• Ce recueil de poèmes, publié après le décès d'Henry Muchart (1873-1954) sous un titre qu'il avait lui-même prévu, constitue une anthologie de l'ensemble de son oeuvre. La première partie rassemble, parmi ses poèmes inédits, ceux auxquels il avait donné leur forme définitive. Les autres parties regroupent des poèmes choisis dans ses trois ouvrages actuellement introuvables en librairie : Les balcons sur la mer, Les fleurs de l'arbre de science, Le miel sauvage. Les lecteurs de ce quatrième volume pourront donc connaître - de façon exacte et complète - l'évolution et l'épanouissement du grand talent que révéla, en 1901, la publication des Balcons sur la mer.

  • Ce recueil de poèmes, publié après le décès d'Henry Muchart (1873-1954) sous un titre qu'il avait lui-même prévu, constitue une anthologie de l'ensemble de son oeuvre. La première partie rassemble, parmi ses poèmes inédits, ceux auxquels il avait donné leur forme définitive. Les autres parties regroupent des poèmes choisis dans ses trois ouvrages actuellement introuvables en librairie : Les balcons sur la mer, Les fleurs de l'arbre de science, Le miel sauvage. Les lecteurs de ce quatrième volume pourront donc connaître - de façon exacte et complète - l'évolution et l'épanouissement du grand talent que révéla, en 1901, la publication des Balcons sur la mer.

  • Le matelot, dans son logis proche du ciel,
    Réparant, de ses mains maladroites et vieilles,
    Les filets qu'a rompus la pêche de la veille,
    Y respire une odeur de marée et de sel.Le grossier chapelet fait de noyaux d'olives,
    Qu'il rapporta jadis du mont des Oliviers,
    Orne les pauvres murs, où des fleurs en papier
    Étalent leur raideur et leurs nuances vives.Sous un globe, un oiseau ramagé de tons crus,
    Dont chaque jour ternit et mite le plumage,
    Rappelle encore, avec la croix en coquillages,
    Les voyages anciens et les ports inconnus.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les savants au coeur sec avaient longtemps cherché
    Les lois de la matière et les règles abstraites,
    Mais la Science en vain fleurissait leurs retraites,
    Ainsi qu'un arbre rare en un jardin fermé.De fabuleux dragons, gardiens des Hespérides,
    En défendaient l'accès au rêveur ingénu
    Qui, faisant chatoyer les mots, n'aurait pas su
    Dire le sens caché des formules arides.Les poètes, amis du mensonge et des dieux,
    Avec leur âme simple et leur esprit crédule,
    Imaginaient, qu'au fond du rouge crépuscule,
    La blessure du Jour ensanglantait les cieux.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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