• En un temps d'âpres luttes pour le pouvoir, dans la Chine du IXe un messager impérial vient demander au célèbre juge Ti d'enquêter sur un meurtre dont est soupçonnée la poétesse- courtisane Xuanji. Alors que la belle et talentueuse jeune femme croupit dans une geôle en attente de la sentence, l'enquête du juge le mènera à des secrets qu'il est préférable d'ignorer.

    «Ce roman est inspiré d'un fait réel survenu sous la dynastie Tang, la poétesse Yu Xuanji (844-871) étant au centre de cet épisode. Nul ne sait aujourd'hui si la jeune femme était réellement coupable du crime dont elle fut accusée, mais l'histoire a déjà donné lieu à des romans, films et séries. Le récit proposé ici n'est qu'une interprétation personnelle de l'inspecteur Chen écrite à la lumière d'une enquête menée dans la Chine d'aujourd'hui.»

  • Avec
    Le Duel, Frédéric Mitterrand nous fait vivre le terrible affrontement qui opposa deux géants de l'histoire : Napoléon III et Victor Hugo.
    Un récit écrit à hauteur d'homme, vivant, tendu, marqué par la passion et la violence, sur les convulsions de la haine en politique et le rapport de fascination entre hommes de pouvoir et écrivains.
    Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s'empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu'on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l'a souvent rencontré. Il dénonce son forfait et s'oppose à lui farouchement. C'est Victor Hugo, député de l'Assemblée dissoute et écrivain célèbre.
    Dans ce combat, l'empereur se révèle bien plus stratège et subtil que la caricature qu'on en a faite. Quant au second, il apparaît tel qu'il est vraiment : génial, égocentrique, autoritaire avec ses proches.
    Ce duel passionné entre le voleur et son ombre durera vingt ans. Jusqu'à la chute honteuse de l'aventurier politique et l'apothéose du prophète du retour de la République...
    " Victor Hugo, le héros du romantisme, contre Napoléon III, le héros romanesque. Leur duel domine l'histoire du XIXe siècle, mais il se prolonge jusqu'à aujourd'hui, car c'est celui de la pensée et du pouvoir. " Frédéric Mitterrand

  • Si l'homme Napoléon III est à présent bien connu grâce à de multiples études (en particulier celles d'Éric Anceau) et si l'on constate une véritable réévaluation du Second Empire depuis deux décennies, la figure de ceux qui ont entouré, servi et pour certains combattu l'Empereur reste dans l'ombre.

    Voici sous la plume talentueuse d'un grand historien le portrait de vingt-cinq femmes et hommes liés aux splendeurs et aux misères de la France au milieu du xixe siècle : Français et étrangers, politiques, diplomates, militaires ou intellectuels... Le duc de Morny, le baron Haussmann, l'impératrice Eugénie, Louis Pasteur, Prosper Mérimée, mais aussi Victor Hugo, George Sand et Léon Gambetta ou encore la reine Victoria, Pie IX et Bismarck et bien d'autres revivent. Toutes ces vignettes composent un grandiose tableau d'ensemble qui permet de comprendre la complexité de la période. C'est le fonctionnement du pouvoir qui se donne ici à voir, entre tradition et changements, avec son lot d'amitiés, d'affrontements et de trahisons.

  • Napoléon face à la mort Nouv.

    " Loin de la légende, écrit Jean Tulard, Alain Frerejean nous offre un tableau complet de cette confrontation entre le conquérant et la mort, des tendances suicidaires de sa jeunesse, loin de sa Corse natale, aux derniers jours d'une lente agonie. "
    Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé.
    Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?
    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : " Vive l'Empereur ! " Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?

