Biographie

  • " C'est le prince du En Même Temps, cette stratégie qui, quoi qu'on pense n'est pas moderne : c'était déjà la devise du XVIIIe siècle. Musicien, courtisan, financier, promoteur immobilier, industriel, espion, armateur, auteur d'oeuvres tantôt géniales, tantôt très oubliables, éditeur de Voltaire, il devient révolutionnaire malgré lui. Trop gourmand pour ne pas TOUT vivre à la fois. Et trop joyeux de toutes ces aventures pour en ressentir de la fatigue. Comme l'écrivait Fernando Pessoa, n'être qu'un est une prison."
      E.O.

  • C'est l'histoire d'un homme qui vient d'avoir 82 ans. Déjà ?
    Jadis, il était toujours pressé, il régnait sur le monde de la culture et il se sentait invincible. Aujourd'hui, à la retraite, c'est plus calme : les défaillances du corps, les anxiétés de l'âme, la peur de perdre ses vieux amis qui forment une bande de joyeux octogénaires. Une autre vie commence. Avec le plaisir de pouvoir enfin prendre son temps et le perdre.

    À travers ce narrateur qui lui ressemble comme deux gouttes de vieux bourgogne, Bernard Pivot raconte le grand âge à sa façon. Curiosité, lucidité, humour, c'est bien lui.
    Et c'est bien sa manière de proposer une petite leçon de gouvernance individuelle où chacun trouvera quelques recettes pour vieillir heureux.

  • Si l'oeuvre éblouit, l'homme était détestable. Charles Baudelaire ne respectait rien, ne supportait aucune obligation envers qui que ce soit, déversait sur tous ceux qui l'approchaient les pires insanités. Drogué jusqu'à la moelle, dandy halluciné, il n'eut jamais d'autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie. Dans ses vers qu'il travaillait sans relâche, il a voulu réunir dans une même musique l'ignoble et le sublime. Il a écrit cent poèmes qu'il a jetés à la face de l'humanité. Cent fleurs du mal qui ont changé le destin de la poésie française.

  • 2 mai 1923. Comme chaque jour, Clemenceau s'installe à sa table de travail. Malgré ses 82 ans, il n'a rien perdu de sa flamboyance ni de son orgueil. À l'aube du XXe siècle, alors que la République l'a remercié, le « Père la Victoire » ignore ce matin-là qu'il se prépare à vivre ses années les plus passionnées. Marguerite Baldensperger, éditrice de quarante ans sa cadette, s'apprête à passer sa porte pour lui proposer d'écrire un livre. Dès lors, leurs destins seront liés. Pourtant, tout les oppose. Elle aussi réservée et discrète que le « Tigre » est colérique et tempétueux. Mais dès leur rencontre, un pacte les unit : « Je vous aiderai à vivre , vous m'aiderez à mourir. » Marguerite surmontera ainsi le grand chagrin de sa vie et reprendra goût à l'existence. Clemenceau puisera dans sa présence une vigueur nouvelle pour le combat politique et retrouvera la fougue de ses anciennes batailles. Malgré les années qui les séparent, ils vont s'aimer, chacun à leur façon. 
    Par sa plume enlevée, réjouissante et ironique, Nathalie Saint-Cricq fait revivre la grande figure de Georges Clemenceau, son terrible caractère, ses mots d'esprit dévastateurs, et, avant tout, son coeur ardent.  

  • Lorsqu'en février 1956 Romain Gary arrive à Los Angeles, le compagnon de la Libération n'a pas encore eu le Goncourt pour Les racines du ciel et n'a pas commencé à écrire La promesse de l'aube. Durant les quatre années où il exerce le poste de consul général de France dans la Cité des Anges se nouent tous les fils d'une histoire hollywoodienne qui va bouleverser à la fois l'homme et son oeuvre.
    Monsieur Romain Gary est le récit de la transformation d'un homme qui, par-delà ses multiples vies, cherche toujours à se réinventer. C'est aussi la fresque d'une époque intense sur laquelle souffle un grand vent de liberté.

  • Zweig aimait Freud ; Freud appréciait Zweig. L'auteur de «La Confusion des sentiments» lui rendit hommage en 1932 avec ce portrait saisissant qui célèbre la puissance de l'esprit.

  • Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c'est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n'aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.

