Presses Universitaires de France





  • « Que pouvons-nous dire du monde ? La thèse critique que nous nous proposons de défendre tente d'éviter tant la réponse du dogmatisme métaphysique que celle du relativisme linguistique. Nous tenterons donc ici de passer de la question : Qu'est-ce qui constitue le monde ? à la question : Que doit être le monde pour que nous puissions le dire ? Et cette conversion d'une position métaphysique à une position critique, nous tâcherons de l'effectuer à propos de chaque trait du monde « apparent » que nous envisagerons. »

    Qu'est-ce qui, dans le monde, existe réellement ? Peut-on tout savoir du monde ? Peut-on agir librement dans le monde ? Telles sont quelques questions que pose la philosophie populaire et les réponses se doivent d'être éclairées par l'un des acquis de la philosophie savante : le langage. Lui seul permet de dire le monde avant de pouvoir parler du monde.

  • Quel est l'héritage de Pierre Bourdieu aujourd'hui ? Quel apport son oeuvre fournit-elle à l'élaboration contemporaine de nouvelles théories et de nouvelles politiques ? La pensée de l'auteur de La distinction continue à servir de point d'ancrage à ceux qui entendent fournir des instruments de réflexion et de critique de la réalité.
    Chacun à leur manière, les auteurs de ce recueil montrent à quel point Pierre Bourdieu constitue une source inépuisable pour aborder des sujets aussi divers et actuels que la domination et la reproduction sociale, les rapports de classe, les théories de la reconnaissance et de la justice, l'amour et l'amitié, les luttes et les mouvements sociaux, la politique et la démocratie, etc. Ces textes s'efforcent de mettre au jour ce que Pierre Bourdieu a rendu pensable et visible bien au-delà de la sociologie, c'est-à-dire dans tous les espaces de la création : la littérature, l'art, l'histoire ou encore la philosophie.
    Faire vivre Bourdieu, ce n'est pas seulement faire vivre une doctrine. C'est avant tout réactiver une attitude : l'insoumission.

  • Pour Hitler, le passé de la race, celui qui doit emplir de fierté les Allemands, ne se trouve pas en Germanie, mais en Grèce et à Rome. Une réécriture de l'Histoire, qui annexe la Méditerranée à la race nordique, investit le discours nazi et l'espace public allemand. Les peuples aryens de l'Antiquité peuvent dès lors servir d'inspiration et de modèle pour construire une société et un homme nouveaux : tandis que Sparte rappelle comment fondre des individualités en une communauté solidaire, Rome est le meilleur exemple quand il s'agit d'édifier un Empire. L'Antiquité grecque et romaine enseigne comment se perpétuer dans une mémoire monumentale et héroïque, celle du mythe.
    Cet ouvrage, qui restitue une autre histoire de l'Antiquité, fait pénétrer au coeur du projet totalitaire nazi : il s'agit de dominer non seulement le présent et l'avenir mais aussi un passé réécrit et instrumentalisé.

  • « J'aime les définitions. J'y vois davantage qu'un jeu ou qu'un exercice intellectuel : une exigence de la pensée. Pour ne pas se perdre dans la forêt des mots et des idées. Pour trouver son chemin, toujours singulier, vers l'universel.
    La philosophie a son vocabulaire propre : certains mots qui n'appartiennent qu'à elle, d'autres, plus nombreux, qu'elle emprunte au langage ordinaire, auxquels elle donne un sens plus précis ou plus profond. Cela fait une partie de sa difficulté comme de sa force. Un jargon ? Seulement pour ceux qui ne le connaissent pas ou qui s'en servent mal. Voltaire, à qui j'emprunte mon titre, a su montrer que la clarté, contre la folie des hommes, était plus efficace qu'un discours sibyllin ou abscons. Comment combattre l'obscurantisme par l'obscurité ? La peur, par le terrorisme ? La bêtise, par le snobisme ? Mieux vaut s'adresser à tous, pour aider chacun à penser. La philosophie n'appartient à personne. Qu'elle demande des efforts, du travail, de la réflexion, c'est une évidence. Mais elle ne vaut que par le plaisir qu'elle offre : celui de penser mieux, pour vivre mieux. C'est à quoi ces 1 654 définitions voudraient contribuer. »

