêter avec une opération qui mobilise neuf cents fonctionnaires. Mais ces insaisissables bandits réussissent à passer à travers les mailles du filet...Luttes intestines, stratégies criminelles et policières, traque, Richard Schittly dans cet ouvrage unique révèle les dessous de cette affaire qui bouleversa les rapports entre justice et police en France.

  • Un réveil à l'aube au lendemain d'une soirée raclette en famille. Un petit déjeuner devant une série. Un passage à la salle de bains pour enfiler T-shirt, short et baskets. Un câlin à son mari Jonathann, un message à sa soeur Stéphanie : « Hello, tout le monde debout ! Je vais aller courir un coup, je passerai peut-être vous faire un coucou si je suis motivée. Bisous. »Voici comment aurait pu se dérouler une matinée ordinaire dans la vie d'Alexia Daval.Mais ce samedi 28 octobre 2017, la jeune femme de 29 ans n'a pas regardé de série en dégustant une salade de fruits, n'a pas embrassé son mari, n'a pas écrit à sa soeur, n'est pas sortie faire un jogging dans les alentours de Gray-la-Ville, en Haute-Saône.Et pour cause : Alexia était déjà morte.
    Pendant trois mois, son mari Jonathann s'est d'abord fait passer pour un époux éploré, avant de reconnaître l'avoir frappée et étranglée à leur domicile, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017. Puis, à l'issue d'une reconstitution du meurtre effectuée le 17 juin 2019, il a admis avoir procédé à la crémation partielle du corps d'Alexia dans un bois voisin.
    Aude Bariéty, qui chronique quotidiennement faits divers et affaires judiciaires pour Le Figaro, nous restitue, presque heure par heure, le récit glaçant de ce drame.

  • Cheveu, empreinte, insecte, goutte de sueur,trace dans la boue  : les experts scientifiques de la Gendarmerie nationale traquent le moindre élément des scènes de crime. Pour eux, tout peut être un indice permettant d'élucider une affaire. Ce livre nous fait entrer, pour la première fois, dans l'un des instituts de criminalistique les plus secrets au monde, à Paris.
    Ces «  super experts  » racontent leur quotidien à travers une vingtaine d'affaires, de la mort de Diana au crash du vol Rio-Paris, de la disparition de Maëlys à la tuerie de la famille Flactif. On y découvre la réalité passionnante d'une profession où l'on jongle entre chimie, toxicologie, génétique, biologie, balistique et science des explosifs.
    Un métier à mille lieux des séries télévisées... mais et où tout est vrai  !
    Sur les scènes de crimes avec les experts de la Gendarmerie.

  • Une ministre de l'Économie, ancienne avocate internationale, qui recourt à l'arbitrage privé pour régler le différend de l'État avec Bernard Tapie ; six anciens secrétaires généraux (et adjoints) de l'Élysée qui rejoignent les grands cabinets du barreau d'affaires parisien ; des armadas d'avocats appelés au chevet de l'État pour sécuriser un partenariat public-privé ou pour assurer l'entrée en bourse du groupe Areva, etc. Si la frontière entre le public et le privé n'a jamais relevé de la ligne claire, le brouillage a pris récemment une ampleur nouvelle. Sous l'effet d'un tournant néolibéral qui a érigé l'État régulateur en acteur clé du gouvernement des marchés privés, une zone de contiguïté et d'échanges sans précédent s'est créée. Figure récente en pleine ascension, l'avocat d'affaires incarne mieux que tout autre ce nouveau mélange des genres. En suivant le rôle qu'il a acquis aux confi ns de l'État et du marché, les auteurs de cette passionnante enquête explorent les contours de cette zone grise à la périphérie des institutions politiques et administratives : comment elle est née, comment elle a progressivement prospéré et ce qu'il nous en coûte aujourd'hui, politiquement et démocratiquement. du travail, migrations, tertiarisation, individualisation et fl exibilité : le monde du travail a changé. Les bastions combatifs du salariat et les milieux professionnels protégés sont plus isolés et fragilisés qu'hier. Pourtant, le confl it au travail est loin d'être absent, comme l'ont rappelé les mobilisations contre la loi Travail en 2016. Il épouse différents contextes et prend de nouvelles formes qui s'apparentent parfois plus à de la résistance qu'à un confl it classique. C'est cette diversifi cation des oppressions vécues - de classe, de genre, de sexe et de race - comme leurs traductions politiques qu'Ivan Sainsaulieu invite à comprendre. Il montre ainsi combien la contestation au travail conserve tout son potentiel subversif.