  • Elles sont trois sœurs : Madeleine, Denise et Simone Jacob, rescapées des camps de la mort. Madeleine, dite Milou, et Simone déportées avec leur mère Yvonne parce que juives à Auschwitz et à Bergen-Belsen ; Denise, à Ravensbrück. Rapatriées en mai 1945, Milou et Simone apprennent à Denise, déjà rentrée, que leur mère est morte d'épuisement. De leur père, André, et de leur frère Jean, elles espèrent des nouvelles. Déportés en Lituanie, ils ne reviendront jamais.
    Pour les sœurs Jacob, le retour est tragique. À la Libération, on fête les résistants, mais qui a envie d'écouter le récit des survivants ? Milou et Simone ne rencontrent qu'indifférence, incompréhension et gêne, alors elles se taisent. Mais, peu à peu, la vie reprend ses droits. Les jeunes femmes semblent heureuses quand, en 1952, Milou meurt dans un accident de voiture. Denise et Simone restent les deux seules survivantes d'une famille décimée. Plus que jamais inséparables.
    Dans ce récit poignant, Dominique Missika éclaire la jeunesse des filles Jacob, toutes trois si belles et si vaillantes, et raconte ce qui a souvent été tu : la difficulté de certains déportés à trouver une place dans la France de l'après-guerre. À partir de ses souvenirs personnels et d'archives inédites, l'auteure, qui a été proche de Simone Veil devenue une icône républicaine, et de Denise Vernay, combattante inlassable de la mémoire de la Résistance et de la déportation, dévoile ici un pan intime et méconnu de l'histoire de ces sœurs admirables.
    Dominique Missika est historienne. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la France sous l'Occupation, dont L'Institutrice d'Izieu (Seuil, 2014).

  • Il n'a cessé d'affoler les imaginations avec ses prophéties sur l'avenir et les malheurs de l'humanité. Ses prédictions se sont prêtées à toutes les interprétations au gré des chaos de l'histoire. Qui est Michel de Nostredame (1503-1566), réinventé en "Nostradamus", le devin-astrologue provençal, objet d'idolâtrie ou d'exécration ? La légende a fini par voiler sa voix et sa figure.
    Cette biographie passe au crible la masse des écrits et des dires attachés à ce personnage énigmatique. À la faveur de documents récemment exhumés, elle révèle ses traits inédits, en restituant ses passions, ses emportements, ses croyances religieuses et son savoir éclectique, au confluent du platonisme, de l'occultisme, du judaïsme, du christianisme et de l'alchimie. Elle revient sur ses curieuses entrevues avec Henri II, Charles IX et Catherine de Médicis, magnifiées ensuite pour la postérité. Elle suit ses tribulations d'apothicaire, à la recherche de recettes secrètes et de philtres magiques. Elle évoque le médecin dans son combat contre la peste comme dans ses relations complexes avec les tenants de la médecine officielle et les astrologues patentés. Elle raconte ses succès et ses déboires d'interprète des astres et des prodiges, avec ses almanachs et pronostications aux tirages faramineux, et avec son commerce d'horoscopes recherché à travers l'Europe. Autant de prédictions qui inquiétaient dans une époque de grandes violences.
    Entre les impostures qu'on lui attribue et le génie visionnaire qu'on lui prête, ce livre fait apparaître la vérité d'un homme qui n'a pas fini de subjuguer les esprits.

  • Racontée comme un roman,
    la vie inspirante de Geneviève de Gaulle-Anthonioz
    dont les combats et le sens de la fraternité
    sont plus que jamais d'actualité.Nièce du général, bien moins connue que cet oncle qui l'aimait beaucoup, Geneviève de Gaulle-Anthonioz a pourtant tracé un chemin exemplaire.
    À 20 ans, résistante déportée à Ravensbrück, elle fait l'expérience de la fraternité, de la solidarité qui sauve. De ces heures noires et d'un inébranlable sens du devoir et de la justice, elle tire la force de dédier sa vie à la défense des plus pauvres. Engagée pendant trente ans auprès d'eux à travers ATD Quart Monde, elle est aussi, ce qu'on ignore, à l'origine de la loi anti-exclusion adoptée par le Parlement
    en 1998.
    /> Voici donc le portrait intime d'une Française courageuse, d'une « petite dame » à la volonté d'acier, d'une épouse amoureuse et mère attentive, d'une femme entière qui, face aux injustices, a toujours refusé de détourner le regard.
      Journaliste, réalisatrice et romancière, Bernadette Pécassou-Camebrac a réuni documentation, rencontres et souffle romanesque pour écrire cette biographie. Elle est aussi l'auteure de nombreux romans à succès dont La Belle Chocolatière, La Dernière Bagnarde et, tout dernièrement, L`Hôtelière du Gallia-Londres.

