• Il fallait établir ce constat : avant d´être un problème individuel, le burn-out est d´abord une pathologie de civilisation. Marquée par l´accélération du temps, la soif de rentabilité, les tensions entre le dispositif technique et des humains déboussolés, la postmodernité est devenue un piège pour certaines personnes trop dévouées à un système dont elles cherchent en vain la reconnaissance. Mais ce piège n´est pas une fatalité. Face aux exigences de la civilisation postmoderne, on peut se demander comment transformer l´oeuvre au noir du burn-out afin qu´il devienne le théâtre d´une métamorphose, et que naisse de son expérience un être moins fidèle au système, mais en accord avec ses paysages intérieurs.

     

  • Tributaire d'une vision racialiste, le terme « antisémitisme » prête à confusion et ne suffit pas à rendre compte de toutes les haines antijuives. Le phénomène est ancien et protéiforme, de la judéophobie antique, qui s'oppose à la religion juive, jusqu'à l'antisionisme radical, en passant par l'antijudaïsme chrétien, ...

  • Ce dictionnaire ne se limite ni à l'écologie politique, ni à l'écologie scientifique, ni à l'écologisme, mais rassemble au contraire toutes les réflexions, les constructions conceptuelles et les pistes d'action que peuvent inspirer l'état de la planète et le fonctionnement de la Biosphère.

  • La maternité ne se laisse pas facilement contraindre par un lexique. Le mot maternité lui-même désigne tout à la fois l´état dans lequel se trouvent les femmes lorsqu´elles attendent un enfant, le lieu dédié aux accouchements et les représentations picturales de la mère et l´enfant. Parler de la maternité, c´est restituer un vécu intime tout autant qu´une prise en charge médicale. C´est interroger ce qui est transmis, de mère en mère, ce que chaque génération redécouvre, ce qu´elle apporte de nouveautés aussi. C´est rendre compte des croyances, des rituels, des questionnements, des fantaisies, des désirs et des peurs qu´elle suscite.
    Les mots de la maternité se donnent à lire différemment selon que l´on est psychanalyste, gynécologue, anthropologue, styliste ou romancier, et aussi femme ou homme sans doute... Les auteurs de cet ouvrage s´en font l´écho. Du « désir d´enfant » au « déni de grossesse », des « habits de grossesse » à « mets ta cagoule », ils montrent au gré de chacune des 100 entrées de ce livre la richesse et la variété de ce qui « vient de la mère ».

  • Le tai chi chuan (ou Taijiquan) est un art martial qui trouve ses fondements dans la philosophie chinoise et, en particulier, dans les notions de taiji, de dao, de yin et de yang. Réduire le Taijiquan à une pratique gymnique douce tout comme tenter de le rapprocher d´un sport de combat ne permet pas de rendre compte de la richesse de cette discipline. En revanche, se pencher sur l´histoire du Taijiquan, en comprendre les caractéristiques propres, les notions sur lesquelles il se construit, la manière dont il s´enseigne, ouvre la voie à une autre approche. Spirituelle et concrète, cette pratique devient alors un art de vivre autant qu´un art martial, art dans lequel de l´extrême lenteur naît une puissante énergie tournée vers l´intérieur.
     

  • Quelle mouche a piqué nos contemporains ? Ils ne paraissent regarder vers l´avenir que la peur au ventre, cherchant les premiers signes d´une apocalypse écologique que les films hollywoodiens ne cessent de nous narrer. Ils ont le sentiment d´être menacés par les ondes, la radioactivité, par leur assiette même, devant laquelle ils se souhaitent bonne chance plutôt que bon appétit. En un mot, certains discours ont fait de nous des hypocondriaques permanents à peine étonnés que surgisse une nouvelle alerte sanitaire, fatalistes face aux scénarios de fin du monde qui sont devenus les narrations dominantes de notre avenir commun.
    Ce livre, en convoquant de nombreux exemples, met en évidence ce que cette nouvelle idéologie de la peur et de la précaution a de mortifère. Son objectif est de montrer que les promoteurs de l´« heuristique de la peur », pour emprunter l´expression du philosophe Hans Jonas, commettent une erreur qui pourrait nous être fatale en tentant de mettre sous contrôle le moindre de nos gestes. Il est donc impératif de construire une nouvelle histoire de notre avenir commun, de réenchanter le risque, et pas seulement pour sortir d´un climat morose, mais pour notre survie même.