  • Peu importe ce que j'ai été, serviteur, clandestin, corsaire ou bien pirate. Ce 27 octobre 2009, je ne cours plus qu'après les grands mammifères du massif du Luberon. Je suis assis à mon " bureau ", une plate-forme rocheuse surplombant une combe vertigineuse. Soudain mon BlackBerry vibre. Cet appel, si je n'avais pas été le cul sur cette pierre plate, je ne l'aurais certainement pas pris. Je suis devenu volontiers dilettante. Désinvolte, plutôt. Je ne réponds plus aux sollicitations du monde d'hier. J'ai repris ma liberté. Sur l'écran s'affiche " 44 20 ", suivi de huit autres chiffres. Un numéro UK, probablement de Londres. J'hésite. Je pense que je ne réponds qu'à la toute dernière impulsion. Cet appel propulse le romancier Vincent Crouzet au coeur d'un extraordinaire scandale d'État : l'affaire UraMin, soit l'acquisition par Areva en juin 2007 de trois gisements inexploitables d'uranium pour l'extravagant prix de 1,8 milliard d'euros. Dix ans après, Areva est en cours de démantèlement et le dossier UraMin dans les mains de la justice. Vincent Crouzet a décidé de raconter ce qu'il sait vraiment de ce coup de maître exceptionnel, unique par la hauteur des montants détournés, par la qualité des personnalités mises en cause, par son caractère emblématique : un acte de piraterie de la finance internationale sur un vaisseau amiral français dans un domaine stratégique, celui de l'énergie. C'est un voyage sur des terres lointaines et dangereuses, là où l'on extrait de l'uranium, c'est un cheminement sur le territoire opaque de l'atome, c'est aussi une fascinante histoire d'espionnage et de pouvoir. Bienvenue dans un monde radioactif. Un témoignage unique, un document explosif qui se dévore comme un thriller.

  • « Je dois le début de ma carrière aux filles galantes. Du moins à l'une d'elle qui m'a permis de réaliser ma première enquête pour Le Point. Ma vocation était née : raconter des histoires de flic. »
    Pour la première fois, Jean-Marie Pontaut ouvre sa mémoire et ses carnets de notes pour retracer le rôle que les prostituées ont joué dans une dizaine de grandes affaires judiciaires et politiques.
    De la célèbre Madame Claude à l'affaire Ambiel, de l'épectase du cardinal Daniélou aux safaris de Giscard, de la Rouquine au bordel jet set Le Cléopâtre, d'une escroquerie contre Marcel Dassault au terroriste de la rue Copernic, des fausses révélations sur Dominique Baudis aux incontournables affaires Elf et DSK, les professionnelles du sexe se sont trouvées mêlées à de nombreuses histoires dans tous les milieux du pouvoir.
    Sur le mode du récit vivant, le journaliste d'investigation raconte ces femmes étonnantes, leur personnalité, leur rôle au coeur du système et leur capacité à manipuler les personnages imprudents. À travers ces histoires savoureuses, il lève le voile sur les coulisses du journalisme et de la justice et nous régale d'anecdotes issues de notes secrètes du ministère de l'Intérieur.
    Une enquête passionnante sous les jupes de la Ve République.

  • Qui a déjà arpenté les rues de Dakar, Abidjan ou tout autre métropole d'Afrique de l'Ouest n'a pu que les remarquer : vigiles, gardiens ou « debout-payés », les agents privés de surveillance n'ont jamais été aussi présents au mètre carré. Pourquoi sont-ils si nombreux ? Quels rapports entretiennent-ils avec l'État et la population ? Qu'est-ce que cela nous apprend sur la situation sécuritaire de la sous-région et plus généralement sur les évolutions de nos modèles de sécurité ? Déconstruisant les stéréotypes autour de la privatisation de la sécurité et le supposé déclassement des États, Enzo Fasquelle documente l'historicité des pratiques de sécurité en Afrique de l'Ouest, tout en décryptant les liens transnationaux entre sociétés de sécurité privée locales et internationales qui tissent un assemblage sécuritaire sans frontière.

