• Maya a disparu.Une course contre la montre s'engage sur le terrain pour les hackeurs du Groupe 9 qui cherchent à déjouer la conspiration des fauves.Les fauves, une poignée de puissants qui s'attaquent à nos libertés.Leur plan : créer le chaos, s'approprier toutes les richesses et régner sans limites.Mais qui est 9 ?*
    Ce nouveau thriller de Marc Levy est la suite passionnante de l'aventure des 9 héros intrépides et attachants rencontrés dans
    C'est arrivé la nuit.9 Robins des Bois d'aujourd'hui, 9 hors la loi qui oeuvrent pour le bien au péril de leur vie.
    Un roman d'espionnage engagé qui dévoile de manière éblouissante les dérives de notre époque.
    *À propos de C'est arrivé la nuit (tome 1)" Un roman qu'on ne peut pas lâcher, avec un rythme haletant, une écriture électrique. Il se dévore comme une série. " François Busnel,
    La Grande Librairie" Un panaché de
    Millénium et de
    James Bond. " Bernard Lehut, RTL
    " Les portraits des personnages sont magnifiques avec leurs fêlures et leur passé... Le fabuleux conteur sait tenir en haleine son lecteur. " Mohammed Aïssaoui,
    Le Figaro littéraire" Un roman à cent à l'heure... Ce polar remue les tripes et donne envie de rejoindre ces Robin des Bois d'aujourd'hui. Émouvant, intelligent et très engagé. " Sandrine Bajos,
    Le Parisien" Un roman fort et palpitant. " Anne Michelet,
    Version Femina

  • La vallée

    Bernard Minier

    • Xo
    • 20 Mai 2020

    " Je crois que quelqu'un est en train d'agir comme s'il se prenait pour Dieu... "
    Un appel au secours au milieu de la nuit
    Une vallée coupée du monde
    Une abbaye pleine de secrets
    Une forêt mystérieuse
    Une série de meurtres épouvantables
    Une population terrifiée qui veut se faire justice
    Un corbeau qui accuse
    Une communauté au bord du chaos
    Une nouvelle enquête de Martin Servaz
    " Avec La Vallée, Martin Servaz, le flic emblématique de Bernard Minier, fait un retour tonitruant ! "
    Bernard Lehut,
    RTL" D'une efficacité redoutable. Addictif !"
    François Busnel,
    La Grande Librairie" Un suspense et un style parfaitement maîtrisés, des personnages touchants, et une fois encore une "putain d'histoire". "
    Fabrice Drouzy,
    Libération" Tout en menant de main de maître son histoire, Minier poursuit une réflexion sur le mal qui nous concerne tous. "
    Bruno Corty,
    Le Figaro littéraire" un roman brillant ! "
    Olivier Bureau,
    Le Parisien" On le dévore pour l'efficacité de son scénario et pour la sincérité avec laquelle il dénonce l'hyper-moralisation d'une société moderne qui conduit au manichéisme. "
    Jean-Rémi Barland,
    La Provence" Magnifiquement mené vers une fin spectaculaire. "
    Stéphanie Janicot,
    Notre Temps" En matière de thriller, La Vallée est un modèle du genre. Impossible à lâcher, diablement addictif, et furieusement humain. "
    Yvan,
    EmOtionS - blog littéraire
    Le nouveau thriller de Bernard Minier

