• "- Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence. - Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle. - Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ? - Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés. - Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ?"
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  • On l'a peint soigneusement sur les treize portes d'un immeuble, dans le 18e arrondissement de Paris : un grand 4 noir, inversé, à la base élargie. En dessous, trois lettres : CLT. Le commissaire Adamsberg les photographie, et hésite : simple graffiti, ou menace ?
    À l'autre bout de la ville, Joss, l'ancien marin breton devenu Crieur de nouvelles est perplexe. Depuis trois semaines, une main glisse à la nuit d'incompréhensibles missives dans sa boîte à messages. Un amuseur ? Un cinglé ? Son ancêtre murmure à son oreille : « Fais gaffe à toi, Joss».

  • « Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m'entretenir avec vous de l'avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier.
    Il y a dix ans, j'avais publié un très court texte sur l'écologie. Et quand on m'a prévenue qu'il serait lu à l'inauguration de la COP 24, c'est alors que j'ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l'avenir de la Terre, du monde vivant, de l'Humanité.
    Rien que ça. »

  • Temps glaciaires

    Fred Vargas

    « Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s'inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l'oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment.
    - La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m'emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D'après les rapports internes, il s'agit d'un suicide avéré. Tu as des doutes ?
    Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin.Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c'était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans.- Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ? »

  • « Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? » Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles qui surgissent à la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de la ville ; au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, yaourt, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite « suintent » la cruauté. Il le sait, il le sent : bientôt, de l'anodin saugrenu on passera au tragique.

  • Laisser les loups vivre en liberté dans le Mercantour, c'était une belle idée, dans l'air du temps. Mais ce n'était pas celle des bergers et, quelques mois plus tard, la révolte gronde.
    Mais est-ce bien un loup qui tue les brebis autour du village de Saint-Victor ?
    Les superstitions resurgissent, un bruit se propage : ce n'est pas une bête, c'est un loup-garou... Lorsqu'une éleveuse est retrouvée égorgée dans sa bergerie, la rumeur tourne à la psychose.
    À Paris, le commissaire Adamsberg guette les nouvelles de la Bête du Mercantour :
    Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup, la nuit.

  • «- Là-bas, quand quelqu'un dit "J'ai vu passer l'Armée furieuse", tout le monde sait très bien de quoi il retourne. Je vais mieux vous décrire l'Armée que voit Lina, et vous comprendrez que ses nuits ne soient pas douces. Et s'il y a une chose de sûre, commissaire, c'est que sa vie à Ordebec doit être très difficile.
    - Que voit-elle? demanda Zerk, cigarette pendant aux lèvres.
    - Armel, cette vieille armée qui répand son fracas n'est pas intacte. Les chevaux et leurs cavaliers sont décharnés, et il leur manque des bras et des jambes. C'est une armée morte à moitié putréfiée, hurlante et féroce, qui ne trouve pas le ciel. Imagine cela.»

  • Un hêtre peut-il pousser en une seule nuit dans un jardin, à Paris, sans que personne ne l'ait planté ? Oui. Chez la cantatrice Sophia Siméonidis ; et elle n'en dort plus. Puis elle disparaît sans que cela préoccupe son époux. Après une série de meurtres sinistres, ses trois voisins « dans la merde », aidés par l'ex-flic pourri Vandoosler, découvriront les racines du hêtre, vieilles de quinze ans, grasses de haine et de jalousie.

  • Invités au Québec pour « une formation de deux semaines ciblée sur le traitement des empreintes génétiques », Adamsberg est victime d'un malaise qui le surprend, inexplicablement. La lecture d'un article de presse, faisant part de l'assassinat d'une jeune fille de trois coups de couteau, vient de faire ressurgir en lui d'atroces souvenirs : ceux de son frère inculpé quelque trente ans auparavant pour le meurtre de sa fiancée qu'il n'a jamais réussi à innocenter, malgré son identification certaine de l'assassin. Le tueur au Trident est-il de retour?

