• Édition enrichie de Michel Delon. Les Tahitiennes sont fières de montrer leur gorge, d'exciter les désirs, de provoquer les hommes à l'amour. Elles s'offrent sans fausse pudeur aux marins européens qui débarquent d'un long périple. Dans les marges du récit que Bougainville a donné de son voyage, Diderot imagine une société en paix avec la nature, en accord avec elle-même. Mais l'arrivée des Européens avec leurs maladies physiques et surtout morales ne signifie-t-elle pas la fin de cette vie heureuse ? Entre l'information fournie par Bougainville et l'invention, Diderot fait dialoguer deux mondes, mais il fait surtout dialoguer l'Europe avec elle-même. Il nous force à nous interroger sur notre morale sexuelle, sur nos principes de vie, sur le colonialisme sous toutes ses formes. Il nous invite à rêver avec lui à un paradis d'amours impudiques et innocentes. La petite île polynésienne ne représente-t-elle pas la résistance à toutes les normalisations ?

  • Les 100 mots de Baudelaire Nouv.

    1821. Baudelaire naît le 9 avril ; Flaubert, le 12 décembre. Trente-six ans plus tard, en 1857, la diffusion des Fleurs du Mal est interdite ; Madame Bovary, acquittée. Victoire du roman sur la poésie ? Poète maudit, Baudelaire le fut par excellence. De lui, on garde l'image du dandy excentrique, amateur de prostituées et de haschich. Un Baudelaire bohème crachant sur la modernité, pourtant lui-même éminemment moderne. Dans cet abécédaire, Carlo Ossola se propose d'aller y voir de plus près. D'« Abîme » à « Voyage » en passant par « Blasphème », « Horreur », « Paradis » et « Volupté », il nous montre un auteur complexe et tourmenté, assoiffé d'éternité. Un Baudelaire mystique, lecteur de Pascal, De Maistre et Poe. N'était-il pas celui qui, hanté par l'Apocalypse, a cherché à parler du divin sous un ciel vide de Dieu, un « ciel muet et ténébreux » ? Au milieu de visions et de délires, de tout ce qui peut délivrer de la solitude, il a regardé en face la mort et la décomposition non pour s'y complaire, mais en alchimiste : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or »...

  • Les Éditions Rhéartis, présentent dans sa gamme patrimoine, les oeuvres de la philosophie antique et notamment les textes de la période médiévale japonaise. Le traité des cinq roues, est un des rares textes qui nous vient du Japon et qui traite du sujet des samouraïs. Ce livre est un guide pratique de l'art du combat. Mais aussi de la philosophie de l'art Samouraïs.

    Voici un extrait: «Je suis un samouraï né dans la province Harima, et mon nom est Shimmen Musashi-no-kami, Fujira-no-genshin. Je suis âgé de soixante ans. J'ai prêté attention aux Voies de la tactique dès ma jeunesse et j'eus mon premier duel à l'âge de treize ans. Pour ce premier duel, mon adversaire était Arima Kihê, bon sabreur de l'école Shintô que j'ai vaincu. À l'âge de seize ans, je vainquis Akiyama, fort au sabre et originaire de la province de Tajima. À l'âge de vingt et un ans, je me suis rendu à Kyoto et y ai rencontré les meilleurs sabreurs du Japon. Je les ai rencontrés plusieurs fois en duel sans jamais être vaincu par aucun d'entre eux. Puis j'ai pérégriné à travers les provinces où j'ai rencontré plusieurs sabreurs de diverses écoles et bien que j'ai été jusqu'à avoir une soixantaine de duels avec eux, je n'ai jamais été vaincu par aucun. Tout cela se passa alors que j'avais de treize à vingt-neuf ans environ».

  • Savez-vous qu'« un véto corse la finira », « la Révolution française » ? Qui se cache derrière le nom d'Avida Dollars, d'Alcofribas Nasier ou encore de Louis Jenrel ? Vous avez dit « anagramme » ? Pierre-Yves Testenoire revient sur cette figure de style qui consiste à permuter les lettres d'un mot ou d'une expression pour en tirer un autre mot ou une autre expression, de sens radicalement différent, souvent loufoques. Tellement, qu'on les dirait parfois dotées du pouvoir de révéler le vrai sens des mots. Cet art de cryptage autant que de décryptage est pratiqué depuis la plus haute Antiquité. Dans toutes les langues alphabétiques, on fait des anagrammes, qui peuvent prendre des formes variées : tantôt anacycliques ou palindromiques, tantôt saussuriennes ou psychana­lytiques. Il existe même des anagrammes musicales ! Avec ce livre, elles n'auront plus de secrets pour vous.

