Denis Podalydès

  • "Lambeau, subst. masc.
    1. Morceau d'étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
    2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. ""Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire"" (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
    3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l'amputation d'un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. ""Il ne restait plus après l'amputation qu'à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu'une épaulette à plat"" (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).
    (Définitions extraites du Trésor de la Langue Française). "

  • "Voyage au bout de la nuit, chef d'oeuvre littéraire incontesté dont Denis Poadalydès nous restitue toute la force brute, est présenté pour la première fois en version numérique (en coédition avec l'Historial de la Grande Guerre, et en accord avec Gallimard et la Succession Céline).
    « Louis-Ferdinand Céline est entré dans la grande littérature comme d'autres pénètrent dans leur propre maison. Homme mûr, muni de la vaste provision d'observations du médecin et de l'artiste, avec une souveraine indifférence à l'égard de l'académisme, avec un sens exceptionnel de la vie et de la langue, Céline a écrit un livre qui demeura, même s'il en écrit d'autres et qui soient au niveau de celui-ci. »
    Léon Trotsky (The Atlantic Monthly, octobre 1935)

    « Denis Podalydès, une science de la lecture, une lecture non intervenante, c'est magnifique. Sur une profondeur de 16 heures, la lecture la plus extraordinaire ! » Daniel Pennac (sur France Inter - Interview Vincent Josse). "

  • On part en montagne pour éprouver la solitude, pour se sentir minuscule face à l'immensité de la nature. Nombreux sont les imprévus qui peuvent se présenter, d'une rencontre avec un cerf au franchissement d'une forêt déracinée par le vent.
    Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l'alerte. Or, ce ne sont pas des inconnus. Compagnons du même groupe révolutionnaire quarante ans plus tôt, le premier avait livré le second et tous ses anciens camarades à la police. Rencontre improbable, impossible coïncidence surtout, pour le magistrat chargé de l'affaire, qui tente de faire avouer au suspect un meurtre prémédité.
    Dans un roman d'une grande tension, Erri De Luca reconstitue l'échange entre un jeune juge et un accusé, vieil homme « de la génération la plus poursuivie en justice de l'histoire d'Italie ». Mais l'interrogatoire se mue lentement en un dialogue et se dessine alors une riche réflexion sur l'engagement, la justice, l'amitié et la trahison.

  • Un roman foisonnant où Céline raconte son enfance et sa jeunesse :
    "C'est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l'hiver 92, ça nous remet loin.
    C'était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps."

  • Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu'à aujourd'hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.
    Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu'elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.
    Denis Podalydès nous entraîne dans l'aventure palpitante d'une mère et de son fils, et porte avec talent le récit subtil et intimiste de l'auteur.

  • Le Portrait de Dorian Gray a été rédigé en 1890 puis complété en 1891. Ce roman fantastique est à la fois un manifeste esthétique et un récit moral. Bien qu'Oscar Wilde y développe l'idée d'un art dégagé de toute éthique, le jeune Dorian Gray va faire face à sa conscience morale à travers son portrait qui porte à sa place les traces de sa perversité et la décadence que le temps inflige aux esprits les plus purs. Prix du meilleur livre audio - Prix du public 2010

  • Les Contemplations de Victor Hugo est un recueil de poésies écrites entre 1834 et 1855. Regroupés en deux tomes, ces poèmes se divisent entre Autrefois et Aujourd'hui, une période heureuse où l'auteur contemplait la richesse de l'amour et de la nature, et des jours plus sombres frappés par le deuil de sa fille Léopoldine.Michaêl Lonsdale et Denis Podalydès lisent en alternance les six livres que composent Les Contemplations, l'un des écrits les plus connus de la langue française.

  • "Encore aujourd'hui, il m'arrive d'entendre, le soir, une voix qui m'appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n'y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d'été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L'Éternel Retour."
    Patrick Modiano.

    La rencontre entre Denis Podalydès de la Comédie-Française et le texte de Patrick Modiano s'écoute comme une évidence. Fluide, hypnotique, sensible, la voix du comédien nous happe dans les volutes du souvenir, le clair-obscur des confidences, la ligne de fuite du temps.

  • En 1932, avec le Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline s'imposait d'emblée comme un des grands novateurs de notre temps. Le Voyage était traduit dans le monde entier et de nombreux écrivains ont reconnu ce qu'ils devaient à Céline, de Henry Miller à Marcel Aymé, de Sartre à Jacques Perret, de Simenon à Félicien Marceau.
    D'un château l'autre pourrait s'intituler «le bout de la nuit». Les châteaux dont parle Céline sont en effet douloureux, agités de spectres qui se nomment la Guerre, la Haine, la Misère. Céline s'y montre trois fois châtelain : à Sigmaringen en compagnie du maréchal Pétain et de ses ministres ; au Danemark où il demeure dix-huit mois dans un cachot, puis quelques années dans une ferme délabrée ; enfin à Meudon où sa clientèle de médecin se réduit à quelques pauvres, aussi miséreux que lui.
    Il s'agit pourtant d'un roman autant que d'une confession, car Céline n'est pas fait pour l'objectivité.
    Avec un comique somptueux, il décrit les Allemands affolés, l'Europe entière leur retombant sur la tête, les ministres de Vichy sans ministère, et le Maréchal à la veille de la Haute Cour.

