• Le choix des textes, composé par Julien Gracq pour cette lecture, invite à suivre « la trace sinueuse du voyage de l'auteur ». Le Rivage des Syrtes : une guerre où rien ne se passe pour celui qui est chargé d'observer le bord d'une mer éternellement vide, et qui attend, jusqu'au jour où l'appel de ce pays, de l'autre côté, se fait entendre comme la voix de son destin. En lisant en écrivant : l'auteur a choisi de nous livrer, parmi ses réflexions et rêveries sur la littérature, celles concernant Proust. Lettrines 2 : l'auteur évoque ses pérégrinations, seul, sur les routes, s'imprégnant du pays traversé. La Forme d'une ville nous emmène à Nantes, « au coeur d'une ville presque davantage imaginée que connue, si longtemps à demi interdite qu'elle a fini par symboliser l'espace même de la liberté ».

  • It is the fall of 1939, and Lieutenant Grange and his men are living in a chalet above a concrete bunker deep in the Ardennes forest, charged with defending the French-Belgian border against the Germans in a war that seems unreal, distant, and unlikely. Far more immediate is the earthy life of the forest itself and the deep sensations of childhood it recalls from Grange’s memory. Ostensibly readying for war, Grange instead spends his time observing the change in seasons, falling in love with a young free-spirited widow, and contemplating the absurd stasis of his present condition. This novel of long takes, dream states, and little dramatic action culminates abruptly in battle, an event that is as much the real incursion of the German army into France as it is the sudden intrusion of death into the suspended disbelief of life. Richard Howard’s skilled translation captures the fairy-tale otherworldliness and existential dread of this unusual, elusive novel (first published in 1958) by the supreme prose stylist Julien Gracq.

  • Lu par Bernard-Pierre Donnadieu
    Julien Gracq (1910-2007)est un des écrivains majeurs de la
    littérature du XXe siècle.
    Au château d'Argol, son premier roman, parut en 1939 grâce à l'éditeur José Corti. L'oeuvre, toute empreinte de l'atmosphère des romans gothiques, fut encensée par André Breton.
    Dans une Bretagne envoûtante, une histoire d'amour fulgurante et ambiguë entre trois êtres.


  • Trois conversations entre un spécialiste de Jules Verne et trois de ses amoureux nous permettent de redécouvrir ce grand écrivain de la modernité. Julien Gracq, tout en évoquant l'émerveillement de sa découverte, enfant, des Voyages extraordinaires, analyse les vertus littéraires et montre l'aspect géographique de l'oeuvre. Michel Serres éclaire le pan scientifique, la communication, mais aussi les mythes, les religions, la littérature, la philosophie, etc. Régis Debray s'attache au côté humain, social, politique de l'oeuvre et à son rapport à la démocratie.
    Tous trois nous offrent une longue promenade durant laquelle ils font voler en éclats bon nombre de lieux communs. En éclairant la magie particulière que l'on ressent à la lecture des Voyages extraordinaires, ils mettent en lumière l'entreprise infiniment précieuse de celui qui, un siècle durant, sut se faire le passeur entre la science et la société de son époque.

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