  • Napoléon ne s'est pas qu'auto-couronné, il s'est aussi auto-divinisé. Il s'est pris et on l'a pris pour Jésus. Des miracles au Golgotha, il a endossé chaque image sainte. C'est cette iconographie impériale que décrypte avec talent une historienne de 28 ans. Une surprise pour le bicentenaire.
    Jésus avant Alexandre, avant Auguste : dans l'imaginaire de l'épopée napoléonienne, les figures impériales de l'Antiquité grecque et romaine cèdent devant une autre, plus secrète. Longtemps enfouie dans l'ombre des représentations césariennes, c'est l'icône christique qui se révèle la plus intime au sein de cette destinée et de cette oeuvre d'exception. Ce que Marie-Paule Raffaelli-Pasquini démontre magistralement en menant une enquête sans précédent, enlevée et passionnante, au coeur de l'imaginaire personnel de l'Empereur. Napoléon admire Jésus. Pour lui, le Christ a su initier un mode de pensée inédit, instaurer un ordre nouveau, unir l'humanité autour d'un Idéal commun. Plus encore que le Verbe éternel, c'est l'incarnation, l'hybridation, le mi-homme et mi-dieu qui le fascinent. Il lui faut à son tour, et à l'instar des héros qui ont bercé son enfance, aspirer à sauver le monde. Inspiré par l'exemple du Christ évangélique, Napoléon fera tout pour devenir lui-même un Christ politique. C'est cette emprise d'un message spirituel unique sur une aventure temporelle singulière qu'analyse avec talent et brio la jeune philosophe, éclairant tous les aspects d'une mythification religieuse qui nous aide à comprendre l'inexplicable pays qui est le nôtre.
    Une lumière inattendue jetée sur l'inconscient de la France.
    Un livre d'histoire époustouflant.

  • Napoléon, le dernier romain Nouv.

    Pour comprendre Napoléon, pour comprendre la fascination qu'il exerce sur nous deux cents ans après sa mort, il faut passer par Rome. Stendhal nous l'apprend dès les premières lignes de La Chartreuse de Parme : « après tant de siècles, César et Alexandre avaient un successeur. » Quoi ? Nous préférons regarder l'Antiquité comme un aimable decorum, offrir l'image d'Épinal d'un Napoléon costumé en Romain, alors qu'elle pourrait bien être son ADN. De la soif de conquête à l'apothéose finale, Napoléon Bonaparte a sculpté sa légende dorée ou noire dans le marbre antique faisant de son gouvernement un précis d'histoire romaine, des fondations de la République jusqu'aux règnes de Constantin et de Justinien, favorisant la paix religieuse, promouvant le Code civil... ou organisant un véritable culte de sa personne, fidèle aux empereurs sanguinaires dépeints par Suétone. Car de la Rome antique, Napoléon retient avant tout la leçon d'immortalité. Le premier empereur des Français serait-il le dernier Romain ? La réponse dans cet essai novateur qui recèle bien des surprises.

  • Été 1815 : Napoléon quitte une dernière fois le sol français, exilé dans la lointaine île de Sainte-Hélène. Immédiatement des rumeurs se répandent. L'Empereur a-t-il réellement capitulé ? Ne prépare-t-il pas la reconquête du pays ? D'ailleurs, n'est-il pas déjà sur le continent ?

    Été 1815 : Napoléon quitte une dernière fois le sol français, exilé dans la lointaine île de Sainte-Hélène. Immédiatement des rumeurs se répandent. L'Empereur a-t-il réellement capitulé ? Ne prépare-t-il pas la reconquête du pays ? D'ailleurs, n'est-il pas déjà sur le continent ? Certains prétendent l'avoir vu et aidé, d'autres disent même avoir mangé à sa table...

    Aussitôt apparaissent ici et là sur le territoire des mystificateurs qui se font passer pour l'Empereur lui-même : ils sont vagabond, instituteur, colporteur ou homme d'Église et parcourent les campagnes françaises à la recherche d'argent ou de reconnaissance...

    Les personnalités au destin exceptionnel ont toujours provoqué ce type de fraude, que racontent déjà les historiens antiques. Mais une figure aussi colossale que Napoléon peut-elle être, quelque temps à peine après son abdication, facilement imitée ? Et surtout, le pouvoir royal fraîchement restauré peut-il laisser faire s'il veut asseoir efficacement son autorité ?

    Ces usurpations d'identité, loin de n'être qu'anecdotes en marge de la Grande Histoire, sont puissamment révélatrices du climat de l'époque. Elles donnent à voir les préoccupations, les attentes, les craintes des populations, surtout rurales. Mais ces faux Napoléon constituent aussi un reflet de la représentation populaire de l'Empereur, et leurs aventures témoignent du souvenir qu'il a laissé dans l'esprit public.