  • Kukum

    Michel Jean

    Au soir de sa vie, grand-mère (kukum, en langue innue) depuis longtemps déjà, Almanda Siméon se retourne sur son passé et nous livre son histoire, celle d'une orpheline québécoise qui tombe amoureuse d'un jeune Amérindien puis partage la vie des Innus de Pekuakami - le majestueux lac Saint-Jean, au Québec -, apprenant l'existence nomade et brisant les barrières imposées aux femmes autochtones.
    Centré sur le destin singulier d'une femme éprise de liberté, ce roman relate, sur un ton intimiste, la fin du mode de vie traditionnel des peuples nomades du nord-est de l'Amérique et les conséquences, encore actuelles, de la sédentarisation forcée. Son auteur Michel Jean, descendant d'Almanda Siméon, est un journaliste connu et reconnu au Québec.

  • Les politiques d'éducation concernent directement près de 15 millions d'élèves et d'étudiants, plus de 800?000 enseignants et environ 260?000 membres du personnel administratif, technique, d'éducation et de surveillance, de la maternelle à l'université, et s'appliquent à une grande variété de domaines, de la formation des enseignants à l'évaluation des apprentissages des élèves. Les missions assignées au système scolaire se multiplient en même temps que les critiques à son encontre. Les réformes se succèdent, laissant pourtant le sentiment d'une inertie profonde des structures et des pratiques. Comment comprendre alors l'action publique dans le domaine si familier et néanmoins si complexe de l'éducation?? En analysant les idées et valeurs qui orientent les choix éducatifs, les instances qui participent à leur élaboration, ainsi que les différents acteurs qui les impulsent et les mettent en oeuvre, Agnès van Zanten nous offre une grille de lecture rigoureuse et pertinente des intentions et des réalisations.

  • La faculté d'acquérir une langue est le propre de l'homme : à travers le liquide amniotique, le foetus s'imprègne des sonorités verbales et du rythme de la langue maternelle, qu'il perçoit et distingue déjà des autres langues... Parce qu'elle intéresse les linguistes, les médecins ORL comme les orthophonistes et les enseignants des langues comme les chanteurs ou les psychoacousticiens, parce qu'elle s'appuie aujourd'hui sur de nouvelles technologies (imagerie cérébrale, outils informatiques...), la phonétique concerne désormais tous les scientifiques dont le domaine d'intérêt est la communication parlée, sa nature et son fonctionnement. Cet ouvrage présente tous les champs de cette discipline et propose une synthèse des résultats des recherches menées ces dernières années.

  • La profession d'orthophoniste est encore largement méconnue. Existant officiellement depuis 1964, l'orthophonie est née de la nécessité de prendre en charge les enfants opérés de « becs-de-lièvre ». Très vite, l'intérêt pour les troubles de l'articulation et de la parole s'est élargi à ceux de la voix, du langage oral et écrit, puis de la communication. Après avoir décrit la profession dans ses aspects historique et réglementaire et expliqué les grandes lignes du contenu de la formation initiale, cet ouvrage fait l'inventaire des pratiques thérapeutiques de l'orthophonie.

  • George Sand et Alexandre Dumas ont plus d'un trait en commun. Tous deux ont vécu une enfance campagnarde veillée par des femmes. Tous deux ont connu le succès très tôt. Et ils partagèrent la même instabilité sentimentale, la même liberté sexuelle, qui scandalisèrent leurs contemporains.
    Mais leur relation serait probablement restée superficielle sans l'intervention d'Alexandre Dumas fils. En 1851, il rapporte à George Sand ses lettres à Frédéric Chopin qu'elle souhaite voir disparaître. C'est le début d'une amitié exceptionnelle, par-delà les générations, entre l'auteur d'Indiana et celui qu'elle appellera son fils.
    Cette correspondance à trois voix a le pouvoir unique de restituer les dialogues passionnants entre ces géants des lettres. Les considérations sur le théâtre et le roman se mêlent aux anecdotes quotidiennes et aux réflexions politiques et sociales. De quoi faire de ce volume le miroir fidèle de la personnalité de ces épistoliers, et un témoignage unique sur une époque, de la monarchie de Juillet à la Troisième République, en passant par le Second Empire.

