• Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
    C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • La science moderne a dû se libérer de l'héritage antique pour prendre son essor. Les mathématiques s'occupent d'entités abstraites, sans rapport avec le monde qui nous entoure, alors que la physique manipule des objets réels. En cette époque de boom technologique, la science bat le haut du pavé et le niveau de culture générale scientifique n'a jamais été aussi élevé. Autant d'idées reçues que le mathématicien et historien des sciences Lucio Russo dément avec brio dans cet essai court et incisif. Textes à l'appui, l'auteur montre combien la dette des sciences modernes à l'égard de l'Antiquité est importante. Il rappelle le rôle essentiel des phénomènes observables dans la genèse des théories scientifiques, aspect dangereusement occulté par les processus d'abstraction complexes des sciences modernes et par l'évolution des programmes scolaires. Il souligne que la science même la plus contemporaine implique une méthode qui, en l'occurrence, est directement héritée des travaux d'Euclide et de ses successeurs hellénistiques. Synthèse des recherches de toute une vie, Notre culture scientifique convoque les différents domaines de la connaissance (cosmologie, chimie, mathématiques, théorie des marées...) et nous invite à comprendre notre passé scientifique en profondeur, seul moyen de s'en affranchir pour bâtir notre futur.

  • Rachel Caine travaille dans une réserve indienne de l'Idaho. Elle est sans nul doute le meilleur expert britannique de la biologie et du comportement des loups. À la demande d'un riche propriétaire terrien militant de la cause environnementale, elle accepte de rentrer en Ecosse pour l'aider à réintroduire le loup gris dans son domaine. Pour Rachel, ce retour en Combrie n'est pas uniquement synonyme de changement professionnel. Enceinte depuis peu, elle doit également se réconcilier avec sa famille désunie et faire face au défi que représente la réintroduction d'un animal disparu de l'île depuis plus de cinq siècles. Sur fond de débat sur l'indépendance de l'Ecosse, Sarah Hall interroge la nature fondamentale de l'homme et de l'animal, se penche sur les concepts d'écologie et de progrès, sur les préoccupations les plus obsédantes de l'humanité. « Quelle réussite ! C'est tellement vif, vivant, dynamique. Je pouvais voir les loups et les personnages défiler dans le paysage comme un film dans ma tête. Il m'a été difficile de me défaire de ce livre dès lors que je m'en emparais. Une construction magnifique. » Val McDermid

  • Kuei, je te salue est la rencontre littéraire et politique de la poète Innu Natasha Kanapé Fontaine et du romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard, qui ont décidé d'entamer une conversation sans tabou sur le racisme entre Autochtones et Allochtones.

    Idle No More, Commission de vérité et réconciliation, enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées... Comment cohabiter si notre histoire commune est empreinte de honte, de blessures et de colère? Comment contrer cette méconnaissance de l'autre qui aboutit au mépris? Comment faire réaliser aux Blancs le privilège invisible de la domination historique? Comment guérir les Autochtones des stigmates du génocide culturel?

    Pour ouvrir le dialogue et amorcer la nécessaire réconciliation entre nos peuples, Natasha et Deni reviennent sur leur trajectoire personnelle et tentent de débusquer les mots et les comportements qui empruntent encore trop souvent les chemins du racisme. Dans cet échange épistolaire au souffle poétique, Natasha raconte sa découverte des pensionnats autochtones, son obsession pour la crise d'Oka, la vie sur la réserve de Pessamit ; Deni parle du racisme ordinaire de son père, de la ségrégation envers les Afro-Américains, de son identité de Québécois aux États-Unis. Chaque lettre est un «rendez-vous de la parole qui s'ouvre».

    En croisant leurs mots avec franchise, ces deux grands écrivain.e.s nous offrent un livre humaniste et universel sur le rapport à l'autre et le respect de la différence.

  • Jamais Antoine n'aurait pensé que son grand-père puisse agir ainsi : il y a quelques heures à peine, l'adolescent sortait du lycée, s'apprêtant royalement à rater son bac. Kidnappé par papi à bord d'un vieux coupé Volvo, il roule à présent vers l'inconnu, privé de son iPhone.
    À 82 ans, François Valent, journaliste brillant, aura parcouru le monde et couvert tous les conflits du globe sans jamais flancher. S'il a conclu un marché avec son petit-fils, c'est pour tenter de le convaincre de ne pas lâcher ses études.
    Mais ce voyage improvisé ne se fera pas sans heurts. La destination vers laquelle le vieil homme conduit Antoine - la ville de Villefranche-de-Rouergue, où il a grandi - a ce parfum particulier du remords. C'est là que l'enfance de François a trébuché. Lors d'un drame sanglant de la Seconde Guerre mondiale dont l'Histoire a gardé le secret.
    À la fois quête du souvenir et voyage initiatique, cette échappée belle les révèlera l'un à l'autre. La vraie vie n'est jamais là où on l'attend.

