• Au peril de la mer

    Dominique Fortier

    • Alto
    • 15 Septembre 2015

    Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C'est là, entre les murs gris de l'abbaye, que trouva refuge, au quinzième siècle, un peintre hanté par le souvenir de celle qu'il aimait. C'est là, entre ciel et mer, que le retrouvera cinq cents ans plus tard une romancière qui cherche toujours le pays des livres. Ils se rencontreront sur les pages d'un calepin oublié sous la pluie.

    Avec ferveur et intelligence, Dominique Fortier grave dans notre esprit un texte en forme de révélation, qui a la solidité du roc et l'ivresse des navires aban-donnés. À la fois roman et carnet d'écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.

  • Un deuxième roman qui confirme le talent d'un jeune auteur québécois

    Sur les conseils de son avocat, un jeune adulte condamné à seize ans de prison raconte son quotidien dans l'aile psychiatrique d'un pénitencier.

    L'enfermement n'a pas abattu la bête, et notre anti-héros n'a rien perdu de son savoureux sens de la formule. Muni de sa verve, de sa logique imparable – bien que plus que douteuse –, et avec l'aide du bibliothécaire, il est bien décidé à faire sa place parmi les grands criminels, quitte à se laisser violenter par ses codétenus, Papillon le premier. De petits en grands méfaits, il construit ce qu'il voit déjà advenir comme une fulgurante carrière criminelle, tandis qu'il croit avoir trouvé en Édith, son agente correctionnelle, le grand amour rédempteur : elle est folle de lui, il en est persuadé.

    Truculent, sensible et vibrant, ce deuxième opus de la " bête " plonge dans la réalité de l'univers carcéral et vient distordre la frontière entre criminel et victime. Tour à tour grave et drôle, le roman est brillamment porté par l'écriture inventive et percutante de David Goudreault, qui réussit à toucher le lecteur. Est-ce la folie qui pousse au crime ou la société qui rend fou ? La prison brise les hommes, mais la cage excite les bêtes...

  • Après avoir passé plusieurs années dans un institut psychiatrique, un jeune adulte met à exécution, pour s'évader, un plan des plus ambitieux. Car c'est long, cinq ans attaché à une table avec pour seule compagnie l'écho de sa propre voix. Son isolement l'en a convaincu : sa mère, qu'il n'a presque pas connue, a dû être horrifiée en apprenant ses méfaits, lui qui a pourtant été reconnu criminellement non responsable. C'est pour la retrouver enfin qu'il s'enfuit.

    Commence alors la délirante cavale de cet écorché de la vie qui, pour échapper aux forces de police et intimider les badauds, va se faire tatouer une cible rouge au milieu du front, adopter un chihuahua, et trouver refuge dans la rue aux côtés des marginalisés. Jusqu'au jour où ses errances le mènent à Maple, une prostituée qui lui chavire le coeur. À scruter son visage, n'y verrait-il pas un peu de lui-même ?

    Dans une langue truculente, inventive et audacieuse, David Goudreault met en scène un enfant perdu, en lutte avec lui-même et contre une société qui isole au lieu de soigner et d'accompagner.

  • Un premier roman québécois à l'humour noir irrésistible

    " Ma mère se suicidait souvent. " Ainsi commence la confession pleine de verve d'un jeune adulte narrateur, qui ne se remet pas de la séparation d'avec sa mère alors qu'il avait 7 ans, et qui a vécu d'hôpital psychiatrique en famille d'accueil. Ses propos, sorte de code de survie en milieu hostile, d'un humour d'autant plus réussi qu'il semble involontaire, sont habités d'une rage contre ceux qui les ont séparés, contre ces humains qui ne le comprennent pas, tandis qu'il idéalise sa mère, devenue sa véritable obsession. Au bout du compte il pense l'avoir localisée à Sherbrooke. Mais saura-t-il se faire accepter par elle ?

