• "Traverser la mer inconnue, vaincre des armées, détruire nos navires, entrer dans cette ville, nous emparer du grand Montezuma, faire périr ses capitaines et survivre. Ces grands faits incroyables, Dieu seul les préparait sur notre route. Car quels hommes oseraient imaginer tout
    ça ? Et quels hommes oseraient l'accomplir ?"
    Avec cinq cents types de hasard rassemblés à Cuba, Hernán Cortés découvre et conquiert le grand empire des Mexicas, dans une suite de prouesses que l'on croirait tirées d'un roman de chevalerie qui tourne mal. Jamais il n'y eut plus grande aventure que celle-ci, et jamais il n'y en aura d'autre, car désormais le monde est clos : il n'y aura plus jamais de Nouveau Monde.

  • Quatre personnes, quatre planètes : un groupe d'astronautes part en mission pour explorer des planètes susceptibles d'abriter la vie.
    Hommes et femmes, trans, asexuels, fragiles, déterminés, ouverts et humains, ils représentent la Terre dans sa complexité.
    Au fil des ans et des atterrissages, ils découvrent des animaux étranges, de « simples » bactéries, et les dilemmes éthiques de l'explorateur bienveillant mais forcément intrusif.
    Observer, c'est influencer. Exister, c'est agir.

    Il faut savoir jusqu'où aller trop loin ; pour rencontrer l'Autre, il faut le mettre en danger.

  • Comment réinventer le voyage de Philéas Fogg imaginé par Jules Verne ?

    Un monde inimaginable près de la côte bling-bling de Miami. Des habitudes alimentaires étranges au Malawi. Une attirance fatale à la fin d'un déjeuner au pied de la montagne Rouge à Tenerife, Léonard de Vinci et Rimbaud ont-ils goûté l'afélia et les loukoums du Troodos à Chypre ? Comment contourner l'interdiction de se rendre en Corée du Nord. Les oranges de Malte. L'art de découvrir un manoir normand en pleine cordillère des Andes.
    Voici quelques titres évocateurs du voyage au long cours de Pierre Bignami et William Navarrete, dont les escales sont nombreuses, non exhaustives et aventureuses.
    Départ de Nice, retour à Nice. Un voyage culinaire et gastronomique, qui nous conduit de la Ligurie à la Sardaigne, en Italie et en Sicile, de Malte à la Grèce et à la Turquie, sans oublier Chypre et Israël, puis l'Arabie, le Malawi ou la Réunion, l'Inde, le Vietnam et la Corée du Sud, le Mexique, Cuba, la Colombie, le Pérou ou la Bolivie, Tahiti, la Nouvelle-Orléans et la Floride, puis le Canada, ou encore les Iles Canaries, le Maroc, le Portugal et l'Espagne, enfin l'Autriche et la Pologne avant de revenir dans les Alpes Maritimes. Un itinéraire plutôt surprenant, où la littérature et l'Histoire sont toujours au rendez-vous. Sous forme de nouvelles ou de récits, Le tour du monde en 80 saveurs est une invitation à la découverte des couleurs, des odeurs, des goûts et des saveurs par deux gourmands complices, curieux et vagabonds.
    Explorateurs de cuisine et de gastronomie, en solo ou en duo, ces deux chroniqueurs des saveurs d'ici et d'ailleurs racontent anecdotes et souvenirs cumulés en trente ans autour du monde.
    Un voyage heureux et généreux, subjectif et drôle, dont les récits finissent toujours par une recette à la Pérec, facile et qui donne envie.

  • Une solide amitié unissait le grand explorateur et la jeune voyageuse.
    C'est pourquoi Marthe Oulié a écrit ce livre, lequel est à la fois un hommage et un tribut. Elle a "fait retraite" pendant six mois, vivant parmi ses souvenirs, accumulant la documentation qu'elle trouvait auprès de Mme Jeanne Charcot-Hendry, soeur du grand marin, et auprès de ceux qui furent ses compagnons à bord du Français et du Pourquoi-Pas? Elle a consulté les archives du Yacht-Club de France que Charcot a longtemps présidé, et, à Londres celles de l'Amirauté britannique.
    Il ne faudrait pas prendre ce livre pour une compilation. Marthe Oulié a fait infiniment mieux ; elle a fait revivre Charcot tout entier l'homme de mer, l'homme de science, l'homme de coeur. Avec une vibrante sensibilité, elle nous donne enfin l'image exacte de celui qui fut, pour l'humanité entière, un des plus grands exemples de patriotisme, d'esprit de devoir, de courage et de bonté, celui dont la mort a mis en berne, en France, et hors de France, tous les coeurs bien placés. »


    L' AUTEURE.