  • Le Spleen de Paris aussi nommé Les Petits poèmes en proses, est publié en 1864. Ce recueil complète Les Fleurs du mal.

  • «Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l'agenda : "Si j'avais su..." On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu'un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n'en avait pas eu le temps.»

  • Mêlé de près à une affaire criminelle dans l'atmosphère trouble du Paris de la guerre d'Algérie, Jean rouvre une enquête classée sans suite et tente de mettre au clair les circonstances qui l'ont conduit à fréquenter la bande de l'Unic Hôtel et une certaine Dannie dont il était amoureux. En recoupant ses souvenirs avec les pièces d'un dossier de la brigade des moeurs, Jean, vraisemblablement le dernier témoin de cette affaire, explore au fil de ses déambulations nocturnes cet espace entrouvert où la mémoire rejoint l'oubli.
    La rencontre entre Denis Podalydès et le texte de Patrick Modiano s'écoute comme une évidence. Fluide, hypnotique, sensible, la voix du comédien nous happe dans les volutes du souvenir, le clair-obscur des confidences, la ligne de fuite du temps.

  • Sous forme d'un dialogue vif et parfois provocateur, Le Neveu de Rameau de Denis Diderot met en scène Lui, le neveu du compositeur, et Moi : deux facettes de Diderot, le philosophe qui oeuvre pour les valeurs universelles et intemporelles, et le matérialiste qui pratique le cynisme et le détournement des valeurs. Le manuscrit fut caché, et ce n'est que 15 ans après le décès de Diderot qu'il fut retrouvé en Russie puis, publié en Allemand par Goethe. Il fallut attendre 1891 pour que le texte original paraisse en France.

  • Dr Jekyll et Mr Hyde est une nouvelle écrite par Robert Louis Stevenson et publiée en janvier 1886.Ce récit est devenu un modèle du genre d'épouvante à ressort psychanalytique. Le Dr Jekyll, gentleman londonien respectable, est envahi par l'idée d'avoir deux personnalités opposées en lui : la première est consciente et honorable, la seconde laisse place à toutes les perversions de son subconscient. Alors qu'il tente de détruire le Mr Hyde qui se trouve en lui, c'est le Dr Jekyll qui va peu à peu disparaître...

  • Sigmund Freud, le père de la psychanalyse, expose dans les Essais de psychanalyse ses théories concernant la structure psychique humaine. Après avoir posé l'existence de l'inconscient, il s'interroge sur le Moi conscient, et ce qui en lui émane des mécanismes de refoulement : le ça. Le ça et le Moi est la dernière partie des Essais. Tout l'édifice psychanalytique est ainsi érigé dès 1923, à travers ce texte théorique et accessible, qui n'en finit pas de questionner notre fonctionnement de pensée.

  • « Est-il, pour moi, lieu plus épargné, abri plus sûr, retraite plus paisible, qu'un studio d'enregistrement ? Enfermé de toutes parts, encapitonné, assis devant le seul micro, à voix haute - sans effort de projection, dans le médium -, deux ou trois heures durant, je lis les pages d'un livre. Le monde est alors celui de ce livre. Le monde est dans le livre. Le monde est le livre. Je confie à la voix le soin de me représenter tout entier. Les mots écrits et lus me tiennent lieu de parfaite existence. Alors d'autres voix encore se font entendre, dans la mienne. » Denis Podalydès convie les voix familières de ses grands-parents, parents et frères, celles de ses professeurs et des camarades, celles des acteurs qui l'ont marqué. Pour faire de cet autoportrait le récit de formation d'un comédien, qui fait vivre la voix des autres.
    Drôle et tendre, Denis Podalydès se raconte dans un autoportrait sensible où résonnent les voix qui ont formé son goût de la lecture.

  • Les Illuminations ont été publiées en 1886, sous forme de feuilletons, dans la revue La Vogue. Rimbaud a remis ces poèmes à Verlaine lors de leur rencontre à Stuttgart en mars 1875. C'est Verlaine qui s'est occupé de publier ces vers. Il y insère une préface dans laquelle il annonce que ces "ornementations colorées" se composent de "prose exquise ou vers délicieusement faux exprès."

