• Quand elle n'est pas en mission à Londres, Tripoli ou Tel Aviv, Anna aime retourner à Amsterdam, dans l'annexe secrète où la famille d'Anne Frank a tenté d'échapper à l'horreur nazie. Durant un de ses pèlerinages là-bas, l'espionne se rend compte qu'elle est suivie. Promptement, l'organisation se charge de l'exfiltrer dans une maison de protection, dont on lui cache à dessein le lieu. C'est là qu'Anna fait la connaissance de Celestino, un fou de littérature. L'homme fantasque veille sur elle et sur les huit autres membres qui forment l'insolite communauté de cette nouvelle annexe. Entre Anna et lui s'amorce alors un dangereux pas de deux.

  • (Nouvelle édition) Le premier roman de Catherine Mavrikakis est un texte sauvage où les morts et les condamnés ont tous le même prénom, Hervé. Bons morts, mauvais morts, sidéens, suicidés, accidentés s'y ramassent à la pelle. Escortés de ses Hervé morts

  • «Tu n'as jamais cultivé ton jardin.» C'est avec ces mots que s'ouvre l'adresse d'une fille à sa mère disparue. On pourrait croire à un reproche ; il s'agit plutôt d'une invitation à la conversation dans un jardin littéraire où, malgré la peine et la douleur, les roses, les pivoines et les jacinthes continuent d'éclore.
    Dans ce récit-hommage, il est question de fleurs, de renaissance, d'appel à des temps meilleurs et du monde qui refleurit.

  • Dans le cimetière américain d'une petite ville de Normandie, bien des années après le débarquement allié, une famille venue d'Amérique se rend pour la première fois sur la tombe de deux des siens morts à vingt ans avant même d'avoir foulé le sable d'Omaha Beach.

    Ici, les morts ne reposent pas en paix.

    À l'heure où les soldats américains et canadiens répondent encore à l'appel de la guerre et meurent au loin, les plages de Normandie continuent à nous hanter.

  • Exercice d'admiration, ce livre pose un regard sur l'oeuvre pétrifiante de Diamanda Galás, la chanteuse aux trois octaves.
    Loin de se laisser méduser par Galás et sa voix, Catherine Mavrikakis prend à bras-le-corps l'oeuvre de l'artiste et y donne à lire son propre idéal esthétique.
    De la Grèce ancienne aux États-Unis banlieusards, du génocide arménien à l'épidémie du sida des années 80 et 90, Galás renoue partout, sans cesse, avec un tragique trop vite relégué aux oubliettes de l'Histoire.
    Qui peut écouter Galás ? Qui sait regarder la Gorgone sans désirer la tuer ? Qui croit encore à la nécessité de la tragédie de nos jours ? Quel culte peut-on porter aux artistes prophètes du contemporain ?
    Mavrikakis se lance ici avec affection, ferveur et enthousiasme sur les traces de sa grande soeur Diamanda Galás.

  • Avec son numéro 118, la revue XYZ invente le road short story ! David Dorais, qui dirige ces dix « Nouvelles de la route », parle plus poétiquement d'une « Odyssée en fragments ». Des auteurs de renom tels que Samuel Archibald, Raymond Bock, Anne-Marie Boivin, Nicolas Charette, Jean-Simon DesRochers, Jean Pierre Girard, Catherine Mavrikakis, William S. Messier et Suzanne Myre se sont inspirés du sous-thème qui leur a été attribué (le casse-croûte, l'autoroute, l'accident, la voiture, le motel, le motorisé, le Madrid, etc.). Le voyage est fascinant. Hors dossier, la rubrique « Thème libre » met à l'honneur un texte de David Clerson et la section « Intertexte » voit Renald Bérubé poursuivre sa traversée de la nouvelle américaine, amorcée dans le numéro 115 (automne 2013).

  • La dernière livraison des Écrits prend l'allure d'un bilan de la création littéraire des sept dernières années, qui correspondent à la durée du mandat de Pierre Ouellet à titre de directeur de la revue. Des auteurs qui ont profondément marqué la dernière décennie, au Québec et en Europe, y côtoient de jeunes écrivains qui marqueront sans doute la prochaine. Que ce soit dans le domaine de la prose narrative, dans le champ de la poésie ou dans la prose d'idées, on trouve dans ces pages trois générations d'auteurs qui ont largement contribué à façonner l'imaginaire contemporain et à construire la mémoire littéraire récente d'une large part de la francophonie. Avec les textes, entres autres, d'Andrée A. Michaud, Michel Marc Bouchard, Monique Deland, Michaël Trahan, Naïm Kattan, André Ricard, Pierre Dancot et Yannick Haenel.