  • Ils sont hors-la-loiMais ils oeuvrent pour le bienIls sont amis et partagent leurs secretsPourtant ils ne se sont jamais rencontrésJusqu'au jour où...C'est arrivé la nuit Le premier tome de la série 9.
    Ils en parlent:" Les portraits des personnages sont magnifiques avec leur fêlure et leur passé... Le fabuleux conteur sait tenir en haleine son lecteur. "
    Le Figaro Littéraire, Mohammed Aïssaoui" Marc Levy signe une fresque ambitieuse. Un panaché de
    Millénium et de James Bond. "
    RTL, Bernard Lehut" Un roman à cent à l'heure qui se dévore comme une excellente série. Émouvant, intelligent et très engagé. Vivement le tome 2 ! "
    Le Parisien" Un suspens trépidant à travers le monde. Vous allez adorer ces 9 personnages."
    Patrick Simonin, TV5 Monde" Les personnages sont formidables, on les aime tout de suite."
    BFM" Un roman fort et palpitant."
    Version Femina" Il y a du suspens, c'est haletant tout du long."
    Catherine Ceylac, Clique, Canal PlusMot de l'auteur :" Depuis vingt ans, j'écris pour voir le monde en couleurs...
    Pour me calmer aussi.
    À quoi sert d'être écrivain, si ce n'est pour raconter des histoires qui interpellent, pour se poser des questions ?
    Je m'en suis posé à chaque page, alors j'ai mené l'enquête, résolu, aussi mordu qu'un reporter.
    Je suis parti à la rencontre des vrais protagonistes, des hors-la-loi au coeur d'or, des vilains bien sous tous rapports, des manipulateurs, des faussaires, des passeurs, des assassins en col blanc, des putains magnifiques, des journalistes risquant leur peau pour que la vérité éclate, et ce faisant j'ai découvert l'indicible.
    J'avais pour habitude de me laisser entraîner par deux personnages.
    Cette fois, ils sont 9.
    J'ai tout fait pour entrer dans leur bande.
    Et ils m'ont accepté.
    Cette année, nul besoin de leur dire au revoir à la dernière page.
    Parce que l'histoire continue, et elle est loin d'être terminée.
    Bienvenue dans le monde de 9 ! "
    Marc Levy

  • « Pour mourir libre, il faut vivre libre. » La vie et la mort s'entrelacent au coeur de ce « Manifesto » pour un père bientôt disparu. Proche de son dernier souffle, le corps de Félix repose sur son lit d'hôpital. À son chevet, sa fille Léonor se souvient de leur pas de deux artistique - les traits dessinés par Félix, peintre et sculpteur, venaient épouser les notes de la jeune apprentie violoniste, au milieu de l'atelier. L'art, la beauté et la quête de lumière pour conjurer les fantômes d'une enfance tôt interrompue. Pendant cette longue veille, l'esprit de Félix s'est échappé vers l'Espagne de ses toutes premières années, avant la guerre civile, avant l'exil. Il y a rejoint l'ombre d'Ernest Hemingway. Aujourd'hui que la différence d'âge est abolie, les deux vieux se racontent les femmes, la guerre, l'oeuvre accomplie, leurs destinées devenues si parallèles par le malheur enduré et la mort omniprésente. Les deux narrations, celle de Léonor et celle de Félix, transfigurent cette nuit de chagrin en un somptueux éloge de l'amour, de la joie partagée et de la force créatrice comme ultime refuge à la violence du monde.

  • Le 22 avril 1945, Yvonne Oddon est libérée du camp de Mauthausen. Le 28 juin 1945, elle témoigne au Muséum national d'Histoire naturel. Ce récit, écrit à chaud, saisit par sa rigueur factuelle. Yvonne Oddon décrit sans fard les conditions de vie inhumaines des prisons de la Wehrmacht et des camps de Ravensbrück et Mauthausen.

    Par-delà la souffrance, c'est aussi la vie quotidienne des prisonnières qu'elle tâche de retranscrire, tout particulièrement celle des femmes. En dépit des atrocités, la dignité des prisonnières demeure, des solidarités se nouent, graines de résistance semées au comble de l'horreur. Le désespoir est finalement absent de ce récit car la bibliothécaire est habitée par une autre préoccupation : l'urgence de témoigner.

    /> Née à Gap en 1902, Yvonne Oddon devient bibliothécaire au Musée d'ethnographie du Trocadéro en 1929. Elle participe en 1940 à la fondation du Réseau du musée de l'Homme, l'un des premiers organismes clandestins de résistance dont fut également membre Boris Vildé. Arrêtée en 1941, elle est incarcérée, avant d'être libérée du camp de Mauthausen en avril 1945. Elle effectue par la suite diverses missions, notamment pour l'Unesco, et participera à la création du Conseil International des musées.