  • Avec les textes de J.-P. Abadie o Y. Alléno o A. Arnal o J.-M. Baudic o A. Bauer o C. Bébéar o C. Béchade o O. Bellin o F. Biasolo o D. Bisetto o G. Blanc o P. Bocuse o M. Bras o É. Briffard o Y. Camdeborde o B. Campanella o F. Cerutti o M. Chabran o M. de Champérard o Mme Chapel o J. Chibois o G. Choukroun o B. Cirino o A. Clémot o M. Colagreco o C. Colliot o C. Constant o J. Coussau o C. Coutanceau o H. Darroze o G. Delage o F. Delahaye o Y. Delpech o C. Denaux o A. Ducasse o S. Duchiron o J. Dumas o A. Dutournier o D. Elena o P. Feraud o É. Frechon o F. Gagnaire o P. Gagnaire o A. Gauthier o P. Gauvreau o G. Goujon o É. Guérin o M. Haeberlin o K. Haïdar o F. Hal o P. Hardy o A. Heerah o W. Hocquet o X. Isabal o A. Lallement o N. Le Bec o J. Le Divellec o C. Le Squer o W. Ledeuil o L. Lévy o D. Loiseau o É. Loubet o R. Marcon o G. Margeon o T. Marx o N. Masse o J. Maximin o C. Moret o M. Mori o J.-L. Nomicos o B. Oger o B. Pacaud o A. Passard o G. Passédat o A. Pegouret o L. Petit o A.-S. Pic o J.-F. Piège o L. Plantier o J. L. Pourcel o D. Rathgeber o E. Renaut o J. Robuchon o O. Roellinger o M. Roth o L. Salomon o R. Sammut o G. Savoy o T. Schwartz o F. Simonin o A. Souliac o Y. Thuriès o J. Thorel o B. Toursel o M. Trama o M. Troisgros o D. Van Laer o A. Westermann o B. Witz o D. Zuddas.

  • Faisant retour sur les attaques criminelles de janvier 2015 à Paris, deux historiens rappellent ce qu´ont été les guerres de Religion du XVIe siècle car, par la logique du massacre, Daech et les terroristes pratiquent effectivement une nouvelle forme de guerre de religions. Loin de tenir les attentats pour des épiphénomènes de l´anticolonialisme, du tiers-mondisme, du racisme, des problèmes de la banlieue ou du conflit israélo-palestinien, ils soulignent la dimension eschatologique du projet théologico-politique des assassins. Souvenons-nous que la France du XVIe siècle a connu un contexte semblable, où tuer son voisin revenait à participer à un saint élan de purification du corps de l´Église. Souvenons-nous aussi que l´État moderne s´est patiemment mais sûrement construit sur le règlement de la «?discorde civile?» de religion.
    Que nous apprend notre histoire de cette résurgence de la violence au nom du sacré ? Pour éradiquer les fausses idées et le sortilège des croyances, comment intégrer au mieux un véritable enseignement du fait religieux dans les collèges et les lycées ?

  • Les grands écrivains sont souvent de grands théoriciens. C´est particulièrement vrai en ce qui concerne les questions de genre et de sexualité. Analysant les oeuvres de Proust, Genet et quelques autres, Didier Eribon met en lumière la façon dont les romans sont des espaces où s´affrontent des conceptions antagonistes de la sexualité. Mais si diverses soient-elles, les théories se déploient dans des cadres normatifs. Si les romans mettent en scène des personnages « transgressifs » et des pratiques « déviantes », cela reste inscrit dans un univers où la polarité et la hiérarchie du masculin et du féminin sont rigidement respectées. Les pratiques « subversives » déjouent-elles alors réellement le système du genre ? Ce qui s´écarte de la norme se situe-t-il en dehors de celle-ci ?
    Mobilisant le concept de « verdict », Didier Eribon propose d´orienter le regard vers le niveau des structures. Les pratiques « minoritaires » pourraient bien faire partie du système et contribuer à sa perpétuation plutôt qu´à sa transformation. Dès lors, comment pouvons-nous envisager le changement social et la politique radicale ?

