Littérature traduite

  • Vingt-neuf textes parus dans la presse au cours des dix dernières années - chroniques politiques, réflexions sur l'écriture et l'exil, essais mixtes sur les actions gouvernementales, les pesanteurs archaïques et les clichés à l'oeuvre dans la vie quotidienne en Turquie - qui éclaireront le profil d'essayiste engagée de Asli Erdogan et permettront de comprendre pourquoi l'auteur, victime de la chasse aux sorcières déclenchée en juillet 2016, est actuellement en prison. L'écriture toujours soignée et traversée de fulgurances poétiques de la romancière trouve ici un autre terrain d'expression, non moins convaincant.
     
     

  • Ancien interprète pour l'armée américaine en Irak, Haris Abadi a pu émigrer avec sa soeur aux États-Unis. Incapable d'y trouver sa place, il décide de se rendre en Syrie pour combattre le régime de Bachar-al-Assad aux côtés des insurgés. Mais son passeur le dépouille de son argent et de son passeport américain ; en un instant, Haris perd ainsi son statut d'Occidental protégé. Bloqué en Turquie, il erre près de la frontière où il rencontre Amir et son épouse Daphne, deux Syriens réfugiés dont la guerre a détruit la vie. Haris trouve auprès d'eux un abri et un nouveau point d'attache. Mais Haris ne se ment-il pas à lui-même ? Est-il un soldat en quête d'une cause, ou un déraciné à la recherche de son identité ?


  • L'Aurore de Selahattin Demirta, c'est le cri de la part éclairée d'un pays.

    Ce livre, écrit en prison, est en train de devenir un cri de ralliement et d'espoir. Des histoires kurdes dédiées " à toutes les femmes qui ont été assassinées et qui ont été victimes de la violence ". L'auteur aurait pu nous livrer un récit pesant sur les crimes d'honneur, le travail des enfants, l'exil ou la guerre, dans la Turquie et la Syrie contemporaines ; bien au contraire : il lui donne un ton drôle et irrésistiblement tendre.
    Subversif et obsédant aussi.
    Principal opposant au président Erdogan, seule voix progressiste de Turquie, Selahattin Demirtas est actuellement incarcéré depuis le 4 novembre 2016 dans la prison de type F, réservée aux prisonniers politiques, d'Edirne. Kurde de Turquie, avocat de formation, il est le leader charismatique du HDP (Parti démocratique des peuples), dont il fut le co-président et député jusqu'en février 2018.
    C'est lui qui a mené le HDP vers la victoire contre Erdogan en juin 2015. Ce parti d'opposition pro-kurde est le troisième du pays, le plus progressiste du Proche-Orient, ancré à gauche, défenseur de la minorité kurde et abordant les questions féministes ou LGBT.

    Selahattin Demirtas a été emprisonné après la levée d'immunité des députés du HDP par le président Erdogan dans le cadre des purges qui ont suivi le putsch manqué de 2016.
    Il est accusé de diriger une organisation terroriste, d'incitation à la haine et à la révolte, d'apologie de crime et des criminels... Il risque une peine de prison de 142 ans.

  • Lisière

    Kapka Kassabova

    Quand elle retourne dans son pays natal, la Bulgarie, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, c'est à la frontière avec la Turquie et la Grèce que Kapka Kassabova se rend. Elle se souvient que, dans les années 1970, alors qu'elle était encore enfant et que la guerre froide battait son plein, c'était la zone la plus poreuse du rideau de fer, une frontière encore plus facile à traverser que le mur de Berlin pour rejoindre le bloc de l'Ouest. Un carrefour qui grouillait de militaires et d'espions, où il ne faisait pas bon s'aventurer. Au gré de son voyage, Kapka découvre les lieux qui furent dominés par des forces successives : l'empire Ottoman, le régime soviétique, et d'autres encore, mythiques et légendaires. Son livre est peuplé de magnifiques portraits de contrebandiers, chasseurs de trésor, botanistes et gardes-frontières, et aussi de migrants. Lisière est à la fois le récit d'une immersion dans les coulisses de l'Histoire, un regard neuf sur la crise migratoire en Europe et une plongée au coeur de géographies intimes.

