• En 1884, Gustave Le Bon écrivait: « Au point de vue des civilisations, bien peu de peuples ont dépassé les Arabes. »
    Du VIIe au XIIIe siècle, la civilisation arabe a été en avance sur toutes les autres, innovant dans tous les domaines. Mais, par ignorance, racisme ou ethnocentrisme, ces avancées sont aujourd'hui niées ou minimisées. Ainsi s'est creusé ce profond fossé entre l'Occident et les Arabes qui nourrit aujourd'hui la méfiance, le ressentiment et l'incompréhension réciproque.
    Dans ce plaidoyer vibrant et argumenté, Fouad Laroui tente de redonner à la civilisation arabe la place qui est la sienne, tout en demandant aux pays arabes de redevenir dignes de leur passé.

  • 1969 : les Américains débarquent sur la Lune et Mehdi atterrit au lycée Lyautey de Casablanca. L'instituteur, impressionné par l'intelligence et la boulimie de lecture de son jeune élève, lui a obtenu une bourse dans le prestigieux établissement français. Avec cet humour corrosif qu'on lui connaît, Fouad Laroui raconte le choc culturel que représente pour le petit Marocain la découverte du mode de vie des Français : ces gens qui vivent dans le luxe, mangent des choses incomestibles, parlent sans pudeur et lui manifestent un intérêt qu'il ne comprend absolument pas. Entre Le Petit Chose et Le Petit Nicolas, l'histoire émouvante et cocasse d'un enfant propulsé dans un univers aux antipodes de celui de sa famille.

  • Chaque après-midi, Fatima quitte Molenbeek vêtue de noir et d'un hijab, se dirige à pied vers la Porte de Flandre, franchit le canal, se faufile discrètement dans un immeuble et en ressort habillée à l'occidentale, robe légère et cheveux au vent. Puis, toujours en flânant, elle rejoint le quartier malfamé de l'Alhambra où Dieu sait quel démon l'attire... Depuis plusieurs semaines, cet étrange rituel se répète inlassablement. Jusqu'au jour où Fawzi, un voisin inquisiteur et secrètement amoureux, décide de suivre Fatima... Teinté d'un humour féroce, ce nouveau roman de Fouad Laroui décrit les métamorphoses d'une femme bien décidée à se jouer des préceptes comme des étiquettes. Tandis que tous les stigmates et les fantasmes glissent sur son corps, Fatima, elle, n'aspire qu'à une seule chose : la liberté.

  • Assis à la terrasse d'un café parisien, Ali et Malika bavardent paisiblement. À les voir ainsi, jeunes et amoureux, un avenir radieux devant eux, qui pourrait croire que leur existence va bientôt basculer dans l'enfer ?Ce vain combat que tu livres au monde met en scène quatre personnages aux prises avec l'Histoire. La dérive mortelle d'un jeune Franco-Marocain de Paris à Raqqa, les réactions de son entourage, le dilemme qu'affronte sa compagne et, en arrière-plan, les événements tragiques qui ont récemment secoué l'Europe constituent la trame du récit. Fustigeant tous les fondamentalismes, mais ouvert aux points de vue les plus divers, l'auteur nous livre avec ce roman humaniste et engagé un regard indispensable sur notre temps.

  • Un mariage " forcé " a-t-il la moindre chance de devenir un mariage heureux ? Les catcheurs doivent-ils " tuer le père " ? Peut-on réduire l'amour à une formule mathématique ? Les sangliers sont-ils moins superstitieux que les hommes ? Avec sa verve inimitable, son imagination foisonnante et son humour décapant, qui lui valent un public toujours plus fervent, Fouad Laroui nous livre ici un recueil de cinq nouvelles drôles et poétiques autour des thèmes du mensonge et de l'absurde.

  • " Adam réfléchissait. Et il n'arrivait pas à trouver de solution à cette énigme : pourquoi son corps se trouvait-il à une altitude de trente mille pieds, propulsé à une vitesse supersonique par des réacteurs conçus du côté de Seattle ou de Toulouse - très loin de son Azemmour natal, où les carrioles qui allaient au souk dépassaient rarement la célérité du mulet, où les voitures à bras n'excédaient pas l'allure du gueux se traînant de déboires en contretemps ? " Dans son style inimitable, Fouad Laroui nous entraîne à la suite de son héros - un ingénieur marocain décidé à rompre du jour au lendemain avec son mode de vie moderne et occidentalisé - dans une aventure échevelée et picaresque. Une tentative de retour aux sources semée d'embûches et à l'issue plus qu'incertaine, derrière laquelle se dessine une des grandes interrogations de notre temps : comment abattre les murs que l'ignorance et l'obscurantisme érigent entre les civilisations ?