  • Dans le village de Saint-Ambroise, que l'auteur a situé dans le bocage vendéen, Madeleine Clarandeau est engagée comme servante par Michel Corbier, de la ferme des Moulinettes. Corbier est veuf et a deux enfants. Peu à peu, Madeleine va gagner une place prépondérante dans l'éducation des deux enfants et le travail à la ferme des Moulinettes. Elle pourrait continuer à leur servir de mère, mais un jour débarque une jeune fille, Violette, qui finira par épouser Corbier et chassera Madeleine de la ferme. Un roman social noir sur la vie d'une nourrice dévouée minée par l'ingratitude de ses maîtres. Un témoignage admirable de la vie en Vendée à cette époque.

  • Amun

    ,

    Non, les Amérindien·ne·s du Canada ne montent pas toutes et tous à cheval, ni ne vivent dans un tipi ou un un wigwam. Et, oui, beaucoup ont le français en partage, tel·le·s les dix auteur·e·s de ce recueil, d'origine indue, huronne-wendat, métisse et crie.
    Au-delà de leur appartenance communautaire et quel que soit le chemin fictionnel emprunté, elles et ils poursuivent le même objectif : se réunir -amun, en langue innue, signifie « rassemblement » - pour qu'on accède, le temps d'une nouvelle, à des mondes inconnus de la plupart d'entre nous.
    « Ce n'étaient pas des mondes parfaits. Mais c'étaient nos mondes », écrit Michel Jean qui a dirigé et contribué à ce florilège. Le ton paraît nostalgique ? Ne nous y méprenons pas : ces nouvelles sont la preuve que les cultures autochtones d'Amérique du Nord sont bel et bien vivantes, malgré les offenses qu'elles ont subies - et subissent encore. Sur la plage de sable clair se distingue toujours nettement la poignée de terre rouge.


  • Dans cette évocation romanesque de Léonard de Vinci, Dimitri
    Merejkovski nous livre un portrait admirablement fidèle de ce génie en nous dévoilant son intimité au coeur d'une Renaissance flamboyante,
    époque à nulle autre pareille.
    Avec un soin du détail exacerbé, il nous dévoile l'enfance du maître, ses aspirations, sa vie mouvementée mais surtout son processus créatif, ce don de Dieu duquel sont nés les chefs d'oeuvre encore admirés de nos jours.


    Nous fêtons en cette année 2019, les 500 ans de la mort de ce visionnaire extraordinaire, aux talents multiples, qui a révolutionné l'ingénierie et l'art, une raison de plus, s'il en faut, pour découvrir ce magnifique roman, un classique de l'histoire de l'art et de la littérature russe.

  • Les Landes ont une histoire à l'image de son nom, plurielle, comme celle des nombreux « pays » qui les constituent ou comme les multiples mues paysagères que ce département connut. Son histoire est celle de populations qui n'ont cessé de conquérir leurs propres terres, les modelant, les « mettant en valeur » selon leurs besoins ou ceux d'une élite politique ou économique. Cette Petite histoire des Landes raconte celle d'un « peuple » à l'étonnante faculté d'adaptation face aux diverses et nombreuses transformations que peu de territoires français vécurent, façonnant ainsi une histoire beaucoup plus riche et nuancée que celle qui lui fut longtemps associée.

  • Le développement du tourisme à Royan, Soulac, Biarritz, Arcachon, attise l'envie des villages médocains et landais. C'est dans l'espoir d'ouvrir une route touristique qu'une caravane relie Arcachon à Hossegor en 1905, randonnée au cours de laquelle Maurice Martin lance le nom de Côte d'argent. Le tourisme a réagi aux évènements politiques, recevant les souverains en 1860, la bourgeoisie avant et après la guerre de 1914, les jeunes sous le front populaire, se repliant sur soi pendant la guerre de 1940/45, passant de la villégiature aristocratique aux compétitions de surf, changeant de style au fur et à mesure des années et des inventions techniques - dont l'automobile-, mais gardant, tel un feuilleté, des habitudes anciennes sous les nouveautés touristiques. Les « vacances » restent essentiellement ouvertes sur le soleil et sur la mer, naguère craints ou ignorés, mais le tourisme a rendu plus fragile un littoral qui l'était déjà...

