• Février 2023. Après une première épidémie et la catastrophe économique qui s'ensuivit, les événements se sont emballés. Alors que la pandémie n'est pas encore enrayée, le coup de grâce est encore venu de Chine. Lorsque, après son dernier Congrès, il est devenu clair que le parti communiste chinois réorientait violemment ses capitaux pour satisfaire la demande intérieure, la panique s'est installée à nouveau. Cette réplique du séisme a été très violente, avec un nouveau cortège de chômage et de misère. La rue, partout, et la planète internet, se sont alors enflammées contre l'incurie des dirigeants.
    Charles-Henri a été naguère un homme puissant, à la fois industriel et financier, proche du monde politique. Avec d'autres responsables, des insurgés l'ont mis en procès pour son rôle dans la crise. Le procès qui s'annonce va mettre en cause toute une génération.

  • La mise en examen

    Bernard Attali

    L'histoire se déroule en 2013, c'est-à-dire demain.
    La tourmente financière fait rage et, partout, la rue s'est soulevée contre l'incapacité des dirigeants.
    C'est dans cette ambiance confuse qu'un grand patron, jadis tout-puissant, est mis en examen : on l'accuse d'avoir été, entre autres, l'un des responsables de la crise.
    Face à ses avocats, cet homme prépare un procès qui s'annonce impitoyable.
    Et, dans ce huis-clos à rebondissements, un homme, ni meilleur ni pire que ses contemporains, tente de comprendre ce que l'époque lui reproche.
    Est-il responsable ?
    Sa génération est-elle coupable ?

  • En confessant que ma génération a manqué de volonté en politique, je veux dire à celle qui nous suit : relevez la tête !
    La France a besoin d'un sursaut mais elle n'est pas en sursis.
    L'optimisme est un sport de combat.

    Couverture : Création Studio Flammarion / Bernard Attali par Claude Gassian © Flammarion / Portrait de Voltaire école française, 1re moitié du xviiie siècle, Musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin

  • Table des matières

    Sommaire
    Préface
    Avant-propos
    Chapitre introductif - Questions autour de l’innovation et des sociétés en start-up
    1. L’innovation éclairée par la théorie micro-économique et le management
    1.1 Qu’est-ce que l’utilité ?
    1.2 L’utilité dans l’observation des faits économiques
    1.3 Place de la recherche et du développement dans l’accroissement de l’utilité
    2. La recherche du point de vue de l’économie
    3. Le développement dans l’expression « R et D » : parallèle entre Nestlé et Danone
    4. Plan du livre
    Chapitre 1 - Les avantages de marché dans le régime de concurrence
    1. Le régime de concurrence pure
    1.1 Rappel succinct du régime de concurrence pure
    1.1.1 Le marché qui « découvre » le prix de transaction
    1.1.2 Organisation, axiomes et conséquences
    1.2 L’avantage compétitif
    2. Le régime de concurrence monopolistique
    2.1 Rappel succinct du régime de concurrence monopolistique
    2.2 L’avantage comparatif
    Chapitre 2 - Organiser la fonction de recherche et de développement
    1. L’organisation de l’entreprise pour réussir la R et D
    1.1 Une organisation hiérarchique simplifiée
    1.2 Le cadre scientifique
    1.3 La structure organique de projet
    2. Les tâches depuis l’idée d’action jusqu’au marché
    2.1 La phase initiale = phase 0
    2.2 La phase laboratoire = phase 1
    2.3 La phase de mise au point technique = phase 2
    2.4 La phase d’industrialisation et de lancement sur le marché = phase 3
    2.5 Variantes dans la gestion de projet
    2.5.1 Le projet du réacteur A380
    2.5.2 L’industrie pharmaceutique biologique
    2.6 Variante dans la gestion de projet-service
    3. Le lien projet et industrie dans la stratégie
    3.1 Le trio produit-technologie-marché
    3.2 Partager la séquence de R et D
    Chapitre 3 - La gestion de projet
    1. Pourquoi faut-il gérer les projets ?
    1.1 Les signes de problèmes
    1.2 Classification des moyens à employer
    2. Acteurs et outils de la gestion de projet
    2.1 Le chef de projet
    2.2 L’équipe ad hoc
    2.3 La planification
    2.4 L’autorité de décision
    2.5 Rapport de progrès et de passage de phases
    2.6 Le budget
    2.7 Le gestionnaire de projet
    3. Le projet performant
    Chapitre 4 - La gestion du risque de R et D
    1. Évaluation des projets
    1.1 Classement des projets par profil
    1.2 Critères et mesures d’évaluation
    2. Le risque du gestionnaire
    2.1 Le risque de la recherche scientifique finalisée
    2.2 La durée de réalisation de la R et D, time to market
    2.3 L’avantage du premier entrant, first mover advantage
    2.4 La rupture technologique, technological rupture
    3. L’innovation est-elle une « course en tête » ?
    3.1 Perspectives d’innovation dans le rapprochement Alcatel-Lucent et Nokia
    3.2 Position de l’industrie
    Chapitre 5 - La création de sociétés d’innovation en start-up
    1. Les mécanismes financiers à l’origine des sociétés en start-up
    2. Conséquences de l’investissement en capital-risque
    2.1 Signification au niveau de l’entreprise
    2.2 Signification au niveau du secteur économique
    2.3 Signification pour la croissance économique
    3. Constitution de la société en start-up
    3.1 L’attribution aux fondateurs
    3.2 Apport en industrie reconnu dans le capital social
    3.3 Acquisition de parts par les fondateurs
    3.4 Augmentations de capital successives avec prime d’émission
    Chapitre 6 - Revenus et développement financier des sociétés en start-up
    1. Les sources de revenu
    1.1 Le contrat
    1.2 La vente de brevet
    1.3 La redevance
    1.4 La royalty
    1.5 Le dividende de joint-venture (J/V)
    1.6 La vente de produits en propre
    1.7 Le Research et Development Limited Partnership
    2. Le développement
    2.1 Schéma général
    2.2 Phases et scénario de développement
    3. Le refinancement en cours de croissance
    3.1 Apport en compte courant
    3.2 Entrée de nouveaux actionnaires
    3.3 Le crowdfunding
    3.4 Introduction en Bourse
    4. Les conditions d’indépendance
    Chapitre 7 - L’écriture du Business Plan et la constitution du tour de table
    1. L’écriture du Business Plan
    1.1 Intention et utilité du Business Plan
    1.2 Idée d’action et positionnement stratégique ultérieur
    1.3 Le plan opérationnel
    1.4 Analyse des charges
    1.5 Perspectives de chiffre d’affaires
    1.6 Besoin de financement
    1.7 Le tableau des emplois et ressources
    2. Un Business Plan hypothétique
    2.1 Idée d’action et positionnement stratégique
    2.2 Le plan opérationnel
    2.3 Analyse des charges
    2.4 Perspectives de chiffre d’affaires
    2.5 Le résultat d’exploitation et tableau de financement
    3. Composition du tour de table
    3.1 Les partenaires à éviter
    3.1.1 Les clients potentiels
    3.1.2 Les fournisseurs
    3.1.3 Les « adossements » obligatoires
    3.2 Les partenaires recommandés
    4. La négociation pour lever le capital
    4.1 Le premier contact : découverte
    4.2 Le second contact : évaluation
    4.3 Le troisième contact : décision
    Chapitre 8 - Les allègements fiscaux et les aides de l’État en France
    1. Les principaux allègements fiscaux
    1.1 Le crédit d’impôt – recherche (CIR)
    1.2 Le crédit d’impôt – innovation (CII)
    2. Les subventions accordées au vu des projets et des programmes
    2.1 Le programme collaboratif
    2.2 L’aide accordée au programme par l’État
    2.3 Collaboration française dans les programmes de la Communauté européenne
    3. Le statut de jeune entreprise innovante (JEI)
    3.1 Quelle entreprise peut y prétendre ?
    3.2 Quelles sont les caractéristiques particulières de fonctionnement ?
    3.3 Quels sont les avantages dérogatoires ?
    4. Quelques aspects de fiscalité attachée aux personnes
    4.1 La subvention d’amorçage, dite de seed money
    4.2 L’investissement à titre personnel
    4.3 Exonération fiscale lors de la cession de titres
    5. Organisation particulière de la relation universitaire
    5.1 Scientifiques du public dans la jeune entreprise innovante
    5.2 Des « doctorants » dans l’entreprise innovante
    5.3 Étudiants-entrepreneurs
    Chapitre 9 - Valeur financière de l’entreprise en start-up
    1. La valeur en théorie micro-économique
    2. Les méthodes classiques d’évaluation
    2.1 L’approche patrimoniale
    2.1.1 Calcul de l’Actif Net Comptable (ANC)
    2.1.2 Calcul de l’Actif Net Comptable Corrigé (ANCC)
    2.1.3 Fixer la valeur d’une entreprise en start-up avec l’approche patrimoniale
    2.2 L’approche actuarielle
    2.3 L’approche comparative
    2.4 La valorisation selon la rente de Goodwill
    3. Évaluation de l’entreprise en start-up
    3.1 Les normes comptables évaluant les actifs immatériels
    3.2 Posture pragmatique de transaction
    4. Les grandes étapes d’une transaction
    Annexe - Comptabilité financière, comptabilité des coûts et choix des investissements
    - Comptabilité financière et comptabilité des coûts
    - Classement des coûts par nature
    - Prix de vente et marge sur coûts
    - Financement de la croissance et critères de choix des investissements
    Glossaire des soldes intermédiaires de gestion
    Les acteurs de l’innovation
    Liste des abréviations
    Liste des illustrations