  • Restés au pays ou partis à l'étranger, les jeunes Marocains, déchirés entre traditions et modernité, peinent à trouver leur place. Le problème ne se pose pas de la même manière pour les filles et les garçons, les pauvre et les riches, les érudits et les étourdis. Pourtant, tous doivent répondre à la même question : Qui suis-je ?
    Venu à Bruxelles pour acheter au meilleur prix du blé européen dont son pays a grand besoin, ce jeune fonctionnaire marocain se retrouve fort démuni quand des malhonnêtes volent dans sa chambre d'hôtel son unique pantalon. Que faire ? Où acheter, à l'aube de cette rencontre décisive, un pantalon décent ? C'est parce qu'il se présentera devant la Commission européenne, sanglé dans une défroque qui ferait honte à un clown, qu'il réussira sa mission. La métaphore est saisissante. Nous vivons une époque déraisonnable où l'image mal interprétée des choses prend immanquablement le pas sur l'implacable réalité qui nous conditionne et que personne ne veut voir. Avec cet humour décapant qui est le sien, Fouad Laroui brode sur ce thème et met en scène des personnages et des situations étonnantes. L'histoire de ce malheureux garçon qui, voulant se faire délivrer un passeport, s'aperçoit que le village où il a passé son enfance n'existe pas aux yeux de l'administration et que, du même coup, n'étant jamais né, il n'existe pas... Ou comment un édile marocain n'ayant pas réussi à construire dans son village la piscine qu'il avait promise à ses concitoyens en vient à créer le concept de " natation sèche "...

  • Sur un coup de tête, François et Cécile abandonnent Paris pour aller s'installer à Marrakech. Quel choc quand ils découvrent, dans une petite pièce au fond du riad qu'ils viennent d'acquérir, une très vieille femme semblant installée là de toute éternité. Personne n'est en mesure d'expliquer sa présence. Elle ne dit mot et ne semble pas disposée à quitter les lieux. Que faire ? Petit à petit, la simple présence de cette mystérieuse inconnue oblige le couple de Français à revoir toutes ses certitudes. À travers cette fable tragicomique, Fouad Laroui pose la question des rapports entre la France et le Maroc, dans leurs dimensions historique, affective et culturelle.

  • Au-delà du cliché du savant fou, il semble qu'il y ait un vrai problème d'équilibre mental chez les plus grands mathématiciens. Le Russe Perelman, le Français Grothendieck, l'Allemand Cantor et l'Autrichien Gdel en sont des exemples frappants. À l'issue d'une étude minutieuse, Fouad Laroui distingue trois formes de folie chez les mathématiciens, qui toutes trois lient Dieu à leur discipline : il s'agit de se mesurer à lui dans une quête de l'infini, de voir sa Face dans la vérité absolue, ou de le dépasser dans un formalisme débridé et sans limites. Mais le chemin de Dieu passe-t-il par l'intelligence et le calcul ? La vérité du monde est-elle atteignable ? Une telle quête, si exaltante soit-elle, n'est-elle pas une forme de démesure qui appelle la punition ? Phobies, névroses et psychoses, troubles divers s'ensuivent, que la haute voltige intellectuelle crée ou renforce...Dans cette courte mais brillante incursion dans l'histoire et la philosophie des mathématiques, Fouad Laroui met en scène des personnalités étonnantes aux destins fulgurants, parfois tragiques, toujours passionnants.

  • Insatiable arpenteur de la planète, assoiffé de connaissances, dévoreur impénitent de toutes formes de textes, Fouad Laroui manifeste dans chacun de ses livres son émerveillement face à la beauté de la vie. Dans ce recueil de chroniques cursives, lapidaires et lumineuses, il vante l'intelligence intarissable des êtres humains et pourfend, dans un même mouvement, leur insondable stupidité. Un régal !

  • Jamal aime Judith, qui le lui rend bien. Banale histoire d'amour ? Non, car si les deux tourtereaux sont nés rue de Charonne, Jamal est beur, Judith est juive... Dès lors tout, et tout le monde, s'oppose à cette union : les deux familles ennemies ; Tarik, le cousin intégriste, prompt à damner tout ce qui bouge, fussent-ils les siens ; les frères Bennaroch, des durs qui ont fait leur service militaire dans les Territoires occupés en pleine Intifada ; Gluard, un odieux journalistes, amateur de provocations dénuées de subtilité.
    Entraîné dans cette version cocasse de Roméo et Juliette, le narrateur tente d'abord de réconcilier les contraires. Malgré lui, il devient complice de trahisons, de superstitions d'un autre âge, de haines antédiluviennes entre Juifs et Arabes, et même d'un meurtre. Sa belle assurance et son esprit logique en prennent un coup. Et bientôt, une autre histoire d'amour plus poignante et désespérée occupe son récit : celle d'un père immigré et de son fils qui le renie sans le savoir.