  • Number one

    Steff S.

    Chris Tommerman, riche industriel, n'a qu'une obsession : trouver celle qui saura assouvir ses fantasmes sadomasochistes. Son homme de confiance, et chauffeur, cherche la prostituée qui lui conviendra. Et il la trouve !
    Seulement, les apparences sont trompeuses.
    Sous le rimmel, il n'y a pas forcément une femme...
    Cette catin saura-t-elle guérir les psychoses de Chris ?

  • Les deux ouvrages de Marcellin Bérot que les éditions Cairn ont choisi de rééditer sont habités par l'amour tout particulier qu'il a porté à ses Pyrénées et par sa volonté d'arracher à l'oubli la vie que l'on y a menée, faite du labeur des hommes et des femmes qui les habitaient. De pierre, de bois et de main d'homme... les Pyrénées dit cette vie de peu, vie d'ingéniosité où les pierres, les arbres et l'eau ne prennent leur sens que de ce qu'en fait la main experte du paysan. Les récits autobiographiques qui composent L'Enterrement de la montagne, plus intimes, tout en rendant un doux hommage à ses anciens tendrement chéris, continuent de dire, par touches vives et émouvantes, cette vie des hauteurs, des prés à faucher et des bêtes à garder. Les hommes graves descendus des montagnes, réunis autour du cercueil du père tant aimé, témoignent de la force de cet attachement autant que du besoin de ne pas oublier totalement le passé. Marcellin Bérot a consacré aux paysans et bergers des Pyrénées plusieurs écrits parmi lesquels : Pyrénées paysannes, Silences pyrénéens d'un berger ariégeois, La vie des hommes de la montagne dans les Pyrénées racontée par la toponymie.

  • « Juan Villoro écrit la chronique du tremblement de terre de Santiago du Chili en 2010, l'un des plus terribles que l'Amérique latine a connus. Présent lors d'un congrès de littérature jeunesse,il l'a vécu et lui a survécu. Convaincu que ce désastre devait être raconté avec des voix impliquées et représentatives, l'auteur a recueilli les récits de ses collègues présents et sinistrés.
    Il en a construit un ensemble d'impressions avec ses observations et ses réflexions.8.8 - La peur dans le miroir, souvent proche de l'essai mais toujours écrit avec la vivacité de la chronique fait aussi appel à d'autres écrivaines et écrivains qui, comme Heinrich von Kleist, ont évoqué des tremblements de terre véritables ou fictifs pour découvrir et montrer la dimension littéraire d'une réalité mouvante et tragique.
    Juan Villoro escribe la crónica del temblor del año 2010 en Santiago de Chile, un de los peores que se ha conocido en América latino.
    Participando a un congreso sobre literatura infantil y juvenil, él lo ha vivido y le ha sobrevivido. Convencido de que había que narrar aquella catástrofe con las voces presentes y representativas, el autor recogió los relatos de sus colegas presentes y damnificados. Esto le permite construir un conjunto de impresiones con sus propias impresiones y reflexiones. 8.8 El miedo en el espejo que se aproxima muchas veces al ensayo mas quedando siempre escrito con la vivacidad de la crónica convoca también a otros escritores como Heinrich von Kleist que han hablado de sismos verdaderos o ficticios para descubrir la dimensión literaria de une realidad movediza y trágica.

  • L´Âge de l´éloquence démontre l´utilité, pour l´historien de la culture, du paradigme rhétorique. La première partie apprécie la longue durée : Antiquité classique et tardive, Renaissance italienne et Réforme catholique. On y voit s´établir et se rétablir dans la culture européenne la fonction essentielle de médiation, de transmission et d´adaptation exercée par la rhétorique. Les débats relatifs au " meilleur style ", à la légitimité et à la nature de l´ornatus, à la définition de l´aptum, ne sont pas le privilège de professionnels de la chose littéraire : ils mettent en jeu, à chaque époque, l´ensemble du contenu de la culture et impliquent la stratégie de son expansion et de sa survie. Les parties suivantes examinent respectivement deux grandes institutions savantes de la France humaniste, le Collège jésuite de Clermont et le Parlement de Paris. A l´horizon apparaissent le public féminin et le public de cour, que la res literaria savante et chrétienne ne saurait ignorer sans se condamner à la stagnation ou à l´étouffement. Les débats rhétoriques entre jésuites ou entre magistrats gallicans oscillent donc entre la nécessité de ne rien sacrifier de l´essentiel, et l´autre nécessité, celle de doter cet " essentiel " d´une éloquence propre à le faire aimer, admirer, embrasser par les "ignorans ". Autant de débats qui se nourrissent de l´abondante jurisprudence accumulée par la tradition humaniste et chrétienne. Le classicisme surgit ainsi, dès le règne de Louis XIII, comme une solution vivante et efficace à un problème qui n´a rien perdu de son actualité : comment transmettre la culture en évitant le double péril de la sclérose élitiste et de la démagogie avilissante ?

