Fayard

  • « Les chrétiens aux lions! »
    Ce cri, lancé par la plèbe, Julius Priscus, citoyen et chevalier romain, l'a entendu toute sa vie.
    Il était à Lugdunum - Lyon - quand la jeune chrétienne Blandine fut livrée aux bêtes. Il a vu les chrétiens rechercher le martyre, pour « jouir de Dieu » , devenir le « pur froment de Christos » . Il croit aux dieux de Rome. Il est l'ami de Marc Aurèle, l'empereur philosophe, le sage qui affirme: « Ce sont des enfants qui ont encore la morve au nez, ceux qui croient qu'on peut changer le monde. »
    Puis Julius Priscus rencontre Doma, une jeune chrétienne, et Eclectos, le maître d'une communauté de chrétiens. Le doute l'envahit. Et si cette nouvelle religion était une espérance? Il va parcourir l'Empire, des bords du Danube à la Palestine. À Rome, il vit au palais impérial mais il fréquente les tavernes et les lupanars. Il assiste aux scènes de débauche et de meurtres auxquelles participe Commode, fils de Marc Aurèle, devenu empereur à son tour.
    Comment vivre, et pourquoi vivre si la sagesse d'un Marc Aurèle est balayée par la folie d'un Commode, nouveau Néron? Nous nous interrogeons comme Julius Priscus. Nous sommes, grâce au talent de romancier et au savoir d'historien de Max Gallo, dans le coeur profond de Rome, dans l'intimité des Romains.
    C'était il y a deux mille ans. Cela est devenu, dans ce roman fascinant, aujourd'hui.

  • Qui sont-ils Philippe Auguste le Conquérant, Saint Louis le Croisé, Philippe le Bel l'Énigmatique ?
    Fondateurs du royaume de France, ces Grands Capétiens ont composé les premières pages illustres de notre Histoire en peuplant notre mémoire de légendes, de gloire et de crimes.
    Les croisades contre les Infidèles, mais aussi contre les Albigeois et les Cathares ? L'Inquisition, les persécutions, les gibets et les bûchers ? La lutte contre le pape ? Les batailles où se forge le sentiment national ? Ce sont eux !
    À leur côté, Max Gallo fait revivre la lignée des Villeneuve de Thorenc qui les suivent pas à pas : ils sont sur le champ de la bataille de Bouvines aux côtés de Philippe Auguste, avec Saint Louis agonisant à Tunis, et proches de Philippe le Bel quand commence le procès des Templiers. Ils nous ont légué, parmi les monuments innombrables qui constituent notre patrimoine,l'abbaye du Mont-Saint-Michel, la cathédrale de Chartres, la Sainte-Chapelle, le Louvre... Et Paris, la plus grande ville de ce XIIIe siècle, le grand siècle du Moyen Age.
    Max Gallo raconte tout : la gloire et les turpitudes. La foi et le fanatisme. La compassion, la haine et l'injustice.
    Le Roman des Rois est l'histoire vivante de ces Grands Capétiens qui ont modelé leur siècle et fondé la France.

  •   La statue et la gloire de Voltaire cachent l'homme de chair. C'est celui-là que Max Gallo ranime. De sa naissance à sa mort, à 84 ans, à une décennie de la Révolution, on voit surgir un homme décidé à forger son destin jour après jour, mot après mot.
    Des milliers de vers, des dizaines de tragédies, essais, contes, pamphlets, études historiques, et près de quarante mille lettres, cette oeuvre, cette vie reflètent tout le XVIIIe siècle, celui des Lumières, du parti philosophique, de la lutte pour la tolérance, l'abolition de la torture.
      Voltaire veut être le visage majeur de ce temps décisif. « Moi, j'écris pour agir », dit-il. « Il faut dans cette vie combattre jusqu'au dernier moment ».
      Mais tout cela, immense, n'est rien encore. Max Gallo dévoile les autres  visages de Voltaire : ambition, habileté, prudence, goût de la richesse. Impitoyable et méprisant. Grincheux et souffreteux, mais capable de passion pour la « sublime Émilie ».
      Homme de contradictions. Courtisan et courageux. Roué de coups parce que roturier et jeté à deux reprises à la Bastille, mais ne cédant pas. Plaçant la liberté au-dessus de tout. Désireux d' "écraser l'Infâme ",  l'Église, mais écrivant que « si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer ». Voyant « les hommes tels qu'ils sont: des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue », mais ajoutant « où est l'amitié est la patrie » 
      Voltaire, éblouissant de vie, notre contemporain nécessaire.