  • Des tombes ouvertes, des reliques qui disparaissent...La nonne qui hante le nouveau domicile d'Adamsberg serait-elle à l'origine de ces étranges phénomènes?
    Dans cette enquête du commissaire Adamsberg, un double-meurtre à Paris va le conduire entre la Normandie, et le Béarn, terre d'origine du commissaire : une occasion pour le lecteur de connaître mieux une face cachée de celui-ci. Le meurtre conduira, sous sa direction comme toujours improbable mais efficace, sur les traces d'un breuvage d'immortalité et du phénomène de dédoublement de la personnalité.

  • Un lieu incertain

    Fred Vargas

    " - Et qu'est-ce qu'ils vont en faire ? demandait Estalère. Trouver vingt personnes sans pieds pour les recoller avec ? Et après ?
    - Mais il semble qu'il n'y en ait pas plus de dix-huit. Ce qui nous ferait neuf personnes.
    - D'accord. Mais si les Anglais avaient un problème avec neuf personnes sans pieds, ils seraient déjà au courant, non ?
    - S'il s'agit de personnes, dit Adamsberg. Mais s'il s'agit de corps, pas forcément.
    Estalère secoua la tête.
    - Si les pieds ont été coupés sur des morts, précisa Adamsberg. Cela nous donne neuf cadavres. Les Anglais ont quelque part neuf cadavres sans pieds, et ils ne le savent pas."

  • Claude, Tibère, Néron, les trois étudiants, les trois « empereurs » promènent leur nonchalance inquiète dans les rues de Rome. Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la bibliothèque du Vatican !
    Henri Valhubert, le grand expert d'art parisien ? et père de Claude ? est assassiné un soir de fête devant le palais Farnèse.
    Que faisait-il dans la capitale italienne, et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?

  • «Ton collègue blond est assez emmerdant mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond, il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton souffle. Ton ami blond voit une flaque. Il s'arrête, examine la chose et il la contourne, il prépare bien son affaire.
    Toi, tu ne vois même pas cette flaque mais tu passes à côté sans le savoir, au flair. Tu pigesoe T'es comme un magicien...» Il a raison ce clochard, le commissaire Adamsberg est un véritable magicien. Trois nouvelles pour le prouver, trois enquêtes du commissaire, à Paris, là où coule la Seine.

  • Embusqué place de la Contrescarpe à Paris, alors qu'il surveille la fenêtre du neveu d'un député bien peu sympathique, Kehlweiler découvre un petit bout d'os humain... Celui-ci l'obsède tellement qu'il abandonne ses filatures afin de découvrir qui sont le cadavre et son assassin.

  • Les personnages lunaires et perspicaces, Marc, Lucien et Mathias, aident une nouvelle fois Louis Kehlweiler dans une enquête visant à innocenter Clément Vauquer, un simple d'esprit que tout accuse du crime de deux jeunes femmes. Dans un Paris où les prostituées sont plus vertueuses que les agents de police, Fred Vargas dessine les contours d'une intrigue impeccable et de personnages loufoques et attachants.

  • « Comment résoudre définitivement tous les problèmes que se posent l'être humain ? Comment faire qu'il cesse d'avancer d'erreurs en fourvoiements ? Fred Vargas nous livre un petit opus d'un humour dévastateur. Où l'on comprend enfin pourquoi le bus n'arrive jamais, pourquoi le sable s'enfuit lorsqu'on le serre ou pourquoi il est bon de parler sans arrêt. Bref, ce petit traité est indispensable ! » - Le Nouvel Observateur

  • À la fois autoanalyse et thérapie de groupe, mais loin de toute démonstration académique ou érudite, ce traité se propose, avec humour et autodérision, d'alléger notre tracas, de déposer ce fardeau sur le bord du chemin. Cette douce rébellion est un voyage initiatique au coeur de la pensée zigzagante de l'auteur, en quête de béatitude et d'harmonie.

  • 'People will die,' says the panic-stricken woman outside police headquarters.



    She refuses to speak to anyone besides Commissaire Adamsberg. Her daughter has seen a vision: ghostly horsemen who target the most nefarious characters in Normandy. Since the middle ages there have been stories of murderers, rapists, those with serious crimes on their conscience, meeting a grisly end following a visitation by the riders.



