• Fresque à l'ampleur inédite, La Symphonie du hasard couvre vingt ans d'histoire américaine. Dans le bouillonnement social, culturel et politique des sixties-seventies, de New York à Dublin en passant par l'Amérique latine, un roman-fleuve, porté par un souffle puissant.
    Pas évident d'échapper à sa famille, a fortiori quand cette dernière est en conflit permanent, avec une fâcheuse tendance à se mettre dans des situations compliquées. Alice Burns, elle, a choisi une solution radicale : mettre un océan entre elle et les siens et poursuivre ses études en Irlande.
    D'abord déstabilisée par l'accueil quelque peu revêche des Dublinois, elle se surprend à prendre goût à une existence simple, plus sereine. Et sa rencontre avec Ciaran pourrait même lui laisser entrevoir la possibilité d'une autre vie.
    Mais alors que résonnent les premiers échos des exactions de l'IRA, voici que resurgit une vieille connaissance, et avec elle un passé qu'Alice aurait préféré oublier à jamais...

  • Des chemins existent pour sortir de l'impasse individualiste. Saurons-nous les emprunter ?Notre échec est grandiose.
    Nous pensions que la démocratie allait s'étendre sur le globe, mais elle est en crise partout.
    Nous chantions les bienfaits des échanges, mais la mixité sociale recule et de nouveaux murs s'érigent chaque jour.
    Nous avions la religion du progrès, mais le réchauffement climatique prépare la pire des régressions.
    L'insurrection populiste et le désastre écologique en cours montrent que le logiciel néolibéral nous mène dans l'abîme.
    Pour ne pas tout perdre, nous devons sortir de l'individualisme et du nombrilisme.
    Si nos aînés ont vécu dans un monde saturé de dogmes et de mythes, nous sommes nés dans une société vide de sens. Leur mission était de briser des chaînes, la nôtre sera de retisser des liens et de réinventer du commun.
    Des chemins existent pour sortir de l'impasse. Saurons-nous les emprunter ?

  • " Pour ceux qui ne te connaissaient pas tu étais un homme politique imposant et sérieux. Pour moi tu étais un papa souriant qui avait pour amis Charles de Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel ou André Malraux. Un papa pour lequel je suis devenue urgentiste, ce qui m'a permis de réanimer les papas des autres. Tu m'as dit au téléphone la veille de ta mort que médecin c'était le plus beau métier du monde. Heureusement que tu n'as pas dit mannequin, ça m'aurait privée pour la vie de moelleux au chocolat. " Ainsi débute le livre de Lorraine Fouchet donnant le ton de cette oeuvre très personnelle qui mêle confidences intimes, humour et hommage. Près de quarante ans après la mort de son père, elle décide de rattraper le temps perdu et de partir à la recherche de l'homme qu'il était. Elle nous offre un livre touchant, sorte de dialogue entre un père et une fille à qui le destin a laissé le temps de s'aimer mais pas de se parler. Les souvenirs de l'auteur s'entrecroisent avec le récit de la vie politique de Christian Fouchet pour dresser le portrait intime et original d'un héros.
    Christian Fouchet (1911-1974) est une figure incontournable du gaullisme. Il rallie le Général, deux heures après la capitulation, la veille de l'appel du 18 juin, et sera un de ses plus proches collaborateurs et amis. Aviateur, il organise en 1945 le regroupement des prisonniers français libérés des camps allemands en Pologne. Il rejoint le RPF à sa création et devient député de la Seine. Il occupe divers postes ministériels importants : Affaires marocaines et tunisiennes, Éducation nationale. Ministre de l'Intérieur en 1968, il jouera un rôle capital en évitant le bain de sang. Il décède d'un infarctus en 1974, alors que sa fille n'a que dix-sept ans.