  • La ville est là, cachée derrière ces vers, cité précaire, peuplée de noctambules destinés à s'échouer sur son rivage. Quelques chiens qui rôdent et jouent à la bagarre, mais surtout des humains aux prises avec leurs désirs. Les amours brûlent et se succèdent, comme des clopes. Simon Johannin travaille ses obsessions poétiques avec rage. Certains motifs reviennent incessamment : un ressac d'urine, de sang et de boisson...

    Sa poésie avance le plus souvent sans ponctuation, à l'image de ces jeunes qui courent lacets défaits, sans trébucher. La sensualité se gorge d'ivresse, les lettres titubent, s'écrasent puis se relèvent. Avec ce premier recueil de poésie, Simon Johannin ouvre sur un monde peuplé d'anges meurtris aux ailes cramées : « Le mal est fait/ Le plaisir est partout ».

    Né à Mazamet dans le Tarn en 1993, Simon Johannin grandit dans l'Hérault. Il quitte le domicile parental à 17 ans et s'installe à Montpellier pour suivre des études de cinéma à l'Université, qu'il déserte rapidement. Il travaille ensuite en intérim, puis comme vendeur de jouets, avant d'intégrer l'atelier d'espace urbain de l'école de La Cambre à Bruxelles de 2013 à 2016. Il publie son premier roman L'Été des charognes en 2017, puis Nino dans la nuit en janvier 2019 avec Capucine Johannin.

  • Une méthode audio qui associe une introduction à la pratique de l'hypnose et 12 séances guidées par le Dr Philippe Aim pour pour mieux vous endormir et avoir un bon sommeil.Vous êtes-vous déjà demandé ce qu'il se passe quand vous dormez ? Peinez-vous à trouver le sommeil ? Êtes-vous épuisé, même après une nuit de 10 heures ? Avec la méthode sans contrainte proposée par le docteur Philipe Aïm, médecin psychiatre et psychothérapeute, vous pourrez enfin mettre en place les ressources nécessaires à un bon endormissement, et vous préparer à de longues nuits de sommeil.
    Après une première introduction aux notions essentielles du sommeil (cycles, troubles, différents sommeils...), vous pourrez, à votre rythme, suivre les séances courtes ou plus longues en fonction de vos besoins et du temps disponible. Installez-vous confortablement et laissez-vous guider !
    Téléchargez au format PDF votre carnet compagnon pour vous accompagner dans la pratique.
    Table des matières :

    Introduction
    Les inductions
    L'immobilité
    S'endormir par parties
    Trois bonnes choses
    Ralentir les pensées
    Tendre la tension
    L'attention au corps
    Poser les sacs
    5, 4, 3, 2, 1...
    A la plage
    La terre
    L'hypnose, c'est simple et surprenant

  • « Il y a eu la vie daprès. Lhistoire daprès, ou peut-être la fin de lhistoire parce quil faut bien mettre un point final aux histoires quon raconte. Comment relater léchec annoncé dune vie policée. Une vie sacrifiée sur lautel de la maternité. Me faudra-t-il commencer par les larmes ou les matins couchés, le sang noir dans le fond de ma culotte ou la porte claquée en dépit des corps qui tremblent. Me faudra-t-il raconter ma vie réussie dêtre une mère à terre, dévouée, en morceaux. Me faudra-t-il avouer linaltérable violence.
    Oui. »

    Après Le Corps daprès, Virginie Noar montre dans ce deuxième roman les difficultés dune mère célibataire à sen sortir, sa tentation de la fuite, son amour inconditionnel mais si imparfait pour ses deux enfants et son chemin vers la résilience.

    Virginie Noar, pigiste et travailleuse sociale, a trente-cinq ans. Elle exerce notamment dans un espace de rencontre parents-enfants. Elle a publié son premier roman, Le Corps daprès, aux éditions François Bourin en 2019.

