• Cet ouvrage rassemble une vingtaine de textes de Sergueï Rachmaninov constitués de souvenirs et de réflexions qui ont, pour beaucoup, fait l'objet d'une publication dans des journaux du vivant du compositeur.
    Rachmaninov y évoque notamment sa carrière, ses débuts avec le fameux Prélude en do dièse mineur, le soutien si précieux de Tchaïkovski ou la douleur d'avoir dû quitter la Russie.
    Ses réflexions sur la musique abordent des questions aussi diverses que passionnantes telles que le modernisme ; la musique russe et la musique européenne ; le « beau jeu » de piano et la façon d'y parvenir ; l'importance de la technique ; l'arrivée du disque et l'expérience particulière d'être l'interprète de sa propre musique.
    Sergueï Rachmaninov (Semionovo, 1873 - Beverly Hills, 1943) est un compositeur russe, mais aussi un immense pianiste et un chef d'orchestre. Son oeuvre, qui reste sous l'influence de Tchaïkovski, a été écrite majoritairement pour piano. Elle est attachée à la tradition romantique.

  • Il ne vient à l'idée de personne d'établir une différence entre la musique qu'on écoute et celle qu'on joue. Il est pourtant frappant de constater qu'elle est seule parmi tous les arts à permettre ces deux pratiques bien différentes. Seule aussi à échapper au réel : elle n'exprime rien, n'est pas un langage, et avec elle deux fois deux ne font pas quatre. Le musicien, lui, est seul à pénétrer dans cet autre monde où les lois universelles n'ont pas cours.

  • Voici un guide pratique et concret qui met la morphopsychologie à portée de tous. Abondamment illustré (44 dessins et 196 photos), il présente la morphopsychologie d'une manière simple et progressive. S'appuyant sur les recherches de Corman (le fondateur), dont on a éliminé que les aspects contestables, son originalité réside dans la façon de présenter cette discipline (modèle de la pyramide). La partie centrale est divisée en deux pour une meilleure assimilation et met en parallèle quatre photos ou dessins pour une page de texte. Il comprend en outre trois portraits simples qui permettent de comprendre comment appliquer les concepts vus précédemment. De plus, une partie importante est consacrée aux questions les plus fréquentes traitées sous la forme du dialogue. Enfin, un dernier chapitre est consacré au monde de la morphopsychologie (associations, formations, publications...).Un livre incontournable pour tout connaître de la morphopsychologie !

  • Quels sont les mécanismes et la structure des rêves ? Comment les interpréter ? Pourquoi nous semblent-ils parfois si étranges ? Que révèlent-ils de nos craintes et de nos désirs ? Et si les rêves pouvaient nous en dire long sur notre identité ? Voie royale pour accéder à l'inconscient, ...

  • L'interculturel est aujourd'hui partout. Dans les rapports Nord-Sud, bien sûr, mais aussi et surtout dans les rapports européens appelés à revêtir une importance croissante, jusque dans la vie quotidienne. C'est cette perspective qu'explorent les auteurs en prenant les rapports franco-allemands comme exemple privilégié. Partant d'une expérience concrète des rencontres interculturelles, ils l'éclairent en la confrontant aux acquis de la recherche en sciences humaines. Comment, dans ces rencontres qui s'inscrivent dans des contextes historiques, culturels et politiques spécifiques, véhiculant des représentations stéréotypées de l'« autre », une communication véritablement interculturelle peut-elle s'instaurer ? Comment s'« entendre » lorsqu'on parle des langues différentes ? Car prêter une langue, n'est-ce pas porter toute une culture, au risque d'en être prisonnier ? Mais aussi, quel impact ces différences ont-elles sur la communication ? Nos identités culturelles existent-elles indépendamment de la rencontre qui les met en relation ? Autant de questions que les auteurs abordent dans une démarche originale de « recherche-action », qui font l'objet d'analyses sémiotiques et idéologiques, et autant de raisons d'affirmer l'urgence d'une réflexion et d'une pédagogie de l'interculturel.