  • Une incroyable traversée du XX e siècle : l'histoire romancée d'Evelyne Pisier et de sa mère, deux femmes puissantes en quête de liberté.
    Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
    À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu'au jour où elle lit
    Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C'est la naissance d'une conscience, le début de la liberté.
    De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l'avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s'ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n'a qu'un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu'elle y fera la rencontre d'un certain Fidel Castro...
    Et soudain, la liberté, c'est aussi l'histoire d'un roman qui s'écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d'une rencontre entre Evelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent - un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s'arrêter en février 2017, au décès d'Evelyne. Rien ne s'arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit.
    Découvrez le nouveau roman de Caroline Laurent,
    Rivage de la colère, finaliste de plusieurs prix :

    Prix des Maisons de le Presse 2020
    Prix France Bleue / Page des Libraires
    Prix des libraires
    Prix Françoise Sagan- Prix Marguerite Duras 2017 - Prix Première Plume 2017 (Furet du Nord) - Talent à découvrir Cultura 2017 - Sélection Prix du Style 2017 - Sélection Page des Libraires 2017 - Grand prix des lycéennes ELLE

  • " L'écrivain est un lâche. La preuve : il écrit. S'il était courageux, il vivrait. Par peur des coups du sort, il se met à l'écart. C'est un juge de touche : il court d'un bout à l'autre du terrain de foot sans pouvoir y pénétrer pour taper dans le ballon de la vie. Écrire et vivre sont des activités contradictoires, c'est pourquoi les gens qui vivent ne savent pas écrire. C'est le travail d'une vie. D'une vie de lâche. "
    Patrick Besson

  • La révolution de février 1848 a mis fin à la monarchie de Juillet et inauguré la brève expérience de la IIe République. Mais trois mois après cet immense espoir, l'armée et les gardes mobilesont brisé l'insurrection d'ouvriers et d'artisans parisiens, barricadés dans l'est de la ville. Pendant plusieurs jours, la République a bombardé et massacré les insurgés : 3 500 morts officiels, plus de 10 000 selon des témoins. À ces victimes s'ajoutent un grand nombre de déportés au bagne ou ailleurs. C'est cette histoire tragique et oubliée que restitue ce livre. À partir d'un étonnant corpus documentaire, les auteurs montrent en quoi les événements de juin 1848, plus précisément, constituent un moment clé pour comprendre la mise en berne des utopies surgies de l'inachèvement de la Révolution française. En s'appuyant sur les récits de témoins, ils rendent compte de ce temps d'ouverture exceptionnelle à l'espérance et à la liberté de pensée, tout en retraçant la succession des drames qui ont conduit du rêve au cauchemar. Ce livre met en scène la fabrique de l'histoire à travers les perceptions qui se croisent, de manière souvent aveugle, dans le feu de l'action.

  • S'appuyant sur l'expérience zapatiste - une " utopie réelle " a fêté ses 20 ans -, ce petit livre incisif invite à rouvrir le futur et à engager résolument une réflexion sur ce que pourrait être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. Construire (une autre réalité) et résister (aux avancées de la dépossession capitaliste) sont désormais deux aspects inséparables d'une même démarche, dont on ne peut ignorer la dimension conflictuelle. Il est temps de rouvrir le futur. Et d'engager résolument la réflexion sur ce que peut être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. C'est ce que propose ce livre, en prenant notamment appui sur les expérimentations sociales et politiques accumulées par l'insurrection et les communautés zapatistes, une " utopie réelle " de grande envergure. Pratiquer une démocratie radicale d'autogouvernement et concevoir un mode de construction du commun libéré de la forme État ; démanteler la logique destructrice de l'expansion de la valeur et soumettre les activités productives à des choix de vie qualitatifs et collectivement assumés ; laisser libre cours au temps disponible, à la dé-spécialisation des activités et au foisonnement créatif des subjectivités ; admettre une pluralité des chemins de l'émancipation et créer les conditions d'un véritable échange interculturel : telles sont quelques-unes des pistes qui dessinent les contours d'un anticapitalisme non étatique, non productiviste et non eurocentrique. En conjuguant un effort rare de projection théorique avec une connaissance directe de l'une des expériences d'autonomie les plus originales des dernières décennies, Jérôme Baschet s'écarte des vieilles recettes révolutionnaires dont les expériences du XXe siècle ont montré l'échec tragique. Il propose d'autres voies précises d'élaboration pratique d'une nouvelle manière de vivre.