    Marthe Oulié est une archéologue et femme de lettres. Docteur ès lettres à la Sorbonne et diplômée de l'École du Louvre, surnommée « la plus jeune archéologue de France », elle entreprend en 1925 une croisière sur la Méditerranée (entre Marseille et Athènes), à bord d'un bateau à voiles à l'équipage exclusivement féminin (Quand j'étais matelot, TohuBohu éditions, novembre 2019).
    Elle reçoit le Prix Kastner-Boursault par l'Académie française en 1938 pour son livre Jean Charcot.

  • Au début du siècle précédent, le pôle Sud constituait encore une des dernières terra incognita de la planète. Von Drygalski, Nordenskjld, Charcot, Scott, tous avaient été vaincus par les glaces. Mais, à bord du Discovery de Scott, un homme se jure de revenir à la charge : le bouillant sir Ernest Shackleton. Il vend tout ce qu'il possède et arme en 1908 un petit phoquier. Un défi fou ? Des vents d'une violence inouïe, des températures extrêmes, la faim et des crevasses à chaque pas, voilà ce qui attend Shackleton et ses compagnons sous le soleil rasant du pôle.
    Le récit intégral et illustré, publié en 1910 par la revue Le Tour du monde, de la prodigieuse expédition de l'un des plus grand héros de l'aventure polaire.

    Le célèbre géologue polaire Raymond Priestley résumait ainsi les mérites des trois plus grands explorateurs de l'Antarctique : « Comme chef d'expédition, donnez-moi Scott. Pour un raid rapide et efficace, Amundsen... Mais quand l'adversité vous entoure et que vous ne voyez pas d'issue, agenouillez-vous, et priez que l'on vous envoie Shackleton. » On ne saurait mieux évoquer la personnalité de l'illustre Sir Ernest (1874-1922), dont les voyages sont autant de chroniques de l'impossible.

    Avec des photographies de l'expédition.

    « Comme chef d'expédition, donnez-moi Scott. Pour un raid rapide et efficace, Amundsen... Mais quand l'adversité vous entoure et que vous ne voyez pas d'issue, agenouillez-vous, et priez que l'on vous envoie Shackleton. » Raymond Priestley, géologue.

    Sir Ernest Shackleton (1874 - 1922) est considéré comme l'une des plus grandes figures de l'exploration en Antarctique.

  • Considéré comme le fondateur de l'ethnologie moderne, traducteur de la première édition non expurgée des Mille et Une Nuits et expérimentateur passionné de la plupart des perversions humaines, Sir Richard Burton (1821-1890) était perçu par le poète Swinburne comme « une âme plus vaste que l'univers », tant cet érudit eut une vie digne des plus grands romans d'aventures. Soldat de l'armée des Indes parlant une trentaine de langues, explorateur hors norme, homme curieux de tout enquêtant dans les bordels de Karachi, les palais des maharajas ou les harems turcs, il découvrit aussi la cité interdite de Harar et partit à la recherche des sources du Nil...

  • À l'orée de leurs trente ans, Florian Coupé et sa compagne décident de quitter leur vie sédentaire et de se faire nomades durant un an pour rallier à vélo l'Océan Pacifique depuis Paris. Au fil des jours, le relief révèle la réalités des peuples, de l'histoire et de la carte : les Balkans, la Turquie, l'ancien Empire perse, les Indes, la péninsule indochinoise... à mesure que la route déroule ses kilomètres, on se débarrasse du superflu et la mémoiredes anciens prend vie en même temps que résonnent les récits des écrivains-voyageurs.
    Diplômé de Polytechnique, Florian Coupé a effectué son parcours militaire au sein des commandos parachutistes de l'air et est aujourd'hui officier de réserve au sein du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins d'Annecy.
    Après avoir suivi une formation d'ingénieur des eaux et forêts qui lui a permis de découvrir la jungle équatoriale en Guyane, il travaille trois ans comme ingénieur d'étude pour Suez-Environnement puis décide de quitter sa vie sédentaire pour un grand voyage d'un an à vélo de Paris à Hong-Kong.
    Patrice Franceschi est aventurier et écrivain, prix Goncourt de la nouvelle 2015 pour son ouvrage Première personne du singulier.
    Il est également membre de la Société des Explorateurs Français et directeur de la collection Points Aventure.