  • Ce recueil de divers textes que Clément Rosset a consacrés au cinéma, pour la première fois réunis, est précédé d'un entretien avec Roland Jaccard. Ses goûts cinématographiques, souvent déconcertants et ironiques, permettent de mieux cerner la personnalité du philosophe.
    À la suite d'un entretien avec Roland Jaccard autour du cinéma sur le 1er film de son enfance (Les naufrageurs des mers du sud par Cecil B. de Mille), sur les grandes revues cinématographiques (Positif, Les Cahiers...) et sur des thèmes tels que « Psychanalyse et cinéma » ou « Philosophie et cinéma », des extraits de textes parus dans différentes revues ou ouvrages de Clément Rosset sont mis à la disposition du lecteur.

  • Nouvelle édition révisée et enrichie. Nouvelle préface de Mads Nygaard Folkmann. « Cet ouvrage pose le premier jalon de ce que l'on pourrait appeler une phénoménologie du design, s'intéressant à la manière dont le design, dans sa capa- cité à créer les surfaces tactiles et visuelles du monde moderne, affecte, structure et encadre notre expérience quotidienne par la production d'effets. [...] En d'autres termes, ce qui est important dans le design, c'est sa capacité à produire des effets qui conditionnent l'expérience par la médiation d'objets potentiellement capables d'enchanter notre quotidien. Aborder la phénoménologie du design revient ainsi à s'attacher à comprendre sa relation avec les éléments constitutifs de l'expérience et la manière dont il les transforme. » M. N. Folkmann, Préface

  • « Ce projet ne vise pas seulement à révéler les impensés accumulés dans la pensée dite occidentale à l'égard notamment de ce qu'il a construit sous les noms d'"Islam" et de "monde arabe" ; il s'agit aussi de mesurer les dérives idéologiques inavouées [à l'égard] de cet Islam devenu indéchiffrable à force d'être manipulé tant par les musulmans que par ses interprètes occidentaux. Tout reste à repenser, à réécrire, à revisiter sur l'islam comme religion, [...] tradition de pensée, déploiements interculturels dans le monde [ou] force de soulèvement historique des masses populaires partout abandonnées aux pratiques de "la pensée sauvage". »
    Présenter l'histoire de la pensée d'expression arabe depuis l'émergence du fait coranique jusqu'à nos jours, tel est l'objet de cet ouvrage. Alors que l'on oppose de plus en plus fréquemment l'« Occident » à l'« Islam », il situe, dans un cadre historico-critique, la place de la pensée arabe dans une histoire générale de la pensée et des cultures méditerranéennes, par-delà toutes les grandes ruptures historiques entre les deux rives de la Méditerranée.

  • À travers l'étude du sacrifice, Hubert et Mauss s'intéressent au sacré et au rapport au sacré. Cette étude ouvre une fenêtre sur la nature de la société puisque les choses sacrées sont choses sociales. À partir de l'idée de l'unité générique du sacrifice, la démarche suppose de s'intéresser à toutes les formes de sacrifices rituels pour en tirer le schème général. Ce parti pris méthodologique comparatiste, issu de l'école durkheimienne, fait toute l'originalité de l'essai à son époque et sa pertinence de nos jours, évitant les spéculations généalogiques qui établiraient l'antériorité d'une forme sur une autre. Ce texte classique permet de formuler une série de questions toujours actuelles pour l'ethnographie.

  • L'hindouisme recouvre la croyance en des notions fondamentales influencées, pour une partie d'entre elles, par un double héritage indo-iranien et indo-européen. Quatre « recueils » formant les quatre Védas ou, « savoirs », contiennent les textes les plus importants de cette tradition. Cette étude fait découvrir à la fois la littérature fondatrice, les mythes, les concepts, les rites et l'histoire depuis les origines jusqu'à nos jours.