    D'où vient que le récit de cet homme sans pitié, accro aux jeux et à la pornographie, assassin d'animaux, manipulateur, violent, homophobe et raciste, arrive à toucher le lecteur ? David Goudreault, d'une écriture inventive, drôle et rythmée, réussit le tour de force de partager l'empathie poétique et toute en finesse qu'il a pour son héros. On rit des observations et pensées bancales du marginal, de ses références littéraires approximatives (il cite à tour de bras Platon, Shakespeare ou Coluche). On est touché aussi par la critique grinçante et juste que ce texte recèle contre un monde dur, hypocrite, qui abandonne à lui-même un enfant avec lequel il n'a jamais su communiquer.

    Sous la carapace du jeune voyou, ce magnifique premier roman met à nu avec talent et sensibilité un cœur aimant qui ne sait simplement pas aimer.

  • Folle

    Nelly Arcan

    "Ensuite j'ai eu peur de tout, j'ai eu peur qu'il soit comme toi, qu'en naissant le bébé ait déjà un passé rempli d'autres femmes. Il me semblait que l'enfant te ressemblait déjà et que même coincé entre les parois de mon ventre il avait déjà ton indépendance, qu'à la limite il se fabriquerait tout seul avec cette force d'affirmation venue de tes ancêtres, qu'il m'imposerait son rythme en me martelant le ventre pour que je lui envoie mes repas et qu'à la sortie il se désintéresserait aussitôt de moi. Il me semblait qu'en venant de toi cet enfant me quitterait."
    Devenant son propre personnage, Nelly Arcan écrit une lettre à l'homme qui l'a quittée. Histoire de conquête et d'abandon, de désir et d'humiliation entre une jeune femme québécoise et son amant français. Elle s'y révèle amoureuse folle, folle de jalousie, folle de son corps haï, folle de la dictature planétaire de l'image. Ici, Nelly Arcan fait jeu égal avec Putain, son premier récit, en nous faisant entendre la beauté d'un désespoir si absolu.

  • Le destin de quatre générations de femmes artistes. Une saga romanesque en 4 tomes sur tout le XXe siècle. Alice, Ariane (fille d'Alice) puis Anaïs et Ava vivent passion, amour et déchirements, tout en parvenant à faire évoluer leur art.
    Au coeur de cette fresque familiale en quatre tomes se joue le destin de quatre femmes évoluant dans des domaines artistiques différents.
    Alice, Ariane (fille d'Alice) puis Anaïs et Ava vivent passion, amour et déchirements, tout en parvenant à faire évoluer leur art.
    Provence, 1890. Alice Martin naît de l'union illégitime entre un homme marié et sa jeune belle-soeur. Le destin voudra qu'elle grandisse sous la garde de son père naturel et de son épouse,qui ignore tout des origines de sa fille adoptive. Perpétuellement en quête d'amour et de vérité, elle trouvera dans la pratique du piano son seul réconfort.
    Claudio Calvino, un immigrant italien pauvre, travaille sur le parvis de l'Opéra de Lille. Sa vie bascule lorsqu'un maestro l'entend chanter et lui fait une offre qu'il ne peut refuser. À quinze ans, il quitte tout
    pour devenir chanteur d'opéra.
    Ces deux destins que tout opposait ne feront plus qu'un dans une grande passion amoureuse et musicale. Alice et Claudio quitteront la France et s'établiront au Canada pour y élever leur descendance.
    La saga De mères en filles, se déroule tout le long du XXe siècle et raconte quatre générations de femmes déterminées à prendre en main leur existence pour connaître le bonheur.