  • Odette du Puigaudeau fut d'abord dessinatrice au Collège de France et styliste chez Lanvin. Puis elle participa à des campagnes sur des thoniers bretons et devint journaliste, jusqu'au grand départ de janvier 1934, quand elle se lança avec son amie Marion Sénones "pieds nus à travers la Mauritanie". Ce voyage fut une révélation : Odette consacra dès lors sa vie au Sahara occidental, vie d'aventures au temps des derniers rezzous, puis vie scientifique et littéraire tournée vers le peuple maure. Monique Vérité, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, a fait la connaissance de cette grande dame à Rabat.

  • Qui ignore aujourd'hui Virginia Woolf  ? La beauté anxieuse de son visage, les tragédies de son enfance, sa mélancolie suicidaire, ses appréhensions sexuelles, sa liaison tumultueuse avec Vita Sackville West et sa défense de la cause des femmes  ? Au cinéma comme au théâtre sont exposés avec complaisance ses frustrations d'adolescente et ses combats contre l'autorité masculine, ses crises de dépression et sa noyade dans la rivière Ouse. Les féministes ont fait d'elle une icône, et les psychiatres diagnostiqué sa maladie. Or aucun de ces arrêts sur image ne donne la clef d'une imaginative qui s'est refusée à aggraver le malheur, à laisser le dernier mot à la mort.
    Dans cet essai aux multiples entrées, Henriette Levillain rend à l'oeuvre romanesque son autonomie au regard des confidences de la femme en souffrance. Les personnages de Virginia Woolf ne sont pas des reflets mais des créatures auxquelles elle donne le pouvoir de relier ce que la vie ne cesse de séparer, les corps comme les consciences.
    «  Beauté  », «  Féministe  », «  Marcheuse  » ou «  Poète  », autant de fenêtres ouvertes sur les secrets d'une artiste qui, malgré son drame intime, savait enchanter le quotidien.
     
    Henriette Levillain, professeur émérite à Paris-Sorbonne. Auteur de nombreux ouvrages et articles parmi lesquels  Saint-John Perse  (Fayard, 2013, Grand Prix de la biographie littéraire de l'Académie française), elle a plus récemment publié  Yourcenar. Carte d'identité  (Fayard, 2016) et codirigé avec Catherine Mayaux le  Dictionnaire Saint-John Perse  (H.  Champion, 2019).

  • 1914. Mobilisation générale. La France est en guerre. Le Polonais Apollinaire fait sa demande de naturalisation pour s'engager auprès des soldats français. L'offensive allemande menace Paris et en attendant l'issue de ses démarches administratives, Apollinaire part pour Nice où résident plusieurs de ses amis. Là, il fait la connaissance d'une jeune femme qui, dès l'abord, le fascine. Elle s'appelle Louise de Coligny-Châtillon. Pour lui, elle sera Lou. Dès lors, de Nice où ils se sont rencontrés, puis de Nîmes où il a rejoint le 38e régiment d'artillerie et enfin du front où il s'est porté volontaire, Apollinaire se lance dans une folle correspondance. Ces lettres témoignent de son amour pour Lou. Un amour passionné et fulgurant.

    Gérard Desarthe donne vie à cette magnifique correspondance. Avec une force et une énergie captivantes, il retranscrit avec justesse et émotion le caractère entier d'Apollinaire, passant de la confiance et de l'enthousiasme à l'abattement total. Instants magiques et troublants. Gérard Desarthe est Apollinaire !