  • Peut-on s'aimer aujourd'hui dans l'innocence ? Jérôme et Nathalie, deux jeunes gens qui se connaissent depuis l'enfance, voudraient le croire. Et tout semble favoriser leur amour. Leurs familles sont proches. Ils vivent dans le paysage ensoleillé des bords de la Méditerranée, à Nice, en Corse. Ils poursuivent les mêmes études. Tout devrait aller bien. Et cependant la tragédie avance pas à pas, comme un inexorable engrenage. Qui les manipule ? Qui les trahit ? Qui les fait entrer dans le "Jardin des Oliviers" où leur destin se joue ? Est-ce Nce, ville séductrice et cruelle, avec ses violences, ses injustices, ses trafics ?
    Nathalie succombe à la tentation de l'argent vite gagné. Jérôme est confronté au passé d'un homme qu'il a cru être un héros et qui se révèle ambigu, peut-être délateur, non pas résistant, mais Judas.
    Comment continuer de s'aimer quand autour de soi tout se dérobe ? Les familles se déchirent. Les épouses sont infidèles. Le père est au chômage. L'histoire que l'on a imaginée glorieuse est un labyrinthe de jalousies, d'intrigues, de trahisons. Qui croire ? Quel sens donner à l'amour, à sa vie ? Jérôme et Nathalie tâtonnent, se perdent, deviennent les figures symboliques de jeunes qui voudraient s'aimer simplement, qui découvrent que c'est impossible et qu'ils vont être victimes de leur sincérité.
    Le Jardin des Oliviers est le dixième et dernier volume de La Machinerie humaine, une saisissante fresque où se mêlent les jeux des puissants et la fragilité des êtres.

  • Elle s'appelle Julia Garelli. Un jour de l'hiver 1917, le destin de cette jeune comtesse bascule. Elle aime un révolutionnaire allemand proche de Lénine et, comme lui, rêve d'une Révolution mondiale. Mais, très vite, elle découvre, sous l'utopie et l'espoir,
    la terreur et la barbarie.
    Femme libre, espionne, aventurière, Julia devient le témoin lucide de tous les grands événements. Elle rencontre Staline et Hitler. Elle voit s'élaborer le pacte des assassins entre communistes et nazis. Elle en sera l'une des victimes, déportée en Sibérie, puis livrée à la Gestapo par Staline.
    Elle survit et témoigne.
    « Prenez la vérité pour horizon, dit-elle, que rien ne vous arrête ! Ne nous trahissez pas, nous qui
    sommes morts. »
    Max Gallo raconte cette vie de passion. Son roman, captivant et poignant, arrache les masques et les mensonges à l'Histoire.
    Et des décombres d'un siècle tragique surgit Julia Garelli, l'héroïque, l'aimante.

  • Claire est devenue Aïsha. Elle a choisi, en se mariant, de se convertir à l'islam.
    Son père, Julien Nori, professeur en Sorbonne, vit cette décision comme un échec personnel. Homme des Lumières, il craint le retour des inquisitions, des fanatismes. Il redoute le choc des civilisations. Le choix de sa fille le bouleverse, remet en cause ses convictions, tout ce qu'il a cru transmettre. Il veut comprendre, renouer le dialogue avec Claire. Mais il ne rencontre qu'Aïsha.
    Un jour d'octobre, il est assassiné à Paris, à quelques pas de sa Sorbonne. Vengeance d'un fanatique ou fait divers sordide, maquillé en crime islamique ?
    Max Gallo mène l'enquête. Il n'esquive aucune question. Son roman, émouvant et lucide, dévoile, derrière les apparences, les tentations du fanatisme. Et les raisons de vivre et de mourir de Claire et de Nori.
    À chacun sa vérité.