  • Ne reste que des cendres. Des cendres chaudes, brûlantes, des poussières incandescentes au goût âcre : les vestiges des feux allumés par toute une génération qui croyait pouvoir enrayer le mécanisme infernal des dictatures militaires et des fanatismes.
    Une génération de révolutionnaires, de militants, parmi lesquels la flamboyante Ülkü. Personnage obsédant, amoureuse éperdue, elle traverse la tête haute et le coeur battant les tourmentes politiques et sociales qui ont secoué la Turquie depuis les années 70. Elle qui a vécu dans sa chair la torture et les deuils ; dans son coeur : la passion, la fascination et la lâcheté des hommes.
    Des cendres de cet engagement des plus contemporains, Oya Baydar fait renaître les cris, les passions, les espoirs de son peuple, de ces militants du monde entier qui, de Paris à Istanbul en passant par Moscou et Leipzig, ont comme elle connu la lutte, l'exil et le désenchantement.
    Née à Istanbul en 1940, Oya Baydar a publié son premier roman à 17 ans, avant de passer dans les rangs du marxisme et de s'engager dans une carrière politique. Arrêtée en 1971 à la suite du coup d'État, elle a été emprisonnée pendant deux ans, avant de s'exiler à Francfort de 1980 à 1991. Ce n'est qu'en 1991, qu'elle regagne la Turquie et renoue avec la scène littéraire. Elle est l'auteur de six romans très remarqués, dont Parole perdue (Phébus, 2010) et Et ne reste que des cendres : deux chefs-d'oeuvre.

  • Kurde de Turquie, leader du HDP, parti d'opposition prokurde, l'auteur est incarcéré depuis novembre 2016. Dans ce nouveau recueil, il nous fait découvrir les différentes facettes de son pays et de ses habitants.
    Plus encore, il montre l'universalité individuelle comme collective des changements et des révolutions avec l'espoir pour perspective.

  • À Yedikule, un des plus anciens quartiers d'Istanbul, quatre jeunes épris de liberté cherchent leur place dans une société figée depuis le coup d'État de septembre 1980. La condition des femmes et des minorités, les conventions sociales, l'oppression politique: tout leur pèse. Sema la rêveuse voudrait entrer à l'université. Salih l'apprenti menuisier cherche à perpétuer son art là où il a grandi tandis qu'Hasan le musicien aimerait faire vivre le sien sur les routes du monde. Seule Elif opte pour la voie périlleuse de la révolution. Quatre parcours, mais une même devise : Il nous reste un demi-espoir...Hommage à une ville et à ses communautés, réflexion sur l'appartenance, leçon d'humanité, ce premier roman de Pinar Selek est celui de toute une génération qui cherche sa voie entre la Turquie d'hier et celle de demain.

  • "Le génocide arménien a un siècle. Une page noire de l'histoire turque, toujours controversée, toujours taboue; un drame qui hante les esprits et les coeurs de génération en génération. Pinar Selek interroge son rapport à cet épisode et à la communauté victime. Au fil des souvenirs et des rencontres, elle raconte ce que signifie se construire en récitant des slogans qui proclament la supériorité nationale, en côtoyant des camarades craintifs et silencieux, en sillonnant Istanbul où les noms arméniens ont été effacés des enseignes, en militant dans des mouvements d'extrême gauche ayant intégré le déni.
    Au-delà de la question arménienne, ce témoignage sensible, engagé, parfois autocritique, dénonce les impasses de la violence et sonde les mutations de l'engagement collectif."

  • Le plaisir après la peine

    Anonyme



    Si les Mille et Une Nuits n'ont jamais cessé d'avoir leur place sur les tables des libraires, l'ouvrage que vous tenez entre vos mains et qui en reprend le procédé en surprendra plus d'un par sa verve revendicatrice, et ses résonances féministes.
    François Pétis de La Croix, contemporain d'Antoine Galland, sut mieux que tout autre voir les qualités de ce volume raffiné puisqu'il en fit la matrice de son livre Les Mille et Un Jours, longtemps donné comme une traduction du persan.
    Le Plaisir après la peine est parvenu jusqu'à nous grâce à de nombreux manuscrits fort complets datant du XVe siècle.

  • « Imaginez la projection constante de gigantesques boules incandescentes dans un ciel chauffé au rouge, des nappes de pétrole en combustion sur la mer Égée, l'air empuanti par une odeur nauséabonde, pendant que des nuages étouffants, des cendres et des étincelles passent au-dessus de nous - et vous n'aurez encore qu'une petite idée de la grandiose et épouvantable scène de dévastation qui se déroule sous nos yeux. »
    1922. Smyrne, l'actuelle Izmir, conquise par la Grèce à la fin de la Première Guerre mondiale, est reprise par les Turcs qui se déchaînent contre la « ville infidèle », plongeant près de deux millions de personnes dans l'une des plus grandes catastrophes humaines du XXe siècle. Recourant à des récits de témoins et aux souvenirs de survivants, Giles Milton restitue l'ampleur de cet épisode tragique de l'histoire des relations entre l'Orient et l'Occident.
    Né en 1966 dans le Buckinghamshire, le journaliste et écrivain anglais Giles Milton est spécialiste de l'histoire des voyages et des explorations. Il collabore à de nombreux journaux, en France et à l'étranger, et est l'auteur de plusieurs essais : Les Aventuriers de la Reine, Captifs en Barbarie (Noir sur Blanc, 2002 et 2006). Son premier roman, Le Nez d'Edward Trencom, est paru en 2007 aux Éditions Buchet/Chastel.