  • "Le Passe-muraille" :
    Que va faire le modeste Dutilleul, employé modèle au ministère, de sa singulière faculté de passer à travers les murs? D'abord indifférent à son pouvoir, le brave homme finit par en user sans ménagement. Jusqu'au jour où...
    "L'Huissier" :
    À sa mort, Maître Malicorne n'est pas accepté au Paradis à cause de ses mauvaises actions envers les pauvres. Pour lui donner une nouvelle chance d'accomplir de bonnes actions, Dieu le renvoie sur Terre...
    D'une voix enjouée et généreuse, Denis Podalydès, de la Comédie-Française, nous conte ces deux nouvelles de Marcel Aymé, au style inimitable, où l'humour et le fantastique se côtoient pour nous plonger dans un monde à la fois étrange et familier.

  • En 1903, Rainer Maria Rilke répond à une longue missive envoyée par un jeune homme de vingt ans, Franz Kappus, qui est élève officier comme il le fut à son âge. S'ensuit une correspondance qui durera jusqu'en 1908 et qui sera publiée par les soins de Franz en 1929. Nous ne connaîtrons jamais ses lettres, car il ne publiera que celles de Rilke, préférant s'effacer derrière le poète.

  • Les Caractères

    La Bruyere

    « La Bruyère a peut-être été lui aussi le dernier moraliste à pouvoir parler de tout l'homme, enclore toutes les régions du monde dans un livre. » Roland Barthes
    « Je rends au public ce qu'il m'a prêté ; j'ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage : il est juste que, l'ayant achevé avec toute l'attention pour la vérité dont je suis capable, et qu'il mérite de moi, je lui en fasse la restitution. Il peut regarder avec loisir ce portrait que j'ai fait de lui d'après nature, et s'il se connaît quelques-uns des défauts que je touche, s'en corriger. »
    Jean de la Bruyère N'étant d'aucun parti, sans origine, ni courtisan, ni citadin, son point de vue a la généralité de la neutralité. Dans ce monde de la littérature contrôlée par la monarchie absolue du Roi soleil, La Bruyère est universel : n'étant nulle part, il est partout ; son insignifiance le rend disponible, parfaitement libre : « L'homme de Lettres... est trivial comme une borne au coin des places ; il est vu de tous, et à toutes heures... il ne peut être important, il ne veut point l'être. » Denis Podalydès nous permet ici de rentrer dans le monde de Louis XIV, et nous révèle ce texte philosophique des comportements humains. Claude Colombini & Alexandre Wong

  • Le Bateau ivre regroupe les poésies de Rimbaud écrits entre 1869 - il est alors âgé de 15 ans - et 1873. Il s'agit de textes en vers, assez courts, que l'auteur a présentés aux éditeurs ou aux écrivains parnassiens.

  • Gaston Gallimard (1881-1975), fondateur des Éditions de la Nouvelle Revue française avec André Gide et Jean Schlumberger, confia un jour à Jean Cau qu'il n'écrirait jamais ses mémoires d'éditeur, craignant de ruiner sa maison en disant tout ce qu'il y avait vu et tout ce qu'il savait des moeurs et pratiques de la vie littéraire. Il ne les écrivit pas et, pour finir, se confia peu. Louable pudeur. Mais les grandes correspondances éditoriales publiées depuis lors sont là qui comblent ce manque. Gaston Gallimard et son conseiller Jean Paulhan y déploient des trésors d'adresse pour répondre aux jalousies, susceptibilités, reproches ou insultes des auteurs phares de la maison : Gide, Claudel, Proust, ou Céline... et les retenir tous auprès de lui malgré des divergences de vues souvent radicales. Des échanges riches d'enseignements sur la vie littéraire et éditoriale du XXe siècle.

  • L'apologie de Socrate

    Platon

    L'Apologie de Socrate rapporte le procès qui a vu condamner Socrate. Le citoyen philosophe, accusé de ne pas croire aux dieux de la cité et de pervertir les jeunes, fait preuve, face à ses juges comme auprès des Athéniens, du même don pour révéler tant l'incohérence que l'immoralité de leur discours.

  • L'art du langage poétique vise à sublimer le sens des mots en éclairant leurs musicalités. Pourtant aussi extraordinaire que cela puisse paraître, aucun éditeur phonographique n'a encore réuni à ce jour l'ensemble des grands textes poétiques sous l'angle de leur qualité prosodique... Frémeaux & Associés, défenseur de l'oralité comme véhicule de transmission des savoirs et de l'émotion, se devait de constituer une première base sonore à ce patrimoine collectif. L'anthologie sonore de la poésie de langue française (1265-1915) réunit six siècles d'oeuvres poétiques sélectionnées par Alain Frémeaux, enregistrées par les plus grands techniciens de la diction que sont les pensionnaires de la Comédie Française, sous la direction d'Olivier Cohen, directeur du Théâtre du Proscénium. Pour la première fois, un ouvrage sonore de presque 6 heures présente une exposition de la poésie rimée, classée par thème, avec la volonté d'en révéler au public toute la richesse mélodique et harmonique.

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