  • Elle s'appelle Amina. Elle veut vivre libre. Elle habite la cité du Volcan et a été une brillante élève du lycée Godefroi de Bouillon, celui de la ville voisine. Il porte le nom du chef des premiers Croisés, car c'est dans cette ville, Clermont-Ferrand, qu'a été lancée, il y a neuf siècles, par le pape Urbain II, l'appel à la Croisade.
    Amina est musulmane. Son frère Hocine est intégriste. Qu'est-ce que pour lui le désir de liberté d'une femme? Comment Amina pourrait-elle d'ailleurs espérer, rêver, vivre, alors qu'autour d'elle la violence se déchaîne. Un jour, il y a des morts, des crimes.
    Le commissaire Beaufort commence son enquête. Il découvre une réalité contradictoire, où se mêlent le passé et le présent, en ce lieu qui vit les Croisés se rassembler et où l'avenir hésite entre le fanatisme et la liberté. Beaufort et Amina, ces deux visages apparemment opposés de la France d'aujourd'hui, vont comprendre ensemble que l'amour est la seule part de Dieu.
    " J'ai terminé ce roman avant les récents attentats imputés à l'intégrisme musulman. Avant qu'on ne sache que des jeunes de banlieue y étaient mêlés. Ai-je le droit, dans cette situation d'utiliser l'imaginaire romanesque pour tenter de dévoiler les raisons de l'incendie, les cheminements de la violence et du fanatisme dans certains consciences? Je crois que seul le roman permet de montrer les arrière-fonds de nos mémoires d'où surgissent souvent des monstres.
    La Part de Dieu doit donc tout et rien à l'actualité. C'est un des rouages de La Machinerie humaine, cette suite romanesque qui entend suivre et embrasser les destins des femmes et des hommes d'aujourd'hui. Ecrire, c'est toujours prendre des risques. Je les assume. "
    M.G.
    " Cette oeuvre d'ampleur quasi balzacienne a mieux encore cerné ses ambitions de " Comédie humaine ". " Le Point.
    La Machinerie humaine, suite romanesque (en cours)
    - La Fontaine des Innocents, Fayard 1992
    - L'Amour au temps des solitudes, Fayard 1993
    - Les Rois sans visage, Fayard 1994
    - Le Condottiere, Fayard 1994
    - Le Fils de Klara H., Fayard 1995
    - L'Ambitieuse, Fayard 1995

  • Serenus, un chevalier romain, raconte ce qu'il a vécu. Nous voici au coeur de Rome.
    Ayant vu naître Néron, il est témoin des derniers jours de l'empereur. Les palais impériaux sont désertés, la mort rôde. Serenus se rallie à Vespasien et à Titus, les successeurs de Néron. Mais c'est la guerre en Judée. Les Juifs préfèrent le combat à la servitude.
    Serenus débarque avec Titus à Alexandrie. Il entre en Palestine. Et sa voix se fait haletante. Les tambours retentissent. Les légions romaines font preuve d'une cruauté impitoyable. Les villes sont incendiées, les corps crucifiés. Le Temple de Jérusalem est détruit et toute l'histooire des hommes s'en trouve ébranlée. Les derniers résistants se suicident à Massada. Mais le peuple juif est un temple et une forteresse indestructibles.
    Serenus dialogue avec l'empereur. Il est l'ami de Flavius Josèphe, ce juif romain, traître et fidèle à son peuple. Il admire la beauté de Bérénice, la reine juive dont Titus est épris. Et la légende devient réalité.
    L'histoire est vivante. Nous sommes à Rome et en Judée. Nous partageons les émotions; les questions de Serenus. Et si un Dieu unique - celui des Juifs et des disciples de Christos - punissait Rome l'impériale? Si l'éruption du Vésuve, anéantissant Pompéi, était le signal d'un châtiment? Dans sa villa de Capoue, Serenus parcourt toute sa vie et s'interroge. Max Gallo lui prête sa plume.
    L'histoire de Rome devient ainsi le plus vrai des romans.

  • L'une s'appelle Aurore. L'autre Isabelle. Ce sont deux soeurs. Elles ont eu vingt ans dans les années 70 quand, pour la première fois, la vie semblait offrir aux jeunes femmes toutes les libertés. Elles ont grandi dans une province rude et belle, le Jura, proches de la nature. L'une montait un cheval noir, l'autre un cheval fauve. Elles aimaient la vie avec violence. Elles voulaient éprouver toutes les passions, puisque l'époque effaçait la vieille morale qu'on leur avait inculquée dans le pensionnat catholique où elles avaient passé leur enfance. Elles allaient avec fougue rechercher l'amour, allant d'un homme à l'autre, se mêler à tous les événements, en connaître les acteurs. L'une, Aurore, avocate. L'autre, Isabelle, inspectrice des finances, engagée dans l'aventure politique, gagnant sa place au coeur du pouvoir, à l'Elysée, à partir de 1981.
    Maintenant, Aurore et Isabelle ont passé la quarantaine. C'est le moment d'un premier bilan de leurs amours, de leurs carrières. Ont-elles payé trop cher leurs ambitions? Cela valait-il la peine?
    Max Gallo raconte ces vies entrecroisées, et, parce que le destin des femmes a été, durant ces deux dernières décennies, le plus bouleversé par l'évolution des moeurs, il brosse ainsi un tableau des passions, des élans et des tourments de la société française d'aujourd'hui.
    L'Ambitieuse fait partie de la suite romanesque de Max Gallo intitulée La Machinerie humaine, composée de romans indépendants les uns des autres, commencée avec La Fontaine des Innocents (1992) et poursuivie avec L'Amour au temps des solitudes (1993), Les Rois sans visage (1994), Le Condottiere (1994), Le Fils de Klara H. (1995), tous publiés chez Fayard.
    Sur l'oeuvre de Max Gallo:
    " Cette oeuvre d'ampleur quasi balzacienne a mieux encore cerné ses ambitions de " Comédie humaine ". " (Le Point.) " Max Gallo et ses romans pleins de fureurs feutrées de l'actualité, passées au tamis d'une écriture calme, lisse, pondérée, et d'autant plus efficace. " (Dominique Mobailly, La Vie.) " Un auteur qui, depuis au moins une décennie, s'attache à décrire... le jeu obscur et tenace des puissants, le naufrage des espérances du plus grand nombre. Notre histoire, en somme. " (Gilles Perrault, Le Monde diplomatique.)