  • Dialogue sous les remparts

    Oya Baydar

    • Phébus
    • 18 Janvier 2018

    Diyarbakir, capitale du Kurdistan turc, aujourd'hui : sur les remparts de la forteresse antique de Sur, la neige tombe. Lente, douce et tranquille.
    Dialoguant avec une mystérieuse interlocutrice, Oya Baydar, figure majeure de la littérature turque et ancienne militante marxiste, revient sur une vie de luttes dont la tragédie kurde contemporaine est l'ultime chapitre.
    L'idéal révolutionnaire et les bonnes intentions d'une génération d'intellectuels turcs se heurtent, en des chants alternés, à la réalité crue de la guerre et quotidien d'un peuple, pour qui l'urgence est de survivre.
    Née à Istanbul en 1940, Oya Baydar a publié son premier roman à 17 ans, avant de passer dans les rangs du marxisme et de s'engager dans une carrière politique. Arrêtée en 1971 à la suite du coup d'État, elle a été emprisonnée pendant deux ans, avant de s'exiler à Francfort de 1980 à 1991. Ce n'est qu'en 1991, qu'elle regagne la Turquie et renoue avec la scène littéraire. Elle est l'auteur de six romans très remarqués, dont Parole perdue (Phébus, 2010) et Et ne reste que des cendres : deux chefs-d'oeuvre.

  • Dans la Turquie des années quarante et cinquante, alors que l'ombre du nazisme menace l'Europe, une bande d'adolescents de toutes confessions vit les premiers émois de la sexualité tout en tentant de comprendre le nouvel ordre mondial. Ce truculent roman est un ambitieux portrait à facettes multiples de la Turquie laïque, où le raki coule à flots pour mieux fêter les agapes entre amis, la musique, la poésie et la liberté. Mais on y côtoie aussi les larmes, la souffrance et la mort malgré un dieu omniprésent, aux multiples identités.


    Prix littéraire Alberto Benveniste 2007.
    « Magnifiquement ciselé... Un livre, évocateur et captivant, qui n'est pas sans rappeler Gabriel Garcia Marquès et Isabel Allende. » Good Book Guide.

  • «  Nous n'avions presque pas d'argent, nous manquions des équipements les plus élémentaires comme les jumelles et les radios. Nos fusils étaient souvent plus vieux que nous. Mais à Kobané, entre septembre 2014 et janvier 2015, 2  000 des nôtres, hommes et femmes, ont stoppé les 12  000 soldats de l'État islamique.  »    En 2002, à l'âge de 19 ans, Azad est enrôlé dans l'armée iranienne où il est contraint de se battre contre son propre peuple, les Kurdes. Il décide alors de fuir au Royaume-Uni, où il obtient la nationalité britannique. Plus de dix ans plus tard, de retour au Moyen-Orient, Azad reprend les armes, mais cette fois pour se battre aux côtés des siens.C'est ainsi qu'en 2014, après un entraînement comme tireur d'élite, Azad devient l'un des 17 snipers déployés par l'armée kurde lorsque Daech s'empare de la ville de Kobané, dans le Rojava, la nouvelle région autonome des Kurdes entre Turquie et Syrie. Peu nombreux face aux djihadistes, les Kurdes ne pouvaient gagner qu'en les éliminant un par un. Azad en a abattu plus de 200.Dans Sniper, il relate sans filtre ni faux-semblants ces neuf mois de batailles sanglantes. Et le prix à payer pour vaincre les islamistes. Des sacrifices qui ont permis de sauver non seulement une ville, mais aussi tout un peuple et ses terres. Quand Kobané a été libérée, l'État islamique a amorcé sondéclin.Ce récit de guerre cru, impossible à lâcher, est aussi une autobiographie d'une poésie poignante. Ce témoignage marquant, traduit dans de nombreux pays, raconte comment quelques milliers d'hommes et de femmes ont réussi l'impossible en concrétisant leur rêve de liberté.  Azad Cudi a aujourd'hui 35 ans. Il vit à Londres. 

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet de Jentayu par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.
    Ce neuvième numéro, sur le thème "Exil", est consacré au concept d'exil, qu'il soit volontaire ou forcé, personnel ou collectif, physique ou métaphorique. Migration, éloignement, séparation... : des questions d'une actualité toujours brûlante dans les littératures contemporaines d'Asie. Textes en traduction française de : Pramoedya Ananta Toer (Indonésie), Bai Ren (Chine), Eileen Chang (Chine), Grace Chia (Singapour), Hamid Ismaïlov (Ouzbékistan), Kao Yi-feng (Taïwan), Bilge Karasu (Turquie), Perumal Murugan (Inde), Soth Polin (Cambodge), Preeta Samarasan (Malaisie), Tsering Wangmo Dhompa (Tibet), Xue Yiwei (Chine) et Yin Ling (Vietnam-Taïwan). Photographies de Samsul Said (Malaisie). Illustrations d'Odelia Tang (Singapour).