  •   OFFRE DECOUVERTE JUSQU'AU 31 MAI : 3,99 euros !



      Le premier roman et le coup de maître d´un réalisateur français adopté par Hollywood   Louisiane, 1975. Dans la pénombre de l´église, une fillette supplie le prêtre de l´aider : un homme étrange qui se dit son ami la suit partout, mais elle est la seule à le voir, personne ne la croit ! Elle s´appelle Cassandre, elle est terrifiée, et le prêtre ne trouve pas les mots... la fillette s´enfuit.


    Dix ans après, à New York, quand Cassandre tombe follement amoureuse, la peur revient : le fantôme qui la hante depuis son enfance n´acceptera jamais de rival...

      Mystère, amour et émotions fortes animent ce roman où se révèle un nouveau maître du thriller surnaturel français  

  • Édition bilingue / Edición bilingüe (français / español) J'ai toujours été intrigué par le fait que quelqu'un puisse perdre le fil de son discours et transformer une conférence en confidence. Jusqu'à quel point maîtrise-t-on les mots que l'on prononce ? Comme un acteur, le conférencier peut oublier son discours ou succomber à la tentation de révéler quelque chose de gênant ou de dévastateur. Conférence sur la pluie s'inscrit dans une longue tradition littéraire de la digression, c'est-à-dire, dans l'art distrait de dire une chose pour en dire une autre. Cet antécédent et d'autres m'ont incité à combiner les hésitations mentales et les prédicats amoureux du protagoniste avec une dissertation sur un sujet cardinal de la littérature : la relation entre la pluie et la poésie. Siempre me ha intrigado la posibilidad de perder el hilo del discurso y convertir la exposición de ideas en una confesión. ¿Hasta dónde controlamos lo que decimos? Al modo de un actor, el conferencista puede olvidar sus parlamentos o sucumbir a la tentación de revelar algo incómodo o devastador. Conferencia sobre la lluvia se inscribe en la larga estirpe literaria de la digresión, es decir, en el distraído arte de decir una cosa para hablar de otra. Este antecedente con otros me incitaron a combinar las vacilaciones mentales y los predicamentos amorosos del protagonista con una disertación sobre un asunto cardinal de la literatura: el vínculo entre la lluvia y la poesía Juan Villoro (Mexico, 1956) fut attaché culturel à l'ambassade du Mexique à Berlin de 1981 à 1984. Collaborant à de nombreux journaux et revues (La Jornada de 1995 à 1998), il enseigne également à l'université. Il a construit une oeuvre qui, dans ses romans, recueils de nouvelles, livres de chroniques et pièces de théâtre, plonge le lecteur dans la société mexicaine et le monde occidental contemporains.

  • Le présent ouvrage, consacré à l'apparition du tableau, a pour objectif de rendre visible le processus par lequel le travail métapictural a fondé la condition moderne de l'art. Il interroge également le statut du tableau en tant qu'objet figuratif "moderne". Cette étude traite du statut de l'image peinte en Europe occidentale entre 1522, année de la révolte iconoclaste de Wittemberg, et 1675 lorsque Cornelius Norbertus Gijsbrechts - peintre originaire d'Anvers - créa une toile représentant le revers d'un tableau. Stoichita concentre ces analyses sur des exemples venant de l'Europe du Nord, région où se cristallise le discours métapictural, la crise du statut de l'image religieuse et enfin la crise du "tableau" lui-même.