  • Août 1914, il n'y a plus d'hommes à Paris. Les femmes s'organisent. Dans une jolie maison, à l'orée du bois de Boulogne, Colette, la romancière, la journaliste célèbre, fait venir ses amies les plus proches. Toutes appartiennent au monde de la littérature et du spectacle. Il y a Marguerite Moreno, la comédienne. Annie de Pène, la chroniqueuse et « presque soeur ». Musidora dite Musi, bientôt la première vamp du cinéma...
    Ces quatre femmes libres s'inventent une vie tendre, pleine de rêves et de douceur : les cheveux courts et sans corsets, elles n'oublient pas le ciel de Paris où passent les dirigeables, ni leur travail, ni les hommes. Elles vont vers l'être aimé, quel qu'il soit. Au coeur de l'histoire, sanglante et sauvage, elles affirment leur personnalité, leur tendresse et leur insoumission.
    Avec sensualité et talent, Dominique Bona raconte les passions de ces femmes libres, qui resteront amies jusqu'à la mort.
     

  • Lorsque l'histoire d'amour entre le prince Harry et Meghan Markle a débuté, elle a tout de suite captivé la presse du monde entier. De leurs fiançailles à la naissance de leur fils, de leur mariage troublé par le père de Meghan, à la traque incessante des paparazzi, ils n'ont cessé de faire les gros titres. Et lorsqu'ils ont annoncé qu'ils quittaient la famille royale, beaucoup se sont demandé ce qu'il y avait derrière cette décision. Pour la toute première fois, un livre dévoile ce qui n'avait jamais été raconté, grâce aux accès uniques d'Omid Scobie et Carolyn Durand. Ils ont suivi le jeune couple et leurs intimes, et dressent d'eux un portrait vivant, nourri d'anecdotes inédites et de scoops. Ils rétablissent aussi la vérité sur leur ambition éclairent leur choix, et défont certaines rumeurs. Le livre est le portrait, vu des coulisses, de deux personnes libres, qui n'ont pas peur de rompre avec la tradition, et veulent consacrer leur temps aux causes humanitaires.

  • " Votre vie peut être belle si vous choisissez de la rendre belle. C'est vous qui décidez. "
    Le jeune Eddie Jaku est allemand, et juif. Il est heureux et très fier de son pays. Tout change quand il est brutalement arrêté et déporté dans un camp de concentration, en 1938. Au cours des sept années qui suivent, il est confronté chaque jour aux pires horreurs, d'abord à Buchenwald, puis à Auschwitz, et enfin lors des terribles " marches de la mort ".
    Cet enfer le prive de sa famille, de ses amis, mais aussi de son pays - puisqu'il a juré de ne plus jamais remettre les pieds en Allemagne.
    À cent ans, Eddie souhaite partager avec les jeunes générations les enseignements qu'il a tirés de cette épreuve : l'importance de la gratitude, de la tolérance et de la gentillesse. Il souhaite aussi rendre hommage à ceux qu'il a perdus.
    Parce qu'il a survécu et malgré les souffrances endurées, Eddie a décidé de sourire tous les jours. Il est profondément convaincu d'être l'homme le plus heureux du monde.

  • "[...] l'âme humaine n'a pas encore montré tout ce qu'elle peut être ; toutes ses façons possibles de penser et de sentir ne sont pas épuisées."
    Marivaux (1688-1763), auteur prolifique aux multiples facettes, occupe une place singulière dans l'histoire littéraire française. Très grand auteur de théâtre (mais aussi romancier et journaliste), il a réinventé la comédie avec des pièces qui, plus de trois siècles plus tard, nous séduisent encore par leur modernité. L'Île des esclaves et Le Jeu de l'amour et du hasard, composées pour la Comédie-Italienne, font partie des chefs-d'oeuvre qu'il nous a légués. Ses personnages, inoubliables, sont entrés dans l'imaginaire collectif. Surtout, personne n'a su analyser les rouages du sentiment amoureux mieux que lui. Mais malgré ses succès, Marivaux fut beaucoup moqué par ses pairs en raison de son style inhabituel, manquant de naturel - le fameux marivaudage. Cela ne l'empêcha pas d'être élu à l'Académie française... contre Voltaire !

  • Le 13 février 1936, la voiture de Léon Blum est attaquée par des nationalistes d'extrême droite à sa sortie de la Chambre des députés. « À mort Blum ! » hurle la foule. Il est roué de coups et n'évite le lynchage que grâce à l'intervention de la police et de passants qui ont accouru. Trois mois plus tard, la France se donne, en toute connaissance de cause, un président du Conseil juif et socialiste. On est là au coeur de la grandeur et du mystère français.

