• "Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre." Exergue du Dictionnaire des idées reçues - oeuvre inachevée aux multiples manuscrits -, cette maxime de Chamfort en donne le ton incisif. "Actrice", "mélancolie", "pédantisme", "voyageur", "candeur", "duel", "laboureurs", "religion"... Sur des sujets aussi variés, Flaubert y relève en effet pensées figées et lieux communs, traquant la vacuité avec une ironie mordante.

  • « Que pouvons-nous dire du monde ? La thèse critique que nous nous proposons de défendre tente d'éviter tant la réponse du dogmatisme métaphysique que celle du relativisme linguistique. Nous tenterons donc ici de passer de la question : Qu'est-ce qui constitue le monde ? à la question : Que doit être le monde pour que nous puissions le dire ? Et cette conversion d'une position métaphysique à une position critique, nous tâcherons de l'effectuer à propos de chaque trait du monde « apparent » que nous envisagerons. » Qu'est-ce qui, dans le monde, existe réellement ? Peut-on tout savoir du monde ? Peut-on agir librement dans le monde ? Telles sont quelques questions que pose la philosophie populaire et les réponses se doivent d'être éclairées par l'un des acquis de la philosophie savante : le langage. Lui seul permet de dire le monde avant de pouvoir parler du monde.

  • Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Énard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.

  • Pour comprendre comment fonctionne l'orthographe française et écrire sans fautes  : toutes les règles, de nombreux exemples et 500 exercices corrigés.
    Les règles d'orthographe en 60 doubles pages associant la révision et l'entraînement
    o Sur la page de gauche, le rappel de la règle, illustré de nombreux exemples dans un français vivant.
    o Sur la page de droite, un entraînement progressif permettant d'observer la règle étudiée puis de la mettre en pratique dans différentes situations, notamment dans un écrit de type professionnel.
     
    Mais aussi  :
    o À intervalles réguliers, des bilans pour réinvestir les connaissances acquises.
    o Une préparation à la Certification Bescherelle orthographe.
    o Tous les corrigés à la fin de l'ouvrage.
     
    Pour quels publics  ?
    Étudiants et adultes souhaitant améliorer leur orthographe, dans le cadre d'une formation universitaire, professionnelle ou à des fins personnelles.
     

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.

    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

  • Existe-t-il des traits universels dans la structure des langues, c'est-à-dire dans l'ensemble, plus ou moins cohérent, des principes qui en assurent le fonctionnement, sur le plan des sons, de la grammaire et du lexique ? C'est à cette question, qui fascine les philosophes et les linguistes depuis la nuit des temps, que cet ouvrage se propose de répondre. Pour ce faire, l'auteur s'appuie sur une analyse complète du matériau sonore, de l'organisation des énoncés mais aussi des rapports entre la langue, le sujet humain et la société à laquelle il appartient.

  • Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. Initiée au XVIIe siècle, la domination du masculin s'est imposée à la fin du XIXe siècle. Depuis, on apprend à l'école que "le masculin l'emporte sur le féminin"...

    Ce livre retrace l'histoire d'une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Il nous convie à un parcours plein de surprises où l'on en apprend de belles sur la "virilisation" des noms de métier, sur les usages en matière d'accords, sur l'utilisation des pronoms ou sur les mutations "trans" subies par certains mots en vertu de la "loi du genre".

  • Fonctions naturelles de l'espèce humaine, la langue et le langage ont cette particularité, à la différence des battements du coeur, de pouvoir subir l'action volontaire de l'individu. Mais que trouve-t-on au commencement : la langue, le langage ou la pensée ? Des mathématiques aux sciences de l'homme et de la nature, ce livre propose une lecture interdisciplinaire des problématiques intrinsèques à la langue et au langage. Comment concevoir la traduction des textes philosophiques ou religieux qui est censée assurer la continuité de la pensée d'une langue à l'autre ? Que nous apprennent les mathématiques, qui semblent libérées des contraintes linguistiques ? Peut-il y avoir une pensée en dehors du langage, voire un langage sans pensée, comme le suggère aujourd'hui la traduction automatique ? Qu'en est-il du monde animal et que révèlent les pathologies du langage ? Face au foisonnement et à l'actualité de ces questionnements, une réflexion collective s'avère essentielle pour tenter d'articuler langue et science, langage et pensée, ces fondements de notre humanité et de notre vie en société. Jean-Noël Robert est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philologie de la civilisation japonaise. Contributions de Gérard Berry, Jean-Pierre Bourguignon, Karine Chemla, Alain Connes, Stanislas Dehaene, Laurent Dubreuil, Joël Fagot, William F. Hanks, Gérard Huet, Marwan Rashed, François Recanati, Luigi Rizzi, Irène Rosier-Catach, Guy Theraulaz. 

