• « Sommes-nous entrés dans l'ère du déclin démocratique, voire dans un âge post démocratique ? Admettons au moins l'existence d'une triple déception : la démocratie libérale souffre d'une terrible crise de la représentation, d'une grave impuissance publique et d'un profond déficit de sens. Autrement dit, elle aurait perdu, en cours de route, à la fois le peuple qui la fonde, le gouvernement qui la maintient et l'horizon qui la guide. » P.-H. T. Pour Pierre-Henri Tavoillot, ce que nous avions pris pour un progrès acquis - la démocratie - se révèle en réalité un vertigineux chantier. Avec ce livre qui renoue avec la tradition oubliée des traités d'art politique, il nous invite à réfléchir à ce qui fait le secret de l'obéissance volontaire. Car, en démocratie, l'art de gouverner est surtout un art d'être gouverné. Comment l'envisager aujourd'hui ? Entre le cauchemar de l'impuissance publique et le spectre de l'autoritarisme, comment réconcilier la liberté du peuple et l'efficacité du pouvoir ? Pierre-Henri Tavoillot est philosophe. Président du Collège de philosophie, il enseigne à Sorbonne Universités (faculté des lettres) et à Sciences Po. Il a notamment publié, avec François Tavoillot, L'Abeille et le Philosophe. Étonnant voyage dans la ruche des sages, qui a connu un grand succès. 

  • L'éthique n'a pas le moral ! Fondements brouillés, valeurs perdues, repères flous : notre désarroi est total, encore accentué par l'ampleur des défis d'aujourd'hui. Que ce soit vis-à-vis de la nature (fragile), du vivant (modifiable) ou de l'intelligence (artificielle), le train de la morale semble en retard sur celui de la technique. Même " autrui " est devenu incertain : est-il seulement humain ou aussi animal, végétal, minéral, voire machine ?
    Pourtant, dans cette crise globale, il y a de bonnes raisons de ne pas céder à la panique. Car nous disposons, à notre insu, de principes aussi solides que clairs et d'une méthode : la critique, cet art subtil de la distinction. Grâce à eux, nous pouvons combattre aussi bien les fondamentalistes de l'ordre moral que les progressistes de " l'éthiquement correct ".
    Voici, cher lecteur, un guide éthique pour temps incertains. Tu m'accompagnes ?

  • Tout va-t-il de plus en plus mal ou de mieux en mieux ? Si tout le monde se plaint, personne ne souhaite pourtant revenir en arrière. Entre nostalgie du passé et crainte du futur, nous adorons détester notre époque. Comment expliquer ce paradoxe ? C'est l'objet du nouveau livre de Pierre-Henri Tavoillot. Crise de l'autorité, montée des peurs et des fondamentalismes, troubles dans la laïcité, déclin de la culture générale, illusions du jeunisme et phobie du vieillissement : sur tous ces sujets, il s'agit de proposer une clé qui permette non pas nécessairement d'aimer notre époque si complexe, mais de la comprendre. Car c'est poser un regard adulte sur notre temps que d'accepter qu'aucun progrès jamais ne pourra abolir le tragique. Pierre-Henri Tavoillot est maître de conférences en philosophie à l'université Paris-Sorbonne et président du Collège de philosophie. Il a notamment publié, avec François Tavoillot, L'Abeille et le Philosophe. Étonnant voyage dans la ruche des sages, qui a connu un grand succès. 

  • Rester jeune : c'est l'impératif catégorique de notre temps. Or, à le prendre au pied de la lettre, il exige­rait non seulement de renoncer à vieillir, mais aussi de refuser de grandir. Car l'adulte semble tellement ringard et dépassé ! Faudrait-il alors substituer, à l'idéal d'accomplissement, l'horizon d'un épanouissement permanent ? Sommes-nous voués au jeunisme ou à l'infantilisation ? C'est contre une telle lecture que cet essai entend plaider. L'âge adulte n'a pas disparu ; il a changé. Et sa métamorphose tient en grande partie à sa féminisation. Alors, faire ou ne pas faire son âge, c'est peut-être la grande question du XXIe

  • Qui doit gouverner ? Cette question, que chacun se pose avant de mettre son bulletin dans l´urne, est aussi celle de la philosophie politique depuis son origine. Le citoyen d´aujourd´hui est ainsi, sans toujours le savoir, l´héritier d´une longue tradition d´hésitation et de perplexité. Est-ce un seul, plusieurs ou tous, qui doivent gouverner ? Et au nom de quoi ? De leur compétence, de leur charisme, de leur sens du service ? Vote-t-on par analyse, par fidélité, par affinité ? Ce livre se propose de faire l´inventaire des grandes réponses qui ont scandé l´histoire de la politique et de la pensée. Elles nous instruisent sur la nature de la démocratie contemporaine et les dilemmes qui la traversent ; car si nous sommes désormais convaincus que c´est le peuple qui doit gouverner, nous sommes encore très loin de savoir ce qu´est le peuple en vérité et quel est le portrait de son meilleur représentant. C´est pourtant là que se trouve la clé du passage à l´âge adulte des démocraties, qui, loin d´être vieilles et fatiguées, comme on le dit parfois, semblent encore trop juvéniles. Peut-être leur faut-il aujourd´hui moins « s´indigner » que prendre la mesure de l´extrême difficulté de l´exercice du pouvoir à l´âge de la mondialisation.