  • Des récits de Catherine Mavrikakis, Myriam Ouellette et Marie Claire Lanctôt Bélanger, aux poèmes de Chantal Neveu, Normand de Bellefeuille et Daniele Pieroni, en passant par les discours de Rober Racine, Daniel Canty et Joël Des Rosiers, la dernière livraison des Écrits réunit des textes d'écrivains chevronnés et de jeunes auteurs prometteurs, qu'ils soient romanciers, poètes ou essayistes. Le numéro s'ouvre sur un hommage à l'artiste Raymond Gervais, décédé au début de l'année et dont le numéro 150 des Écrits présentait le portfolio. Il comprend également la critique de poésie de Monique Deland, un autoportrait livresque de Marie-Andrée Lamontagne, un carnet d'écriture de Marie-Line Laplante, ainsi que les traductions de cinq poètes arabes contemporains originaires d'Irak, de Syrie et de Palestine. Le portfolio est consacré à l'artiste George Spiridakis.

  • L'astrologie nous attire, parce qu'elle parle de nous. Elle est réponse dans les jours sombres et source d'espoir pour le futur. Un peu de magie pour nous rappeler que nos vies sont meublées d'impondérable, un peu de sorcellerie pour tenter d'agir sur les forces qui nous échappent.

    Zodiaque présente douze fictions, récits et textes inclassables écrits par une sélection d'autrices parmi les plus pertinentes de la littérature actuelle et de la relève.

    À lire aussi:
    Mélopée B. Montminy (Gémeaux),
    Marjolaine Beauchamp (Cancer),
    Zéa Beaulieu-April (Bélier),
    Pascale Bérubé (Lion),
    MP Boisvert (Vierge),
    Clara Dupuis-Morency (Verseau),
    Nadia Essadiqi aka La Bronze (Scorpion),
    Ariane Lessard (Balance),
    Catherine Mavrikakis (Capricorne),
    Anne Martine Parent (Poissons),
    Chloé Savoie-Bernard (Taureau) et
    Maude Veilleux (Sagittaire).

  • L'astrologie nous attire, parce qu'elle parle de nous. Elle est réponse dans les jours sombres et source d'espoir pour le futur. Un peu de magie pour nous rappeler que nos vies sont meublées d'impondérable, un peu de sorcellerie pour tenter d'agir sur les forces qui nous échappent.

    Zodiaque présente douze fictions, récits et textes inclassables écrits par une sélection d'autrices parmi les plus pertinentes de la littérature actuelle et de la relève.

    À lire aussi:
    Mélopée B. Montminy (Gémeaux),
    Marjolaine Beauchamp (Cancer),
    Zéa Beaulieu-April (Bélier),
    Pascale Bérubé (Lion),
    MP Boisvert (Vierge),
    Clara Dupuis-Morency (Verseau),
    Nadia Essadiqi aka La Bronze (Scorpion),
    Ariane Lessard (Balance),
    Catherine Mavrikakis (Capricorne),
    Anne Martine Parent (Poissons),
    Chloé Savoie-Bernard (Taureau) et
    Maude Veilleux (Sagittaire).

  • Si pour bien des intellectuels le monde contemporain va trop vite - la vitesse hystérique de ce dernier n´ayant de cesse de leur couper la parole - Catherine Mavrikakis, elle, choisit de se laisser porter par cette vitesse et d´habiter le temps mondialisé, quand bien même il menacerait le rayonnement de l´écrit.
    Son essai, Condamner à mort, s´applique à penser, à partir de ces vitrines du vivre-ensemble que sont Internet et la télévision, les solutions qu´offre la loi pour gérer l´assassin : suppression des personnes, camisole chimique, enfermement. Car dans ces solutions et dans leurs réceptions diverses à l´écran, se donnent à lire les implicites à partir desquels le social est tissé. De Timothy McVeigh, le terroriste américain qui a fait exploser un édifice fédéral, à Aileen Wuornos, la prostituée meurtrière de l´Interstate 75 qui, comme lui, a succombé à la peine capitale, en passant par Andrea Yates, cette mère cinq fois infanticide, aujourd´hui emprisonnée et contrôlée médicalement, et Armin Meiwes, désormais sous les verroux, qui a mangé un homme rencontré par le biais d´Internet, Catherine Mavrikakis analyse des cas spectaculaires et dramatiques qui ont nourri la chronique durant les dernières années. Elle s´attache à fourbir des armes contre la peine de mort et plonge ici « dans ce temps de la simultanéité où, comme toute bonne nageuse synchronisée, elle s´efforce de garder le sourire et surtout de ne pas respirer ».
    Catherine Mavrikakis est professeure au Département d´études françaises de l´Université de Montréal. Elle est également romancière.
    Prix de l'essai Spirale Eva-Le-Grand 2006 Finaliste, prix littéraires du Gouverneur général, catégorie Études et essais, 2006 Prix Victor-Barbeau de l'essai de l'Académie des lettres du Québec, 2006