  • Depuis Ptolémée et pendant près de deux mille ans, voyageurs et géographes tentèrent en vain de résoudre l'énigme du Grand Fleuve. Marchands d'esclaves et trafiquants avaient eu beau remonter son cours sur près de cinq mille kilomètres, nul n'avait pu leur dire où il prenait sa source. Au début du XIXe siècle, personne n'osait seulement penser que celle-ci était à chercher dans l'hémisphère sud, par-delà une chaine de volcans couverts de neiges éternelles. Il faut dire qu'à l'époque, cette Afrique des montagnes, défendue par des fortifications naturelles réputées infranchissables, était totalement inconnue des Européens. Burton et Speke seront les premiers à forcer les portes de ces contrées situées quasi hors du monde, lieu d'une fascinante civilisation de rois pasteurs dont les fastes barbares évoquent irrésistiblement le climat politique des Mines du roi Salomon.
    Les deux textes réunis dans ce volume sont extraits de la revue Le Tour du monde : de 1857 à 1914, cette revue d'exploration créée par Edouard Charton, et qui inspira Jules Verne, rassemble les écrits des grands voyageurs de l'époque dont Ernest Shackleton, auteur de L'Odyssée de l'Endurance. Leurs relations de voyage, illustrées de gravures magnifiques, se lisent comme autant de romans.

  • Pour le Dr. Mitchell Parmenter, orientaliste américain venu passer un an dans la cité d'Amaz pour y étudier une ancienne épopée dont il a retrouvé le manuscrit, comme pour son épouse et ses deux filles, c'est un séjour plein de promesses qui s'annonce.
    Presque des vacances.
    Mais Amaz, où s'interpénètrent l'univers magique des Mille et une nuits et le climat conflictuel du Moyen-Orient contemporain, n'est pas une ville de tout repos. Les rues semblent y changer de tracé d'un jour à l'autre, les nouvelles se transmettent par l'intermédiaire de jeux de cartes divinatoires, une guerre séculaire y oppose secrètement les partisans de deux types d'écriture...
    De touristes, les Parmenter deviennent explorateurs d'un monde encore plus étranger qu'ils ne l'imaginaient, puis protagonistes d'une quête dont l'enjeu est la texture même du réel.

    Voix majeure de la fantasy américaine, Lisa Goldstein livre un roman au merveilleux puissant, au "réalisme magique" étourdissant.

  • Dans un univers mélangeant steampunk et Belle Époque, un groupe d'amis (Bastien, paléontologue, Agathe, sa gouvernante, Ernest, explorateur, et Angela, Germanienne en exil) se retrouvent parachutés au beau milieu d'une affaire d'espionnage d'envergure internationale, qui pourrait bien précipiter la guerre inéluctable entre leur pays et son rival de toujours.
    Se retrouvant sous les feux croisés d'une société secrète d'assassins, de brutes armées et d'une agence de détectives aux méthodes douteuses, ils n'ont qu'une issue pour sauver leur peau : retrouver l'inventeur d'une machine volante que les deux camps s'arrachent.
    Et pour courronner le tout, une créature cauchemardesque, tout droit sorti de la vape, cet étrange brouillard qui recouvre peu à peu leur monde, semble les coller au train...

    /> Né en 1973, Colin Heine est venu à l'écriture par le biais de scénarios de jeux de rôle. Après un détour par la traduction, il est désormais agrégé d'allemand et enseigne à Vienne (Autriche), où il vit avec sa femme et ses deux enfants.
    La Forêt des araignées tristes est son premier roman.

  • Dans les années trente, le monde se passionne pour l'exploration polaire. Les fulgurants progrès de l'aviation avec Lindbergh, Mermoz et tant d'autres offrent une nouvelle voie à la course aux Pôles : la voie des airs.
    En 1928, un dirigeable italien, commandé par Umberto Nobile, s'écrase sur la banquise après avoir survolé le pôle Nord. L'accident enflamme l'imagination du public.
    Plusieurs pays, pour des raisons humanitaires mais aussi pour le prestige des couleurs nationales, préparent des expéditions pour porter secours aux naufragés du Pôle.
    Tandis que le Pourquoi-Pas ? du commandant Charcot fait force voiles vers l'expédition en détresse, la France interrompt les essais d'un hydravion ultra-moderne, le Latham 47, alors en pleine préparation pour le record de traversée Est-Ouest de l'Atlantique.
    Piloté par le lieutenant de vaisseau Guilbaud, le Latham 47 décolle du plan d'eau de Caudebec-en-Caux, sur la Seine. Guilbaud fait escale à Bergen, en Norvège.
    Roald Amundsen, le plus célèbre, sans doute le plus grand explorateur polaire de tous les temps, monte à bord... L'équipage se complète avec Leif Dietrichson, mécanicien hors-pair. Le 18 juin, à 16 heures 05, alourdi par le carburant, le Latham 47 s'arrache au plan d'eau de Troms, agité par de fortes rafales...