  • « Les réseaux Foccart » : la formule a fait couler beaucoup d'encre. Comme s'ils étaient le sésame invisible et insaisissable de la Françafrique. En 1969, le journaliste Georges Chaffard brosse le portrait de « Jacques Foccart. L'homme des affaires secrètes ». La France est en plein post-mai 68 ; le général de Gaulle vient de quitter le pouvoir et « l'affaire Foccart » a éclaté dans les médias. L'heure est aux règlements de comptes politiques. Reprenant l'enquête de Georges Chaffard dans une édition critique nourrie des archives découvertes depuis un demi-siècle autour de Jacques Foccart et d'enquêtes de terrain en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, Jean-Pierre Bat propose une photographie historique de la France et de la décolonisation de l'Afrique dans les années 1960. La biographie de Foccart permet de retracer les sociabilités et trajectoires politiques nées de la Seconde Guerre mondiale et de la crise coloniale à travers une génération qui connaît l'apogée de son influence avec la fondation de la Ve  République. Une « balade » étonnante dans les coulisses de la République franco-africaine à l'heure des indépendances.  Jean-Pierre Bat, archiviste paléographe, agrégé et docteur en histoire, est chercheur associé à l'École nationale des chartes (PSL Université). Il a été responsable du «  fonds Foccart  » aux Archives nationales. Il est notamment l'auteur du Syndrome Foccart (Folio, 2012) et de La Fabrique des barbouzes (Nouveau Monde éditions, 2015). 

  • " Mai 68 fut une convergence, c'est comme si des milliers de petites rigoles avaient abouti au même point, formant un lac d'impatience qui ne pouvait que déborder. "
    En 2004, à la suite de la publication de Tuiles détachées qui était un récit autobiographique, Jean-Christophe Bailly avait commencé la rédaction d'un texte personnel sur les événements de mai 68 qu'il n'avait pas achevé alors. Il le reprend aujourd'hui, en ajoutant des notes, des précisions et une postface.
    On ne trouvera pas dans ce texte les réunions syndicales étudiantes, ni les AG dans les amphithéâtres, ni les bagarres, ni les distributions de tracts devant les usines, ni le calendrier précis des événements. Jean-Christophe Bailly nous propose plutôt un récit personnel presque à demi-rêvé, des images resurgies de sa mémoire, cinquante ans après : le regard d'un jeune étudiant de Nanterre sur ces événements qui ont marqué la France.

  • Première biographie consacrée à l'une des plus grandes figures intellectuelles et politiques du XX e siècle, Cornelius Castoriadis (1922-1997), économiste, philosophe, psychanalyste, militant politique, fondateur du mouvement et de la revue " Socialisme ou Barbarie ".
    Ce livre est la première biographie consacrée à l'une des plus grandes figures intellectuelles et politiques du XXe siècle : Cornelius Castoriadis (1922-1997). Arrivé en France à l'âge de vingt-trois ans, il a contribué à créer, avec Claude Lefort et Jean-François Lyotard, l'une des branches les plus vivaces de la gauche radicale, " Socialisme ou Barbarie ", qui deviendra ensuite une revue mythique et l'une des grandes influences de Mai 68, notamment par sa critique de gauche des régimes dits " communistes ".
    Économiste, philosophe, psychanalyste, militant politique, Castoriadis est l'auteur d'une oeuvre essentielle pour quiconque s'intéresse à la question de l'institution hors du cadre de l'État. Il n'a en effet cessé, en croisant l'analyse historienne et l'approche psychanalytique, de s'attacher à penser la conquête de l'autonomie comme condition de l'approfondissement démocratique.
    Fruit d'une enquête menée auprès d'une centaine de témoins, cet ouvrage permet enfin de lever le voile sur cette figure hors norme et trop méconnue, restée marginale jusqu'au bout, mais qui est très certainement appelée, en ces temps de grandes turbulences des souverainetés établies, à devenir l'un des penseurs-clés du XXIe siècle.