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • Après Napoléon, néant : on ne voit venir ni empire, ni religion, ni barbares. La civilisation est montée à son plus haut point, mais civilisation matérielle, inféconde, qui ne peut plus rien produire, car on ne saurait donner la vie que par la morale. On n'arrive à la création des peuples que par les routes du ciel, les chemins de fer nous conduisent seulement avec plus de rapidité à l'abîme. Aucun bonapartiste n'a jamais osé écrire cela.
    Le bonapartisme est un culte rétrospectif de la personnalité. Il n'a d'horizon ni métaphysique, ni poétique. Or Chateaubriand, poète de Napoléon, est aussi son ennemi métaphysique. Il le restera toujours, même quand il écrit ces phrases trompeusement nostalgiques, dans la Vita Napoleonis en six livres qui a surgi au beau milieu de ses Mémoires entre 1835 et 1840. Seul un poète métaphysicien a été à la hauteur de celui qu'il qualifie, prenant rétrospectivement son parti contre les trahisons de Talleyrand, d' "un des plus grands hommes de l'histoire" .

  • Les rois fous de l'Histoire

    Collectif

    • First
    • 16 Janvier 2020

    " Historissimo " continue !Que faire quand l'État perd la boule ? La France, il y a un siècle, a fait l'expérience d'un président fou, Paul Deschanel, tombé du train présidentiel en pyjama... Les services de l'Élysée profitèrent d'un moment de lucidité pour lui faire signer une lettre de démission. Le problème est plus difficile à régler quand le chef de l'État est un monarque héréditaire de droit divin...
    Charles VI en France, Ivan le Terrible en Russie, Jeanne la Folle en Espagne, George III en Angleterre illustrèrent avec éclat la tragédie du pouvoir, de même que le roi-artiste Louis II de Bavière. Chez d'autres, comme Ungern-Sternberg, Kim Il-sung ou Bokassa Ier, fonder une monarchie fut le couronnement de leur folie.
    Crimes de sang, dévastations, débauches du corps et de l'esprit, tels furent les événements marquants de leurs règnes inoubliables, enfin réunis par une équipe d'historiens.

  • Printemps 1814. Sur l'île d'Elbe, nul ne connaît l'intérêt de N. pour les abeilles, excepté Pasolini ; dès les premières victoires, l'apiculteur a perçu le lien magique qui unit les insectes au stratège hors de pair. Au fil des ans, la justesse de ses « décryptages apicoles » des batailles du grand Corse l'a convaincu que l'esprit de la ruche était la clef pour comprendre la vie et l'action de Bonaparte. Cette connaissance occulte qu'il possède de N. en fait le rouage essentiel de la conspiration fomentée par la Société bonapartiste toscane, qui vise à faire de l'empereur déchu, et revenu à ses origines, l'incarnation du Risorgimento de l'Italie. Premier roman d'une intelligence rare, aussi subtil que la couleur ambrée du miel, L'Apiculteur de Bonaparte a obtenu, en 1996, le prestigieux Prix Juan March Cencillo, décerné à un roman court.

  • De l'interdiction du port de la barbe la fondation de Saint-Ptersbourg, de la mise au pas de l'glise orthodoxe la rforme de l'administration, du renouvellement des lites traditionnelles au recrutement massif de ttes pensantes et de travailleurs manuels d'origine trangre, des trois voyages du souverain en Europe occidentale et des explorations lances vers l'Asie centrale et l'Extrme-Orient la cration d'une grande Acadmie des sciences, le tsar Pierre (1672-1725) n'a jamais cess de vouloir sortir la vieille Moscovie de son isolement. C'est bon droit qu'on peut le qualifier d'architecte de la Russie moderne. Il se voyait d'ailleurs en nouvel Alexandre le Grand et s'est fait proclamer, quatre ans avant sa mort, pre de la patrie , imperator et grand , ce qui donne la mesure de ses ambitions pour lui-mme et pour son pays. Le passif est pourtant loin d'tre ngligeable : les fragilits de l'homme - dbauche, alcoolisme, got immodr des mascarades - et l'usage courant de la violence avec les membres de sa famille comme avec ses adversaires politiques, le recours systmatique la guerre, une diplomatie incertaine et une fiscalit crasante ont constitu autant d'entraves la modernisation. Reste que ce rgne flamboyant et haletant demeure l'un des plus passionnants que la Russie ait connus. Mal connu en France, il fait ici, sous la plume de Francine-Dominique Liechtenhan, l'objet d'une vocation aussi riche de grande histoire que de petits faits vrais et significatifs.