  • Les étapes de la vie, jadis bien définies, sont aujourd´hui devenues confuses, opaques et désordonnées. Peut-on espérer y remettre un peu de (bon) sens ? C´est le défi de ce livre, élaboré à partir des chroniques que l´auteur a rédigées pour Philosophie Magazine durant trois ans. Il s´agit de penser, étape par étape, la manière dont se construit aujourd´hui une vie d´individu - si possible réussie - jusqu´à son terme inéluctable, avec l´exigence d´être soi-même à tout âge. Guidé par les grandes philosophies du passé, on y trouvera l´esquisse d´une sagesse des passages : pourquoi naître, grandir, mûrir, vieillir, et finalement ... mourir ?

  • « Parce que l'espoir d'un monde meilleur a fait place à la crainte d'un monde pire, parce que la vie privée est devenue plus sacrée que la vie publique, parce que nos sociétés produisent des individus rares et précieux programmés pour une vie longue, un nouvel idéal commence à prendre forme sous nos yeux : le développement durable de la personne. Assurer ce développement « du berceau à la tombe », tel est le grand dessein politique de la seconde modernité, la tâche centrale qu'un État-providence, radicalement repensé, pourra prendre en charge. Pierre-Henri TAVOILLOT
    Pourquoi grandir, pourquoi vieillir ? Les âges seraient-ils en train de disparaître ? Alors qu'il relevait autrefois de l'évidence, le sens des âges semble à notre époque irrémédiablement brouillé. L'adulte est cerné par une jeunesse qui s'éternise et par un troisième âge actif où on peut enfin s'épanouir. L'âge adulte n'est plus un idéal où peut s'exercer la liberté, il est le temps des soucis et des responsabilités. Comment repenser les âges de la vie afin que l'âge adulte redevienne l'idéal des contemporains ? Partant du constat simple et clairement énoncé d'un bouleversement majeur des âges dans notre société, Pierre Henri Tavoillot pose la question du rôle de chaque âge dans la recherche du sens de la vie et propose une nouvelle philosophie des âges de la vie. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • "Jamais la crise de l'autorité n'a été plus débattue qu'aujourd'hui. Le père de famille, le maître d'école, le chef politique, le juge : aucune des figures traditionnelles de l'autorité ne paraît plus être à même de résister aux coups de boutoir de notre époque dont l'anti-autoritarisme fut, et sera le cheval de bataille." Pierre-Henri TAVOILLOT
    "Qu'elle soit morale, scientifique, politique ou sacrée, l'autorité est un concept qui, depuis les premières sociétés jusqu'aux démocraties modernes, ne cesse d'être questionné. Pierre-Henri Tavoillot, dans un langage clair, à la portée de tous, démontre par une brillante analyse que ce concept est en perpétuelle transformation. Il illustre son approche philosophique par des réflexions des grands philosophes, depuis les penseurs grecs jusqu'aux Lumières, en passant par Machiavel, Proudhon ou Tocqueville. Le philosophe délivre à l'auditeur une analyse passionnante au détour de l'histoire, de la sociologie et de la philosophie politique. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Comment ne pas avoir peur ?
    L'occident contemporain est le théâtre d'une montée irrésistible des angoisses, depuis les plus petites - ce que nous mangeons, ce que nous respirons - aux plus grandes - annonces millénaristes de l'apocalypse et résurgence des nouveaux diables. Pourtant, d'un point de vue historique, nous vivons dans un monde plus sûr que jamais. Partant de ce paradoxe, Pierre-Henri Tavoillot pose clairement la question des grandes réponses apportées par l'humanité au problème de la peur. Quels ont été les dispositifs spirituels et parfois politiques qui ont permis de rassurer l'homme dans sa communauté, depuis les réponses anciennes, jusqu'aux réponses modernes puis contemporaines.
    "Ose savoir et prend garde", telle est la devise à laquelle nous invite Pierre-Henri Tavoillot, qui permettra à l'homme démocratique de lutter contre les peurs sans vouloir les abolir.
    Partie 1 : Les réponses anciennes.
    Partie 2 : Les réponses modernes.
    Partie 3 : Les réponses contemporaines.