  • Une méchante fée se serait-elle penchée sur son berceau ? Catherine Mavrikakis cherche à contrer le mauvais sort que les membres de sa lignée lui ont lancé. Elle n'est pas morte à 36 ans comme sa grand-mère dont elle a hérité le prénom et comme son père le lui avait prédit. Mais à quel prix ? Qu`a t-elle sacrifié ? Quel rêve a-t-elle dû assassiner ? À travers ses souvenirs, Catherine comprend l'importance dans son entourage de présences féminines souvent tragiques. Ce sont ces femmes qui lui ont permis d'exister. Elle retrouve alors la petite fille aventureuse et terrorisée, fragile et puissante, désespérée et pleine de vie qu'elle a été. Comment vit-on en ne se soumettant pas à l'avenir que d'autres ont écrit pour soi? Que doivent inventer celles à qui on a dessiné un avenir? L'écriture sait-elle mettre fin au ressassement des souvenirs qui entravent le futur? Protège-t-elle contre les malédictions de toutes sortes ? Que reste-t-il de celle que Catherine n'a pas voulu être ?

  • Quand Le Ciel de Bay City paraît, Catherine Mavrikakis s'est déjà replongée dans l'écriture. Les textes sont courts. Ils parlent de tout: de la mort de Michael Jackson, du premier homme sur la Lune, de l'enfance dans Montréal-Nord, des étés passés aux États-Unis, de la lecture, du dernier message sur Facebook d'un ami qui vient de mourir et de la traversée de l'Atlantique par les immigrants des années cinquante.

    Elle met ses textes en ligne à mesure qu'elle les écrit. Ils sont longs pour un blogue et on ne trouve pas l'espace habituel pour laisser un commentaire. Encore moins de petite boîte avec un pouce levé pour cliquer "J'aime". En vérité, un livre est en train de s'écrire sur ce cahier électronique: L'éternité en accéléré. Un recueil de cinquante-deux textes façonnés par l'urgence de penser.

  • FOLLE
    La folie se présente comme un syndrome fourre-tout qui enferme les femmes dans une illégitimité chronique. En qualifiant les femmes de folles à tort et à travers, on leur retire le droit d'être blessées, en colère ou injustement traitées. Mais la folie n'est pas qu'une tare, elle est aussi moteur de création, génératrice d'idées et d'innovations.

    FRUE
    La femme frue, c'est la féministe enragée, la féminazie, réduite à sa seule colère. Frustrées sont ces courageuses qui continuent à lutter contre le backlash et le masculinisme rampant. En refusant de se plier au statu quo, elles se trouvent à être répudiées et dévalorisées publiquement : on les traite de mal baisées, de misandres et de... folles.

    FORTE
    La douceur et de la fragilité sont des attributs liés à la « vraie » féminité. En contrepartie, la force, physique et mentale, serait l'apanage du masculin. Les Fortes, qui n'ont rien des poupées de porcelaine ou des nymphettes soumises, dérangent. La Forte est un modèle de puissance, de résilience et d'audace.

    Alors, et si au lieu de discréditer la folie, la frustration et la force, on s'en réclamait fièrement?

  • Récits, poèmes, chroniques, et deux dossiers : une suite yiddish, sur quatre poètes juifs marquants du XXe siècle traduits par Chantal Ringuet et Pierre Anctil et un « Laboratoire de l'écrivain » sur le thème de la lumière sont au menu de l'édition d'automne de la revue Les écrits. Le laboratoire ici présenté est un événement littéraire conçu et piloté par Valérie Carreau et France Mongeau où Jennifer Tremblay, Catherine Mavrikakis, Mathieu Leroux, Katia Belkhodja, Christian Guay-Poliquin et Jean-Marc Desgent se sont retrouvés le temps d'une journée d'écriture c'est-à-dire d'une expérience d'écriture au sens d'épreuve, d'expérimentation. Du côté des récits, lisez Catherine Mavrikakis, François Thibaux et Camil Moisa. Du côté poésie, lisez Michaël Trahan, Claudine Dugué, Vincent Lambert, Maxime Cayer et Émile S. Labrie. Le numéro est illustré par les peintures d'Alexandre Masino.

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