  • Ce serait l'histoire des bêtes ce matin-là. L'histoire d'un col passé à pied et de l'orage. L'histoire des soupapes. L'histoire des héros sans nom qu'on s'obstine à chercher - une course-poursuite avec les étoiles.

    Sur les routes de l'Europe, le long des fleuves interminables, sous le soleil, dans la poussière, toujours en mouvement, que cherchent-ils ?
    Les héros de cette histoire se racontent au « nous ». Ils se déplacent en voiture, en vélo ou à pied. Ils dorment dehors ou chez l'habitant, ils écoutent leurs récits et ils partagent leurs danses. À défaut d'une même langue, c'est un élan commun qui les portent les uns vers les autres.
    Alors que le monde alentour, le nôtre, n'en finit plus de sombrer dans sa propre caricature, ils partent vers des contrées où les rêves sont encore possibles.
    Dans ce western de l'Est et d'aujourd'hui, les explorateurs sont doux et sincères. Indiens d'un soir entre les étoiles, ils ont pris le Danube pour guide et leur quête intime et magnifique, mille fois échouée et mille fois recommencée, ne connaîtra aucune frontière.
    Le recueil Notre désir de tendresse est infini a paru le même jour que ce livre aux éditions publie.net ; il en est une version déclamatoire.

  • Qui peut imaginer aujourd'hui la valeur fabuleuse que représentait la petite noix muscade à la fin du XVIe siècle ? Giles Milton brode autour de la chasse aux épices une fabuleuse histoire des grands navigateurs et marchands du XVIIe siècle. Les fastes orientaux, l'exotisme, les rêves de richesse et de puissance se mêlent à la cruauté des moeurs, à l'impitoyable affrontement guerrier et aux ruses des négociants. La bravoure, la curiosité et l'esprit de conquête animent ce roman d'aventures où abondent flibustiers, rois orientaux, rapines et batailles navales.
    « L'histoire de cette graine se lit comme un roman d'aventures fabuleusement épicé. » Géo

  • Matthieu Garden est journaliste et explorateur. Alors qu'il se préparait à partir sur les glaces du Spitzberg, il apprend que sa mère s'est suicidée. Pourtant, il semble que sa mort ne soit pas si simple que cela. Surtout quand il reçoit un appel d'un inconnu lui conseillant de ne pas aller aux obsèques : sa vie est en danger. Décidé à mener l'enquête, il va découvrir un secret bien gardé, impliquant le Graal... Matthieu part alors dans les Pyrénées afin de lever le mystère du chant de l'homme mort...

  • Après avoir révélé l'existence de l'Organisation Mondiale de Protection du Mensonge, Matthieu Garden a repris sa vie. Il est finalement allé au Spitzberg, et décide de revoir sa cousine Nadia. En arrivant chez elle, il se fait enlever. Mais par qui ? C'est en voulant répondre à cette question qu'il va découvrir le complot ourdit par l'Organisation, complot qui concerne rien de moins que... Jésus.Cette histoire originale a été adaptée à la télévision, sur la chaîne M6.

  • Paul, étudiant à l'institut des études supérieures du son de Paris, décide de faire un tour du monde pour aller à la rencontre de pratiques rituelles basées sur l'utilisation de certaines sonorités. À partir des différentes expériences dont il sera témoin, il va comprendre que le son a un réel pouvoir physique qui peut mener l'être humain à expérimenter des états de conscience peu ordinaires. Il reviendra alors transformé par son voyage au cours duquel il rencontrera une femme, Akilina, qui marquera à jamais sa vie et qui l'aidera à comprendre la signification d'un rêve récurrent.
    Avec elle, il va constituer une équipe d'explorateurs de la conscience après avoir réussi à modéliser un système sonore, basé sur l'utilisation des sons binauraux, capable d'ouvrir à volonté la porte du « 2e Lieu », qui n'est rien d'autre que la porte de l'au-delà. À travers ces voyages d'un nouveau genre, cette équipe va réussir à rapporter des informations précises sur l'organisation du 2e Lieu qui iront à l'encontre des idées religieuses établies. Mais ce dont elle ne se doutait pas, c'est qu'elle allait devoir se heurter à la violence de l'intolérance et de l'intégrisme.

    Et si une simple fréquence sonore pouvait être à l'origine d'un bouleversement sociétal majeur ?