  • Second tome de la série De mères en filles, Ariane, comme Alice, fera voyager les lecteurs de France aux États-Unis et au Canada.
    Ariane et la fille ainée d'Alice que les lecteurs ont découvert dans le premier tome de la saga De Mères en filles.
    Aussi indépendante que sa mère, et très complice de son père, Ariane, après avoir quitté son premier amour à Paris, sur le bateau du retour attrape la typhoïde qui l'oblige à rester à New York pour se soigner. Elle y découvre les nouveaux métiers de la radio et...la liberté.
    Quand elle rentrera au Québec, elle n'aura de cesse de travailler dans ce média qui la fascine et permet aux gens de cet immense pays de se sentir moins isolés et plus solidaires en ces temps de guerre.
    L'ainée des Calvino va devenir l'une des premières réalisatrices de feuilletons radiophoniques et rencontrer celui qu'elle pense être son grand amour, Marcel Lepage, le séduisant dandy, fou de jazz et incorrigible noctambule.
    Mais la vie n'a pas décidé d'être tendre avec Ariane...Si les progrès simplifient un peu la vie des femmes dansla première moitié du XXe siècle, il leur faut une belle dose de courage et d'optimisme pour conjuguer vie amoureuse, familiale et professionnelle.

  • Ava, auteure et revendicatrice, voudra changer le monde par les mots. Dans un mouvement inverse à celui de son arrière-grand-mère, elle traversera l'océan pour aller vivre en Europe, y faire connaître son travail et boucler la boucle de l'histoire qui évolue de mères en filles.
    Années 1970. Ava Gauthier, fille biologique d'Anaïs
    Calvino, a été adoptée par une famille aimante,
    mais bien différente des Calvino. Éleveurs de
    chevaux, les Gauthier n'ont pas manqué de
    générosité et d'amour avec Ava, mais ce sont
    des taiseux et ont peu de moyens, alors que les
    Calvino vivent dans un tout autre univers. Faisant
    la connaissance de cette autre famille lors des
    funérailles de la doyenne, Ava réalise rapidement
    que dans aucune des deux elle n'est à sa place. Et
    les retrouvailles avec sa mère, Anaïs, ne sont pas
    des plus faciles. Heureusement qu'avec Ariane,
    sa grand-mère, un lien solide se crée. Ariane la
    prend sous son aile et décide de l'aider à parfaire
    son éducation. Accueillie, entourée et motivée par
    elle, Ava trouve enfin sa voix dans l'écriture pour
    la jeunesse. Rapidement une auteure à succès,
    Ava ne trouvera pas la même satisfaction dans
    sa vie amoureuse et familiale et vivra certaines
    difficultés. Décidée à tout quitter, Ava s'installera en
    Provence, terre de naissance d'Alice, son arrière grand-
    mère, et trouvera enfin l'amour, le vrai.
    Ainsi, De mères en filles boucle la boucle en
    revisitant les lieux où tout a commencé...

  • La quête de sens bouleversante d'une femme en soif d'amour et d'absolu

    Poète culte, Marie-Maude Pranesh-Lopez est une énigme, tant pour ses adorateurs que pour ses détracteurs. Pourquoi cette graphomane n'a-t-elle laissé qu'un unique recueil devenu best-seller partout dans le monde ? Et pourquoi sa biographie recèle-t-elle tant de zones d'ombre ?

    Fille ingrate, mère indigne, amoureuse revêche, trafiquante d'armes, mais aussi altruiste qui accueille les marginaux du Québec, Marie-Maude semble avant tout être une femme malheureuse. En sempiternelle fuite, elle est à la recherche d'elle-même, rongée de l'intérieur par un " trou blanc " innommable. Mue par des passions féroces et une soif d'aimer, elle vit des tragédies et des situations rocambolesques. " Une vie de funambule unijambiste progressant sur un fil barbelé ", pour son principal biographe.

    Dans ce roman polyphonique aux multiples rebondissements, David Goudreault entraîne le lecteur au cœur du mystère d'une femme. De son écriture forte, drôle et d'une constante tendresse pour ses personnages, il sème des textes épars, brillante constellation dont le sens apparaîtra dans les dernières pages, révélant alors une bouleversante vérité.