  • Ne le disait-on pas condamné sous l'assaut des chaînes de restauration rapide, des fast-foods et autres snackings ? Le bistrot fait de la résistance.Lieu de passage où l'on papote en mangeant un morceau ou en buvant un verre, lieu d'échange où l'on discute de sport, de politique et de soi-même entre amis ou avec de parfaits inconnus, ...

  • La philosophie consiste à donner un autre nom à ce qui a été longtemps cristallisé sous le nom de Dieu » : quel sort réserver à cet énoncé de Merleau-Ponty ?Ces Leçons, qui se focalisent sur quelques désignations emblématiques de l'absolu dans la philosophie moderne, ...

  • La morale et l´éthique sont aujourd´hui invoquées dans les domaines les plus variés, qu´il s´agisse de politique ou d´économie, de guerre ou de sexualité, de justice internationale ou de recherche biologique. Si ces préoccupations ne sont pas entièrement

  • Nous entretenons chacun avec nos objets familiers un dialogue silencieux qui ne nous apparaît souvent qu'à l'occasion de leur perte ou de leur destruction. Alors nous les pleurons, parfois autant que s'il s'agissait d'un être cher. Nous les imaginions simplement à notre service, et nous découvrons que nous y étions attachés.

  • Internet est un formidable outil d´accès à la connaissance, grâce aux moteurs de recherche, aux encyclopédies, à de nombreux sites scientifiques ou culturels ; pourtant, en France notamment, des voix s´élèvent pour critiquer cet Internet de la connaissance. Sans verser dans l´angélisme, la technophilie aveugle et moins encore le transhumanisme, cet ouvrage analyse ces postures de critique et, quand elles existent, les alternatives proposées. Ainsi, qu´est-il advenu du projet « bibliothèque numérique européenne », censé contrer Google Livres, et Google lui-même ? De même, comment peut-on expliquer les diatribes anti-Wikipedia qui apparaissent régulièrement dans la presse ? Et ce alors que nos concitoyens utilisent massivement ces outils : faisons confiance en nos pairs internautes, capables d´apprendre sur Internet et d´y exercer leur discernement. Finalement, de manière plus générale, le livre examine si certaines positions de défense exacerbée des droits d´auteurs ou de conservation des données publiques (comme l´iconographie muséale, ou les émissions culturelles de radio) ne nuisent pas, en France, à la diffusion numérique de la connaissance, avec un effet inverse à l´objectif de rayonnement culturel français.

  • Comme une réputation se fait-elle ou se défait-elle ? Les raisons d'un anonymat prolongé ou d'une célébrité fulgurante, de la dégradation ou de l'amélioration de notre image, la plupart du temps nous échappent. Pourtant, la réputation traverse de part en part nos vies. D'un côté, ...

  • Centré sur le personnage éponyme d'une série qui joue malicieusement avec les codes des drames télévisés, ce livre décompose et analyse les facettes d'une personnalité ambivalente, qui ne cesse d'évoluer au fil des huit saisons. Identité double, liens familiaux complexes, profil psychopathologique déroutant, justicier plus ou moins convaincu, ...

  • Comment admettre que l'on enferme avant un procès des « présumés innocents » ? Pourquoi les accusés nient-ils toujours, parfois même devant l'évidence ? Comment les avocats font-ils pour les défendre ? Outre-Manche, outre-Atlantique, est-ce si remarquable ?Cet ouvrage se voudrait une leçon d'anatomie pénale. Il présente, thème par thème, ...

  • Grey's Anatomy, la série télévisée la plus regardée en France en 2010, vise à nous mettre sur la voie de la « vie bonne ». Comment ? En nous encourageant à nous soucier d'autrui. C'est pourquoi, sans doute, le Times a classé sa créatrice, Shonda Rhimes, parmi les « cent hommes et femmes dont le talent ou l'exemple moral transforme le monde » : symptôme de son temps, Grey's Anatomy se présente aussi comme un remède. Ce livre analyse les procédés visuels, musicaux et scénaristiques qui sont déployés saison après saison pour nous convaincre du bien-fondé éthique des partis pris de la série.