  • Ce dictionnaire ne se limite ni à l'écologie politique, ni à l'écologie scientifique, ni à l'écologisme, mais rassemble au contraire toutes les réflexions, les constructions conceptuelles et les pistes d'action que peuvent inspirer l'état de la planète et le fonctionnement de la Biosphère. Il embrasse donc un spectre très large de disciplines et de collaborateurs, tirant le meilleur parti de l'hybridation, propre à la pensée écologique, des domaines naturels et sociaux interprétés à la lumière des sciences dures et des sciences humaines. À travers 357 articles écrits par 260 auteurs, le lecteur y trouvera des développements sur des notions clés, sur des livres déterminants ou sur des auteurs désormais classiques.
    Parce que la pensée écologique embrasse une échelle nouvelle et menaçante de perturbations infligées au milieu, réinterrogeant la place de l'homme au sein de la nature, et parce que le champ de l'écologie est loin d'être univoque, ce dictionnaire se veut à la fois critique, historique et prospectif, n'hésitant pas à proposer des points de vue contradictoires sur des notions centrales.

  • Comment saisir l'iki ? Tout l'ouvrage de Kuki Shûzô tourne autour de cette notion et de cette difficulté, qui lui permettent d'éclairer en profondeur la culture japonaise. Dès le XVIIIe siècle, mais surtout à la fin de l'époque d'Edo (1615-1868), la notion d'iki prend un sens tout à la fois esthétique et moral très particulier, lié à la vie urbaine et aux quartiers de plaisirs. Les geisha méprisent l'argent, se moquent des habitudes rustiques des « provinciaux », font montre de hardiesse, de charme et de capacité au renoncement... C'est donc en marge des règles et des conventions confucéennes, dans le monde à part des courtisanes, où la réalité la plus crue côtoie le plus grand raffinement, qu'il faut aller chercher la vérité si élusive de l'esprit iki - attitude face à la vie fondamentalement liée aux relations hommes-femmes et teintée par deux dominantes de la pensée japonaise : le boud­dhisme et l'éthique du Samouraï.

  • « En "chauffant à blanc" la situation psychanalytique, les formes du transfert paradoxal qui s'y déploient alors amènent celle-ci à expliciter ses conditions de possibilité. Tel le rêve qui, lorsqu'il est poussé à la limite de son travail par de trop grandes quantités d'excitations, ne trouve sa ressource que dans une figuration de ses processus constitutifs, les "situations limites" de l'analyse révèlent un certain nombre de particularités "paradoxales" du cadre psychanalytique, des processus de liaison et de la symbolisation. C'est pourquoi l'intensification des processus de déliaison impliquée par l'une ou l'autre des conjonctures transférentielles dont je traite ici ouvre a contrario la porte à l'analyse des processus de liaison qui sont inhérents et consubstantiels au travail psychanalytique lui-même. »
    René Roussillon a largement contribué par ses travaux à la théorie de la pratique analytique dans les situations limites, ce livre en est un nouvel exemple. Il s'attaque à une question cruciale dans le champ psychanalytique, la clinique des troubles de la pensée.

  • Cet ouvrage, conçu par un travail d'équipe, est à un double titre un guide : de la recherche en histoire et du métier d'historien. Avec ses 355 entrées et ses 201 auteurs, il entend montrer que l'histoire est une discipline vivante, sans cesse remise sur le métier par ceux qui l'écrivent. Des choix ont dû être faits et les grands thèmes qui renouvellent la pensée historique ont été privilégiés : les sensibilités, les représentations, l'information, l'opinion, les médias, la culture de masse, la mondialisation, etc. Ils sont traités en respectant les écarts chronologiques, de l'Antiquité à nos jours, la diversité historiographique et la complexité de domaines souvent foisonnants. Il apparaît alors que, quelle que soit leur spécialité, les historiens ont en commun de répondre aux mêmes exigences de rigueur pour administrer la preuve et rechercher la vérité. Une grande attention a donc été portée au métier d'historien face à ces nouveaux objets et à de nouveaux modes d'investigation. Une telle somme montre que l'Histoire reste une, comme un édifice éclairant un savoir indispensable au citoyen d'aujourd'hui.

