• Une invitation à la rencontre des Stambouliotes d'aujourd'hui qui montrent que la vie continue de manière acharnée malgré le virage inquiétant que semble prendre la Turquie. Au regard de l'actualité, la Turquie semble entrer dans une longue nuit. Pourtant Istanbul résiste et survit, phare dans le pays qui sombre. Sébastien de Courtois y réside depuis sept ans et raconte la vie quotidienne des Stambouliotes qu'il côtoie. Ainsi, l'auteur déambule dans les dédales de ruelles des vieux quartiers de Beyoglu face aux côtes d'Asie, fait escale dans les nombreuses meyhane (maisons de vin) bruyantes et enfumées, parcourt la rue des luthiers qui descend depuis le couvent des derviches tourneurs jusqu'à la Corne d'or, ou aime à grimper vers un café sur les hauteurs d'où l'on peut s'extraire de la frénésie de la ville. Partout, le même constat : Istanbul est un endroit où l'on sait boire, où les restaurants ne désemplissent pas, où la musique jaillit partout, et où la vie continue de manière acharnée quoiqu'il arrive.
    Ces chroniques de la vie quotidienne, sensibles, emplies de chaleur et d'humanité, à la rencontre des habitants de l'ancienne Constantinople, sont loin du prisme forcément parcellaire et du marasme décrits par les médias français.

  • À la rencontre de l'âme d'Istanbul, une ville fascinante à la croisée des mondes. L'auteur, fin connaisseur et lui-même stambouliote, nous convie à une promenade littéraire, artistique, historique et contemporaine au gré d'une déambulation dans ce joyau du Bosphore.Cité légendaire qui connut plusieurs vies, sous le nom de Byzance ou de Constantinople, Istanbul se dessine comme le lieu de rencontre des populations et des cultures, une ville-monde fascinante, faite de métissage et d'échanges, où la démesure est reine.
    Avec près de quatorze millions d'habitants et plusieurs millénaires d'histoire, ce passage entre l'Asie et l'Europe envoûte. Sa part sauvage, ses formes labyrinthiques, son esprit indomptable et littéraire en font l'amour de Sébastien de Courtois, parti à la recherche de son âme. Stambouliote d'adoption et fin connaisseur de la ville, il entraîne le lecteur dans une palpitante excursion des lieux et des cultures, traversant les siècles au gré des rues empruntées et déambulant avec allégresse hors des sentiers battus. Tout en sachant garder la distance nécessaire pour la critique et l'ironie, il hume les mille saveurs des places baignées de soleil et raconte Istanbul avec un art consommé du récit, érudit sans jamais être ennuyeux, poétique sans jamais être abstrait.

  • " J'ai croisé Rimbaud ce matin. J'ai vu son visage dans une ruelle mal éclairée du vieux port de Tadjoura. Oh, pas le sien bien sûr, mais celui d'un jeune homme qui lui ressemblait étrangement. La similarité des traits était troublante, la même tignasse, le même sourire fin et narquois que sur cette photographie célèbre le montrant à dix-sept ans. Je l'ai suivi un peu avant de réaliser le ridicule de la scène. Tadjoura est un bled perdu d'Afrique orientale, un endroit où l'on ne vient pas par hasard. J'avais pourtant décidé de m'y rendre sur un coup de tête. "
    Voyageur au long cours, Sébastien de Courtois a suivi les traces d'Arthur Rimbaud à Djibouti, en Éthiopie, et jusqu'à Alexandrie, dans cette Afrique orientale où le poète a passé ses dix dernières années à chercher la vie loin de la littérature.
    Expédition sensible dans l'espace et le temps, Éloge du voyage superpose l'Afrique d'alors à celle d'aujourd'hui, l'Afrique vivante et celle des livres, en hommage à ce bord du monde mythique et envoûtant.

  • Comment pouvons-nous accepter le drame des chrétiens d'Orient ? Comment pouvons-nous accepter l'éradication d'une culture millénaire ? La fuite des femmes et des enfants dans la chaleur et la poussière ? Sébastien de Courtois est allé à leur rencontre, en Irak, au coeur de la fournaise où il a assisté à l'impensable : des milliers de familles obligées de quitter leurs villages et leurs champs. Ce sont des Araméens, l'un des peuples oubliés par l'histoire, et aussi oubliés par le monde.
    De Syrie en Turquie, du Liban en Irak, mais aussi dans nos capitales, Sébastien de Courtois s'est interrogé sur l'origine de pareille tragédie sans préjugés mais aussi sans complaisance. 

  • Au printemps 2003, en Turquie orientale, Sébastien de Courtois entend pour la première fois parler des nestoriens. Cette communauté aurait joué un important rôle d'évangélisation à l'aube du christianisme. De retour à Paris, de savantes lectures confirment au jeune auteur que ces chrétiens d'Orient auraient même franchi les mers, les montagnes et les déserts, pour se lancer à la conquête spirituelle de la Chine, huit siècles avant les premiers jésuites! Sébastien de Courtois décide de suivre leur trace en reprenant le chemin qu'ils ont jadis emprunté sur la route de la Soie. Reste-t-il aujourd'hui des membres de cette communauté? Comment ces hommes, aux premiers siècles de notre ère, ont-ils pu pénétrer l'empire du Milieu? Pour ressentir au plus près ce qu'ont dû éprouver ces ambitieux pèlerins, l'auteur décide d'avaler les quinze mille kilomètres de pays turc, iranien, turkmène, ouzbek, kirghize et chinois uniquement par voie terrestre. Le périple devient quête initiatique. Tour à tour récit de voyage et d'investigation où de belles rencontres se tissent dans des décors grandioses, roman d'aventures entre rendez-vous clandestins, tempêtes de sable et trésors enfouis, et document où l'histoire ancienne se mêle à l'actualité des pays traversés, ce texte est multiple. Il demeure avant tout le témoignage ardent d'une formidable épopée.

  • D'Istanbul à BagdadEn Irak, les deux dernières années furent particulièrement meurtrières pour les chrétiens d'Orient : en octobre, des prêtres, des femmes et des enfants ont été assassinés. Ce regain de violence fait suite aux attentats qui, depuis cinq ans, visent les Églises chrétiennes aux quatre coins du pays. Du jour au lendemain, plus de 12 000 chrétiens se sont réfugiés dans des villages au pied des montagnes. Un tel exil n'avait jamais été observé depuis... des siècles. Là, ils trouvent la protection armée - une milice de 2 000 hommes - rémunérée par le ministre chrétien du gouvernement du Kurdistan autonome. Cela sera-t-il suffisant ? Qui veut mettre fin à la présence deux fois millénaire des chrétiens d'Orient en Mésopotamie
    Au rythme actuel de cette émigration, il n'y aura plus de chrétiens dans leur berceau originel. Quelques années suffiront à clore les chapitres d'une présence que les invasions arabes, turques et mongoles n'avaient pourtant pas entamée. 
    Sébastien de Courtois est parti à la rencontre de ces exilés entre le nord de l'Irak, la Syrie et la Turquie. Il nous en livre un récit vivant, et donne la parole à ces populations qui souffrent ainsi qu'à des grandes figures, comme le ministre chrétien Sarkis Aghajan du gouvernement autonome du Kurdistan, (d'où vient l'argent ? qui le protège ?) ou de l'évêque syriaque d'Alep, qui aide les deux cent mille chrétiens réfugiés en Syrie.

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