Langue française

  • L'Arménie a-t-elle été le premier État chrétien ? Qu'est-ce qui relie les communautés arméniennes ? Pourquoi le gouvernement turc continue-t-il à nier le génocide ? Les Arméniens sont-ils à jamais dans la main des Russes ? Pourquoi l'Arménie est-elle membre de la francophonie ? Quel est l'impact géopolitique de la guerre du Haut-Karabagh ?

    Tiraillés depuis toujours entre Orient et Occident, dominés par de puissants voisins - Perses, Romains, Russes, Turcs -, les Arméniens sont restés unis, attachés à un christianisme singulier. Grâce à sa forte diaspora - deux Arméniens sur trois vivent en dehors du pays -, ce peuple s'est nourri de tous les mondes qu'il côtoyait et les a enrichis en retour. Depuis la première République fondée en 1918, leur existence collective est traversée par le besoin de reconnaissance du génocide de 1915, les fortes migrations vers la Californie et la Russie, le conflit avec l'Azerbaïdjan et une volonté farouche d'indépendance.

    En 100 questions, Michel Marian présente une histoire, une culture, un système de valeurs qui ont assuré aux Arméniens la continuité de leur identité. Il décrypte aussi la relation particulière que la France, premier pays d'accueil en Europe, entretient avec la communauté arménienne et montre la résilience d'un peuple en marche vers un idéal démocratique mais encore aux prises avec son passé.

  • "S'étendant jadis des portes de Vienne au Yémen, de l'Algérie à l'Irak, l'Empire ottoman s'effondre en 1923 et cède la place à la république de Mustafa Kemal. Aujourd'hui, la Turquie d'Erdogan, impliquée dans de nombreuses guerres régionales, suscite des inquiétudes dans les pays occidentaux.

    L'Empire ottoman connaît plusieurs siècles de conquêtes territoriales, notamment celle de Constantinople en 1453 par le sultan Mehmed II. Le règne de Suleyman le Magnifique parachève cet empire universel. Sa longévité, plus de 600 ans, est une exception dans le monde musulman. Au début du XIXe siècle, il tente de se réformer : absolutisme éclairé, règne autocratique d'Abdülhamid II, révolution jeune-turque de 1908... Après une décennie de guerre, marquée par le génocide des Arméniens, un régime autoritaire, celui de Mustafa Kemal, voit le jour. À la lumière de ces sept siècles d'histoire, Hamit Bozarslan donne à comprendre la Turquie contemporaine, incarnée par son leader islamo-nationaliste Erdogan."

  • Pourquoi l'Empire ottoman a-t-il disparu ? Qu'est-ce que le kémalisme ? Pourquoi les Turcs ne reconnaissent-ils pas le génocide arménien ? Quelle est la place de l'islam dans la société ? Qu'appelle-t-on l'« État profond » ? Pourquoi Erdogan est-il populaire ? Où en sont ses relations avec l'Iran ? Pourquoi la Turquie accueille-t-elle autant de réfugiés syriens ? Y a-t-il une alternative à l'adhésion européenne ?
    La Turquie intrigue et attire au point d'avoir été proposée en « modèle » pour le monde arabe : forte croissance économique, préservation de l'identité nationale, bouillonnement culturel... Ce pays jeune, qui n'a pas fêté ses cent ans, change néanmoins de visage depuis 2002 sous la haute main de son président Recep Tayyip Erdogan. Entretenant une politique étrangère à géométrie variable et des relations ambivalentes avec l'Europe, la puissance turque se situe plus que jamais au coeur des grands conflits régionaux : migrants, terrorisme, conflits kurde et syrien.De la fin de l'Empire ottoman à la République laïque kémaliste, des libertés d'expression malmenées à la place grandissante de la religion, Dorothée Schmid nous donne en 100 questions toutes les clés pour comprendre comment, malgré le décor d'un État fort, la Turquie est un pays profondément clivé.

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