  • Extrait
    PRÉFACE
    Depuis 30 ans les investisseurs ont appliqué de façon quasi systématique les principes de l’École de Chicago aux États-Unis, à savoir la priorité au rendement/ dividende pour l’actionnaire, signe de bonne santé d’une entreprise et preuve de l’utilité des produits vendus ; et ce quelle que soit la manière dont ils étaient fabriqués. Ils ont ainsi privilégié la recherche du rendement sans risqué sans se soucier des risques liés aux « externalités ». Bien peu se préoccupaient de l’impact social et environnemental des stratégies financières mises en oeuvre, alors que certains scandales éclataient et remettaient en cause la pérennité des entreprises concernées…
    À l’inverse, certains investisseurs ? Fondations, investisseurs privés, investisseurs de l’économie sociale et solidaire considérés comme « des militants » ?, conscients des enjeux sociaux et environnementaux du modèle de développement des années 1980, ont identifi é des entreprises qui avaient un projet économique mais aussi social ou environnemental. Au début des années 2000 ont alors émergé des stratégies dites « Impactantes » montrant qu’il est possible de rechercher un double objectif, financier et extra-financier. Ces nouvelles approches stratégiques ont notamment privilégié des modèles dits « hybrides » avec des associations, des coopératives, des entreprises (y compris des multinationales) cassant la sacro-sainte séparation entre le monde économique (le vrai…) et le monde social, philanthropique…, entre le rendement financier et le don…
    Merci à Cyrille Antignac et Bernard Attali de nous ouvrir les yeux en nous initiant à cette nouvelle manière d’investir, qui n’est pas encore l’apanage de tous les investisseurs (loin s’en faut), mais qui répond à une attente forte de notre société. L’investissement privé reprend ainsi ses lettres de noblesse : il n’est plus uniquement avec un seul objectif financier, mais il est un élément nécessaire dans la construction d’un monde qui réponde aux besoins d’une population de plus en plus importante, alors même que les ressources de notre Terre se raréfient.



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