  • Le destin de quatre générations de femmes artistes.
    Une saga romanesque en 4 tomes sur tout le XXe siècle.
    Alice, Ariane (fille d'Alice) puis Anaïs et Ava vivent passion, amour et déchirements, tout en parvenant à faire évoluer leur art.
    Montréal, 1951. Anaïs a dix ans. Après un début de vie difficile, la fille adoptive d'Ariane Calvino reprend tout juste pied quand elle est confrontée à la mort de Marcel, un homme qu'elle adore et considère comme son père. Pour s'évader de son chagrin, elle trouve refuge dans une passion intense pour l'art dramatique. La scène et le cinéma mettent un baume sur ses plaies. Devenir quelqu'un d'autre qu'elle-même la comble... Dotée d'un talent d'exception, l'enfant vedette connaît un succès considérable qui lui redonne confiance. Mais un drame fera de nouveau basculer sa vie. Bouleversée, par l'agression dont elle a été victime, elle tentera l'impossible pour échapper aux séquelles du traumatisme.
    Émotivement fragilisée, elle connaît des hauts, mais surtout des bas. Elle n'a pas dix-huit ans lorsqu'elle quitte ses proches pour s'exiler en secret à Toronto avec son amoureux. Longtemps, elle ne donne aucune nouvelle à sa famille. Nourrissant ses rêves de réussir comme comédienne, elle vivote, consomme et fuit ses responsabilités. Elle devra traverser plusieurs années éprouvantes avant de rentrer au bercail et de renouer avec le succès.
    Loin de lui apporter le bonheur, la vie de vedette éloigne Anaïs de ce qu'elle cherche : l'amour, le vrai. Mais pour l'atteindre, elle devra affronter la vérité...

  • à ciel ouvert

    Nelly Arcan


    Sur le toit d'un immeuble de Montréal, une femme au teint de rousse se fait bronzer. Immobile sous les rayons, Julie O'Brien ne supporte pas la morsure du soleil : mais elle considère le traitement qu'elle s'inflige comme obligatoire.
    La beauté, chez Nelly Arcan, est en rapport avec la maltraitance. La beauté est une guerre. Et la guerre surgit lorsque Rose Dubois la rejoint sur ce toit brûlant. Rose est en couple avec Charles Nadeau, un photographe de mode. Les deux femmes se lient, mais ne peuvent s'empêcher de projeter dans leur relation l'ombre de leurs peurs. Chacune peut repérer les traces de la chirurgie sur les lèvres ou les seins de l'autre. Un lien au scalpel. Et pendant que Charles manipule des photos sur son ordinateur, Julie et Rose se demandent laquelle est en trop, qui devra mourir.
    Dans un monde de harcèlement publicitaire où le corps des femmes est sans cesse déshabillé et exposé, brandi comme une marche à suivre et refondu par la chirurgie esthétique, l'amour semble glisser des doigts.
    C'est une histoire d'aujourd'hui, cruelle. C'est aussi une prouesse littéraire sans pareille. Un pur condensé de désenchantement et de colère.
    Nelly Arcan est québécoise. Ses deux premiers romans, Putain (2001) et Folle (2004), se sont distingués des deux côtés de l'Atlantique.

  • Ma vie entre tes mains

    Suzanne Aubry

    Le passé finit toujours par nous rattraper... Michel l'apprend à ses dépens quand sa femme et son fils disparaissent brusquement, l'obligeant à revenir dans le pays de sa jeunesse. S'amorce alors une longue quête, qui va faire exploser les secrets et les démons enfouis dans les consciences de la petite communauté des Prairies qu'il a dû fuir quinze ans plus tôt.
    Au coeur des somptueux paysages de l'Ouest canadien, une grande et belle histoire de résilience et de rédemption.

    "Le plus difficile avec la lecture de ce roman, c'est de réussir à le mettre de côté pour vaquer à nos occupations. "Info-culture.biz

    "Un roman dense, captivant et émouvant, qui témoigne du souffle et du talent de raconteuse de Suzanne Aubry. "La Revue des libraires

  • Galarneau, québécois parmi d'autres, a équipé un vieil autobus pour en faire une baraque à " chiens chauds ", ce que nous les Français nous appelons des " hot dogs " (rires).
    Il a un cœur gros comme une maison, ce qui ne l'empêche pas de courir le cœur du monde, tout autant que les rues, les amis, les rêves, pendant que sa femme couche avec des hommes mieux habillés et certainement moins rêveurs (pleurs).
    Alors Galarneau écrit des poèmes et fait murer sa maison.
    Question : jusqu'où iront ses rêves ?