  • Caractéristique de la littérature populaire, ce roman d´Alexandre Huot, d´abord publié aux Éditions Édouard Garand en 1927, constitue une étonnante oeuvre utopique de réconciliation autochtone dans lequel percent des expressions (« maîtres chez nous »,« souveraineté économique »),des préoccupations sociales et environnementales et des projets qui rejoignent le lecteur d´aujourd´hui.

  • Léo a quatre ans. Son papa dit qu'il est grand maintenant. Mais son grand frère Émile le taquine souvent en l'appelant «p'tit Léo». Cela met Léo VRAIMENT en colère. Mais une fois la colère de Léo envolée, Émile sait très bien comment rendre son petit frère heureux.

  • Après la mort de sa mère, la narratrice se souvient. De son enfance et de son adolescence massacrées par vingt ans de silence, de mépris et de coups. De la réconciliation lente, patiemment tissée au cours des dernières années de maladie. Avec humour, avec tendresse, elle remonte le fil de la vie malheureuse de sa mère, cette femme-enfant qui n'a pas su l'aimer. Elle veut comprendre, en suivant le lien ténu qui n'a jamais cessé d'exister, malgré la haine entre elles.

  • Cet ouvrage est né d'un désir de réconciliation entre les Autochtones et le peuple québécois.
    Un des objectifs est de rétablir des ponts afin que, de part et d'autre, un lien d'entraide et de fraternité soit davantage présent, au-delà des préjugés et des différences de cultures.

    Comment peut-on aller de l'avant et s'enrichir mutuellement? Il est notamment question de fierté, autant pour les Autochtones que pour le peuple québécois, ce qui pourrait aider à retrouver une identité, non seulement sur le plan culturel, mais aussi sur le plan humain, afin de briser des barrières individuelles et collectives.

  • Amis depuis toujours, Ian et Jean se disputent un jour pour une bêtise. Leur chicane s'envenime. Pour se séparer de Jean, Ian creuse un fossé. Ensuite, il installe une clôture et, pour finir, il construit un mur. Une thématique qui rejoint aussi bien les petits que les grands.

  • S'inspirant de la porcelaine qui évoque paradoxalement une certaine fragilité et une grande résistance (ne supporte-t-elle pas la cuisson à un très haut degré?), la poète s'interroge sur sa présence dans le monde et son lien à l'autre.

    Quant aux oies, c'est bien sûr la migration, la distance, mais aussi le retour, la solitude, la naïveté et aussi la résilience...

    Je sais par coeur la porcelaine des oies sauvages tombées de froid. Dans l'éclatement des bruits, le coeur se règle du côté des étoiles.

    Hélène Poirier aborde ici, avec finesse, le thème de l'urgence de vivre malgré les blessures et les cicatrices laissées par le passage du temps.


  • Vous aviez confiance... Vous nagiez en plein bonheur... Vous aviez investi tout votre amour dans ce couple... Et vous apprenez que votre conjoint vous a trompé(e)...

    Au-delà de la colère et de la souffrance provoquées par ce séisme, comment dé

  • «La persistance du sable» constitue le deuxième volet d´un cycle d'écriture qui a pour thème Les mythes fondateurs de l´Acadie moderne, thème qui explore les soubresauts identitaires d´un peuple minoritaire. L´action se déroule de nos jours, mais a pour toile de fond la longue et pénible bataille perdue par les expropriés du parc national Kouchibouguac (Nouveau-Brunswick) au cours de la décennie 1970. À cheval sur deux continents et deux époques, «La persistance du sable» est le récit d´un homme castré par l´entêtement et l´aveuglement idéologique d´une mère et qui « renaît » grâce à l´intelligence et la bienveillance d´une femme malienne. C´est la triste et poignante histoire d´une improbable réconciliation mère-fils. C´est la belle et touchante histoire d´un amour Noir et Blanc qui brave tous les tabous.

  • Une chicane éclate dans un jardin parmi les citrouilles... Mais le bon vieux monsieur qui les cultive leur fait comprendre qu'il n'y a pas de quoi perdre la tête !

  • Comme beaucoup de mères d'autrefois, Virginie a tenu un registre des grands moments de sa famille, « le livre de raison ». Aujourd'hui, près du silence de la mort et alors qu'elle vit la joie d'un nouvel amour, elle ouvre un nouveau cahier dans lequel elle donne finalement voix à son coeur. Voici son livre de déraison.

    « Le livre de déraison » a remporté le grand prix du salon du livre de Toronto en 1994.

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