• Avant que la lucidité ne le quitte à jamais, un homme écrit à la femme de sa vie, dans le chaos absolu dune mémoire vacillante, de longs feuillets recto/verso. Dun côté : litinéraire dun enfant sans amour et laffliction dun adulte sans dieu,  de lautre : lhistoire du Mal souverain. Confiteor (en latin : je confesse) est une véritable cathédrale profane.

  • Quatorze nouvelles indépendantes et pourtant intimement liées par l'auteur de "Confiteor", où l'on retrouve sa manière de fouiller les manifestations du mal, de l'amour, du destin et de ses mauvais tours.

  • Treize nouvelles saisissantes où, l'oeil rivé au judas, on observe avec un trouble croissant des personnages qui exercent le mal sans remords aucun, tel l'assassin qui n'aime rien tant que le mélange de danger, de mystères, de petites filles et d'aventures...  Comme toujours, l'auteur de Confiteor agrémente le mal de naturel, de cynisme et d'humour, le démystifiant et nous le rendant ordinaire, le présentant pour ce qu'il est : un banal ingrédient de notre quotidien. 

  • Sa Seigneurerie - Jaume Cabré 1799, novembre et décembre. Il n'arrête pas de pleuvoir sur Barcelone, la ville en semble paralysée. Mais la vie superficielle de l'aristocratie bourbonienne poursuit son cours. Son unique souci : fêter le changement de siècle sur le plan religieux et sur le plan civil. Te Deum à la cathédrale, réceptions dans les salons luxueux...
    L'assassinat d'une cantatrice française émeut le bon peuple et la bonne société. On arrête un suspect, on en fait le coupable. D'autant plus coupable qu'on trouve en sa possession un document qui peut entraîner la chute de « Sa Seigneurie », la plus haute autorité judiciaire de la Catalogne : don Rafel Masso, régent de l'Audience Royale. Au « je ne l'ai pas tuée » d'un accusé auquel on ne donne pas les moyens de se défendre fait écho le « je ne voulais pas le faire » du régent qui, lui, a bel et bien étranglé sa maîtresse et couvert d'or son jardinier pour qu'il cache le cadavre. Peu de temps s'écoule entre la confession du jardinier et celle du régent, c'est-à-dire de la vengeance de l'humble à la déroute du puissant.
    Assez de temps cependant pour que nous devienne familière une ville qui se reconstitue une santé en dépit et aux dépens d'une aristocratie aussi veule qu'abjecte.

    Prix Méditerranée 2004 « James Cabré brosse le portrait d'une société corrompue à son crépuscule. Somptueux comme un opéra puccinien ou un projet viscontien, Sa Seigneurie (qui a reçu le prix Méditerranée Etranger) bénéficie d'une traduction d'une saveur enthousiasmante. Enfin une grandeur non usurpée. » Philippe-Jean Catinchi, Le Monde « Retenez bien le nom de ce romancier catalan, car on en reparlera. Sa Seigneurie est son premier roman traduit - excellemment - en français. La qualité littéraire époustoufle: intrigue saisissante pleine de rebondissements, longues phrases proustiennes alternant avec des dialogues truffés d'arrière-pensées et des monologues intérieurs, maîtrise des mouvements temporels et des flash-back, art de différer les réponses, de donner comme Balzac vie à une centaine de personnages, de ressusciter comme Dumas l'atmosphère d'une époque abolie: Barcelone entre 1795 et 1800, assez proche de la France pour que des écrits satiriques révolutionnaires y fleurissent contre les Bourbons et Godoy, le favori de la reine Marie-Louise de Bourbon-Parme. Cabré connaît le nom de chaque rue, et de chaque cloche de chaque église. » Jean-Charles Gateau, Le Temps

  • L'Ombre de l'Eunuque décrit l'histoire de la famille Gensana, installée depuis la fin du XVIIème siècle dans les environs de Barcelone. De leur montée en importance, grâce au développement de l'industrie textile au début du XXème siècle à leur décadence au lendemain de la guerre civile, le lecteur suit cette famille à travers deux destins entrecroisés : ceux de Maurici Sicart et de Miquel Gensana. Le premier s'est institué mémorialiste de la famille, son chroniqueur mais un chroniqueur pervers qui bouleverse l'arbre généalogique et déchaîne la catastrophe.
    Miquel, lui, se lance à corps perdu dans la lutte contre le franquisme puis réintègre difficilement la vie civile. Sa passion pour une violoniste virtuose lui donnera l'illusion de pouvoir s'en sortir.
    Miquel est le dernier représentant de la famille Gensana et c'est par lui que le lecteur découvre la saga de cette dynastie avec, en parallèle, une description de la Catalogne du XIXème siècle à nos jours.
    Jaume Cabré mêle les voix présentes et passées, enchevêtre les situations et son roman sert à merveille le « dur désir de durer » de ses personnages.

    Prix Ciutat de Barcelona 1997 « En deux parties et quatre mouvements calqués sur le Concerto à la mémoire d'un ange d'Albert Berg, ce roman mélancolique enlace le destin de deux hommes, le (parfois) narrateur Miquel Gensana, et son oncle Maurici Sicart, héritiers d'une grande famille bourgeoise de Barcelone. [...] Tout cela appuyé par un style qui se joue des conventions et servi par une traduction magnifique. » Martine Silber, Le Monde « Récompensé pour cet ouvrage par le Prix Ciutat en 1997, Jaume Cabré mêle les points de vue, les styles narratifs, la fiction et l'Histoire, le tout dans une écriture exigeante et sans concession. » Page des libraires

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