  • 11 novembre 1940 : Geneviève Villars et Bertrand Renaud de Thorenc, qui ont refusé l"'ombre et la nuit" de la défaite échappent aux arrestations qui suivent la première manifestation de résistance à Paris. Ils vont être de ceux qui combattent l'occupant et grâce auxquels "la flamme ne s'éteindra pas". Dans ce deuxième volume des Patriotes, nous les suivons de cet automne 40 à la fin de l'été 42.
    Geneviève crée un réseau de résistance au musée de l'Homme. Thorenc, grâce à ses amitiés d'avant-guerre, côtoie les milieux de l'Occupation : officiers, artistes, hommes d'affaires, policiers ou truands qui profitent des circonstances pour satisfaire leurs désirs de gloire, de pouvoir ou d'argent. La situation permet tous les héroïsmes et toutes les lâchetés. Elle donne à l'amour une dimension tragique. Thorenc s'éprend d'une jeune femme, Myriam Goldberg qu'il sauve de la déportation. Il connaît les geôles de la police et de la Gestapo. De mois en mois, il s'engage davantage dans l'action. Les jours de tension et d'angoisse côtoient les jours d'espoir car Russes et Américains entrent bientôt dans la guerre, et l'Allemagne nazie n'est plus sûre de vaincre. Mais le danger se fait aussi plus grand, il faut survivre, craindre les rafles, les dénonciations, remettre son sort entre les mains d'un inconnu, être à la merci d'une petite lâcheté ou d'une grande trahison. Et tombent les premiers otages, les premiers patriotes.
    Max Gallo fait vivre des dizaines de personnages qui, autour de Thorenc, de Geneviève, de Myriam, composent la fresque de ces années extrêmes dans lesquelles l'amour est le seul refuge. Ainsi, à chaque page de ce roman, l'émotion empoigne le lecteur qui n'est pas prêt d'oublier Bertrand et Geneviève, ces deux patriotes et amants pris comme tant d'autres dans une Histoire qui s'imprime douloureusement dans la chair et l'âme de chacun.

  • Printemps 1943. Bertrand Renaud de Thorenc, arrêté par les Allemands, a réussi à s'évader. Il devient l'un de ceux que de Gaulle a reconnus comme « compagnons pour la libération de la France dans l'honneur et par la victoire ». Mais, autour de lui, on a payé le « prix du sang ».
    Pour retrouver Geneviève Villard et Myriam Goldberg, Thorenc parcourt la France, des maquis paysans l'accueillent. Ici, un prêtre le cache. A Lyon, une jeune femme, Catherine Peyrolles, lui ouvre sa porte. Les jours passent. L'amour naît à nouveau. Catherine, malgré les dangers, veut un enfant de Bertrand. Elle 'appellera Max, en souvenir de Jean Moulin, tombé en juin 1943.
    L'espoir anime chacun parce que la victoire est proche, mais il faut survivre dans l'angoisse : Bertrand ne sait ce que sont devenus Catherine et le petit Max, et il découvre la trahison des uns, les calculs de ceux qui ne pensent déjà qu'à s'emparer du pouvoir.
    Traversé par l'émotion et la passion, ce dernier tome des Patriotes nous entraîne dans une époque où chacun doit choisir, à chaque instant, entre le courage et la lâcheté.
    Quand plus tard, à la fin du siècle, Bertrand Renaud de Thorenc se souviendra de Geneviève, de Myriam, de Catherine, de Max, il se demandera si ceux qui passent devant les stèles qui rappellent le sacrifice des patriotes imaginent ce que furent ces années extrêmes. Alors il racontera sa vie, celle des Patriotes.
    Les Patriotes suite romanesque en 4 volumes :
    L'Ombre et la nuit (1936-11 novembre 1940)
    La Flamme ne s'éteindra pas (11 novembre 1940-août 1942)
    Le Prix du sang (août 1942-21 juin 1943)
    Dans l'honneur et par la victoire (21 juin 1943-1945)