  • Nouvelle édition de ce parcours pédagogique à travers l'histoire et les formes des diverses utopies : le travail et les loisirs ; l'éducation, la famille et les relations amoureuses ; la ville et l'architecture, l'uchronie et la S.-F.
    C'est avec la publication de L'Utopie de Thomas More en 1516 que le mot se répand et que naît un genre littéraire associant critique sociale et description d'une " société heureuse ". L'utopie n'est pas une anticipation, mais un présent qui mise sur le bonheur, l'équité, l'abondance et le respect de chacun. Thierry Paquot explore diverses utopies écrites ou expérimentées qui se sont succédé depuis le XVIe siècle, en privilégiant certains thèmes : le travail et les loisirs, l'éducation, la famille et les relations amoureuses, la ville et l'architecture. L'utopie s'enrichit au XIXe siècle de l'uchronie, puis de la science-fiction, pour proposer de nouvelles alternatives à la " société de consommation ". L'utopie contient le pire et le meilleur, elle se révèle parfois autoritaire, totalitaire, culpabilisatrice, triste et uniformisante, tout comme elle peut favoriser le déploiement des désirs, démultiplier les plaisirs, répondre joyeusement aux attentes de ses membres. Ce sont ces paradoxes qu'analyse cet ouvrage documenté à l'écriture directe et passionnée, en s'attardant sur les oeuvres de Thomas More, Francis Bacon, Fénelon, Diderot, Sébastien Mercier, Robert Owen, Saint-Simon, Charles Fourier, Edward Bellamy, William Morris et quelques autres " sublimes rêveurs ".

  • Cette introduction s'adresse aux lecteurs qui veulent forger leur propre jugement, tout en ayant besoin d'un guide facilitant la compréhension des textes originaux. Elle prend comme fil directeur Marx lui-même, c'est-à-dire sa vie, sa trajectoire, indissociablement politique et intellectuelle, afin de mettre en relief un sens critique dévastateur, une pensée ouverte, animée par l'espoir d'une émancipation radicale.
    Vaut-il encore la peine de s'intéresser à Marx, un auteur du XIXe siècle ? Plusieurs de ses prophéties furent réfutées, et l'on sait ce qu'il est advenu du socialisme " réellement existant ", se réclamant de lui. Pourtant, nos économies ne sont-elles pas gouvernées par la dynamique du capitalisme et soumises à ses crises ? Les prédictions de la marchandisation de la société et de la mondialisation du marché ne se sont-elles pas vérifiées ? L'aliénation, l'exploitation, les classes sociales ont-elles disparu ? Ce livre invite à lire Marx, certes pour le critiquer et le dépasser, mais sans ignorer tout ce qui demeure indispensable à l'analyse de nos sociétés. Cette introduction veut rendre accessible ce qui reste actuel dans cette oeuvre foisonnante, à la fois philosophique, historique, économique, sociologique, politique... La vie de Marx fut un mouvement incessant d'acquisition de connaissances encyclopédiques, de critique de ces connaissances, d'avancées théoriques, de remises en question, dans un tourbillon toujours relancé par la confrontation à la réalité historique et à l'expérience de longues périodes d'action politique. C'est ce mouvement, animé par l'espoir d'une émancipation radicale de ce qui asservit les hommes, que nous avons voulu restituer, afin que le lecteur y puise de quoi nourrir sa propre réflexion.

  • L'amour au temps du petit écran
    Les années 1960 battent leur plein. Les hommes fument cigarette sur cigarette. Les femmes veulent le tour de taille d'Audrey Hepburn et la poitrine de Marilyn. Dans les quartiers pavillonnaires, la middle class américaine découvre les joies de la télévision... À l'intérieur de la petite boîte, un homme aimante le regard. Cet homme, c'est Robin Stone. Énigmatique, brillant et froid, il semble griller toutes les étapes. Et ces dames - Amanda, sublime cover-girl condamnée par une maladie incurable, Maggie, apprentie comédienne dévorée d'ambition, Judith, mariée et membre de la haute société - se damneraient pour conquérir son coeur. Certains hommes, aussi. Mais si Robin fait don de son corps, gare à qui tentera de se pencher sur les plaies secrètes de son passé.
    Entre New York et la côte Ouest, dans une société qui débride sa pratique sexuelle et découvre la magie des substances illicites, Robin et la pléiade de personnages qui gravitent autour de lui vont se précipiter dans un ballet amoureux qui laissera apparaître le vrai visage d'un monde souvent régi par des tractations sordides. Et Robin Stone sera peut-être le premier à faire les frais de ce gigantesque miroir aux alouettes.
    Deuxième best-seller de Jacqueline Susann après
    La Vallée des poupées,
    Love Machine, publié à grand bruit en 1969, appartient à ces ouvrages qui ont forgé une époque. Impudique et irrévérencieuse, follement scandaleuse sur ce qu'elle dit des moeurs, de la drogue, de l'homosexualité ou du statut de la femme, cette petite pépite d'un temps révolu n'a absolument rien perdu de sa modernité.