  • «  La langue inuit compte plus de mots qu'aucune autre pour désigner la neige.  » «  L'orthographe et la syntaxe sont maltraitées par les SMS.  »  «  On ne peut communiquer sans langage.  »  «  La langue des indiens hopi ne contient aucun mot ou structure grammaticale pour se référer au temps.  »
    Partant d'un certain nombre de conceptions erronées liées au langage, aux langues et au français en particulier, Jacques Moeschler propose, sur la base des recherches les plus récentes, une nouvelle image unifiée de la nature du langage. L'ouvrage met en lumière un certain nombre de théories et concepts passionnants mais injustement ignorés ou méconnus. Il tire certaines conséquences de découvertes récentes, et les met en perspectives avec d'autres champs disciplinaires, comme les sciences cognitives, la philosophie du langage, l'informatique appliquée au traitement du langage (traduction automatique par exemple) ou encore les humanités numériques (digital humanities).

  • Ce manuel propose une approche linguistique et systématique de certains problèmes de traduction. Partant du principe que toute traduction doit être précédée de l'interprétation du texte-source, il fournit les éléments d'analyse nécessaires à cette interprétation. Il met l'accent prioritairement sur les traductions par changements structuraux, dans le groupe verbal comme dans le groupe nominal.
    Chaque point abordé est illustré par de nombreux exemples extraits de corpus littéraires ou journalistiques et fait l'objet d'exercices d'application avec corrigés.

  • o Quel pays appelle-t-on le Finistère de l'Europe ?o Quel chef d'État fut surnommé le Mick Jagger du Sahel ?o Quelle ville est dite la New York de l'Asie ?o Pourquoi le baron Haussmann fut-il surnommé l'Attila de l'expropriation ?o Quel auteur Barbey d'Aurevilly rebaptisa le Michel-Ange de la crotte ?
    Inventées par des écrivains et des hommes célèbres ou passées dans l'usage sans que l'on puisse en retrouver l'origine, ces expressions, souvent très drôles, sont réunies ici par Sophie Dutheillet de Lamothe, qui les traque depuis plusieurs années.Éculées ou surprenantes, justes ou impertinentes, souvent originales et méconnues, ces 100 antonomases de noms propres proposent une promenade culturelle, divertissante et surprenante « au pays des fleurs de rhétorique ».
    Historienne de l'art, Sophie Dutheillet de Lamothe est conservateur du patrimoine et agrégée d'italien.

  • Un panorama complet des penseurs du langage à travers les siècles.
    Comment comprendre les langues ?
    Un indispensable pour les étudiants en sciences humaines (linguistique, sociologie, philosophie,...)

    Tous les enfants du monde se mettent à parler sans qu'il soit besoin de leur enseigner à le faire. Il en va du langage comme de la société : nous les pratiquons tous les jours sans avoir besoin d'y penser. La linguistique comme la sociologie sont des sciences récentes. Pourtant, les philosophes n'ont pas attendu leur naissance pour soulever des questions qui, sous des dehors différents, ont traversé les siècles et restent encore ouvertes aujourd'hui. Elles sont au moins au nombre de trois : le langage est-il à l'image de nos pensées ? Quel rapport a-t-il avec la réalité du monde ? Quels sont ses usages légitimes ?

    De telles questions surgissent de la simple tentative de décrire une langue : de quelle réalité le verbe " être " ou le mot " cheval " sont-ils les images ? Au Moyen-Âge, la question de la réalité de la langue donne lieu à une belle querelle, celle des universaux. Elle ne sera suspendue que par la conviction montante de l'origine humaine du langage, et non divine. Le xixe siècle européen place l'étude des langues au centre de ses soucis, au motif qu'elles sont les âmes des peuples qui les parlent. Lorsqu'à quelques dizaines d'années d'intervalle, Charles S. Peirce et Ferdinand de Saussure déplient leurs théories du signe et du sens, l'affaire semble réglée : le langage est une convention humaine, dont les langues sont les réalisations systématiques. Pour autant, les questions soulevées plus de deux mille ans plus tôt ressurgiront, sous d'autres apparences. Le xxe siècle, en effet, voit se déployer un débat entre les partisans d'une vue " mentaliste " du langage et ceux pour qui il est avant tout un des moyens de communiquer et d'agir sur le monde.