  • Ce livre propose une approche nouvelle des conquêtes napoléoniennes et porte l'accent sur l'autre armée de Napoléon, celle de ses fonctionnaires. En effet, l'expansion territoriale sans précédent de la France républicaine et impériale, redoublée par la crue de l'État né de la Révolution, porte en elle des défis majeurs pour les agents du pouvoir en poste dans les départements annexés. Dans un contexte d'opérations militaires, d'occupation française et d'imposition d'un nouvel ordre social et politique, les objectifs ambitieux (compter et prélever, informer le pouvoir et les populations, contrôler et surveiller, rallier et récompenser, réprime et punir... ) suppose un puissant effort de recrutement de personnel de tout rang. Or ce recrutement massif s'annonce délicat puisqu'il doit concilier des exigences contradictoires (loyauté politique et compétence professionnelle, expérience du terrain local et connaissance des lois de la métropole, invention de nouvelles manières d'administrer et nécessité de s'appuyer sur les pratiques antérieures). La diffusion des fondements et règlements du Nouveau Régime dans les départements réunis, face à des populations rétives, met ainsi à nu les ambiguïtés de la dynamique impériale.

  • Si les cendres de l'incendie de Rome ont noirci ma toge, si mes orgies ont marqué les foules, personne ne me connait réellement. Personne ne sait vraiment ce que moi, Néron, empereur de Rome, j'ai pensé, fait et dit. Personne n'a compris que je ne suis pas et que je n'ai jamais été le fanfaron fantoche que l'on présente, l'histrion fou que les délateurs et comploteurs ont poussé aux pires extrémités. Fasciné par les arts, obsédé par les femmes, moi, le petit-fils de Marc-Antoine, j'ai osé les actes les plus excessifs par goût de la provocation. Car surprendre, choquer, brusquer, étonner relève de l'art. Celui des souverains qui impriment leur marque à leur époque.

    Qui a révolutionné les moeurs de l'austère Rome, émancipé les matrones soumises, vanté les vertus des délices cachés, sinon moi ? Qui a subi la tyrannie de sa mère, Agrippine, celle qui empoisonna ses maris et ennemis à l'aide de potions concoctées par la terrible Locuste pour lui offrir le trône, sinon moi ? Qui est parvenu à s'émanciper de cette reine incestueuse lors d'un ultime crime libérateur, sinon moi, empereur matricide torturé par la peur ? Qui, jouisseur invétéré, osant braver les dieux, a préféré les charmes d'une ancienne esclave chrétienne, prénommée Actée, à la fadeur au teint de complot de son épouse Octavie, sinon moi ? Qui aurait voulu être acteur ou cocher et joua jusqu'à la démesure son rôle de souverain voué à Apollon, Dionysos et Mithra, sinon moi, Néron ?

    Poussé jusqu'aux portes de la mort - à trente ans - par des traîtres que j'avais aidé tout au long de mon règne d'or et de sang, de luxe et de plaisir, par des nobles qui ne supportaient pas que je préfère la plèbe, je n'ai eu qu'un mot pour saluer mon dernier voyage : "Quel artiste le monde va perdre ! ".

    Un artiste dont ce roman-mémoire passionné livre un visage nouveau. Au-delà des larmes et du temps, un visage qui mérite d'être regardé autrement.

    Illustration Axel Buret, studio de création Flammarion.

  • Tibère

    Emmanuel Lyasse

    Tyran sanguinaire, monstre pervers et parangon du mauvais prince, telle est limage que la postérité a dressée de lempereur Tibère (42 av. J.-C.-14). Mais, au-delà de cette légende noire, son règne lun des plus longs marqua une étape essentielle de lhistoire romaine : il est celui qui pérennisa le principat, rompant définitivement avec la République. Et voilà bien le paradoxe du personnage. Condamné par les historiens antiques, tels Tacite et Suétone, méprisé ou haï par ses contemporains, trompé et manipulé par ses proches, lhéritier du grand Auguste aurait pourtant pu être considéré comme un acteur décisif du monde romain. Car, sil ne fut pas un conquérant, il stabilisa les frontières et sa politique permit de consolider le rôle du sénat et surtout détablir le régime monarchique dans la durée. Dès lors, comment et pourquoi fut-il si maltraité ou ignoré par lhistoire? Menant une large enquête qui explore une société en pleine mutation où les institutions ne cessent dévoluer, Emmanuel Lyasse cherche à mieux comprendre, sans juger ou réhabiliter, ce personnage controversé, tragiquement incompris, foncièrement surprenant et insaisissable.