  • Dans un petit village des monts Funiu, Li Niannian, un adolescent un peu stupide et grand lecteur des romans de son voisin Yan Lianke, supplie les esprits de lui venir en aide : en plein été, les hommes ont en effet sombré dans une épidémie de somnambulisme. C'est un cauchemar que raconte Li Niannian, une nuit carnavalesque oubliée du temps. - les veilles se succèdent mais le jour se refuse à poindre -, une nuit durant laquelle les hommes transgressent tout : la morale, le bon sens, les codes, l'histoire. Le somnambulisme collectif débride les désirs et les obsessions enfouis. C'est une nuit de chaos. Si le père de Li Niannian lutte courageusement pour le salut de son village, c'est qu'il se sent redevable, coupable d'avoir autrefois dénoncé des inhumations clandestines alors que la crémation est de rigueur. Quant au directeur du crématorium, oncle de Lia Niannian, il en profite pour recueillir l'huile des cadavres à des fins lucratives....

    Faut-il voir ce monde insensé comme une allégorie de la réalité ? Un monde plongé dans une obscurité telle que l'humanité en perd ses repères fondamentaux et que l'unique forme de parole possible semble désormais l'imploration ? Couronné en 2016 par le prix Hongloumeng, ce roman a été annoncé par Yan Lianke comme un tournant dans son oeuvre, une nouvelle forme d'écriture libérée de la narration historique.

    Né en 1958 dans une famille de paysans illettrés du Henan, Yan Lianke a d'abord été écrivain officiel de l'armée, avant de composer des oeuvres puissantes et empreintes de liberté, souvent mises à l'index par la censure. « Je ne veux me rendre ni au pouvoir politique ni au marché. Je préfère garder ma dignité, même si cela signifie mourir de faim. J'ai cette conviction dans le sang. » Yan Lianke a reçu en 2014 le prix Franz Kafka pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Dans la veine de ses plus grandes nouvelles, Jim Harrison tisse trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l'Amérique idéale de l'écrivain, aux habitants aussi rudes que les saisons du Montana.
    On découvre Sarah, une adolescente qui cherche à assouvir un désir de vengeance irrépressible après l'agression dont elle a été victime à l'âge de quinze ans. On retrouve avec délectation Chien Brun, à la recherche de l'âme soeur. Et enfin un loup-garou en proie à de terribles accès de violence les soirs de pleine lune.
    Les Jeux de la nuit, recueil de nouvelles le plus ambitieux et le plus saisissant de Jim Harrison depuis Légendes d'automne, dépeint de manière inoubliable trois vies américaines hors du commun. Avec humour, émotion et une profonde humanité, Harrison justifie une fois de plus son statut de maître de la littérature américaine.

  • "Je suis américain de naissance, nazi de réputation et apatride par inclination." Ainsi s'ouvrent les confessions de Howard W. Campbell Jr. qui attend d'être jugé pour crimes de guerre dans une cellule de Jérusalem. Ce dramaturge exilé en Allemagne est connu pour avoir été le propagandiste de radio le plus zélé du régime nazi. Mais il clame aujourd'hui son innocence et prétend n'avoir été qu'un agent infiltré au service des Alliés. Il lui reste désormais peu de temps pour se disculper et sauver sa peau.

  • Vie nouvelle

    Michaël Trahan

    Il est dans ce livre question d'entrer dans une image. Cette image est une vie, un théâtre coupé en deux. Au milieu, il y a une forêt et il y a la nuit. Il y a aussi une rivière et une salle de cinéma. Quelqu'un entre dans la chambre et s'installe devant le miroir pour lire un roman d'amour. Personne d'autre ne vient. Au matin, on ne sait plus très bien comment sortir. On le regrette. On doit dire la vérité. Peut-être est-il temps d'apprendre à vivre. L'idée est belle, et la beauté compte, mais on s'attache facilement à ce qui nous encercle. On cherche une histoire bleue comme le ciel et on écrit un poème interminable. Il faut aller jusqu'au bout. Le rideau est lourd, on n'y arrivera jamais. La douleur est lente. À la fin, un enfant apparaît. C'est mon fils. Il dort dans la clairière.

    Vie nouvelle est un livre d'éducation sentimentale. Je l'ai écrit comme on choisit une vie.