    C'est désormais avec l'aide des sciences naturelles et des sciences cognitives que linguistes et philosophes peuvent compter pour éclairer cette question.

  • Ce titre dans son inscription grecque se veut un rappel muet des débuts occidentaux du savoir sur le signe et le sens. La sémiotique, ici, se propose comme le lieu depuis lequel s'articulera une théorie générale des modes de signifier. Visant en même temps à interroger ou à refondre les systèmes linguistiques et logiques par les analyses du sujet et de l'histoire appelées par Freud et Marx, elle se désigne comme une sémanalyse.L'élaboration de la sémanalyse déplaçant les limites du signe, du sens, de la structure, devait nécessairement trouver pour point de départ un " objet exclu de l'ordre du savoir puisque soulignant ses bords: "la littérature" ".

  • Alors que le public dispose de moins en moins de temps pour assimiler une information et que le journalisme s´exerce sur des supports sans cesse plus variés, quelles sont les règles de base pour se faire comprendre ? L´écriture journalistique, bien qu´elle soit souvent l´objet de critiques, est une grammaire très exigeante. Elle est la charpente des échanges entre professionnels.
    Cet ouvrage donne l´ensemble des repères qui permettent d´écrire correctement pour la presse, la télévision, la radio ou encore les nouveaux médias. Il analyse aussi les courants qui traversent l´expression journalistique. À lire également en Que sais-je ?...
    'L´éthique du journalisme', Éric Rohde 'La presse', Patrick Eveno

  • Présentation claire et précise des principaux développements de la linguistique, cet ouvrage propose une mise en perspective raisonnée de l'apport du Cours de linguistique générale de F. de Saussure. Ce texte princeps, qui consacre l'avènement et l'autonomie de la linguistique, est restitué par rapport aux courants de pensée avec lesquels il rompt, mais également aux élaborations théoriques qui l'ont revendiqué comme nouveau point de départ.
    L'exposé des théories linguistiques, obéissant à une triple exigence -  épistémologique, historique et pédagogique  - rend compte des principaux moments de constitution de la discipline  :l'interrogation linguistique du XIXe  siècle (la grammaire comparée)  ;le moment saussurien (les diverses formulations du structuralisme et du fonctionnalisme)  ;les modèles poststructuralistes (théorie de l'énonciation, linguistiques discursives, théories pragmatiques).Pédagogique, complète et maniable, cette initiation, en facilitant le repérage et l'apprentissage des notions, stimulera la réflexion du lecteur et l'aidera dans l'entretien de ses connaissances.
    Cet ouvrage propose une présentation claire et précise des principaux développements de la linguistique. Il rend compte des principaux moments de constitution de la discipline : l'interrogation linguistique au XIXe, le moment saussurien (les divers formulations du structuralisme et du fonctionnalisme), les modèles poststructuralistes (théorie de l'énonciation, linguistiques discursives, théoriques pragmatiques). 
    L'exposé des « grandes théories » obéit à une triple exigence : épistémologique, historique et pédagogique. 
     

  • La langue a une histoire propre, toujours en relation avec l´histoire politique et sociale mais sans se confondre avec elle. Son étude permet d´atteindre les hommes qui la parlent et qui la font évoluer. Chaque époque a laissé sa marque, fait valoir ses préoccupations et ses préférences, apporté sa part d´innovations et d´oublis.

    Depuis les Serments de Strasbourg en 842, premier document en français, jusqu´à la situation actuelle, plus d´un millénaire de langue française est retracé : modeste à son départ, elle a peu à peu détrôné le latin pour devenir l´une des grandes langues de culture européennes.
     

  • Ce livre est une nouvelle version, modifiée en de nombreux points, d'un ouvrage paru en 2010. Son objectif est resté le même  : fournir aux étudiants de littérature un manuel complet proposant à la fois les notions linguistique et la méthodologie indispensables à l'étude linguistique des textes. Il prend pour fil directeur diverses problématiques des théories de l'énonciation et des courants pragmatiques, avec une véritable volonté pédagogique. De nombreux exemples d'analyse permettent de se familiariser avec la mise en oeuvre des concepts exposés.