  • Que peut signifier la notion de vérité pour une pensée de la création ? Telle est, brutalement exprimée, la question qui se pose à la lecture de l'oeuvre de Castoriadis. L'un des aspects les plus novateurs et stimulants de celle-ci est sans doute d'avoir montré que la société, toujours auto-instituée, est à saisir à partir de significations imaginaires qu'elle crée, et qui la structurent en retour : source de sens, elles spécifient notamment ce qui est juste et ce qui est injuste, indiquant par là ce qu'il convient de faire ou non, de telle sorte que leur légitimité semble hors de tout questionnement. Cette remarque, qui suffit à manifester la possibilité de leur mise en cause, souligne que nous vivons dans une société pour laquelle la vérité se comprend, non comme reconnaissance d'un ordre particulier ou accueil d'une révélation, mais bien comme objet de recherche. Le deuil accepté de la saisie de l'Absolu ne conduit pourtant pas Castoriadis à réduire l'objectivité à l'ordre de l'intersubjectivité. La pensée humaine structurée par la logique classique, qu'il nomme ensembliste identitaire, est à même d'énoncer des vérités, assure-t-il. Ainsi, bien qu'échappant à toute structuration possible, l'être serait partiellement appréhendable par un logos spécifique, fruit d'une création historique ; ce qui laisse quelque peu perplexe. N'est-ce pas le lot de toute grande pensée qui, chaque fois, porte un regard neuf sur les domaines du pensable ?

  • Établir l'art de l'interprétation comme science, tel est l'objectif de l'Essai de G. Fr. Meier, publié à Halle en 1757. Il s'agit du traité systématique d'herméneutique le plus abouti du rationalisme des Lumières dans son effort pour dégager des principes généraux de l'interprétation, dont le principe d'équité est le coeur. Les règles méthodologiques dégagées permettent de justifier la prétention de l'interprétation à être une connaissance, favorisant ainsi tant la culture que la lutte contre la superstition. La traduction de l'Essai en français permet d'introduire l'herméneutique des Lumières, sa prétention à l'objectivité, son rapport avec la logique et la théorie du langage, dans un paysage marqué par la philosophie herméneutique de Heidegger et Gadamer.

  • Parler, c'est chercher ses mots. C'est courir après un horizon où tout serait dit, enfin, où serait atteinte une Totalité idéale qui nous échappe sans cesse. Il y a un charme de l'Un. C'est un charme ambigu. Il peut être vénéneux. Promettant d'apaiser « le trouble de penser et la peine de vivre » (Tocqueville), il est le moteur de cette servitude volontaire que dénonçait pour s'en étonner La Boétie. Il fait la force des totalitarismes. Mais c'est aussi dans cette communion dans l'identique que Montaigne voyait l'absolu de l'amitié avec ce même La Boétie.
    Le langage est l'instrument essentiel des totalitarismes : la langue est en elle-même « fasciste », osait Barthes, car elle contraint à une découpe imposée du réel. Mais c'est aussi par le langage que la poésie met au monde ce qui n'était qu'en souffrance de se dire. La psychanalyse se tient et opère au coeur même de ce paradoxe.
    Ce livre soutient une thèse : c'est une capacité trop méconnue, trop peu explorée de l'âme, goûtant en elle-même le mouvement des sensations qui surmonte ce paradoxe et permet d'en éviter les écueils : la sensualité.

  • Ni philosophe du sujet ni philosophe du moi, Spinoza, on le sait, n'accorde pas à l'homme le statut de substance, mais de mode. Cette désubstantialisation s'accompagne d'une apparente indifférence à l'égard du problème classique de la différence spécifique de l'homme par rapport à l'animal. Dès lors on peut s'interroger sur l'étrange silence de l'Éthique au sujet d'une définition précise de l'essence humaine. À rebours des commentateurs qui ont essayé de reconstituer cette définition à partir des indications de l'auteur, Julien Busse cherche de manière originale à comprendre les raisons pour lesquelles Spinoza n'a pas jugé bon d'en fournir une. Plutôt que la présence, il pense l'absence de définition de l'essence humaine pour montrer qu'elle ne tient pas à une carence, mais qu'elle obéit à une impossibilité. C'est sur la nécessité de l'absence d'une telle définition que Julien Busse invite à se pencher pour en analyser aussi bien les causes que les effets.

  • La trame de ce deuxième volume sur l'interprétation est constituée par la pratique quotidienne de L. de Urtubey. Aboutissement du travail de contre-transfert, l'interprétation est située à la fin d'un parcours de perlaboration et de tissage de liens où interviennent les résistances et les affects des deux protagonistes de la cure analytique.

  • Rêves érotiques ou fantasmes ? Qu'est-ce qui les différencie ? Que penser, au réveil, des rêves d'infidélité, de pratiques homosexuelles, de scènes de viol ? Dissimulent-ils une perversion particulière ? Ou bien permettent-ils d'aborder autrement votre sexualité ? Sont-ils des facteurs de changement, d'évolution personnelle et d'amélioration de votre vie amoureuse ? Les rêves érotiques parlent davantage des aspects de votre personnalité que de votre sexualité proprement dite. Ils sont d'excellents indicateurs de l'estime de soi.