  • Motel Lorraine

    Brigitte Pilote

    " Quand j'ai ouvert les yeux, Miss me regardait d'une drôle de manière. Elle souffrait, ça se voyait sur son visage, mais pas à cause de mes fausses notes cette fois-ci. On aurait dit qu'elle retenait ses larmes. J'aimerais tant devenir une grande chanteuse ! J'imagine mon nom écrit en lettres de feu au-dessus des grandes portes en arche de l'église : GEORGIA ANGEL. Jacqueline dit que j'ai une voix d'ange et ce nom sera parfait pour moi. Je ferai du bien à tous ceux qui en ont besoin, même aux mamans mortes de chagrin. "
    1977. Sonia, diseuse de bonne aventure, fuit Montréal avec ses deux filles, Lou et Georgia, pour trouver refuge à Memphis. Elles s'installent dans la chambre 306 du motel Lorraine, inoccupée depuis 1968 lorsque Martin Luther King y a été assassiné.
    Chacune à sa manière cherche à accomplir son rêve, à trouver sa place dans un monde tumultueux.

  • Dans son style inimitable, Marie-Claire Blais propose un tableau admirable de notre modernité, prise dans l'étau de la violence, du racisme, de l'injustice, et animée par un insatiable besoin de rédemption et de création. L'atmosphère est douce, lumineuse, ensoleillée, mais la menace des ouragans est là. Deux fêtes se préparent sur l'île. Mai, de retour, va célébrer ses dix-huit ans en famille. Et Robbie, du Saloon Les Portes du Baiser, va inaugurer sa propre discothèque, Le Fantasque. En attendant sa fille Mai, l'écrivain Daniel, le long de la mer, revoit tout le passé. Il converse avec l'Oncle Isaac, richissime propriétaire philanthrope d'un hôtel, où aura lieu la fête de Mai. Et pendant ce temps Mama fait sortir du centre de détention son fils Carlos, probablement accusé à tort d'une tentative de meurtre...
    Née en 1939, Marie-Claire Blais est considérée comme le plus grand écrivain canadien vivant. Couronnée par le prix Médicis en 1966 pour Une saison dans la vie d'Emmanuel et par des nombreux autres prix prestigieux au Québec et aux États-Unis où elle est largement traduite, elle a construit avec rigueur son oeuvre lyrique et engagée pour décrire les mutations du XXe siècle, à la fois dans des romans souvent adaptés au cinéma, des poèmes, des pièces de théâtre. Sa saga en dix volumes, que celui-ci conclut, a entièrement paru aux éditions du Seuil.
    L'ensemble de Soifs a reçu au Québec et en Europe huit prix littéraires parmi lesquels le prix du Gouverneur général (deux fois), le prix Gilles-Corbeil, le prix de la Ville de Montréal, le prix Littéraire Prince Pierre de Monaco, le prix du Conseil des Arts du Canada.