  • Comment saisir dans sa spécificité une pensée qui récuse les modes d'analyse de la tradition philosophique, et pour mieux défendre son absolue singularité va jusqu'à revendiquer l'incompréhensibilité ? Tel est le défi que Nietzsche lance à ses lecteurs. Comment comprendre la totalité de cette pensée déroutante, éclatée, en évitant la facilité d'une réduction unilatérale et négative : la critique de la morale, du christianisme, de la métaphysique ? À ce défi explicite répondent plus discrètement, dans le texte de Nietzsche, des indices permettant de rendre compte de la logique interne et de la rigoureuse cohérence de son expérience de pensée. Cette démarche neuve apparaît alors comme la conséquence d'un déplacement de l'interrogation philosophique : « Ma mission : comprendre la cohésion interne et la nécessité de toute civilisation véritable. »

  • La question de la peinture n'appartient ni d'abord, ni uniquement aux peintres, moins encore aux seuls esthéticiens. Elle appartient à la visibilité elle-même, donc à tous, à la sensibilité commune. [...] Le tableau véritable échappe autant à celui qui le signe qu'à celui qui le regarde. [...] Si le laid n'offre pas à la sainteté son meilleur écrin, le beau peut lui faire écran. »

  • « Les essais de Cora Diamond regroupés ici complètent son grand ouvrage, L'esprit réaliste , par un examen de difficultés morales particulières : ils posent, par exemple, la question de savoir si nous pouvons tuer en temps de guerre (alors que nous nous l'interdisons dans des circonstances normales), ou dans un autre registre, manger des animaux (alors que nous ne mangeons pas nos compagnons humains). Elle utilise pour cela et transforme l'idée même de l'humain, plus précisément de l'importance d'être humain.
    Cora Diamond entreprend ces analyses dans le cadre, non pas d'une théorie morale spécifique, mais d'une approche inspirée de Wittgenstein, alliant l'examen attentif des situations, descriptions et expressions morales à un travail de l'imagination morale, associé notamment à la littérature. C'est cette lecture de Wittgenstein et plus généralement de la philosophie morale - du type d'exigence qu'elle résume pour nous que nous allons développer dans un premier temps. Nous montrerons ensuite comment cette position permet de traiter de façon radicale et originale les questions d'éthique pratique d'aujourd'hui, à condition de comprendre que la morale se trouve non dans de grands principes ou des réalités spécifiques, mais dans l'attention au particulier. » (Extrait de la présentation)

  • Si les sciences sociales éprouvent tant de difficultés à penser l'antisémitisme, c'est qu'il n'est pas aisé de comprendre un phénomène dont elles sont parties prenantes. Au XIXe, comme au XXe siècle, l'antisémitisme est indissociable de l'histoire des sciences humaines. Voilà pourquoi la sociologie ne permet pas toujours de comprendre l'antisémitisme. Mais l'antisémitisme, en revanche, permet de mieux comprendre la sociologie.

  • Entre 1980 et 1985, enseignant dans une ville du Nord-Pas-de-Calais bouleversée par la crise de l'industrie minière, Olivier Schwartz a vécu dans une cité HLM à population ouvrière. Introduit par ses habitants dans l'intimité de leurs familles, il se proposait d'en faire l'objet d'une enquête d'ethnographie urbaine. L'analyse alors devient récit, changeant son rapport à l'histoire pour appréhender l'incessante transformation du genre de vie collectif en styles individuels, le drame du rapport des sexes où la liberté des femmes n'a pas le même sens que celle des hommes.
    Ce livre, qui pratique avec originalité les méthodes de l'anthropologie, nous fait comprendre de l'intérieur ce qui manquerait à un monde (le nôtre) privé des ouvriers et des ouvrières. Il nous incite à ne pas nous résigner à cette perte.