  • Périgord, un nom évocateur bien au-delà des limites de cette province. Gastronomie, préhistoire, sites monumentaux, autant d'éléments qui s'inscrivent dans un patrimoine à la fois local et partagé par le plus grand nombre. Cette terre est le fruit de l'histoire, du temps qui passe, de la rencontre entre des hommes et des femmes. Grandeurs et misères se sont succédées, sans plan aucun, de siècle en siècle, dans des paysages toujours recommencés. Plusieurs millénaires ont donné une certaine unité à cet ensemble pourtant fait d'éléments divers. Docilité et turbulence jalonnent ce passé où le fort caractère local a su s'affirmer. Région de passage avec ses grandes vallées, les apports extérieurs ont été multiples. Mais ce qui frappe surtout c'est que activités et paysages sont toujours à échelle humaine. Humanisme et harmonie semblent ici des règles reçues en héritage.
    En Périgord, l'histoire s'inscrit dans la très longue durée ; elle s'écrit de siècle en siècle dès l'aube de l'humanité. Il suffit de parcourir ses routes et ses chemins, de contempler ses paysages et ses bourgs pour découvrir des traces multiples de cette riche histoire, où se retrouvent grands seigneurs et humbles paysans, gestes marquants et vies quotidiennes à la fois modestes et précieuses.
    Et maintenant laissons-nous aller sur les sentes de l'histoire périgourdine, où la légende vient parfois fleurir les faits.

  • L'Art de LIRE

    Emile Faguet


    Émile Faguet, grand écrivain et critique français, s'est attaqué dans cet ouvrage à la question importante de la lecture, de sa nécessité jusqu'au plaisir qu'elle procure. Il nous aide à comprendre à quel point LIRE est un moyen d'épanouissement et de développement personnel tout en étant également essentiel aux rapports que nous entretenons avec les autres. Il insiste notamment sur la notion de lire lentement et de choisir ses lectures.


    Dans nos sociétés modernes, où le temps manque, où tout s'accélère, il est plus que nécessaire de réhabiliter cette saine activité dont les effets bénéfiques sur l'homme ne cessent d'être démontrés par de nombreuses études scientifiques.


    Ce livre, par la profondeur et la clarté de ses idées, l'heureuse abondance de ses formules et la parfaite sincérité de ses conclusions, nous invite donc à LIRE.



    EXTRAIT : « On lit très peu, disait Voltaire, et, parmi ceux qui veulent s'instruire, la plupart lisent très mal. De même un épigrammatiste inconnu, du moins de moi, disait, au commencement, je crois, du XIX

    e


    siècle :




    Le sort des hommes est ceci :




    Beaucoup d'appelés, peu d'élus ;




    Le sort des livres, le voici :




    Beaucoup d'épelés, peu de lus.




    Savoir lire, on le sent, est donc un art et il y a un art de lire. C'est à quoi songeait Sainte-Beuve quand il disait : « Le critique n'est qu'un homme qui sait lire et qui apprend à lire aux autres. »




    Mais en quoi cet art consiste-t-il ? Je crois que nous voilà tous embarrassés.





    Un art se définissant d'après le but qu'il se propose, nous avons sans doute à nous demander pourquoi nous lisons. Est-ce pour nous instruire ? Est-ce pour juger des ouvrages ? Est-ce pour en jouir ? Si c'est pour nous instruire, nous devons lire très lentement, en notant plume en main tout ce que le livre nous apprend, tout ce qu'il contient d'inconnu pour nous - et puis, nous devons relire, très lentement, tout ce que nous avons écrit. C'est un travail très sérieux, très grave et où il n'y a aucun plaisir, si ce n'est celui de se sentir plus instruit de moment en moment.





    »

  • Commençant par l´énigme d´un rêve et se terminant par une parabole, Good night friend parle du tressage des cultures, de Kanaks qui aiment l´opéra, de l´exil hors des tribus, du va´a, de la terre qui est maintenant dans l´inconscient, mais aussi d´être désormais de la ville. La ville vue à travers la métaphore de la prison de pierre qui enferme mais qui permet l´amitié malgré les différences ethniques.
    Roman qui nous en dit beaucoup sur la Nouvelle-Calédonie et sur le lien familial fort qui englobe présents et absents, les ancêtres mais aussi ceux qui sont adoptés. Par petites touches, à la manière des impressionnistes, l´auteur joue avec le «je» du narrateur qui devient comme un témoin et passe d´un personnage à l´autre. Il dévoile au fil du récit une sombre histoire d´envoûtement avec meurtre et nous tire jusqu´au coeur des problématiques océaniennes attachées au nom et à la terre.

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