  • Quand le tic-tac de l'Avent se remet en route, on voudrait s'épargner le calvaire d'une crise intérieure qui vire à l'épreuve familiale. Il est toutefois difficile de prétendre se tenir à l'écart d'une fête qui nous rappelle qu'on n'est rien sans les autres, ni la force qu'on tire des siens. Faisant feu de tous les bois conceptuels (philosophie, histoire, psychanalyse, anthropologie, littérature, cinéma, séries télévisées), ce livre décrypte les états d'âme et les tourments qui refont chroniquement surface aux dernières heures grises de l'année. Il n'a pas pour but de défendre Noël, ni d'en instruire le procès à charge, pas plus que d'en moquer le folklore ou d'en proclamer l'obsolescence. Il ne milite ni pour sa sanctuarisation culturelle, ni pour son bannissement de nos coutumes. Il cherche à penser cette drôle de fête, qui ne laisse personne indifférent, ni indemne. Celle qui, sous presque toutes les latitudes, mobilise les individus et coagule les générations comme aucune autre. Pour le meilleur et pour le pire. Souvent dans la joie, mais pas toujours dans la bonne humeur. Sur fond de retrouvailles, mais jamais sans conflit, ni tension. Et pour cause : Noël est la mesure intranquille de tous nos liens avec les vivants et les morts.

  • Les bouleversements littéraires les plus féconds sont parfois les plus discrets.
    Les thèmes et événements dont il est question dans ce récit se retrouvent dans d'autres textes de Nerval. Mais ici, c'est la ville qui est l'affrontement principal. Vingt-six sections brèves, chacune accrochée à un lieu, des Halles en pleine nuit, d'un café de hasard, ou la traversée de Pantin, ou la rencontre avec ce gendarme qui met l'auteur en prison pour défaut de passeport.
    Mais, à l'intérieur de chaque séquence, la totalité-langue qu'est la ville : des fragments de la langue parlée, des prononciations qui changent d'une situation l'autre, mais aussi les inscriptions, les enseignes et les réclames : pas un hasard si Breton et Aragon, pour Nadja et Le Paysan de Paris s'en iront traverser leur Gérard...
    Et qu'on passe de ces notations ambulatoires, tout saisi dans la cinétique et le mouvement, prose qui n'a pas le droit d'arrêter, aux rêves qu'induit la ville, l'ombre d'Aurélia proche, et ces corridors qui le hantent.
    C'est pour cela que ce texte est inépuisable, et un des préférés des nervaliens d'âme : on sait de quel prix mental Nerval pouvait payer ces crises d'angoisse qui le laissaient nu et fuyant dans ces mêmes rues ici illuminées et bavardes. Et c'est aussi dans cette nuit de Paris, tout au bord des Halles, qu'il ira se suicider dans sa lanterne finale.

    FB

  • La tribu

    Jean-Michel Mension

    Dans ces entretiens, Jean-Michel Mension évoque les années qui le menèrent à participer, de 1952 à 1954, à l'existence chaotique et alcoolisée de l'Internationale Situationniste. Dans un Saint-Germain-des-Prés aujourd'hui disparu, en compagnie de Guy Debord, mais aussi d'autres figures moins connues et souvent fascinantes, on découvre un Paris interdit : celui des marges, des bistrots et des truands. Dans le récit de cette avant-garde subversive, entre art, liberté sexuelle et dérèglements de tous les sens, on assiste à la naissance d'une révolte qui embrasera, plus d'une décennie plus tard, la jeunesse de Mai 68. Il paraît dans une nouvelle édition, illustrée d'une iconographie renouvelée et augmentée de documents inédits.

    Jean-Michel Mension est né le 24 septembre 1934. Issu d'une famille de militants communistes, il est le premier adhérent de l'Internationale lettriste, créée par Guy Debord. Il en sera exclu à l'été 1954. Mobilisé durant la guerre d'Algérie, il rejoint en France le Parti Communiste puis, en 1969, la LCR. Il est notamment l'auteur d'une autobiographie (Le Temps gage) ainsi que d'une célèbre inscription sur les quais de la Seine : ``ICI ON NOIE LES ALGÉRIENS''. Il décède le 6 mai 2006.