  • Folles et géniales années soixante !
    " Les sixties ont aujourd'hui cinquante ans. Le puzzle des noms qui les compose fait désormais partie de l'histoire. Il n'est que d'en citer quelques-uns : Arpanet, Beatles, Carré blanc, Dim Dam Dom, Hula-hoop, Jaguar Type E, Martin Luther King, mai 68, mini-jupe, Mur de Berlin, Nouveau roman, Pop Art, Schmilblick, Woodstock, etc. Nous pourrions ajouter : la présence incontournable de l'homme de Londres devenu chef de l'État et celle de l'astronaute, Neil Armstrong, qui marche sur la lune et porte au rêve.
    Ce livre, volontairement subjectif, est empli du temps qui passe, des gens, des choses, des faits, des événements, des réflexions, des inventions, des victoires et des défaites. J'ai voulu retenir de cet album photos des années 60, les tempêtes, les éclats, les instants d'hésitations, les silences, et surtout une immense clameur : celle d'une génération, qui se voulait sans peur et sans reproche, et qui, à sa manière, a changé le monde. "
    G. de C.

  • Pascal Boniface souhaite ici redonner à l'auteur des Anarchistes et de C'est extra toute sa place dans l'histoire de la musique et de la poésie de son temps. Exercice d'admiration, ce livre est aussi une réflexion sur la trajectoire personnelle et les engagements politiques de l'un des plus grands poètes français du xx e siècle.
    " Il faudra réécrire l'histoire littéraire un peu différemment à cause de Léo Ferré ", proclamait Aragon. Auteur-compositeur-interprète d'exception, souvent éclipsé dans la mémoire collective par Brel ou Brassens, Léo Ferré a pourtant écrit quelques-unes des plus belles chansons du répertoire français -
    Avec le temps,
    La Mémoire et la Mer pour les plus connues. Il est aussi celui qui a le plus, et le mieux, mis en musique les autres poètes français, de Baudelaire à Verlaine et Rimbaud, en passant par Apollinaire, Aragon, Rutebeuf et Villon.
    Sa carrière se serait-elle limitée aux années 1950-1960, elle aurait suffi à faire oeuvre. Mais l'histoire de Léo Ferré ne s'arrête pas là : après 68, il renouvelle son répertoire en se produisant avec des groupes de pop, puis dirige des orchestres symphoniques, faisant ainsi découvrir à un jeune public la musique classique. Le chanteur anarchiste connaît alors une véritable renaissance, incarnant beaucoup plus que d'autres l'esprit de la révolte des années 1970.
    Pascal Boniface redonne ici à l'auteur des
    Anarchistes et de
    C'est extra toute sa place dans l'histoire de la musique et de la poésie de son temps. Ce livre est aussi une réflexion sur la trajectoire personnelle et les engagements politiques de l'un des plus grands poètes français du XXe siècle.

  • Ce brûlant petit livre, écrit par un acteur actif de Notre-Dame-des-Landes et de la Vallée de Suse, a pour ambition de cerner la nouvelle subjectivité collective révolutionnaire qui émerge en de nombreux endroits de la planète : hétérogène, multiforme, d'une grande richesse culturelle et réflexive, parcourue de forces contradictoires et unifiée par son ennemi même, les Grands Projets " inutiles et imposés " qui entraînent un peu partout la naissance de Zones à défendre.
    Ce brûlant petit livre, écrit par un ardent compagnon de route de Notre-Dame-des-Landes, de la vallée de Suse et des " cortèges de tête " des manifestations de ces dernières années, a pour ambition de cerner la nouvelle subjectivité collective révolutionnaire qui émerge en de nombreux endroits de la planète : hétérogène, multiforme, d'une grande richesse culturelle et réflexive, parcourue de forces contradictoires mais unifiée par son ennemi même : le monde de la " révolution managériale " et de sa loi " Travaille ! ", un monde qui est, indissociablement, celui des Grands Projets " inutiles et imposés ", ces infrastructures (aéroports, barrages, parcs d'éoliennes, sites d'enfouissement des déchets nucléaires, etc.) qui accompagnent la métropolisation du monde et entraînent un peu partout la naissance de Zones à défendre.
    Les Grands Projets représentent une nécessité pour un monde qui prétend être le seul possible et reposer en tous ses aspects sur la raison : la raison de l'économiste, celle du financier, de l'ingénieur, de l'aménageur, du manager. À cette irrationnelle rationalité qui ramène tout à la mesure de l'argent, il s'agit d'opposer une recherche essentielle en ces temps de catastrophe écologique, celle de la juste mesure dans chaque réalité : dans la production de tels ou tels objets aussi bien que dans les échelles de la vie en commun. Et d'inventer, en lien étroit avec ces territoires en lutte, des savoirs, des imaginaires, des contre-cultures qui rendront possible une autre société.

