• Le don d'organe est déjà un sujet lourd, alors écrire dessus quand on ne se sent pas l'âme d'un écrivain est loin d'être une sinécure ! J'ai donc commencé à écrire sans penser à un lecteur précis, j'avais besoin de passer cette étape de ma vie par des mots, j'écrivais pour moi. Décrivant la maladie, le quotidien et les relations humaines comme je les vivais : avec beaucoup d'autodérision et un humour de « malade ».
    Adeline a été trois fois greffée : Deux « dons » venant de personnes décédées, un venant d'un vivant. Connaître son donneur, voilà qui change tout ! En effet, dans le premier cas, c'est l'attente pour soi, et pour les proches la compassion. Il n'y a rien d'autre à faire. Dans le second cas, c'est l'espoir et la culpabilité. Embarquer un proche dans sa maladie, ça n'est pas anodin. Chacun appréhende la question fatidique : « Tu veux bien me donner un rein ? » Et tous ont des réactions différentes : surprenantes, touchantes, blessantes parfois...
    Mais lorsque vous apprenez que votre unique chance de répit est de trouver un donneur dans votre entourage, avez-vous seulement le choix ?

  • Que pouvait donc bien faire Josiane Tercheneau, discrète épouse de l'influent industriel de FluxiNova, retrouvé sans vie dans l'atelier d'un modeste artiste-peintre ? Pour le commissaire Joubert, le mystère est de taille : pas de sévices, ni de blessures apparentes. Seules demeurent les traces d'une séance de pose abandonnée à la hâte: coupelles, palettes et pinceaux éparpillés, tandis que chiffons et bouteilles entourent un chevalet étrangement vide de toute toile.

    Avec un brin d'humour et d'audace, Françoise d'Origny se joue des codes du genre dans ce roman noir, délicieusement glaçant, où plane l'ombre faustienne d'un pacte diabolique entre l'artiste et son modèle.

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