  • Caitlin

    Arnaud Nihoul

    Dans les brumes du nord de l'Ecosse, sur l'île de Laggan, une femme disparaît...
    "Dans le petit port de l'île de Laggan à l'ouest de l'Écosse, débarque une jeune fille seule, la valise à la main. Trois adolescents, Ian, Morgan et Murray s'approchent, troublés, et proposent de l'aider. Caitlin est entrée dans leur vie. Devenu adulte, Ian revient sur l'île à la demande de Morgan : Caitlin a mystérieusement disparu. Entre un château relevé de ses ruines et un phare isolé, Ian va arpenter l'île à la recherche de son amour de jeunesse et affronter la faille qui la coupe en deux comme celle qui s'est creusée dans l'amitié entre les trois hommes. Au château, il rencontre Mairead - l'énigmatique assistante de Morgan - et Iona, l'enfant solitaire et rebelle. Chacune détient une part de vérité, mais laquelle ? À côté de son métier d'architecte, Arnaud Nihoul consacre tout son temps à écrire. Après quelque quinze nouvelles, dont plusieurs primées, et dix romans conservés dans ses tiroirs, il a enfin osé sauter le pas de la publication pour notre plus grand bonheur. Avec Caitlin, ce passionné des mots nous donne à découvrir toute la palette de son talent. De la campagne namuroise, Arnaud Nihoul ne cesse de regarder vers les îles bretonnes et écossaises où il se retire souvent pour imaginer ses prochains romans. En 2017, Caitlin a reçu le Prix CléA qui couronne le meilleur manuscrit de l'année en Belgique. "


  • " Viens me rejoindre. Prends l'avion. Réglons ça tout de suite, m'as-tu écrit. Ça. Ce désir fulgurant qui nous possédait et qui nous faisait nous écrire vingt, trente fois par jour. "

    Trois jours après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Catherine débarque à Bruxelles, dans une ville en état de siège. Mais rien n'aurait pu empêcher la jeune femme de venir rejoindre Matt, reporter de guerre pour la BBC, son ami et, peut-être, son amour de toujours. Des années de tension latente entre eux, et aujourd'hui ils sont libres l'un pour l'autre. Six jours pour s'aimer, lui a-t-il promis, avant qu'il reparte vers une nouvelle mission. Peu importe la suite. Sauf qu'entre ce qu'ils avaient imaginé et la réalité, rien ne va se passer comme prévu...
    Un grand roman d'amour noir, où s'entrechoquent les échos de nos peurs et de nos désirs.

    " Un roman empreint de l'urgence de vivre. "Revue Les Libraires.

    " Une écriture crue, frontale, un style incisif remarquables. " Le Devoir.

    " Survivre, de toutes les manières. Un roman très fort et très noir, qui se termine par une porte ouverte sur la lumière et l'espoir. " Le Journal de Montréal.

  • A contre-courant des discours habituellement tenus sur le "miracle" californien, Une histoire américaine est un roman qui repose autant sur les solides artifices d'un suspense policier que sur l'ample méditation d'un essai politique : rien ne va aller comme prévu pour Grégory Francœur, professeur québécois brillant qui laisse derrière lui, à Montréal, famille et carrière politique pour devenir l'assistant d'un éminent universitaire de San Francisco. Francœur, qui croyait refaire sa vie au sein de la tumultueuse luxuriance de la côte ouest des Etats-Unis, se retrouve, à la suite d'un quiproquo (symbole de l'ambiguïté qui a toujours gouverné sa vie), dans une sombre et dangereuse affaire de trafic d'immigrés clandestins. Dès la première page du livre, la belle "clémence" californienne se sera transformée en démence.
    Incorrigible activiste, Francœur, qui avait été invité à diriger une enquête sur le bonheur, est emprisonné et mis en demeure de rédiger une longue défense en forme d'autobiographie, pris en tenaille entre les chantages du FBI et les souvenirs, qui remontent lentement, d'un long séjour ancien en Ethiopie. Ainsi, presque malgré lui, s'emploiera-t-il à redéfinir peu à peu les valeurs de l'américanité et la notion trouble, mais impérieuse, qui reflète l'idée d'"exil intérieur" d'un Américain rejeté par l'histoire américaine telle qu'elle se joue sur le campus de Berkeley comme dans les rues de Los Angeles.


  • 365 jours, 50 ruptures amoureuses, 70 bouteilles de pomerol, 1 chienne adoptée... Un désopilant marathon sentimental.