    À celui-ci s'ajoute un mystère Léon Blum. Comment ce jeune homme délicat, ami de Proust et de Gide, qui ne rêvait que de littérature, s'est-il transfiguré en leader politique, héritier et successeur de Jaurès, faisant face à Lénine au faîte de sa puissance, et se préparant à l'impensable exercice socialiste du pouvoir ?

    Frédéric Salat-Baroux offre un portrait inédit et passionnant, tout à la fois psychologique, intellectuel et politique, du grand homme d'État. Il replace son parcours dans celui d'une génération de juifs européens, entre littérature et socialisme, et éclaire cette passion juive pour la France, dont Léon Blum est le plus brillant et le plus émouvant représentant.

    À travers le récit de ces années d'apprentissage fondatrices, c'est un tableau de cette « Belle Époque » si mal nommée que dresse l'auteur. Une Belle Époque qui aura été le ferment des tragédies du XXe siècle.

  • Des Brunhoff, l'histoire a surtout retenu deux noms  : celui de Jean, le génial créateur de  Babar dans les années  1930, et celui de son fils, Laurent, qui fera du roi des éléphants un des personnages les plus célèbres de la littérature enfantine.Si Jean se tenait hors du tumulte du monde, il en allait tout autrement pour les autres membres d'une famille qui a marqué son temps. Son frère Michel et son beau-frère Lucien Vogel furent à la pointe dans la presse, l'édition, la mode, la photographie ou encore l'art moderne. Ces éditeurs de génie ont créé les premières revues de mode au croisement de tous les arts  :  La Gazette du bon ton,  Le Jardin des modes,  Vogue  - dont Cosette, l'épouse de Lucien, sera la première rédactrice en chef - mais aussi  Vu, l'illustre magazine de photoreportage, le premier à publier des photographies de camps de concentration. Guillaume Apollinaire, Pablo Picasso, Lee Miller, Salvador Dalí, Robert Capa, Jean Cocteau et tant d'autres ont tous participé, à un moment de leur carrière, à ces revues.Innovants dans les arts, les Brunhoff furent aux avant-postes de la lutte contre le fascisme durant toute la tragédie européenne, à l'image de Marie-Claude Vogel, future Vaillant-Couturier, héroïne bouleversante de la Résistance. De la Belle Époque jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la famille de  Babar  a traversé les tempêtes avec le panache des grands explorateurs de notre temps.Pour écrire la saga inouïe de cette famille de talent, Yseult Williams a eu accès à des archives familiales inédites et s'est entretenue notamment avec Marion de Brunhoff, la fille de Michel, avec Mathieu, le fils de Jean, et avec Thomas Ginsburger, le fils de Marie-Claude Vaillant-Couturier.

  • L'histoire de Suzanne Lenglen commence en 1910. À 11 ans, elle reçoit de son père une raquette de tennis. Grande sportive, elle s'entraîne comme un homme et développe un jeu unique grâce à la pratique de la gymnastique et de la danse.

    Quatre ans plus tard, elle remporte son premier titre de champion du monde. C'est le début de la gloire.

    Entre 1919 et 1926, elle s'impose six fois aux Internationaux de France, six fois à Wimbledon, et décrochera trois médailles olympiques. Ses apparitions déchaînent les foules.

    Qui mieux que Gianni Clerici, journaliste italien, romancier, essayiste et spécialiste reconnu du tennis, aurait pu mieux retracer la vie exceptionnelle de Suzanne Lenglen, qui changea en quelques années seulement l'image du tennis et la place des femmes au sein de celui-ci ?

    Gianni Clerici est né en 1930 à Côme.

    Journaliste, grand reporter, romancier, essayiste, il est également un spécialiste reconnu du tennis.

    Ancien joueur, il a représenté plusieurs fois l'équipe d'Italie, notamment au Tournoi de Wimbledon en 1953. Commentateur des matchs pour la télévision, il est intronisé au International Tennis Hall of Fame en 2006.