    Et les fantasmes ? Que sont-ils : un jeu ? une simple histoire émoustillante ? la libération d'une sexualité étriquée ? ou encore la preuve d'une certaine perversion ? Faut-il les taire ou les raconter ? Devez-vous passer à l'acte et les mettre en pratique ? Quels sont les fantasmes les plus fréquents ? Sont-ils différents selon qu'on est un homme ou une femme ? L'analyse des fantasmes est un véritable travail d'introspection qui révèle, comme le rêve, les désirs inconscients.

    Les rêves et les fantasmes relatés dans ce livre invitent le lecteur à explorer l'imaginaire érotique si différent d'un sexe à l'autre. Des désirs classiques aux plus insolites, tout témoigne ici de la merveilleuse richesse de la sexualité. Les rêves et les fantasmes sexuels les plus secrets sont abondamment commentés, initiant ainsi le lecteur à l'auto-interprétation. Laissez Christine Benoit vous apprendre à identifier les saboteurs d'une sexualité épanouie et vous présenter des solutions pour que la flamme de votre désir brûle toujours haut et fort.

    Combattez la routine et triomphez des difficultés sexuelles grâce aux messages de vos rêves et de vos fantasmes...

  • Le projet d'autonomie individuelle et collective constitue le coeur indissociablement pratique et théorique de toute l'oeuvre de Castoriadis. C'est lui qui fait le lien entre rengagement militant au sein de Socialisme ou Barbarie et la réflexion philosophique la plus abstraite, depuis la parution de L'institution imaginaire de la société jusqu'aux séminaire donnés à l'EHESS. C'est aussi le projet d'autonomie qui constitue le carrefour originaire où se rejoignent tous les aspects de l'oeuvre encyclopédique de Castoriadis, depuis son étude attentive de la Grèce ancienne - où ce projet a selon lui été créé - jusqu'à sa théorie pratico-poiétique de la psychanalyse - l'analyse constituant un lieu d'entrée privilégié dans l'autonomie individuelle -, en passant par sa critique radicale de l'expansion illimitée du néo-capitalisme, cette institution social- historique faisant courir au projet d'autonomie le risque d'une éclipse complète. La pensée de Castoriadis présente donc un aspect « programmatique » certain, qui nous semble nécessiter de sortir du cadre de l'exégèse stricte de son oeuvre. Dans la mesure où le projet d'autonomie a été théorisé par Castoriadis comme étant une tâche interminable, cet ouvrage interroge les différentes manières dont il est aujourd'hui possible de l'inventer : où et comment créer pour redynamiser le germe de l'autonomie ? Quels lieux politiques, sociaux, symboliques investir afin de le relancer ?

  • L'interprétation est l'instrument technique par excellence des traitements psychanalytiques. Sa formulation, son objet, sa temporalité sont une préoccupation constante des analystes du fait que de nombreux facteurs s'opposent à son efficacité. Mais l'interprétation est d'abord une opération psychique qui relève de la pensée commune, de la causalité, du rêve, de la théorisation. Une telle présence au sein de la pensée humaine souligne sa fonction psychique essentielle et impose de faire un détour par l'herméneutique, la traduction, la musique, l'art. Du point de vue de la pulsion, il n'y a pas d'acte mental qui ne soit une interprétation. Dans tous les cas, il s'agit d'interpréter des motions inconscientes, de les dissimuler de façon à les faire entendre. La psychanalyse a pour visée de les formuler, d'où une déception qui s'élève contre l'interprétation psychanalytique.

  • L'interprète

    Jean Dupuis

    Lorsque Édouard Dupuis, maréchal des logis de la Gendarmerie belge, est nommé interprète au service de l'Occupant allemand, il voit là une occasion de servir son pays.
    Usant de sa position, il n'hésite pas à orienter ses traductions pour sauver des innocents et à interférer dans les ordres de missions de son service.
    Pourtant, il sera jugé pour collaborationnisme à la Libération.
    Peut-on vraiment être gendarme au service de la Kommandantur et héros de la Résistance ?
    Jean Dupuis, petit-fils d'Édouard, nous livre un autre regard sur la Seconde Guerre mondiale et ses résistants du quotidien.
    Un témoignage complété par des archives photographiques et autres annexes.