  • Néron? Qui était vraiment ce jeune empereur qui s'exhibait en acteur, en chanteur, en conducteur de char, en poète devant la plèbe de Rome ? Comment pouvait-il, lui qui avait ordonné les meurtres de sa mère Agrippine, de son frère Britannicus, de son épouse - et de tant d'autres ! - avoir pour conseillers le philosophe Sénèque, le lettré Pétrone ? Était-il cet Antéchrist qui, après l'incendie de Rome, désigna les chrétiens comme coupables et fit brûler ces martyrs pour éclairer une de ses fêtes impériales ?
    Max Gallo fait revivre un témoin de la Rome de Néron. Nous sommes aux côtés de l'Empereur et de Sénèque. Nous voyons Néron s'enfoncer dans la débauche, la lubricité, la cruauté. Il craint les complots. Il fait torturer et tuer ses rivaux. Puis il récite, il chante, il joue. La plèbe l'acclame dans les amphithéâtres.
    Max Gallo, historien et romancier, fait surgir ces temps légendaires. Dans cette puissante évocation, Néron devient l'incarnation maléfique et folle du pouvoir le plus absolu qu'un homme ait exercé sur un Empire.

  • Fier d'etre francais

    Max Gallo

    Il faut bien que quelqu'un monte sur le ring et dise: « Je suis fier d'être français. »
    Qu'il réponde à ceux qui condamnent la France pour ce qu'elle fut, ce qu'elle est, ce qu'elle sera: une criminelle devenue vieillerie décadente.
    Or nos princes, qui devraient la défendre, au lieu de pratiquer la boxe à la française, s'inspirent des lutteurs de sumo!
    Comment ne pas chanceler dans ces conditions?
    Et les procureurs de frapper fort.
    Ils exigent que la France reconnaisse qu'elle les opprime, qu'elle les torture, qu'elle les massacre. Seule coupable! Pas de héros dans ce pays! Renversons les statues, déchirons les légendes. Célébrons Trafalgar et Waterloo, et renions Austerlitz!
    Ils veulent que la France s'agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d'insultes, de crachats, heureuse qu'on ne la « nique » qu'en chanson et qu'on ne la brûle que symboliquement chaque nuit!
    Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring... et de boxer à la française!

  • Qui connaît encore l'histoire de la France ?
    On ne la raconte plus et on ne l'enseigne que par lambeaux. On l'accable bien souvent, sans entendre sa voix.
    Max Gallo retisse cette trame millénaire qui a donné naissance à la nation française. Il suit les mouvements d'une immense fresque: des premiers hommes qui ont habité et peuplé de leurs songes les grottes du Périgord jusqu'à ce début de XXIe siècle.
    Il ne dissimule rien, ni la gloire ni le désastre, ni le rayonnement des Lumières ni les rapines et les saccages des armées conquérantes.
    Mais son récit va au-delà du portrait des grands acteurs et du déroulement des événements.
    Il montre comment, génération après génération, depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, se sont constituées sur notre sol des manières d'être, de penser et de croire, d'éprouver, d'agir et de réagir, d'approuver et de se révolter, qui ont composé, touche après touche, l'âme de la France.
    Celle-ci est au coeur de ce livre.
    Max Gallo éclaire, par l'Histoire, nos comportements, nos faillites, nos redressements et, en racontant la genèse de l'âme de la France, il dévoile notre présent.
    On ne peut changer la France qu'en ne trahissant pas son âme. Selon Renan, «tous les siècles d'une nation sont les feuillets d'un même livre».
    Ce livre, Max Gallo l'a écrit.

  • C'est dans l'île grecque de Patmos, au fond d'une grotte, que l'apôtre Jean a dicté à son disciple le texte de l'Apocalypse. Chaque été, Paul Déméter, titulaire de la chaire d'histoire du christianisme au Collège de France, réunit là sept étudiants et un vieux philosophe, Louis Verhagen. Il fréquente la bibliothèque du monastère voisin. Un jour, on y découvre son cadavre, la gorge tranchée. Le commissaire principal Di Pasquale est envoyé de Paris pour conduire l'enquête, au côté du policier grec Vassilikos. Toute mort violente est une sorte d'apocalypse. Avec ce crime, c'est à la fois le mystère de la mort et le sens de la vie qu'on affronte. Di Pasquale découvre des textes de Déméter rassemblés sous le titre Apocalypse et espérance. L'enquête le transforme comme elle transforme chacun des personnages. Le commissaire français se confie, va du texte de l'Apocalypse de saint Jean à ceux de Déméter. Il se plie à cette exigence de l'apôtre Jean : « Écris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui va être après. » Dans ce nouveau roman, Max Gallo entrecroise les écrits de Jean, ceux de Déméter et de Di Pasquale. Ainsi l'enquête policière devient-elle une quête. Le roman « policier » se change en méditation mystique. "À Patmos, dit Vassilikos, personne n'échappe à l'apocalypse, et on doit l'affronter seul ".

