• Dans une banlieue de Luanda près d'une petite plage, GrandMèreDixNeuf (on l'a amputée d'un orteil) s'occupe de toute une bande de gamins, curieux et débrouillards, amateurs de baignades et de fruits chapardés. Des coopérants soviétiques construisent un Mausolée gigantesque pour la momie de Agostinho Neto, le père de la Révolution. La guerre civile est terminée, ils vont moderniser le quartier si bien situé au bord de la mer. L'un des officiers est ami de la GrandMère, sa maison a toujours de l'électricité grâce à la dérivation qu'il lui a installée. Il souffre de cette chaleur, de ce soleil impitoyable, il rêve des hivers russes.
    Les enfants ne veulent pas qu'on touche à leur quartier, ils prennent les choses en main pour pouvoir continuer à plonger dans la mer pour pousser des "cris bleu".
    Un roman au charme plein d'humour, une Guerre des boutons tropicale, et une traversée de l'histoire de l'Angola, quelques fantômes discrets. Le tout servi par une écriture élégante, poétique et ironique. Un régal de lecture.

  • A Luanda, à la fin de la guerre révolutionnaire, Félix Ventura, le bouquiniste albinos crée de faux passés qu'il vend aux nouveaux riches. Ses clients sont des entrepreneurs prospères, des hommes politiques, des généraux, tous ont assuré leur avenir. Il leur faut donc transmettre à leurs enfants un bon passé.
    Félix leur construit des généalogies flatteuses, des portraits d'ancêtres, des mémoires brillantes. Il en vit bien, jusqu'à l'arrivée d'un mystérieux étranger à la recherche d'une identité angolaise. Alors, dans un vertige, le passé envahit le présent et tout bascule.
    Satire féroce et pleine d'humour de la société angolaise, ce Marchand de passés est surtout une réflexion sur la construction de la mémoire et ses ambiguïtés.

  • Dans les années 1970, l'Afrique est à feu et à sang. Des pays luttent pour leur indépendance, dont l'Angola. L'Afrique du Sud est sous la chape de plomb de l'apartheid, qui menace de tout faire basculer. 

    Au Québec, des réseaux de solidarité s'organisent pour appuyer les mouvements de libération. On demande au gouvernement canadien de se prononcer clairement pour le respect des droits de la personne, alors que plusieurs grandes entreprises qui profitent sur le terrain des innombrables richesses continentales dans des conditions qui permettent des pratiques de prédation.

    C'est l'« heure des brasiers » (comme le disait le poète cubain José Martí) et, pour une génération de jeunes Québécois, une aventure aussi exaltante que risquée. Ce que relate le récit de Pierre Beaudet qui s'est retrouvé, par les hasards de la vie et de son engagement politique, sur la « ligne de front »...

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