    Les Éditions Viviane Hamy ont fait paraître en 2000 son roman Les Gestes blancs. Sa réflexion sur le sport est au coeur de toute son oeuvre.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Stefan Zweig. Biographie d'Honoré de Balzac. "C'est seulement à son oeuvre que l'on peut juger la vie réelle de Balzac. Celui qui parut un fou à ses contemporains fut en réalité l'intelligence artistique la plus disciplinée de l'époque; l'homme que l'on raillait comme le pire des prodigues fut un ascète avec la persévérance inflexible d'un anachorète, le plus grand travailleur de la littérature moderne. Le hâbleur dont ils se moquent, eux les gens normaux, bien équilibrés, parce qu'il jette de la poudre aux yeux et fait le malin en public, a, en réalité, fait surgir de son cerveau plus de choses que tous ses confrères parisiens pris ensemble; c'est le seul homme peut-être dont on peut dire sans exagération qu'il s'est tué au travail. Jamais le calendrier de Balzac n'a été d'accord avec celui de son temps: quand pour les autres c'était le jour c'était pour lui la nuit, quand c'était la nuit pour les autres c'était le jour pour lui. Son existence ne se déroule pas dans le monde vulgaire, mais dans le sien propre, celui qu'il a créé; le vrai Balzac, seuls les quatre murs de sa cellule de travail l'ont connu, observé et étudié. Aucun contemporain ne pouvait écrire sa biographie, ses oeuvres l'ont écrite pour lui." - Stefan Zweig.

  • De l'ardeur reconstitue le portrait de Razan Zaitouneh, figure de la dissidence syrienne enlevée en décembre 2013, avec trois de ses compagnons de lutte - et à travers elle, le puzzle éclaté de la révolution en Syrie, et du crime permanent qu'est devenu ce pays. C'est le récit d'une enquête et d'une obsession intime, le partage d'un vertige. Une porte d'entrée sur une réalité que l'immédiateté de la tragédie tient paradoxalement à distance. Un questionnement sur l'engagement et sur l'importance du langage. Un texte urgent, nécessaire, d'une justesse et d'une éthique proprement bouleversantes.
     

  • "Je me suis trouvé un jour au théâtre, dans une salle, puis sur la scène : je m'en étonne encore moi-même. Cet étonnement ne me gêne pas, il me plaît et me satisfait. Le plus estimable, le plus heureux dans la vie est de s'étonner."
    Louis Jouvet (1887-1951) se tourne vers le théâtre autour de ses vingt ans, jouant des mélodrames ou de petits rôles avant de rencontrer Jacques Copeau, qui en fait son plus proche collaborateur au Vieux-Colombier. Ensuite, à la Comédie des Champs-Élysées puis à l'Athénée, il montera Jules Romains, Marcel Achard, Jean Cocteau et surtout Jean Giraudoux, développant une remarquable science de la mise en scène, qu'il mettra aussi au service de Molière. Professeur au Conservatoire, il se passionnera pour l'enseignement et la réflexion sur son métier.
    Enfin, au cinéma, il jouera dans une trentaine de films, dont plusieurs deviendront des classiques : Knock, La Kermesse héroïque, Drôle de drame, Hôtel du Nord, Entrée des artistes, Quai des Orfèvres.
    C'est donc le récit d'une aventure artistique exceptionnelle que nous propose cette biographie.


  • LE PREMIER ACTE LITTÉRAIRE D'UN GRAND ÉCRIVAIN

    « Voici enfin paru en version française, précédée d'une lumineuse préface, le premier essai biographique du jeune Zweig. » Huffington Post
    « Stefan Zweig avait de l'admiration pour l'oeuvre de poésie, pour l'art de Verlaine, beaucoup moins pour la personnalité de celui-ci. » Le Figaro
    « Les inédits de Stefan Zweig ne sont jamais un échec » 20 minutes
    La France et la poésie, premières amours de Stefan Zweig. Zweig a 18 ans lorsqu'il écrit à l'éditeur français du poète pour l'autoriser à traduire Les Confessions. Dès son premier séjour à Paris, en 1902, il se fera un devoir d'absorber un verre d'absinthe au café Vachette, où Verlaine avait ses habitudes. Le luxueux petit ouvrage, suivi de traductions de poèmes parmi les plus emblématiques de Verlaine, paraîtra en novembre 1904, illustré de documents inédits reproduits dans la présente édition.
    Stefan ZWEIG (1881-1942) est l'auteur d'une oeuvre colossale. Citons Amok, La Confusion des sentiments, La Pitié dangereuse, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.

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