  • Aujourd'hui, il faut jeter par dessus bord tout ce qui alourdit la marche. Inventer, c'est être fidèle. S'aveugler, c'est trahir. La gauche affronte la réalité. Mais si elle se limite au quotidien, elle est perdue. Le vrai pouvoir est celui des idées. Quels projets pour elle en cette fin du deuxième millénaire ? Un seul : LA LIBERTÉ. Qui écrivait déjà : "Le premier des droits de l'homme, c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail" ? Jean Jaurès. Mais ce n'est pas seulement de la gauche qu'il s'agit ici. Le monde est déchiré, surarmé, affamé ; l'Europe est absente ; la France butte sur les conservatismes. Comment franchir la passe ? En inventant une Troisième Alliance, qui suppose l'abandon des vieux dogmes et l'émergence d'un nouvel individualisme.

  • Après la fin tragique de Charles Faurel, héros de L'Envoûtement, et la mort de Savorgnan de Brazza, défenseur des indigènes et de la civilisation française, ce deuxième volume de L'Empire aborde au plus près la réalité de l'Empire colonial. En compagnie d'Alexandre Kerner, fils du patron de la Compagnie française de Navigation et de Commerce, l'on découvre, à la fois fasciné et révulsé, l'Afrique du début du xxe siècle. En conflit avec la figure paternelle, c'est par ses articles qu'Alexandre commence à défendre la dignité du peuple noir. Néanmoins, il accepte de séjourner sur la frontière du Maroc à l'invitation de Lyautey et découvre que, « là-bas, on fait la paix à coups de sabre ». Puis, filant vers Tombouctou, remontant le Niger vers Bamako, il décide de s'installer en Afrique. En arrière-fond, la Première Guerre mondiale menace et les événements s'enchaînent inexorablement. Lorsque celle-ci éclate, tout se transforme de nouveau : il n'y a alors pas de noirs, de jaunes, de blancs, la République doit d'abord vaincre.
    A travers cette trame historique, Alexandre Kerner inscrit sa vie d'homme, tour à tour traversée de passions, d'amour, et creusée de drames.
    Dans cette grande fresque romanesque, Max Gallo fait resurgir l'Empire disparu.

  • Et si le Versailles de Louis XIV cachait derrière ses splendeurs « un abîme de crimes » ? 
    Le Roi-Soleil lui-même a institué une « Chambre ardente » chargée d'enquêter et de juger. 
    Mais peut-on poursuivre la favorite du roi, la marquise de Montespan, soupçonnée d'avoir empoisonné des rivales et usé de philtres et de poudres pour retenir le roi et ranimer ses ardeurs ? 
    Max Gallo raconte cette affaire des poisons, mène l'enquête. Il nous conduit dans les basfonds du Grand Siècle, là où l'on célèbre des messes noires et prépare des « poudres de succession » qui facilitent les héritages. 
    « Il y a des modes de crimes comme d'habits », écrit Saint-Simon. Du temps de Louis XIV, « ce n'étaient qu'empoisonnements ».

  • Dans sa nouvelle grande fresque en trois volumes, Max Gallo raconte la naissance de la France chrétienne à travers trois hautes figures : Martin, le premier évangélisateur des Gaules ; Clovis, barbare converti, premier grand roi chrétien, qui unifia la Gaule ; Bernard, le grand fondateur cistercien qui prêcha la deuxième croisade.
    Dans le premier volet de ce triptyque, Julius et Antonius Galvinius, un tribun et son fils, se déchirent : tenants de deux mondes qui s'affrontent, ils tentent de se convertir l'un l'autre, l'un à la tradition antique, l'autre à la foi nouvelle. Ils s'empoignent autour de la vie de saint Martin.
    Partagé lui aussi entre deux conceptions du monde, Martin a choisi de se consacrer, dans la prière et la solitude, à son Dieu. Mais ce Dieu en a décidé autrement : élu évêque de Tours, Martin est appelé à convertir et détruire le culte païen, armé de la prière et de la prédication. Sa discipline, la pauvreté de sa subsistance, les miracles qu'il accomplit attirent autour de lui une communauté de plus en plus grande, qui le reconnaît bientôt comme le premier grand maître chrétien.
    Digne disciple de Martin, Antonius mourra en martyr après avoir sauvé son père Julius des mains des barbares. Ce sacrifice conduira ce dernier à le remplacer dans son ermitage après s'être rallié à la juste foi.
    Martin, Clovis, Bernard : sur ces trois pierres de fondation, Max Gallo raconte avec force et foi la naissance de la France chrétienne.