  • Depuis Les Dents du topographe jusqu'à Une année chez les Français, chaque page écrite par Fouad Laroui est illuminée par un humour impitoyable et une intelligence cruelle.
    Fouad Laroui vit en Europe depuis l'âge de vingt ans. Mais c'est dans le Maroc de son enfance et de son adolescence qu'il a appris à connaître les hommes. Fils d'un père disparu dans les geôles de Hassan II, élève brillant du lycée Clemenceau de Casablanca, il a été cet enfant seul et cet adolescent désespérément lucide qui hante tout ce qu'il écrit. Aujourd'hui, directeur d'une unité de recherche à l'université d'Amsterdam, après avoir vécu et travaillé dans de nombreux pays d'Europe, il est probablement le véritable premier écrivain européen puisqu'il publie aussi bien ses romans en français à Paris que ses poèmes en néerlandais à Amsterdam.
    "Tu n'as rien compris à Hassan II" est le titre d'une des nouvelles de ce recueil qui résume parfaitement le regard que l'auteur porte sur l'humanité... Dans un café bruyant, de jeunes intellectuels marocains discutent âprement de la place qu'occupera Hassan II dans l'Histoire. Laissera-t-il le souvenir d'un monarque éclairé fondateur du Maroc moderne ou celui d'un dictateur assoiffé du sang de ses adversaires. Tout en polémiquant avec passion, Fouad ne peut s'empêcher d'être fasciné par une jeune femme assise au bar qui pleure en silence. Et si la chose la plus importante du monde était le chagrin de cette femme inconnue ?... Tous les héros de ce recueil se posent les mêmes questions, chacun à sa manière. Comment doit-on regarder le monde et nos contemporains ? Doit-on éclater de rire devant la stupidité des êtres humains ? Éclater en sanglots devant leur férocité ? S'émerveiller de la beauté des choses et de l'intelligence des hommes ou désespérer de leur incurable bêtise ?

  • "Un jour, quelques officiers ivres s'avisèrent de fomenter un coup d'Etat ; puis ils passèrent à l'action, tant qu'à faire. J'avais dix-sept ans ; ce coup d'Etat me concernait peu." Bien malgré lui ce jeune Marocain, amateur de canulars, passe un moment pour un agitateur. Renvoyé du Lycée français de Casablanca, il part à travers son pays croyant tourner le dos à la "boulitique". Mais ici comme ailleurs les micmacs vont bon train. Un chef de village lui propose un trafic, une panacée d'orginie américaine : le "koula-koula" ; une fille s'offre à lui pour le contraindre au mariage, fût-ce les menottes aux poignets ; un topographe est licencié pour ivresse, lui qu'une rage de dent faisait tituber... C'est d'un ton faussement candide, malicieux en diable, que le narrateur raconte les hasards de la route où les illusions se perent et où le rêve, lui, mène toujours plus loin.

  • Un jeune universitaire marocain, titulaire d'une chaire d'économétrie à l'université de York, se retrouve plongé dans l'univers étrange et mouillé de la campagne anglaise. Pour échapper à l'ennui qui le guette, il décide d'effectuer une étude ethnographique du peuple anglais, se servant des méthodes utilisées par les ethnologues occidentaux quand ils étudient les peuples primitifs. Partant du principe que le pub est à l'Anglais ce que l'arbre à palabres est aux Bambaras, il y installe ses pénates et note scrupuleusement sur un petit carnet les détails de la vie quotidienne, les moeurs et les rites de ces curieux indigènes. De cette étude va naître une rencontre avec une terrifiante et richissime vieille dame anglaise. Entre ces deux énergumènes que tout oppose, le choc est inévitable. Et les plongera, l'un comme l'autre, dans des situations inextricables et drôles...En filigrane de ce roman intelligent et enlevé, une critique acerbe et désopilante de l'Angleterre, de l'ethnologie, des riches, des alcooliques, des Marocains et de la météorologie... Fouad Laroui rit de tout. Heureuse tournure d'esprit qui en fait un des écrivains contemporains les plus inventifs.

