République des Lettres

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Vita Sackville-West. Brillant portrait de la haute société anglaise du début du XXe siècle, "Au temps du roi Edouard" est la peinture d'un monde disparu, celui des "Edwardians" qui sous le règne du roi Edouard VII n'acceptaient déjà plus le code strict et inhumain de l'époque de la reine Victoria, mais étaient encore bien loin du scepticisme naturel de celle du roi George VI. Menant leur vie mondaine, aussi brillante que vaine, entre sévérité du victorianisme et émancipation de l'après-guerre, ces aristocrates mécontents de leur classe osaient avoir des passions mais n'osaient pas avouer qu'ils en avaient. Ils observaient peu la morale mais respectaient les convenances. Craignant le scandale plus que la souffrance, ils étaient prêts à se sacrifier pour des préjugés qu'ils n'avaient plus. Nulle mieux que Vita Sackville-West, fille de Lord Sackville et amie intime de Virginia Woolf, ne pouvait peindre à la fois la splendeur et l'inquiétude de cette époque de transition.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Vita Sackville-West. Knole, Téhéran, Virginia Woolf, le groupe de Bloomsbury, Sissinghurst, telles sont les étapes de l'acheminement intellectuel, spirituel, émotif aussi, d'une grande dame de la littérature anglaise, Victoria Sackcville-West, qui n'a jamais écrit que ce qu'elle souhaitait écrire. Ses romans sont le résultat d'une perception aiguë d'une certaine atmosphère sociale et d'un certain climat de la personne humaine, cherchant sa vérité dans les limites - noblesse oblige - qui lui sont imposées. "Escales sans nom" est moins un roman qu'une sorte de testament de la sensibilité. Victoria Sackville-West est là, tout entière avec sa soif intacte de nouveauté. Simplement, elle sait que bientôt tout peut finir. Le bateau sur lequel se trouvent ici assemblés quelques inconnus est un champ clos où chacun a sa valeur propre et où règne un type très particulier de liberté. Le héros peut y vivre les ultimes bribes de son existence en complet désaccord avec ce qu'il a été jusque-là. Les escales, qui n'ont pas de nom - nous sommes en marge de toute dimension spatiale -, ne sont que des jalons d'état d'âme, de sérénité, d'inquiétude, d'illusion. L'amour éprouvé par l'homme qui va mourir est une harmonie complexe du coeur, de l'intelligence et de la religion mondaine. En apprenant l'amour, il se prépare à la mort.


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