• Paris, ma ville, je l'ai vue changer en même temps que moi, tromper mes repères, ébranler mes certitudes, panser ses plaies, penser me plaire. Je l'ai vue se métamorphoser, muer sans cesse, abandonner de vieilles peaux qui m'étaient chères, me faire accepter ses foucades, céder à de nouvelles passions, succomber à quelques illusions, se redessiner comme on se réinvente tout en restant soi-même. Une vie, une ville.

  • Le soldeur

    Michel Field

    • Julliard
    • 6 Février 2014

    Quoi de plus anodin que de se débarrasser de quelques livres superflus qui encombrent une bibliothèque pléthorique ? Qui croirait qu'une telle décision puisse changer le cours d'une vie ?" C'est sur un livre que s'endort la jeune fille, bien avant d'imaginer qu'un jour elle partagera son lit. C'est plongé dans un livre que le patient conjure son angoisse dans la salle d'attente du médecin. C'est dans le livre que le prisonnier tente de se libérer de sa geôle. C'est en s'emparant d'un livre que le bébé apprend qu'il y a des signes qui lui sont interdits et promis. C'est par le livre et l'histoire lue chaque soir que l'enfant trouve le sommeil. C'est par le Livre que l'homme s'élève à Dieu. Ces rencontres seraient-elles si futiles que jamais il n'en serait question ? "
    Quel lecteur ne s'est jamais interrogé sur la nécessité de conserver les centaines de livres accumulés tout au long de sa vie ? C'est la question cruelle à laquelle une mystérieuse jeune femme va soumettre, tel un sphinx, le narrateur du
    Soldeur, roman initiatique, hommage à toutes les formes de littérature.

  • " Le vieux Blanc d'Abidjan ", c'est mon père. À soixante-dix ans, il croupit depuis plus d'un an dans la prison de Yopougon en attente de son procès. Et quel procès ! Celui des " milliards " qu'il est accusé d'avoir détournés, victime collatérale de règlements de comptes au plus haut niveau. Ce livre est le roman d'une folle journée où, réveillé à l'aube, j'obtiens l'audience tant espérée avec le président Félix Houphouët-Boigny pour que soit enfin fixée la date d'un procès. Mais au-delà de situations toutes plus cocasses les unes que les autres, où le rire le dispute aux larmes, ce livre est aussi un hymne à cette Afrique sensuelle et généreuse, fantasque et hypnotique qui a marqué à vie le jeune homme que j'étais. Michel Field

  • On leur confisque la parole, ils la reprennent de force. Par la grève et parfois par la violence. Par l'action directe ou l'action organisée. Les lycées deviennent un enjeu politique, et les lycéens des militants. Les adultes, médusés, observent : l'école est descendue dans la rue. Mai 68-mars 73. Cinq ans d'histoire déjà. Avec ses luttes, ses crises, et presque ses traditions. Mai 68, l'affaire Guiot, la loi Debré... Face émergée d'un iceberg dont l'essentiel demeure caché. Points d'affleurement d'un malaise profond qu'on ne reconnaît qu'à ses symptômes. Pourquoi la crise des lycées, et pourquoi la crise de la jeunesse ? Que veulent-ils donc au juste et que contestent-ils ? Qu'est-ce que ce fameux « ras-le-bol » qui veut tout dire mais n'explique rien ? Une épidémie saisonnière qui revient avec le printemps ? ou un mal plus secret qui se vit au jour le jour ? Il manquait un témoignage qui fût aussi une analyse. Le voici.

  • Tous ceux qui sont descendus dans la rue dans les années 70 se retrouveront dans ce défilé en images de lycéens, journalistes, ouvriers, policiers... Plus qu'une simple reconstitution historique (à partir de photos d'archives), ces cortèges mettent en scène avec humour l'art de manifester, une discipline encore d'actualité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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