  • Nous sommes à l'aube du XIXème siècle. René Caillié, explorateur, a décidé d'être le premier Européen à rapporter un témoignage de Tombouctou, parcelle de cette Afrique qui le fascine. Il part, seul, sur la piste de la ville interdite qui, bien entendu, s'avère n'être qu'un trou misérable. Périple d'un homme exténué, humilié, dont le destin n'est pas sans rappeler cet autre extravagant, Arthur Rimbaud, lui aussi calciné par le Vieux Continent.

  • Maufrais, jeune homme idéaliste part en Guyane pour créer un nouveau passage vers le Brésil. Fleuve, rivière, marche... d'abord accompagné, puis seul. Seul, pas tout à fait. Il y a son chien Boby et les habitants de la jungle. La jungle hostile, sauvage, humide qui le ronge progressivement. Il note tout sur ses carnets. Sa famille, ses espoirs, Dieu... et la faim quotidienne; faim d'une autre vie et faim d'un steack bien saignant... Entrez dans cet univers, cultivez votre jardin.

  • Ferdynand Ossendowski a vécu pendant près de dix ans en Sibérie, explorant les rivages inaccessibles des monts Oural au Pacifique, de la frontière de l'Inde aux régions arctiques. De ces voyages des forêts de l'Ienisseï, dans les montagnes de l'Oussouri, au nord de la tristement célèbre île de Sakhaline, des monts Altaï aux confins du Kazakhstan, de la Mongolie et du Sinkiang, il a recueilli quantité d'impressions et de souvenirs qu'il a rassemblée dans Asie fantôme.
    En conteur de génie, il mène le lecteur à la rencontre des bêtes et des hommes, tribus autochtones et russes « blancs » composée pour l'essentiel de bagnards évadés et de trafiquants, tapis dans les immensités du Far East. Il fait de cette nature riche et indomptée le théâtre d'un récit qui tient à la fois du document historique et ethnographique et du roman d'aventures.

  • Cédric Gras le dit et ne se l'explique pas, il est attiré par les territoires hostiles qui s'ingénient à repousser les rares voyageurs plutôt qu'à les séduire. C'est un fait, et son regard de géographe singulier n'a pas d'équivalent. Plus intrigante encore cette découverte que le Nord russe se trouve en réalité à l'Est et qu'il faudrait faire pivoter la carte du pays pour tenter de le comprendre. De la Carélie au fleuve Amour, de la Crimée à la mer du Japon, des immenses steppes de Mongolie à Magadan, l'auteur a parcouru des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des archipels humains perdus que le pouvoir exploite à coups de décrets depuis l'époque soviétique.
    Les « territoires du Nord et assimilés » correspondent souvent à ce que fut l'Archipel du Goulag : des zones perdues de steppe, de taïga et de montagnes, improbables contrées, plus que rudes, où l'alcool tient lieu de mode de vie et où se côtoient les mille groupes ethniques composant la Fédération de Russie. Fleuves inconnus, villes condamnées qui deviendront la cible des Mig à l'entraînement, champs de neige et de gel...
    L'Occidental curieux croit parfois connaître la Russie : il ne pourra qu'être sidéré à la lecture de ces lignes.

  • C'était une voix inhumaine, émise par un gosier géant hurlant dans une caverne. Plusieurs phrases résonnèrent, séparées par des intervalles irréguliers : « Cellules humaines, Attention ! Ne cherchez pas à aller plus loin, car vous seriez anéanties ». La voix, aux sons broyés et malaxés, passait à travers le crâne d'Hermann comme un fleuve en cru, charriant dans ses sonorités chuintantes une épouvantable menace. Dans le cerveau d'Hermann, aux neurones envahis d'une ivresse sauvage, une Créature trouble, impure et bouillonnante s'avança. Subissant des métamorphoses mystérieuses, des morceaux d'ombre sortaient d'elle, se détachaient, se contorsionnaient, spasmaient, se composaient on ne savait quelle forme avec l'obscurité, prenaient vie et s'en allaient à travers les éthers. C'étaient les prolongements du dieu ; c'étaient les Ases, les Nibelungen et les Profonds. Ils vivaient à l'extrémité des cercles noirs de son aura. Et du fond du sarcophage de limon, son Esprit transperça celui du naute. Ainsi se présenta Wotan, sphinx terrible proposant l'énigme terrible. L'énigme du Mal.

  • Louis Jolliet possédait de multiples talents. Après des études au Séminaire de Québec et un voyage en France pour parfaire ses connaissances en cartographie, il revient en Nouvelle-France, décidé à faire sa marque. Peu de temps après son retour,l'aventurier effectue sa première expédition entre Québec et les Grands Lacs pour faire le commerce des fourrures. Mais c'est en 1673, quand il découvre le Mississippi en compagnie du père Marquette, qu'il réussit son plus grand exploit.

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