  •   Conçu comme une introduction aux théories et aux domaines de la linguistique, ce livre allie les acquis de la linguistique structurale (de Saussure à la sémantique, en passant par la phonologie, la morphologie et la grammaire structurale) aux hypothèses de la syntaxe et de la sémantique formelles.
    Cette quatrième  édition a été augmentée d'un chapitre sur les derniers développements de la linguistique.

  • L'intervention de Claude Hagège tente de transmettre, sur un mode peu académique teinté d'humour, son approche passionnée des langues, allant de pair avec un examen scientifique de leur origine, leur évolution, leur statut et leur avenir. Habité depuis l'enfance par l'amour des langues, il expose son cheminement de linguiste fasciné par l'immense diversité des idiomes et avide d'en explorer les secrets.

    "Parler, c'est tricoter se lit aisément et permet de mesurer «en un mot», si on peut dire, que le linguiste, un puits de science, un radical, un ironiste, plus que les langues, aime les gens, dans leur infinie diversité." Robert Maggiori, Libération

  • "Le dernier des injustes, qui a son origine dans le film du même nom, est le plus extraordinaire témoignage sur la genèse de la solution finale. Il permet de comprendre comment les nazis passent en deux ans de l'expulsion impitoyable des Juifs d'Autriche, de Tchécoslovaquie et d'Allemagne à la mort de masse dans les chambres à gaz. Benjamin Murmelstein est le personnage central de ce livre, témoin capital qui deviendra le président du Conseil juif du ghetto de Theresienstadt, créé par Eichmann pour faire croire au monde à la vie heureuse que voulait Hitler pour les Juifs qu'il allait assassiner. Rabbin de la communauté juive de Vienne, d'une mémoire et d'une intelligence hors normes, d'une immense culture, d'un caractère d'acier, d'une clairvoyance inouïe, jusqu'à deviner et déjouer les mesures atroces projetées par les nazis, Murmelstein dresse un portrait extraordinaire d'Eichmann, qu'il dut fréquenter pendant sept ans : pas du tout l'homme de la "banalité du mal", comme l'a prétendu Hannah Arendt, mais un antisémite d'une cruauté sans frein, impitoyable et corrompu. En même temps, Murmelstein se livre à une critique féroce du procès d'Eichmann à Jérusalem, mal préparé, où on refusa de le convoquer et de l'entendre. Contraint par la force de coopérer avec les nazis, Murmelstein ne fut en rien un "collaborateur", même si des détenus de Theresienstadt voulurent le faire passer pour tel. Jugé à sa demande par la justice tchèque, il fut acquitté de toutes les calomnies portées contre lui. Avec sa femme et son fils, il s'exila à Rome, sans avoir jamais connu Israël. À sa mort, en 1989, le rabbin de Rome refusa de l'inhumer et de dire pour lui le kaddish, la prière des morts." Claude Lanzmann