    Soon after the young woman's vision a notoriously vicious and cruel man disappears. Although the case is far outside his jurisdiction, Adamsberg agrees to investigate the strange happenings in a village terrorised by wild rumours and ancient feuds.

  • Shortlisted for the CWA International Dagger HOW DO YOU SOLVE A MURDER WITHOUT A BODY?



    Keeping watch under the windows of the Paris flat belonging to a politician's nephew, ex-special investigator Louis Kehlweiler catches sight of something odd on the pavement. A tiny piece of bone. Human bone, in fact.



    When Kehlweiler takes his find to the nearest police station, he faces ridicule. Obsessed by the fragment, he follows the trail to the tiny Breton fishing village of Port-Nicolas - in search of a dog. But when he recruits 'evangelists' Marc and Mathias to help, they find themselves facing even bigger game.



    A THREE EVANGELISTS NOVEL
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  • Three times a day in a Parisian square, a curious modern-day crier announces the news items that are left in his box. Over the course of a few days he receives a number of disturbing and portentous messages of malicious intent, all of them referring to the Black Death. Strange marks have also appeared on the doors of several buildings: symbols once used to ward off the plague. Detective Commissaire Adamsberg begins to sense a connection, even a grotesque menace. Then charged and flea-bitten corpses are found. The press seizes on their plague-like symptoms, and the panic sets in.

  • In this frightening and surprising novel, the eccentric, wayward genius of Commissaire Adamsberg is pitted against the deep-rooted mysteries of one Alpine village's history and a very present problem: wolves.



    Disturbing things have been happening up in the French mountains; more and more sheep are being found with their throats torn out. The evidence points to a wolf of unnatural size and strength. However Suzanne Rosselin thinks it is the work of a werewolf.



    Then Suzanne is found slaughtered in the same manner. Her friend Camille attempts, with Suzanne's son Soliman and her shepherd, Watchee, to find out who, or what, is responsible and they call on Commissaire Adamsberg for help.

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    Winner of the CWA International Dagger for Wash This Blood Clean From My Hand.

  • MORE THAN 7 MILLION COPIES SOLD WORLDWIDE.



    Jean-Baptiste Adamsberg is not like other policemen. His methods appear unorthodox in the extreme: he doesn't search for clues; he ignores obvious suspects and arrests people with cast-iron alibis; he appears permanently distracted. In spite of all this his colleagues are forced to admit that he is a born cop.



    When strange blue chalk circles start appearing overnight on the pavements of Paris, only Adamsberg takes them - and the increasingly bizarre objects found within them - seriously. And when the body of a woman with her throat savagely cut is found in one, only Adamsberg realises that other murders will soon follow.



    Winner of The Crime Writers' Association Duncan Lawrie International Dagger.

  • The opera singer Sophia Siméonidis wakes up one morning to discover that a tree has appeared overnight in the garden of her Paris house. Intrigued and unnerved, she turns to her neighbours: Vandoosler, an ex-cop, and three impecunious historians, Mathias, Marc and Lucien - the three evangelists. They agree to dig around the tree and see if something has been buried there. They find nothing but soil.



    A few weeks later, Sophia disappears and her body is found burned to ashes in a car. Who killed the opera singer? Her husband, her ex-lover, her best friend, her niece? They all seem to have a motive.



    Vandoosler and the three evangelists set out to find the truth.

  • A #1 bestselling author in France, Fred Vargas repeatedly captivates her many admirers across the globe with suspenseful mysteries featuring Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, ?a Gallic cousin to Ruth Rendell?s Chief Inspector Wexford? (The Washington Post). In the same way that Donna Leon?s Commissario Brunetti and Andrea Camilleri?s Inspector Montalbano have won countless fans on this side of the Atlantic due to Penguin?s robust commitment to the best international mystery writing, Vargas?s Commissaire Adamsberg is poised to conquer America in a series of novels that are ?truly original . . . like nothing else in contemporary fiction? (The Sunday Times, London), beginning with Wash This Blood Clean from My Hand.

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