    " Cette histoire commence avec un rejet. Pour être franche, cette histoire est ponctuée de rejets. Celui que j'avais infligé dans la cruelle insouciance de mes dix-sept ans à un garçon qui n'en méritait pas tant, et celui qui allait me renverser comme une grosse boule déterminée à abattre toutes les quilles d'un seul et sale coup. Bang. "
    Qu'est-ce qui fait courir Julia Verdi, cette cadre de 37 ans haut placée dans une entreprise de bois à Montréal ?
    La recherche de gloire et d'argent ?
    Ses relations avec des hommes qui semblent parfaits sur le papier, mais qui la quittent les uns après les autres ?
    La maladie de sa mère, qu'elle fuit ?
    À force de ne pas se remettre en question, Julia court surtout le risque de finir seule et malheureuse.
    Mais un soir, au coin d'une ruelle, voilà qu'une petite chienne abandonnée tourne ses yeux noirs vers elle. Qui aurait cru que cet animal allait tout changer ?
    Un roman plein d'entrain qui ne se lâche pas. Une étonnante leçon de vie pour tous ceux qui tournent en rond.

  • L'inconnue du vol 459
    Après avoir rêvé d'une carrière de comédien, Dan Bellanger est aujourd'hui agent immobilier à Trois-Rivières, en périphérie de Montréal. Il mène une existence paisible avec sa femme Zoé, dont il est follement amoureux, et leur fils. Contre toute attente, sa vie bascule lorsqu'à plus de 6 000 km de là, en banlieue parisienne, un octogénaire provoque accidentellement l'explosion de son pavillon, révélant des ossements humains emmurés des années auparavant. Quelques jours plus tard, Dan reçoit un message via Facebook d'une certaine Liette. Tout un pan de sa vie resurgit et avec lui un douloureux secret trop longtemps gardé. Il aura vingt-quatre heures pour échapper à son passé.
    Explorant le thème de la culpabilité, L. était si jolie est un suspense implacable, mêlant habilement vengeances et coïncidences, qui tiendra le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.

  • Alors qu'elle s'attend à ce qu'il la demande en mariage, Sarah, pétillante trentenaire, tombe de haut lorsque son amoureux de longue date lui annonce qu'il la quitte. Profondément blessée par cette trahison, elle fait un choix radical : renoncer à l'amour et se jeter à corps perdu dans son agence de relations publiques. Sept ans plus tard, Sarah enchaîne les succès professionnels et assume son célibat qui la protège d'une nouvelle désillusion amoureuse. Mais est-il si simple de renoncer à l'amour ?
    Le prince charmant n'est pas toujours celui que l'on croit...

  • "La beauté et la finesse de la plume de Michèle Plomer trouvent leur plein déploiement dans La petite voleuse de perles, thriller magique qui nous conduit au coeur d'un Hong Kong mythique et sensuel " (Marie-Claude Fortin, Entre les lignes).
    "À la suite du suicide de son compagnon, une femme se réfugie à Hong Kong. Elle croise dans le train une jeune chinoise, Wang Xia, en fuite elle aussi, après avoir volé un collier de perles à sa patronne. Au détour d'une promenade dans Hong Kong, la narratrice a le coup de foudre pour un ravissant petit poisson rouge qui semble, de son aquarium, l'appeler au secours. Elle l'achète pour quelques cents à un jeune vendeur maigre et perdu, Huang. Mais Huang s'est trompé : " Poissonne ", comme l'appelle la narratrice, vaut en réalité une fortune pour les Chinois du fait de sa riche laitance. Du coup, l'oncle de Huang, joueur invétéré, réclame le poisson à cor et à cris.
    La narratrice réussira-t-elle à renaître des mauvais souvenirs qui la rongent ? Wang Xia, la petite voleuse de perles, échappera-t-elle à la police chinoise ? Huang pourra-t-il faire entendre raison à son oncle ? Et Poissonne, comment la sauver de la rapacité des hommes ? Ces intrigues s'entrecroisent habilement tout au long du récit pour réserver à chacun une issue... heureuse. Un roman sensuel, plein de charme et de générosité.
    "