  • Napoleon, l enigme de l exhume de sainte-helene Nouv.

    Le 15 octobre 1840, à Sainte-Hélène, les derniers compagnons de Napoléon, débarqués de La Belle Poule, assistent à l'exhumation et à l'ouverture du cercueil de l'Empereur.Près de vingt ans se sont écoulés depuis sa mort. Stupeur ! Le cadavre est presque intact. Pourtant, de nombreux détails suggèrent que ce corps n'est pas celui de Napoléon. Les jambes sont fléchies, l'uniforme de parade s'est transformé en tenue de campagne, les décorations ont changé d'emplacement, les bas de soie et les éperons ont disparu...À n'en pas douter, les quatre cercueils renfermant la dépouille ont été violés entre 1821 et 1830. Mais par qui, et pourquoi ? Napoléon avait son idée : "La seule chose à craindre est que les Anglais ne veuillent garder mon cadavre et le mettre à Westminster", confiait-il quelques semaines avant sa mort. Si les restes impériaux ont été substitués, dans quel but ? Faut-il y voir une ultime folie du roi George IV, frappé de démence ? Dès lors, quelle est l'identité de l'homme qui gît aux Invalides ? Cipriani, l'intendant de l'Empereur ? L'examen des différents "masques mortuaires" de Napoléon le laisse à penser...Fruit de plusieurs années de recherches, augmenté de pièces récemment découvertes, Napoléon, l'énigme de l'exhumé de Sainte-Hélène présente le dossier complet de l'une des plus incroyables mystifications de l'Histoire.

  • Fin 1817. L'Empereur est à Sainte-Hélène depuis deux ans.
    Réfugié aux États-Unis, un de ses anciens compagnons, le général Charles Lallemand, entraîne une centaine de vétérans dans un projet fou : jeter en Amérique les bases d'un nouvel Empire, d'où l'on

  • LE JARDINIER ET L'EMPEREUR Ce roman se déroule dans la Chine du milieu du XIVe siècle, alors sous la domination mongole. Quand des soldats de l'empereur vinrent occuper leur village, Hyan et sa nièce Li durent prendre la fuite. Au fil de leurs pérégrinations, cet herboriste veuf et sa nièce feront la rencontre de moines guerriers, de rebelles combattants et d'une concubine captive.
    À son arrivée au village des dresseurs de pierre, Hyan trouvera sa nouvelle voie en devenant maître-jardinier. Il devra d'ailleurs construire un jardin impérial pour l'empereur, afin qu'un mystérieux rituel soit accompli. Mais ce qui le marquera le plus est sa rencontre avec la belle Lian. En effet, tout comme un jardin chinois qui ne se laisse jamais découvrir d'un seul regard, ils parviendront à s'apprivoiser lentement au détour de leurs différences et à travers une envoûtante sensualité.

  • Celui qui aime les chevaux Nouv.

    En 210 av. J.-C., le premier empereur de Chine meurt. Ayant tardivement préparé sa succession, un complot dépossède son fils ainé, le prince Fou Sou, de son trône.

    2 000 ans plus tard, des fouilles archéologiques exhument des tablettes de bambou datant de la période Han (202 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.). Celles-ci décrivent avec exactitude et précision des événements historiques futurs. Les dernières désignent «celui qui aime les chevaux» comme la réincarnation du prince. Cet homme du XXIe siècle doit, selon ces tablettes, monter sur le trône de la Chine moderne pour lui éviter le chaos.

    Le plus haut niveau de la république populaire de Chine prend très au sérieux le contenu de ces tablettes. Le colonel Wu Whang, des services secrets, devra identifier «celui qui aime les chevaux». Il aura la charge d'assurer la protection de cet homme que rien ne prédestinait à être au coeur du futur politique de la Chine. Accompagné du professeur Wei Qin Lin, découvreur des tablettes, il va assurer la protection du prince «réincarné».

    Plus d`un siècle après avoir destitué le dernier empereur, l'empire du Milieu se prépare-t-il à un retour en arrière ? Ce n'est pas, pour certains membres du gouvernement chinois, une option acceptable. D'autant plus que le putatif prince est un étranger vivant en France. Comment cet homme appréhendera-t-il cette incroyable situation. Acceptera-t-il cette lourde charge et survivra-t-il aux noirs projets d'un groupe d'opposants, dirigé par un sous-secrétaire d'État ?