  • Titi, petite poupée au mince visage de porcelaine, vive et effrontée, passe des mains d'un homme à un autre, en un chassé-croisé amoureux où chacun se désire, se fuit, se blesse, se retrouve dans les nuits de Shanghai. Ateliers d'artistes au bord de l'eau, galerie d'avant-garde, fêtes et lieux à la mode. Loin d'être un décor, Shanghai est le coeur flamboyant de l'intrigue, la nuit y est plus brillante que le jour, la vie s'y épanouit plus librement, imprévisible, excessive, mystérieuse. Ces personnages ont parfois un appétit de vivre si insatiable que le réel ne peut suffire à le satisfaire, seuls l'art, l'imaginaire, peuvent le faire car ils sont sans limites. Leur abandon aux forces fantasques de la vie s'accompagne d'un besoin de comprendre ce qui leur arrive. C'est ainsi qu'aux émotions et à la sensualité qui les traversent répond en miroir une réflexion sur la nature de l'art, l'illusion des apparences, le passage du temps.

  • En 1985, Inosia, férue de science et de Star Trek, est une lycéenne sage et sérieuse des Samoa... Mais à dix-sept ans et demi, elle se lance à corps perdu dans une aventure avec un homme plus âgé qui la stimule physiquement et intellectuellement. L'amour contrarié de ces deux âmes soeurs va au-delà de la passion : ce voyage mutuellement initiatique s'exprime en boucles érotiques, scientifiques et culturelles, inspirées de cosmologie samoane et sous-tendues de constats postcoloniaux. Freelove est un hymne à l'amour, un joyau du discours amoureux, véritable plaisir des sens.

    Freelove est le nouveau roman très attendu de Sia Figiel, auteure renommée du Pacifique. Son écriture est acclamée pour sa fusion innovatrice entre des modes de narration traditionnels et contemporains, son exploration avant-gardiste de la sexualité et des thèmes tabous. Pionnière de la narration au féminin, elle a influencé toute une génération d'écrivains samoans et océaniens, dans les îles comme dans la diaspora.

  • « Ce sont des gens qui divorcent, qui ont habité Évreux au début de leur mariage, qui s'y retrouvent le jour où leur divorce est prononcé. Tous les deux dans cet hôtel de France pendant une nuit d'été, sans un baiser, je les ferais parler des heures et des heures. Pour rien d'autre que pour parler. Dans la première partie de la nuit, leur ton est celui de la comédie, de la dispute. Dans la deuxième partie de la nuit, non, ils sont revenus à cet état intégral de l'amour désespéré, voix brisées du deuxième acte, défaites par la fatigue, ils sont toujours dans cette jeunesse du premier amour, effrayés. » M. D.

    « Une autre fois je t'ai vue.
    C'était dans la maison.
    Dans ta chambre.
    La nuit.
    Tu étais nue.
    Fardée et nue.
    Tu te regardais dans une glace. Très près.
    Tu pleurais. » M.D.

    (La Musica Deuxième, Gallimard, 1985)

  • Un jardin peut prendre
    des allures merveilleuses,
    tout dépend du regard
    que l'on porte sur lui...

  • Le 24 décembre 1847, l'émir Abd el-Kader (1808-1883) attend, dans le froid et la pluie, d'embarquer sur Le Solon qui a mouillé dans le petit port de Djemâa-Ghazaouët proche de la frontière marocaine. La veille, après une résistance de quinze années contre le corps expéditionnaire français, il avait signé sa reddition sous la promesse d'être conduit, avec quatre vingt seize de ses proches et compagnons, à Alexandrie ou à Saint-Jean-d'Acre.
    A travers la vie de l'émir, chef de guerre mais aussi chef d'état, poète, maître soufi et grand voyageur, Abdelkader Djemaï fait revivre une des épopées les plus marquantes du XIXe siècle.
    Les paysages d'Algérie qui ont vu naître et combattre l'émir, Tagdempt la capitale qu'il batît entre le Tell et le Sahara, l'impressionnante Smala, ville itinérante de vingt mille habitants, puis l'exil en France, en Turquie et en Syrie servent de toile de fond au destin d'un personnage exceptionnel, homme de progrès, de dialogue et de tolérance.
    Abdelkader Djemaï est notamment l'auteur de Camping, de Gare du Nord, du Nez sur la vitre, d'Un Moment d'oubli et de Zohra sur la terrasse, romans et récits parus au Seuil.