  • Notes sur la dimension personnelle entrelace trois problèmes philosophiques : la connaissance de soi, la formation des valeurs, la pérennité des oeuvres d'art.
    Ce que je suis, ce que nous sommes - notre dimension personnelle -, coïncide avec la formation des valeurs.
    C'est une seule et même inconnue, qui échappe toujours à l'observation, car il n'y a pas de paradis duquel on puisse suivre ce qui se joue sur cette scène.
    Mais l'interprétation des oeuvres - celles qui semblent défier le temps - permet de formuler certaines des articulations à partir desquelles nous nous formons, et valorisons notre monde.

  • Jean-Claude Joannidès propose une approche de la pensée grecque à travers l´analyse symbolique des épisodes de la mythologie et de leur structure. Il développe le thème d´un matérialisme fondateur de l´identité grecque, qui nous invite à repenser la création du monde et la constitution de la conscience en son sein. L´auteur construit ainsi une nouvelle vision de la spiritualité, référée non plus à un mystère extérieur à la matière, mais au développement optimal de la psyché humaine.


  • Après deux années dédiées aux « Paroles de lecteurs » et dans le sillage des Rencontres de Reims qui firent dialoguer les problématiques du jeu et de la parole, le séminaire Approches Interdisciplinaires et internationales de la lecture ouvre ici un nouveau volet de son investigation portant sur le contenu notionnel de la « lecture comme jeu » dont la modélisation est partiellement liée à l'histoire des recherches rémoises en la matière. Il s'agit en quelque sorte de faire jouer la théorie de différentes manières ce qui conduit, à partir de l'idée de jeu littéraire, à interroger un réseau de notions associées dans leurs implications linguistiques et philosophiques, sans oublier de soumettre l'idée de la littérature ainsi conçue à la pratique des textes d'écrivains.

  • TRADUIRE LES PHILOSOPHES : le Centre d'Histoire des Systèmes de Pensée Moderne qu'OIivier Bloch dirigea jusqu'en 1994 a choisi ce thème pour les Journées d'étude dont on présente ici les Actes. Ces journées ont été préparées par un Comité scientifique auquel ont collaboré Étienne Balibar, Olivier Bloch, Bernard Bourgeois, Didier Deleule, Jean Deprun, Jean-René Ladmiral, Jacques Moutaux (responsable de l'organisation) et Ann Thomson. Quarante-deux communications ont été présentées et discutées. Elles touchent une grande diversité de domaines linguistiques, de principes, d'oeuvres, de styles, de situations historiques, et donc aussi d'intérêts, de problèmes et de positions philosophiques. Ces communications ont été regroupées sous quatre titres correspondant à des orientations de recherche dont les exposés et les débats ont montré l'importance : I. Le traducteur et l'acte de traduire II. Spécificité des langues et terminologie philosophique III. Traduire dans l'histoire : histoire des traductions et traduction de l'histoire IV. Philosophies du langage et traduction : philosophies de la traduction

  • Par rapport à d'autres formes de psychothérapies, la psychanalyse se différencie par l'interprétation du transfert, la mise au jour du sens latent du matériel de la cure. Plus qu'une simple traduction de contenu ou une découverte d'un secret enfoui, elle change ce qu'elle dévoile, donc celui à qui elle s'adresse. Comment situer aujourd'hui l'efficacité symbolique, la fonction mutative de l'interprétation sinon en termes de processus interprétatif, de générativité dans la cure. A l'oeuvre chez l'analysant qui interprète son histoire, ce mouvement passe par un long cheminement inconscient chez l'analyste en réponse au transfert, avant que n'apparaisse une formulation dont il faudra mesurer l'effet sur le mode associatif de l'analysant.

  • The long personal and professional experience of Dr. Javier Castillo allows him to finally come to the conclusion, in line with the Jungian idea, that dreams are a phenomenon of nature and must be understood as what they are. The contents that come from the unconscious neither want to hide, distort or fool us, but speak in its own language, the language of images.(Dr. Theodor Abt) Another of the fundamental characteristics of this work is the description of the different interpretive frameworks that occur in the psychotherapeutic practice of dream analysis. The experience of Dr. Castillo in Freudian, Reichian and Jungian analysis allows the reader to have a deep insight into the various analytical maps, and he makes a clear, organized and systematic description of the different forms of interpretation, which will be helpful for anyone who wants to further deepen their knowledge of this subject. (Dr. Antonio Sanfeliu)