  • Qu'est-ce que le langage ? Une question qui a fait l'objet de nombreuses études, théories et réflexions au cours des siècles...
    Le langage est l'une des capacités majeures des êtres humains. Mais qu'est-ce que le langage ? Cette question n'a cessé d'être posée au fil des siècles, d'abord par les philosophes et les grammairiens puis, dès la fin du XIXe siècle, par les linguistes et les psychologues du langage. Les théoriciens et chercheurs de ces diverses disciplines ont fourni des descriptions et des analyses des propriétés et des fonctions du langage qui sont particulièrement riches, mais qui sont aussi complexes et parfois fortement divergentes.
    Face à tant de diversité et de complexité, les enseignants, orthophonistes et autres praticiens ont souvent de la peine à identifier et comprendre les théories qui leur seraient utiles. Cet ouvrage vise à atténuer ces difficultés, en présentant les thèses de courants théoriques solides et diversifiés, anciens ou en cours d'élaboration, et en examinant leurs apports sous l'angle d'une critique constructive.
    Cet ouvrage de référence sur le langage vise à apporter un éclairage critique sur les différentes théories du langage, jusqu'aux plus complexes, qui peuvent être utiles tant aux enseignants qu'aux orthophonistes et autres praticiens.
    EXTRAIT
    Depuis de nombreuses années déjà, enseignants, psychologues, orthophonistes et rééducateurs rencontrent, dans leur pratique quotidienne, de nouvelles formulations théoriques, de nouvelles méthodes ou de nouveaux programmes qui s'inspirent des théories contemporaines du langage. Cet ouvrage leur est destiné. Il a pour objet de présenter les aspects essentiels des principales formulations de la linguistique, des sciences du discours et de la psychologie du langage, en se plaçant du point de vue de l'utilisateur ou du consommateur de théories. Étant nous-même psychologue du langage et didacticien des langues, nous avons été dans l'obligation de procéder à un examen approfondi des principales théories du langage disponibles aujourd'hui. Nous avons non seulement tenté de comprendre ces théories, d'en déceler les aspects positifs et/ou négatifs, mais surtout d'en saisir les fondements et les motivations : quels étaient les postulats philosophiques et épistémologiques des auteurs ; quelle démarche méthodologique ont-ils adoptée et pourquoi ; quelle est par conséquent la nature des données obtenues ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Paul Bronckart est professeur honoraire de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Éducation de l'Université de Genève. Après avoir été, de 1969 à 1976, collaborateur de Jean Piaget au Centre international d'épistémologie génétique, il a occupé un poste de professeur ordinaire en didactique des langues de 1976 à 2012. Dans ce cadre, il a créé des enseignements et conduit des recherches portant sur l'analyse des discours, la didactique des langues, l'acquisition du langage et le rôle que joue la maîtrise discursive dans le développement des personnes. Il est le fondateur du réseau international de l'interactionnisme sociodiscursif, et l'auteur de plus de cinq cents publications scientifiques.

  • Le Discours sur notre langue (1524) est la seule incursion de Machiavel dans la linguistique et l'une de ses oeuvres les plus personnelles. Véritable plaidoyer patriotique en faveur des droits du parler florentin, il affirme que la littérature italienne naît à Florence avec Dante, Pétrarque et Boccace, dont tous les autres écrivains d'Italie ont dû apprendre la langue, tant leur propre parler était inapte à la littérature. Le Discours constitue ainsi l'acte de naissance de la « question de la langue », qui mobilisera ensuite pendant des années de nombreux lettrés italiens. Il vaut notamment par le dialogue central entre Dante ressuscité et Machiavel, qui convoque l'auteur de La Divine Comédie en personne pour le soumettre à un interrogatoire serré sur ses choix linguistiques et stylistiques - et le désavouer.
    Edition bilingue et nouvelle traduction

  • Dès le plus jeune âge, on nous répète que « le masculin l'emporte sur le féminin ». Pas étonnant qu'on puisse douter ensuite  que « directeur » ou «préfet», « artisan » ou « écrivain » puissent s'accorder au féminin. Et que continuent à circuler l'idée que les femmes sont des pipelettes et les hommes des tribuns.

    La langue n'est pas neutre. Elle nous impose l'inégalité à travers les accords et l'usage sexué des mots. Mais la langue ne cesse d'évoluer et les débats sur le sexisme des mots aussi, entre l'emploi désuet de Mademoiselle, le début de mixité de certains titres ou fonctions ou encore la suppression des expressions obsolètes comme « bon père de famille ».

    Quelles sont les résistances à la lutte contre le sexisme de la langue ? Comment les dépasser ? Ce livre traite des multiples facettes de ce miroir de la domination masculine qu'est la langue. Il apporte une démonstration rigoureuse de l'importance du langage et du choix des mots pour promouvoir l'égalité entre sexes et dessine des pistes pour accorder l'usage des mots au combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

  • Quels matériaux sont nécessaires à la création d'une nouvelle langue maternelle et quel processus aboutit à son adoption par ses locuteurs ? L'hébreu, langue aujourd'hui quotidienne dont le fondement est spirituel, culturel et religieux, nous éclaire sur la genèse d'une nouvelle langue maternelle. Mais pour comprendre cette résurgence, il fallait rassembler et interpréter ses archives. Procédant à une fouille archéologique qui nous conduit du présent aux strates les plus anciennes, l'auteure dialogue avec deux des plus grands écrivains israéliens, Aharon Appelfeld et Sami Michael, pénètre dans « la fabrique » lexicographique d'Eliezer Ben-Yehuda, et revient sur les fondements philosophiques de l'hébreu profane par une lecture inédite

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