  • Aux origines de ce récit, un inavouable secret d'enfance : le narrateur n'a jamais compris un traître mot de ce que lui disaient ses parents, chacun usant d'une langue non seulement étrangère, mais d'origine inconnue. À l'âge de trente-huit ans, lors d'une visite à sa mère, tout bascule : plusieurs mots sortis de sa bouche à elle font soudain sens. Troublé par cette révélation, il prend la fuite, recherchant qui voudra prêter une oreille attentive à son histoire. Le voilà qui dérive dans la nuit parisienne, embrasse une belle endormie au fond d'un chantier, dérobe une truffe blanche dans un hôtel cinq étoiles, subit malgré lui une IRM à l'hôpital et ressuscite un amour oublié mais salvateur.
    Avec ce troisième roman en forme d'autofiction, Philippe Garnier a choisi de partir d'une hypothèse biographique impossible. La rigueur loufoque et la gravité désinvolte de Babel nuit nous poussent à accepter la part de non-sens de cette quête existentielle, et même à y éprouver une inquiétante familiarité.

  • S'aventurer de nuit dans la lande espagnole peut se révéler dangereux. Macario a beau connaître le terrain, il a vite fait de se fouler une cheville et se retrouve bloqué dans un abribus, au bord d'un chemin désert, par un soir de pleine lune. Cependant, depuis la route s'élève une autre voix. Celle d'Ismael, confronté aux mêmes difficultés cinquante mètres plus loin : désarroi en miroir, blessure, tout est semblable et différent à la fois. Au milieu de cette nuit improbable, une discussion insolite et décalée se tisse peu à peu entre ces deux êtres égarés.

    « La Nuit du loup est une de ces symphonies absurdes de l'imagination qui nous redonne confiance dans le dialogue comme colonne vertébrale de cet étrange animal que nous avons l'habitude d'appeler être humain. » (J. A. Aguado, Diario de terrassa)

    « La parodie, l'humour et les nombreux jeux de langage tempèrent le caractère absurde des bizarreries qui absorbent les humains dans leur attirance pour le superficiel. Un texte qui frôle parfois le délirant, sans jamais perdre sa sensibilité dans la brièveté. « (Angel Bansanta, El Mundo)

  • Un homme, pénétrant au milieu de la nuit dans un bar de la place de Clichy, croise le regard meurtrier d'un jeune voyou avec qui il va se lier d'amitié. Commence pour ce duo paradoxal un voyage à l'intérieur d'un triangle dont les pointes sont la place de Clichy, la place des Abbesses et l'église Notre-Dame-de-Lorette, au fil duquel se dessine une géométrie de la nuit qui est aussi une géométrie du souvenir, générant des métamorphoses où les masques et les rôles s'échangent, où se raconte dans des rixes banales à la lumière violente des néons contemporains une très vieille histoire qui met à nu le passé le plus ancien, celui des ogres et des mythes.


  •      Emmanuel Pierrat dort deux heures par nuit, sans éprouver la moindre fatigue. Selon les médecins, il est «troublé de l'éveil». Il réalise sans le vouloir le fantasme de tous ceux qui courent après le temps. Avocat, romancier, essayiste, traducteur, collectionneur d'art, éditeur : ses longues journées et ses nuits presque blanches lui laissent le loisir d'exercer dix métiers et de concrétiser mille projets. Mais à quel prix ? Rester éveiller alors que tout le monde dort le place aux marges de la solitude en le contraignant au secret. Dès l'enfance, il a fait la fortune des marchands de lampes de poche pour lire jusqu'à l'aube en cachette. Et sa vie est à l'image de ses premières lectures : à moitié clandestine. Ce récit dévoile la part lunaire de son étrange existence. Il ne s'en était jamais ouvert.
    Emmanuel Pierrat est bel et bien l'auteur d'une multitude de livres écrits dans le silence de la ville assoupie, entre trois et six heures du matin.

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