  • À travers les tribulations de l'étonnante Philomène, un pamphlet décapant qui épingle les travers et les ridicules des petits marquis qui sévissent dans les médias français...
    Moitié marocaine et moitié guinéenne, à la fois princesse orientale et déesse africaine, Fatima Aït Bihi, dite Philomène Tralala, ne passe pas inaperçue dans la vie publique. Écrivaine à la mode, elle goûte sans complexe aux plaisirs de l'existence. La modestie n'est pas dans sa nature, elle est superbe et elle le sait. Gourmande et sensuelle, elle entend bien satisfaire tous ses appétits. Intelligente et lucide, elle ne se gêne pas pour balancer à tout un chacun les vérités qui blessent.Malheureusement pour elle, le navrant Gontran de Ville tombe follement amoureux d'elle. Vilain comme un poux, malingre et dépourvu du moindre talent, ce critique besogneux à réussi à faire croire qu'il avait quelque influence dans cette discipline qui n'en a quasiment plus. Philomène a le tort de repousser vigoureusement les prétentions du nabot. Comme beaucoup de ses congénères, Gontran n'a qu'un seul vrai pouvoir: celui de nuire.Et Philomène va en faire l'amère expérience...

  • Aujourd'hui, des êtres se déchirent et s'entretuent, des jeunes gens assassinent et se sacrifient au nom de Dieu. Des religieux totalitaires poussent une génération entière à l'application pointilleuse et dénaturée des préceptes du Coran. Cette lecture partisane du livre est l'exact contraire de la foi. C'est surtout une construction qui semble solide mais qui ne repose sur rien.
    En effet, le Coran n'est pas un livre politique. Il n'a jamais eu l'ambition d'enseigner aux hommes la manière d'appréhender les problèmes des sociétés de leur temps. Le Coran ne dit pas comment un homme d'aujourd'hui doit utiliser sa raison, étudier les sciences, définir son comportement amoureux et sexuel, décider de ses orientations politiques.
    Dans cet essai visionnaire, concis et lumineux, Fouad Laroui déconstruit de l'intérieur le discours intégriste et plaide en faveur d'une conception apaisée et individuelle de la foi.
    Édition augmentée d'une nouvelle préface.

  • Qu'ils soient restés au pays ou partis à l'étranger, les jeunes Marocains, déchirés entre traditions et modernité, sont mal dans leur peau. Dans ces nouvelles tragiques ou cocasses, Fouad Laroui met en lumière le dur combat qu'ils doivent mener pour que leurs rêves d'émancipation ne soient pas broyés sous la chape de plomb de la réalité.
    À Casablanca, par une chaleur écrasante, un groupe de jeunes gens désoeuvrés refait le monde à la terrasse du café de l'Univers. La moindre rencontre - avec un passant excentrique, un touriste égaré - est prétexte aux échanges de palabres, souvenirs réels ou légendes colportées. Un dispositif narratif astucieux d'où va naître une série de récits pétris d'humour et d'autodérision. Mais sous l'ironie et l'apparente légèreté des propos, pointe aussi le constat désespéré d'un avenir sans issue, ou d'une nostalgie incurable pour ceux qui ont choisi l'exil. Qu'ils soient restés au pays ou partis à l'étranger, les jeunes Marocains, déchirés entre traditions et modernité, sont mal dans leur peau. Dans ces nouvelles tragiques ou cocasses, Fouad Laroui met en lumière le dur combat qu'ils doivent mener pour que leurs rêves d'émancipation ne soient pas broyés sous la chape de plomb de la réalité.

  • " On se souvient du remarquable Les Dents du topographe, un livre écrit dans une langue inventive pétrie de culture occidentale bien assimilée, avec laquelle l'auteur jongle comme un conteur sur une place publique... Le regard que pose Fouad Laroui sur le Maroc est juste, plein de sévérité et d'amour. " Tahar Ben Jelloun, Le Monde.

  • Marchant dans une rue de Casablanca, l'ingénieur Machin reçoit sur la tête un parachutiste botté, casqué et moustachu. Emu par le désarroi du militaire, il croit bon de l'accueillir dans son appartement pour lui permettre de retrouver ses esprits. Il comprend vite son erreur quand son hôte s'installe à demeure et introduit, dans l'intimité douillette de son célibat, des amis, des cousins, des neveux et même la femme que tous ces gens lui destinent. Dans ce roman picaresque où fourmillent les personnages singuliers et désopilants, Fouad Laroui trace un portrait cinglant d'une société figée dans l'archaïsme tout en témoignant, une nouvelle fois, de son attachement profond au peuple marocain.

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire 2016 des éditions Julliard : - Yasmina Khadra, Dieu n'habite pas la Havane - Lionel Duroy, L'Absente - Fouad Laroui, Ce vain combat que tu livres au monde - Jacques A. Bertrand, Biographies non autorisées - Michèle Sarde, Revenir du silence

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