  • Elles ont régné, il y a des siècles sinon des millénaires, avec une telle audace et une telle liberté que lHistoire a gardé leurs noms à jamais.
    Si Néfertiti et Messaline portèrent le diadème grâce à leur mariage avec le pharaon dÉgypte et lempereur de Rome, la Reine de Saba et Cléopâtre gouvernèrent en leur propre nom.
    Aussi différentes quelles aient pu être, reines dÉgypte et dÉthiopie, ou impératrice de Rome, elles eurent en commun la gloire et la beauté, la couronne et limmortalité.
    À travers leurs fabuleuses destinées, Jacqueline Dauxois entraîne son lecteur dans les grands moments sombres et resplendissants de lAntiquité et nous immerge dans des mondes disparus dont les splendeurs nont pas fini de nous fasciner.

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    Couverture : La reine Cléopâtre, peinture dAlexandre Cabanel, musée royal des Beaux Arts dAnvers, Belgique © De Agostini / Leemage

  • Ils sont quatre : Horacio l'apprenti chevalier, Josaphat le compagnon tailleur de pierre, Anton le fils humilié et la belle, l'entreprenante Yamina, leur égérie, leur amour. Yamina, l'héritière du plus raffiné bordel de Palerme, qui raconte leur histoire. Quatre adolescents que tout sépare : l'origine, le milieu, la croyance. Quatre adolescents qui s'admirent, se jalousent, se défient, et qu'unit pourtant jusqu'à la mort la passion qu'ils vouent à un enfant à peine plus jeune qu'eux. Mais quel enfant ! Le petit voyou loqueteux qui traîne, affamé, dans les rues de Palerme, n'est autre que l'héritier du Saint-Empire romain germanique et du royaume normand de Sicile : ce Frédéric de Hohenstaufen que ses contemporains appelleront Stupor Mundi, Stupeur du monde. Au fil des années, il va échapper aux loups qui le guettent, reconquérir son empire, partir en croisade bien qu'excommunié par le pape, reprendre Jérusalem sans verser de sang, s'adonner sans mesure à sa passion pour les sciences et les femmes, s'interroger sur les dieux et le destin des hommes. Dans ce roman haletant, exhalant les parfums enivrants et chantant les couleurs éclatantes de la Sicile, Michel Subiela nous raconte la vie d'un esprit libre, premier des souverains modernes, dernier des césars.

    Création Studio Flammarion Illustration originale d'après : © Christie's Images / The Bridgeman Art Library ; © Electa / Leemage

  • Tarass, Kayla et Trixx devront contrer les plans d'une escouade d'ograkks venus de Drakmor afin d'assassiner l'empereur d'une des plus grandes civilisations de l'atoll. Pris pour des mercenaires à la solde de Khan, ils seront capturés et donnés en pâture aux redoutables tigres et aux gladiateurs sanguinaires du Colisée...

  • Tout comme Cendrillon que nous connaissons, Tam obtient de l'aide pour lutter contre la cruauté de sa belle-mère et de sa demi-soeur. C'est Bouddha lui-même qui vient à son secours. Dans ce conte, Tam mourra à quatre reprises mais elle se réincarnera chaque fois.

  • Agrippine la Jeune appartient à la lignée des femmes dangereuses, des empoisonneuses, des séductrices, entre Médée et Lady Macbeth. Son plus grand crime ? Avoir porté un monstre à la tête de Rome ! Car Agrippine la Jeune est la mère de Néron, le tyran qu'on accusa de tous les vices, le premier persécuteur des chrétiens. Pour déposer la couronne de lauriers sur la tête de son fils et gouverner Rome à ses côtés, Agrippine souilla ses mains du sang d'innocents, s'offrit à des hommes de toutes conditions pour mieux les manipuler. Hélas, Néron, une fois son pouvoir bien établi, assassina sa démiurge de mère. Mais l'historiographie est trompeuse. Derrière la criminelle sensuelle, derrière la mère indigne, se cache une femme résiliente et intelligente, une femme politique redoutable, déterminée et machiavélique. Le destin d'Agrippine est incroyable. D'illustre naissance, descendante à la fois d'Auguste, de Marc Antoine et de Jules César, elle révolutionna la fonction d'impératrice et prit part au gouvernement de Rome envers et contre tous en dépit de sa condition de femme. Et si c'était là sa plus grande transgression ?

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