  • Quelle était la nature du pouvoir monarchique en France à l'époque moderne ?
    Que faut-il entendre par « absolutisme » ?
    Comment le roi gouvernait-il ?
    Comment fonctionnait l'administration royale ?
    Par quels actes le souverain faisait-il connaître ses volontés et imposait-il ses décisions ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond ce manuel en décrivant méthodiquement les institutions centrales et provinciales de l'ancienne France. Une large place est faite à la structure des départements ministériels, à leurs bureaux et à leur personnel, à leur cadre matériel, de même qu'aux dépôts d'archives dont la constitution est l'un des effets de la croissance de l'État et du développement de la bureaucratie.

  • Cet ouvrage est paru dans la collection Bibliothèque de psychanalyse en 1987. Les sacrifices intéressent le psychanalyste parce qu'ils établissent un pont entre la psychologie individuelle et les structures sociales. Les formes précises qu'ils prennent avec chaque religion ont leur raison d'être dans les désirs et les conflits de tout être humain. Ils soutiennent les sublimations, utilisent et contrôlent la culpabilité, canalisent les pulsions, ont un effet de catharsis thérapeutique en exploitant les tendances morbides tant de l'individu que de la communauté. "Les mythes sacrificiels analysés ici au coeur des trois monothéismes ont marqué l'évolution religieuse, politique, culturelle des civilisations contemporaines. Ils sont toujours actifs à travers les combats de notre temps." (Postface)

  • Cette édition totalement inédite des textes d'Al-Qaida a été publiée aux PUFen 2005 dans la collection "proche Orient", que dirige Gilles Kepel. Elle est rééditée en "Quadrige" avec une préface inédite de G. Kepel et une actualisation portant principalement sur al-Zawahiri et al-Zarqawi (mort en Irak depuis). Tout l'intérêt de l'ouvrage est de présenter en vis-à-vis des extraits de textes des quatre figures de l'islamisme contemporain, et des commentaires et des analyses de spécialistes des mouvements islamistes contemporains.

  • Penser le sexuel et le sacral dans leurs relations réciproques, telle est l'ambition de cet ouvrage, enrichi de nombreuses références littéraires. Publié pour la première fois en 1975, la pertinence de son analyse reste toujours d'actualité.

  • La Praxis est le point de départ et le point d'arrivée du matérialisme dialectique. Ce mot désigne philosophiquement ce que le sens commun appelle : la vie réelle, cette vie qui est à la fois plus prosaïque et plus dramatique que celle de l'esprit spéculatif. Le but du matérialisme dialectique n'est autre que l'expression lucide de la Praxis, du contenu réel de la vie et, corrélativement, la transformation de la Praxis actuelle en une pratique sociale consciente, cohérente et libre. Le but théorique et le but pratique - la connaissance et l'action créatrice - sont inséparables.

  • Pouvoir donner la mort implique de ne plus voir dans la victime un autre soi-même mais seulement un objet à supprimer pour servir des visées personnelles ou idéologiques. Or, si le criminel à l'échelle individuelle ou groupale peut prétendre ignorer l'énigme de son acte qui le dissocie de la solidarité humaine, c'est alors la société qui s'y trouve confrontée. Dans une absolue perplexité telle que la reflètent les médias, elle ne sait que multiplier les termes propres à la rejeter : « barbarie collective », « folie individuelle », autant de manières de répéter à l'infini la question sans se donner les moyens de répondre sur ce qui s'est effectivement passé et peut pourtant refaire surface à tout moment, en tous lieux et à toute époque. La psychanalyse apporte des éléments de compréhension sur la paralysie de la pensée liée à l'homicide, en vue de contribuer à le réintégrer dans une dimension qui permette de l'entendre, de le prévenir et de tenter de le soigner.

empty