  • Lorsque Claire Garneray paraît à l'écran, six millions de regards cherchent à savoir qui elle est. Tout le monde connaît son visage. On attend son sourire et ses battements de paupières qui révéleront son émotion. Elle est seule face à ses invités dont les vies sont toujours tragiques, singulières, scandaleuses. De sa voix douce, elle les contraint à se confier. Ils lui disent tout, le plus intime comme le plus sordide. Mais elle n'avoue rien de sa propre vie. On l'imagine. On lui écrit des lettres d'amour ou d'insultes. On la menace. Elle est une star. Mais qui est-elle vraiment? D'où vient-elle? Quelle est cette " femme derrière le miroir " d'un écran de télévision?
    Un matin, un éboueur découvre son corps enfoncé dans une poubelle de la place de l'Odéon, à Paris, à quelques mètres de l'appartement qu'occupe Bernard Terraz, le principal actionnaire de la chaîne RTE.
    Qui a tué Claire Garneray et pourquoi?
    Pour répondre, l'inspecteur Milner doit passer de l'autre côté du " miroir truqué ", derrière l'écran. Il veut savoir quels fils relient Bernard Terraz et Claire Garneray. Il découvre deux lignées familiales aux destins croisés qui viennent se nouer sur ce plateau de télévision. Il arrache les masques de ces présentateurs vedettes, de ces journalistes, de ces maîtres des médias que déchirent et unissent les passions et les ambitions.
    Avec cette nouvelle pièce de La Machinerie humaine, la grande suite romanesque qu'il a entreprise il y a quatre ans et qui explore notre demi-siècle, Max Gallo décrit la vie de ceux qui possèdent et font la télévision. Après les " faiseurs d'or " _ le roman précédent _ voici les " faiseurs d'images ". Les destins de ces propriétaires, de ces journalistes, de ces présentatrices racontent l'histoire du pouvoir aujourd'hui.
    Voici le roman de notre temps.
    La Machinerie humaine, suite romanesque (en cours):
    - La Fontaine des Innocents, Fayard 1992 - L'Amour au temps des solitudes, Fayard 1993
    - Les Rois sans visage, Fayard 1994 - Le Condottiere, Fayard 1994
    - Le Fils de Klara H., Fayard 1995 - L'Ambitieuse, Fayard 1995
    - La Part de Dieu, Fayard 1996 - Le Faiseur d'or, Fayard 1996


  • Discours de réception deMax Gallo à l'Académie française et réponse deAlain Decaux

  • Cela commence avec la nuit qui tombe, un soir de décembre 1989, autour de la Fontaine des Innocents, dans le quartier des Halles, à Paris.
    Une jeune femme, Anne-Marie Bermont, est agressée au milieu de la foule. Ce n'est même pas un fait divers, à peine un incident comme il s'en produit chaque jour des dizaines dans l'immense capitale. Mais, pour Anne-Marie, le coup qu'on lui a porté déchire la trame de son existence.
    Max Gallo suit cette jeune femme, victime de ce qu'est devenue la Ville. Il mène l'enquête, fait sortir de l'ombre une foule de personnages dont les vies se croisent.
    Les figures du Paris d'aujourd'hui, les lieux, s'ordonnent ainsi autour d'Anne-Marie Bermont et composent des scènes de la vie parisienne fin de siècle.
    La Fontaine des Innocents est donc aussi, comme tout grand roman, un témoignage. Mais les personnages qui y sont campés apparaissent d'emblée comme plus vrais que ceux dont parlent les journaux. Et ce sont les noms des héros de ce roman qu'on retiendra.
    Qu'un crime se produise, bousculant l'échiquier où chaque personnage a sa place, et c'est Paris qui tremble, cependant que s'avancent, pour étouffer l'affaire, les proches du pouvoir. Alors s'engage entre ceux qui veulent faire la lumière, policiers, journalistes, et ceux qui veulent l'étouffer, une lutte serrée, impitoyable, dans laquelle, malgré elle, Anne-Marie Bermont va se trouver impliquée.
    La Fontaine des Innocents témoigne de l'atmosphère, des machinations, des ambitions perdues, des élans, des hypocrisies, de la fin de l' " innocence ", des petitesses et des passions du Paris de notre temps.
    Romancier, historien, Max Gallo est l'auteur d'une oeuvre qui compte déjà plusieurs dizaines de volumes, dont Le Regard des femmes.