  • Pourquoi aimons-nous tant croire aux complots ? À l'âge proclamé de l'hyper-information, d'internet et de la surexposition, de la transparence et de l'urgence médiatique, on aurait pu penser que la théorie du complot, qui n'aime par essence que l'obscurité, le temps et le secret, était vouée à s'exténuer et disparaître. Or c'est l'exact contraire : plus on proclame la transparence, plus le soupçon se diffuse : on nous cacherait quelque chose !Plus on a d'informations, plus le sentiment se développe que tout est planifié dans l'ombre par des puissances occultes. Tout concourt à cette idée que nous serions manipulés, que derrière l'apparence d'une société de l'information ouverte et moderne, des desseins cachés sont à l'oeuvre : 11 septembre, affaire DSK, Ovni, révolutions arabes - la vérité serait ailleurs. Forcément ailleurs. Jusqu'où ira notre parano ? Y aurait-il donc un ressort plus profond à cette tendance bien ancrée dans les sociétés contemporaines ?Et si notre parano moderne était l'expression paradoxale d'une quête de sens que la surenchère médiatique ne parvenait pas à satisfaire ?

  • Pour qui se pique de philosophie, l'abeille est un sujet de choix. Aucun animal n'a davantage fasciné les hommes. Les penseurs de toutes les époques et de toutes les civilisations ont cherché dans la ruche les secrets de la nature et les mystères de la culture, comme si elle était le miroir idéal de l'humanité et le baromètre de son destin. De l'Antiquité à la période contemporaine, c'est à une extraordinaire histoire de la culture occidentale que nous convie ce livre : en suivant le vol délicat de l'abeille, on rencontre le génie d'Aristote, l'avènement d'Auguste, la naissance du christianisme. On la retrouve à l'âge moderne accompagnant les premiers pas du retour des humanités antiques comme la découverte de la science expérimentale. Aujourd'hui que les menaces de disparition de cet insecte passionnent le public, le symbole n'a pas fini de fonctionner. Pierre-Henri Tavoillot est maître de conférences en philosophie à l'université Paris-Sorbonne. François Tavoillot est apiculteur professionnel en Haute-Loire. 

  • Le politiquement correct assure que la lutte des âges a remplacé la lutte des classes. Dans une France en profonde mutation, dans une société de l'individu, la question des liens entre les générations est centrale. Le discours ambiant est largement marqué par la conviction que les générations s'opposent en termes économiques et de revenus, et qu'elles s'éloignent, en particulier sous l'effet des nouvelles technologies. Enfin, l'émergence de la Génération Y, et bientôt de la Z, serait la manifestation que les générations seniors sortent de l'histoire alors que les plus jeunes inventent un autre monde. Ce livre montre que les choses sont différentes. Les générations ne sont pas opposées, les coopérations existent, les surprises viennent des deux côtés... Les auteurs mettent en exergue l'alliance des générations. Ils se placent à rebours des intuitions médiatiques. Mettre en avant la nécessaire coopération entre les générations c'est vouloir refaire de la transmission car une société a une chance d'éviter la barbarie seulement si elle sait ce qu'elle doit au passé, au monde des morts, et ce qu'elle doit à l'avenir. Cet ouvrage propose des pistes concrètes pour faire vivre l'intergénération et contribuer à faire bouger le pays : Service civique senior Interdiction du cumul mandat dans le temps Droit au répit professionnel Allocation universelle et réciprocité Erasmus de l'apprentissage Valorisation des métiers service à la personne Ministère des âges de la vie et de l'intergénération Expérience de bénévolat intergénérationnel obligatoire et noté Créer un indicateur de qualité intergénérationnelle Défiscaliser les investissements des retraités dans la création d'entreprise intergénérationelle  Penser le temps de travail sur toute la vie.

  • « Einstein et Bohr se rencontrent en mai 1920, Einstein est immédiatement séduit par le physicien danois. Dès 1925, plusieurs physiciens comprennent que la physique du monde microscopique est arrivée à la croisée des chemins : soit elle parvient à retrouver le cadre d'interprétation de la physique classique, qui n'attribue pas de rôle fondamental à l'opération de mesure, soit elle le quitte définitivement. Ehrenfest, lui, a une intuition : il devine que cette grande affaire de l'interprétation de la physique quantique se jouera entre ces deux « monstres » physiciens que sont Einstein et Bohr. Et c'est effectivement ce qui va arriver... » Étienne KLEIN
    Deux vents théoriques ont soufflés au XXe siècle ébranlant les fondations de ce que l'on nomme aujourd'hui la «physique classique », celui de la théorie de la relativité d'Einstein et celui de la physique quantique, initiée par Max Planck. Celle-ci, considérée par le béotien comme inaccessible à la compréhension commune et requérant un formalisme mathématique savant, vous est aujourd'hui exposée par l'un des plus éminents hommes de sciences contemporains, Étienne Klein. Pour ce faire, il fait sien le célèbre vers de Boileau : « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement - Et les mots pour le dire arrivent aisément ». Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

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