  • La Turquie moderne, contemporaine, dans sa force et ses ruptures, ses permanences et ses turbulences.
    Un an après le premier volume, c'est la même diversité et la même âpreté que nous propose Canan Marasligil, qui choisit, présente et traduit cette suite organisée de textes tous inédits jusqu'ici en français.
    On y retrouvera deux auteurs d'importance, Perihan Magden et Baris Biçakçi. Mais aussi une interprète de jazz, Sirin Soysal, sur les rapports musique et littérature dans la poésie turque, et à nouveau le photographe Erinç Salor, pour accompagner Esra Almas dans une réflexion sur la ville et l'eau, via les "vapur" du Bosphore. L'immigration turque en Europe occidentale est présente avec la voix forte d'Asli Tohumcu, qui n'avait jamais été traduite en français. Et une autre voix féminine, celle de Seray Sahiner, pour décrypter la condition des femmes dans la Turquie d'aujourd'hui via une suite de récits incisifs et durs ("À l'attention des dames"). Et c'est du côté de l'homosexualité et de sa réception que nous entraîne Perihan Magden.
    Alors, dans cet ensemble se croisent récits, fictions, réflexions, accompagnés de photographies et de textes dits à haute voix (iPad seulement) - faisant de "Meydan|La Place" un univers de lecture en soi.
    Qu'on ne cherche pas l'exotisme : c'est du monde en partage qu'il est question, de notre commun présent. Canan Marasligil est accompagnée d'une autre traductrice, Claire Simondin, et de l'essayiste Esra Almas pour la composition de ce qui est dès maintenant une passerelle de référence, un ouvre-frontières.
    Un travail remarquable de positionnement pour chacun et chacune de ces auteurs d'aujourd'hui, replacés dans l'histoire d'une littérature majeure, où on croisera aussi bien Nazim Hikmet qu'Orhan Pamuk.
    Merci aussi de rendre visite au site dont Canan Marasligil accompagne le chantier Meydan : meydanlaplace.net, et qui en inclut les prolongements.

    'La géographie est le nom de ceux qui couvrent le sol / et rester demande du courage / Avec mes morts je suis restée dans ma géographie [...] Avec ma vie je suis restée dans ma géographie / afin d'écrire ma propre histoire', écrit Karin Karakasli, une des grandes voix accueillies ici - et c'est bien cela qui ici nous rassemble.

    Le site de Meydan | La place : http://meydanlaplace.net


  • Lieu de rencontre, de révolte, de réunion, de découverte, de partage d'idées. Meydan, en turc, signifie "la place". Selon le contexte, Meydan est aussi le temps ou l'opportunité. À l'époque ottomane, elle est le centre d'un "orta oyunu", théâtre de rue, chez les soufis, c'est la place des "ayin", les liturgies. Ses origines remontent à l'arabe "Maydãn", large espace ouvert, et à la langue pehlevi (ou moyen-perse) "Mayan", le centre, l'espace visible.


    Ce premier volume de "MEYDAN | la place", l'anthologie d'auteurs contemporains turcs, est proposé aux lecteurs et lectrices francophones sous le signe de la #découverte : celle de nouvelles voix, de thèmes inattendus, de perspectives sur le monde et la condition humaine, par des auteurs jeunes et moins jeunes, certains de renommée internationale, d'autres non, sur des thèmes parfois traitant de la Turquie, parfois pas du tout, à travers des extraits de romans et des nouvelles, qui explorent les possibilités et les limites de la langue, des mots, de l'invention. Cette variété de profils, de styles, d'écritures, de thèmes et de genres agira, nous l'espérons, comme un avant-goût mais surtout, permettra aux lecteurs et lectrices d'aller plus loin dans la découverte de la littérature contemporaine turque. C'est à ce titre que nous développerons notre offre de littérature turque en traduction sur pupblie.net, notamment avec un second volume de MEYDAN | la place.

    Avec des textes inédits en français de : Ece Temelkuran (1973), Latife Tekin (1957), Hkan Biçakci, Perihan Magden (1960), Karin Karakasli (1972), Ahmet ümit (1960). Version iPad avec lectures des auteurs intégrée à l'epub.
    Chaque auteur présenté et traduit par Canan Marasligil. Photographies originales d'Erinç Salor. Equipe éditoriale : Christine Jeanney, Roxane Lecomte, Gwen Català.

    Le site de Meydan | La place :
    http://meydanlaplace.net

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