  • Une jeune fille passe, marchant le long du quai d'un pas lent; le vent soulève son manteau noir, trop large...
    Qui est-elle? Qu'annonce-t-elle? Deux hommes l'observent, attirés, inquiets.
    L'un, Thomas Joubert, est jeune. Depuis des années, il cherche à connaître les secrets que détient l'autre, Antoine Vecchini, celui qu'il appelle " le Vieux Salaud " et qui vit retiré dans une maison de ce port du Sud.
    Le vieil homme, habile, retors, prudent, a connu tous ceux qui, sur le devant de la scène, ont occupé les pouvoirs: présidents, hommes politiques, banquiers, académiciens... Il n'ignore rien de leur passé, de ce qui les unit encore. Il a été auprès d'eux un homme d'influence, le plus souvent dans l'ombre, notant jour après jour ce qu'il voyait et apprenait. Il est tenté de livrer ses secrets pour jouir du scandale, du désordre, parce qu'il sait sa mort proche et qu'il ne peut plus s'offrir d'autres plaisirs.
    Thomas Joubert doit enfin le rencontrer. Tout à coup, cette jeune fille s'avance, silhouette énigmatique. Visage de l'innocence dans cette partie pleine d'arrière-pensées? Ou, au contraire, présage lourd de menaces, signe et rappel des tragédies passées, de celles qui s'annoncent? Promesse de vie ou de mort pour ces deux hommes?
    Autour d'eux, Max Gallo fait surgir tout un univers balzacien, le nôtre, celui d'une histoire proche que nous imaginions connaître. Dans ces vies dévoilées, le plus noble se mêle au plus sordide, le résistant croise le tortionnaire, la femme vénale brûlée d'ambition côtoie l'héroïne. Que de Vautrin et de Vidocq! Que d'affaires ténébreuses! Que de passions extrêmes!
    Où est le vrai? Où, l'imaginaire?
    Après avoir lu Les Rois sans visage, on ne pourra plus penser de la même manière aux femmes et aux hommes qui ont fait l'histoire de ces dernières décennies. Comme dans La Fontaine des Innocents et l'Amour au temps des solitudes, ses deux derniers romans, Max Gallo se fait ici le maître chroniqueur des passions, des moeurs et des intrigues de notre temps.

  • On l'appelle le Condottiere. Il vit au bord du lac de Côme, non loin de Dongo, où a rêvé le Fabrice de Stendhal et où, en 1945, Mussolini a été abattu par les partisans. Il règne depuis le siège de ses sociétés, à Parme, sur un empire. Il possède journaux et télévision, maisons d'édition et de haute couture. Il préside des défilés de mannequins et finance des équipes de football. Le Condottiere est un homme puissant qui séduit et intrigue. Il aime le pouvoir, l'argent, les femmes, les arts. Dans la Villa Bardi, sa somptueuse résidence qui domine le lac de Côme, il reçoit l'Europe qui compte. Artistes, banquiers, jolies femmes, ministres, journalistes se retrouvent dans la Fondation du Futur qu'il a créée. A Paris, il s'apprête à racheter l'Universel et l'agence H and H, cet hebdomadaire et cette agence de publicité dont Max Gallo a décrit le rôle dans La Fontaine des Innocents et Les Rois sans visage. On le courtise et on l'interviewe avec égards.
    Mais on découvre un matin, dans les eaux glacées et noires du lac de Côme, le corps d'une jeune femme, Ariane, et les soupçons se portent sur le Condottiere. Une journaliste venue de Paris, Joan Finchett, et un juge de Parme, Roberto Cocci, enquêtent.
    Max Gallo brosse un portrait impitoyable du Condottiere et de son entourage, en même temps qu'il campe ces personnalités passionnées que son Ariane _ une victime _, Joan Finchett et le juge Cocci, décidés à faire connaître la vérité et à garder les "mains propres".
    Après La Fontaine des Innocents et Les Rois sans visage, Le Condottiere est de ces romans de dévoilement d'une vérité aussi fascinante qu'inquiétante, celle de la réalité socio-politique d'aujourd'hui et des hommes et femmes de cette fin de siècle.

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