  • Mai 68 a été une immense prise de parole dans toute la société française, entre étudiants et ouvriers, entre jeunes et vieux, entre femmes et hommes. On a parlé de tout, de tout, de tout, de la politique comme de la sexualité, des revendications comme des désirs, et ce mouvement culturel qui contestait la société capitaliste marchande dans son ensemble et dans ses détails nous a légué des outils pour penser aujourd'hui, et d'abord, pour continuer d'explorer la parole : pourquoi parler, comment parler, un dialogue, c'est quoi.

  • Les moments forts de Mai 68, l'une des révoltes étudiantes les plus célèbres !
    Les ex soixante-huitards nostalgiques ainsi que toutes les générations retrouveront ces phrases qui ont fait le tour du Monde et en ont fait rêver plus d'un !
    Ce retour aux sources se veut une invitation à la redécouverte du mouvement tel qu'il fut vécu et rêvé. Toute une idéologie utopiste à travers des slogans d'affiches, des phrases culte...
    o Au-delà des slogans les plus connus, repris régulièrement dans les médias, l'auteur nous fera découvrir les aspects moins connus de cet événement social et culturel majeur du XXe siècle dont nous fêterons bientôt le 50e anniversaire.
    o Classés en dix chapitres, les slogans illustreront les révoltes des étudiants, des ouvriers, des intellectuels et des paysans à travers un découpage par notions : libération sexuelle, autorité, liberté, changement, révolution, travail, communisme...

  • Mai 68 est sans conteste l'événement social et culturel le plus important qu'ait connu la société française depuis 1945. Et pourtant, plus de trente ans après, il est toujours très loin d'être assumé en tant que tel : à la différence d'événements historiques antérieurs, l'héritage de 68 reste aujourd'hui impossible. Pour comprendre les effets souterrains considérables de Mai dans la France contemporaine, il faut revenir sur son utopie première et sur son échec, sur ces années où la passion des soixante-huitards s'est investie massivement dans un gauchisme aux mille facettes. À ceux qui ont vécu Mai 68 comme à ceux qui sont nés depuis, l'auteur voudrait faire partager cette conviction : pour dépasser aujourd'hui ce principe d'individualisme irresponsable qui nourrit l'air du temps, pour retrouver les voies d'une passion démocratique, il importe d'assumer enfin de façon critique l'héritage de Mai. L'ambition de ce livre est de contribuer à cette nouvelle et nécessaire mutation.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la troisième édition de 2006.)

  • Hier, mon père est rentré de son cabinet à l'heure du dîner, a rassemblé toute la famille dans son bureau et nous a annoncé, funèbre, que Paris était à feu et à sang . Des échauffourées entre étudiants et CRS avaient lieu dans le Quartier Latin. Un après-midi, j'étais monté jusqu'à la rue Soufflot et à la rue Gay-Lussac. Où avais-je le plus de chance de tomber sur elle, sinon là, au coeur des événements...