  • L'anglais

    Denise Bombardier


    Un véritable conte de fées moderne qui (re)donne envie de croire au prince charmant...
    même après cinquante ans !
    Les contes de fées existent... La preuve ? Ce roman autobiographique, porté par la verve de la Québecoise Denise Bombardier. Ou comment, à plus de cinquante ans, une femme qui a toujours été à la pointe du combat féministe et vécu plusieurs histoires d'amour compliquées et douloureuses qui ont sapé sa confiance dans les hommes rencontre, au moment où elle ne l'espère plus, l'amour de sa vie...
    Répondant à l'invitation du Dr Philip T. Spencer, Denise B. accepte du bout des lèvres de se rendre à Belfast, en Irlande du Nord, où cet émérite professeur à Trinity College organise un colloque. Elle s'attend à être accueillie par un vieil Irlandais barbu et bedonnant au visage raviné par les pintes de Guinness. C'est tout le contraire qui se produit : le Dr Spencer est un Anglais francophile et 100 % British, beau " comme un acteur de cinéma ", incroyablement séduisant et pourtant tout l'inverse d'un séducteur. Tout l'inverse, surtout, de ce qu'elle a connu jusque-là, ce qui est aussi déstabilisant qu'attirant... Le coup de foudre est immédiat.
    Tour à tour drôle et émouvant, L'Anglais retrace la chronique de ce grand amour : l'improbable rencontre, la cristallisation, les émois et angoisses des débuts, l'attente et le désir, les " méfie-toi, c'est trop beau pour être vrai " des copines, les voyages pour se retrouver par-delà l'océan (Denise vit au Québec, Philip à Dublin), jusqu'à la décision de la vie commune, ses (petits) aléas et ses émerveillements quotidiens, les préparatifs du mariage (l'essayage de la robe est un grand moment !), la cérémonie, la lune de miel qui n'en finit pas de durer...

  • Polynie

    Mélanie Vincelette


    " Mon oreille vient de percevoir une vraie voix d'écrivain chez Mélanie Vincelette. C'est si rare que j'ai envie de danser. "
    Dany Laferrière


    Rosaire Nicolet est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel. C'est Lumi, une strip-teaseuse, qui, un beau matin, l'a découvert inanimé. La petite ville d'Iqaluit dans le cercle arctique est d'autant plus bouleversée par cette nouvelle que tout le monde appréciait Rosaire. Ce jeune avocat était beau et intelligent, infiniment séducteur. En tant que spécialiste des questions autochtones et des tracés frontaliers, il s'était attaché les faveurs des puissants tout en poursuivant son combat pour la défense des Inuits. Oui, tout le monde aimait Rosaire. Trop peut-être... Lorsqu'il apprend cette nouvelle et qu'il est invité à venir reconnaître le corps, son jeune frère, Léandre Nicolet, est bouleversé. Il récuse l'idée d'un meurtre passionnel au profit d'une autre thèse. Chez les Nicolet, depuis que leur aïeul Jean Nicolet, un explorateur du XVIIe siècle, a fait une découverte extraordinaire, on se transmet un secret de père en fils : ce n'est pas Christophe Colomb qui a découvert l'Amérique mais un Chinois, l'amiral Zheng He, en 1418 ! Voilà, Léandre en est convaincu, Rosaire aura divulgué ce secret et c'est pourquoi il a été tué. Mais une fois sur place, bien vite, les certitudes de Léandre fondent... comme neige au soleil.
    Sous couvert d'une enquête policière, Mélanie Vincelette nous plonge au coeur d'une réflexion sur les mystères des individus. Pourquoi idéalise-t-on les êtres ? Sait-on jamais qui on aime ? Léandre s'est construit une image idéale de son frère, séducteur et serviteur des justes causes, mais la réalité est beaucoup moins chatoyante. Sans être un parfait salaud, Rosaire n'était pas un ange non plus.
    Avec ce nouveau roman, Mélanie Vincelette s'affirme par un ton unique, reconnaissable entre mille, à la fois drôle et poétique.

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