  • Comment a-t-on pu placer à la tête de l'Union européenne Jean-Claude Juncker, l'homme qui incarne le cynisme des paradis fiscaux ? L'homme n'est pas sorti du chapeau un beau matin. Il a une histoire et une oeuvre politiques. Affable et humaniste en public, il est en coulisse le protecteur de l'opacité et des arrangements occultes. Dr Jekyll et Mr Hyde. Au Luxembourg, l'hyperclasse financière dicte sa loi. La politique est soumise aux lobbies et la souveraineté se monnaie au plus offrant. Telle est sa pratique politique. Tirer le fil Junker, c'est remonter le fil d'Ariane dans le labyrinthe de l'Europe des trente dernières années, depuis l'euphorie de la chute du mur de Berlin à la gueule de bois de Luxleaks ou des Panama Papers. Cette histoire est vieille comme le monde : c'est celle du loup qu'on laisse entrer dans la bergerie.

  • Un document choc qui se lit d'une traite sur un sujet d'une dramatique actualité après deux années marquées notamment par l'attaque contre Charlie Hebdo, les attentats du 13 novembre 2015 et celui de Nice. Tout autour du globe, de nos jours. Il est des endroits en ce monde où il est plus facile de se procurer une arme qu'un verre d'eau ; où les écoliers emportent une arme dans leur cartable ; où il y a parfois plus d'armes que d'habitants. On estime à un milliard le nombre d'armes en circulation, soit une pour huit terriens. La police rassemble 26 millions d'armes à feu, l'armée 200 millions et les civils 650 millions. Plus de cent pays possèdent leur propre industrie d'armement. Le modèle de kalachnikov le plus répandu, l'AK47, ne coûte que 50 dollars en moyenne. 80% des six cent mille homicides répertoriés annuellement dans le monde le sont par armes à feu. 42% des homicides mondiaux ont lieu en Amérique latine. Aux États-Unis, on estime que 80 personnes par jour sont touchées par balles. Choqué par un fait divers atroce au Brésil, où une mère de famille victime d'une balle perdue a agonisé pendant des heures avec à ses côtés son fils de cinq ans, Iain Overton embarque pour un voyage de tous les dangers à travers le monde, pour mieux comprendre tous les enjeux et les dangers de cette incroyable circulation des armes à feu.

  • Le 19 mars 2013 à Punta Cana, le Falcon 50 d'Alain Afflelou est intercepté sur le tarmac de l'aéroport alors qu'il s'apprête à décoller pour Saint-Tropez. À bord, quatre Français et 700 kg de cocaïne répartis dans vingt-six valises bourrées dans la soute et le salon VIP de l'appareil. Aussitôt les pilotes crient au coup monté et jurent n'avoir fait que leur métier de chauffeurs de luxe au service des plus fortunés. Alors qu'en République dominicaine l'équipage et le passager ont été condamnés à 20 ans de prison, la juge d'instruction française Christine Saunier-Ruellan enquête partout en Europe sur la trace de flux financiers suspects.Grand banditisme marseillais, boîtes de nuit roumaines gérées par des héritiers de la mafia napolitaine, vols empruntés par Nicolas Sarkozy ou Alexandre Balkany, avocats tenus par le « milieu », blanchiment d'argent, trafics d'or et de devises, autorités impuissantes : c'est tout le monde trouble de l'aviation d'affaires qui émerge. Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon lèvent le voile sur ses dessous, et leur verdict est sans appel : la France des riches est une véritable passoire.Jérôme Pierrat est journaliste indépendant, spécialiste du crime organisé, auteur d'une douzaine d'ouvrages sur le grand banditisme et le trafic de stups. Il a réalisé plusieurs documentaires et travaille également comme scénariste pour la télévision (Braquo, Panthers) et le cinéma.Marc Leplongeon est spécialiste des questions de justice au journal Le Point et membre de l'Association confraternelle de la presse judiciaire.

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