  • Comprendre et décrypter les symboles qui vous entourent!
    Notre univers quotidien est saturé de symboles : un sémiologue sommeille en chacun de nous par la force des choses, dans la mesure où nous sommes, tous et chaque jour, aux prises avec des symboles qui nous touchent plus ou moins, que l'on soit fascinés par les rêves, l'astrologie, la littérature médiévale, les herbiers, la franc-maçonnerie, l'horoscope ou encore les grandes marques... Bref, nous sommes tous confrontés aux signes que produisent nos civilisations !
    Le propos consiste à sortir du jargon pour mettre en évidence les différents niveaux de lecture des symboles : littérale, philosophique, ésotérique, etc. L'ouvrage retrace l'histoire et les théories des symboles présents dans les religions, les arts, les sciences et la société humaine en général.
    Que ce voyage au coeur des emblèmes, de la mythologie, des insignes, des blasons et des marques aide à mieux les comprendre, mais surtout à les apprécier et à les utiliser avec encore plus d'assurance et de savoir.

  • Ce recueil de portraits jette un regard neuf sur le rôle joué par une quinzaine d'interprètes dans la trame culturelle, politique et commerciale du Canada, le « pays du castor ». Il nous fait voyager de l'Atlantique aux Rocheuses et de l'Iroquoisie à l'Arctique.
    Les hommes et les femmes qui le composent appartiennent à cinq catégories d'interprètes : le compagnon des explorateurs, le collaborateur des autorités civiles, l'officier militaire, l'aide-missionnaire et le trafiquant ou l'émissaire de compagnies de fourrures.
    En tant qu'acteurs clés des contacts entre Autochtones, Blancs et Inuits, les interprètes occupent une place importante, pourtant méconnue, sur le grand échiquier de l'histoire canadienne. Suivre leur parcours, c'est découvrir des facettes insoupçonnées du métier de ces personnages, qui sont aussi agents commerciaux, chasseurs, conseillers, diplomates, éclaireurs, guides, négociateurs de traités ou pacificateurs.
    Richement contextualisée et illustrée, chaque esquisse biographique fait ressortir les conditions d'exercice du métier, tout en apportant des éléments de réponse à de nombreuses questions : dans quelles circonstances les interprètes ont-ils appris les langues? Quelles pratiques et coutumes autochtones doivent-ils connaître pour éviter les impairs? À quels rites de passage sont-ils soumis? Quels risques courent-ils dans les milieux parfois hostiles qu'ils fréquentent? Quelles relations entretiennent-ils avec les autorités civiles? Les militaires? Les explorateurs ? Les missionnaires? Les femmes autochtones? À quel camp accordent-ils leur loyauté?
    Les interprètes que ces pages font revivre ont en commun d'avoir connu un destin exceptionnel. Plusieurs d'entre eux ont mérité le titre de « personne d'importance historique nationale », décerné par le gouvernement canadien.
    Interprètes au pays du castor fait suite aux collectifs Portraits de traducteurs (1998) et Portraits de traductrices (2002).

  • Trop souvent occultée, ou simplement passée sous silence, l'interprétation occupe une place primordiale en droit. Consacrant à ce thème ses premiers travaux de recherche, le Séminaire d'études juridiques interdisciplinaires des Facultés universitaires Saint-Louis a suscité la collaboration de juristes, de philosophes, d'historiens, d'économistes, de sociologues, de psychanalystes et de philologues. Le sujet est traité d'abord sous ses aspects méthodologiques fondamentaux, puis dans le cadre particulier de différentes branches du droit et, enfin, dans une perspective spécifiquement interdisciplinaire. L'ouvrage s'adresse aux juristes soucieux d'une articulation de la théorie et de la pratique ainsi qu'à toute personne intéressée aux problèmes soulevés par l'interprétation en général.

  • Souvent, nous ne comprenons rien à nos rêves. Les lieux, les personnes, les situations, "l'intrigue" et le rôle que nous y tenons : tout nous semble obscur. Pourtant, nos rêves ont un sens...

    En réalité, une logique propre les anime : ils mettent en scène cette part de nous qui nous échappe. En leur prêtant une oreille attentive, nous nous donnons les moyens de résoudre nos conflits intérieurs et de devenir nous-mêmes. Selon Jung, le rêve est un allié qui nous révèle notre véritable nature. Il est le garant de notre stabilité psychique et nous montre la direction à suivre. Ce livre nous invite à plonger dans le monde onirique, à nous familiariser avec son langage, ses mécanismes, ses personnages de prédilection, etc. Nous suivons Elizabeth à travers l'analyse des rêves qu'elle confie à son thérapeute et découvrons comment peut s'instaurer, pour chacun de nous, un dialogue fécond et transformateur avec l'inconscient.

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