  • " Nous sommes une nation condamnée à la tendresse. On nous envahit facilement. '
    Au printemps 1968, le parti communiste tchécoslovaque expérimente le " socialisme à visage humain ". La censure est interdite, les frontières s'ouvrent vers l'Ouest, les biens de consommation font leur apparition... Un vent de liberté souffle sur le pays.
    Cet été là, Alexander et Anna montent dans leur Skoda Felicia, un cabriolet flambant neuf, pour rejoindre leur fille Petra à Bratislava où elle vient de terminer de brillantes études de médecine. Tereza, fille d'un cheminot rescapé des camps de concentration et d'une éditrice à la Pravda qui ont longtemps accueilli des réfugiés hongrois de 1956, séjourne dans un kibboutz en Israël pour renouer avec sa culture juive. Jozef, pasteur défroqué pour avoir refusé de dénoncer des paroissiens auprès du Parti, fait ses premières armes à la radio.
    Dans la nuit du 20 au 21 août, tandis que les tanks soviétiques envahissent la ville, le destin de ces trois personnages et de leurs familles va basculer. Pendant quelques heures, la frontière avec l'Autriche reste ouverte, Vienne est à une heure de train. Chacun devra alors faire un choix : partir ou rester ? Fuir la violence ou résister à l'oppresseur ?
    Inspiré de témoignages réels, ce roman composé comme une mosaïque offre une vision à la fois drôle et tragique de la répression du Printemps de Prague, dont on commémore cette année le cinquantenaire.

  • Le noeud gordien

    Georges Pompidou

    • Perrin
    • 16 Mai 2019

    Un testament politique prophétique.Rédigé dans la foulée de Mai 1968, interrompu par son élection à la présidence de la République, cet essai politique d'envergure ne fut publié qu'après la mort de Georges Pompidou en 1974. Alors en disgrâce, le dauphin du général de Gaulle s'y livre à une réflexion puissante et souvent novatrice sur la France qu'il sait au croisement de son destin. Partant d'une analyse des événements de mai, il offre une série de chapitres thématiques (sur le gouvernement et les institutions, l'Université, le crépuscule du marxisme, l'économie...), avant de conclure par un manifeste volontariste mais lucide face à l'érosion annoncée des libertés fondamentales, corollaire d'une souveraineté individualiste sans tabous dont il prophétise l'avènement.
    Cinquante ans après l'élection de Georges Pompidou à la présidence de la République, ce grand livre méritait une édition nouvelle. La voici, enrichie d'une préface substantielle d'Éric Roussel, son meilleur biographe.
    " Le fascisme n'est pas si improbable, il est même, je crois, plus près de nous, que le totalitarisme communiste. À nous de savoir si nous sommes prêts, pour l'éviter, à résister aux utopies et aux démons de la destruction. "

  • Un constat cinglant de la crise et de la décomposition de la gauche depuis un demi-siècle. De la révolution matricielle de mai 1968 aux controverses actuelles et aux primaires socialistes, ce livre entend montrer comment la gauche a pu en arriver là. Après avoir scruté les principaux thèmes qui ont structuré son identité depuis le XIXe siècle et constater leur érosion, voire leur décomposition, Jean-Pierre Le Goff met en lumière la fin d'un cycle historique en même temps qu'il souligne les difficultés actuelles d'une reconstruction : le fossé n'existe pas qu'entre générations, il éloigne les couches populaires de la gauche culturelle sur fond d'agonie des idées. Autant de constats qui appellent une réappropriation de notre héritage culturel pour autoriser une reconstruction intellectuelle.


  • " On aime toute sa vie ce dont on s'est régalé enfant... "

    ... et ce livre le prouve, où Dany Cohn-Bendit explore avec la verve, l'enthousiasme, l'emportement, parfois, qu'on lui connaît, sa passion pour le football. Du jeune garçon émerveillé par le Brésil de 1958 (celui qui révéla au monde un génie nommé Pelé) à l'homme qui pourfend le foot-business des dernières années tout en défendant contre vents et marées la conception d'un jeu offensif, généreux, festif, on retraverse avec ces souvenirs plus de cinquante ans de notre mémoire collective. Et pas seulement footballistique, tant le foot est le reflet de la société, particulièrement quand c'est Dany qui nous le raconte, chez qui le virus de la politique ne peut jamais être bien loin.
    À la veille d'une nouvelle Coupe du monde (en Russie) qu'il suivra avec la même gourmandise que les précédentes, Daniel Cohn-Bendit célèbre ici à sa manière le cinquantième anniversaire de Mai 68, dans un de ces contre-pieds réjouissants et " provocs " dont il a le secret.

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