  • Le 10 janvier 2011, après plus de soixante années de violence sur le sol espagnol, ETA annonce la fin de ses activités. Quelles sont les raisons qui l'ont conduite à baisser les armes ? Volonté réelle de rejoindre la voie politique ou conséquence des coups portés à l'organisation terroriste par la France et l'Espagne ? Entre l'annonce de la fin d'ETA et sa réalisation effective, il y a des marges que la coopération judiciaire et policière doit continuer à occuper. Dans le respect des libertés individuelles, les juges, procureurs et policiers qui la servent ne doivent pas relâcher la pression de la justice et du droit qui, seuls, sont en mesure de résorber un terrorisme anachronique en démocratie.

  • Ce livre analyse la série d´un point de vue culturel et idéologique, pour démontrer en quoi Friends reflète le « mal-être » de la Génération X (les Américains nés entre 1965 et 1980), prise entre le modèle libérateur de la contreculture de leurs parents et le grand retour du néoconservatisme des années Reagan qui a marqué leur enfance. La série joue sur les stéréotypes d´une génération supposée rejeter les grandes valeurs traditionnelles telles que l´éthique de travail ou le patriotisme et sur les efforts exacerbés des personnages à se plier, sans succès, au modèle normatif prôné par leurs parents. Alors que Friends a souvent été qualifiée de série « conventionnelle », les thèmes du divorce et de l´homosexualité sont abordés dès le pilote, tandis que la troisième saison (1996) explore les dimensions éthiques et émotionnelles de la maternité de substitution, même si ces thèmes sont, pour la plupart, détournés par un comique qui en réduit l´aspect polémique. Dans les dernières saisons, d´autres thèmes tels l´union libre, les couples interraciaux ou la famille monoparentale sont venus ponctuer la vie des six amis en quête d´une normalité rêvée et véhiculée par la culture populaire.

  • Les statistiques sont claires, les jeunes adultes de la génération Y rencontrent des difficultés à construire leur vie affective. Le nombre des célibataires augmente, les couples résistent mal aux premières années de vie à deux, l´âge du premier enfant ne cesse de reculer.
    À l´heure où l´on affiche sa vie sur les réseaux sociaux, où l´on trouve un partenaire d´un clic sur son smartphone, et où la pornographie semble être la norme, comment faire le choix d´un autre et se lancer dans une histoire d´amour ? Devant un avenir professionnel source d´angoisse et dans une société chaque jour plus individualiste et consommatrice, peut-on se satisfaire de la simplicité d´une vie à deux ? Enfants du divorce, comment réussir à croire encore à l´amour ?

  • Il suffit d´un mot... un seul mot et le sens de l´énoncé s´échappe ; un seul mot, au contraire, et les enjeux du sujet deviennent clairs. Ce mot, encore faut-il le connaître, l´apprécier exactement, en saisir les effets multiples de signification, sentir

  • La maladie d'Alzheimer est-elle uniquement liée à une altération du cerveau ?On décrit ici ce que nous en savons, mais aussi ce que l'on nous cache, comme le rôle catalyseur du déterminisme psychologique et du narcissisme, l'inefficacité des médicaments actuels, la contrainte perverse du dogme du maintien à domicile, ...

  • En 24 heures toujours, Jack Bauer, agent anti-terroriste, doit faire face aux pires menaces : bombes nu-cléaires, armes biologiques, gaz innervant, guerre mondiale. Dans huit saisons, huit « journées en enfer » sur fond de conspirations au plus haut niveau, ses méthodes sont contestables, son efficacité redoutable. 24 heures chrono est un casse-tête moral qui produit plus d´un dilemme par heure. Une série sur la sécurité nationale, mais surtout une tragédie sur le sacrifice - des autres et de soi. Et une réflexion profonde sur le choix du mal.
    Êtes-vous prêt à vous salir les mains ? Quel prix accepteriez-vous de payer pour sauver des milliers de personnes ? Le moment venu, aurez-vous même le temps de vous poser ces questions ? Cet ouvrage le fait pour vous.

     

empty