Perrin

  • Léopold Sédar Senghor Nouv.

    LA grande biographie de Léopold Sédar Senghor, l'homme qui jeta " des ponts entre deux univers " (Armand Guibert).Tout à la fois chef d'État emblématique et poète de génie, Senghor connut de nombreux bouleversements en près d'un siècle d'existence (1906-2001) : il grandit au Sénégal, alors colonie française, au début du XXe siècle ; il prend une part active à la Seconde Guerre mondiale en intégrant les tirailleurs sénégalais ; il oeuvre à l'indépendance du Sénégal dont il devient le premier Président en 1960 ; en 1983, il est le premier africain élu à l'Académie française, véritable consécration de son immense carrière littéraire.
    Léopold Sédar Senghor eut donc, au cours de sa longue vie, deux carrières mais une seule volonté : valoriser les cultures et les peuples d'Afrique noire. Il y parvint d'abord à travers la littérature, notamment en créant le concept de " négritude " avec Aimé Césaire, son ami de toujours. Puis sa vie de chef d'Etat fit le reste : symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies, Senghor permit au Sénégal de s'affirmer comme carrefour culturel - accueillant un carrousel de colloques, congrès et autres séminaires internationaux - et Dakar comme vitrine artistique. Lorsqu'il démissionna en 1980, il laissa à ses successeurs un héritage aussi rare que précieux sur le continent africain : la démocratie, le pluralisme, l'alternance du pouvoir, et la préservation de l'unité nationale.
    De sa plume délicieuse qui rappelle parfois celle de Joseph Kessel, Jean-Pierre Langellier reconstitue avec finesse la vie d'un homme qui, toute sa vie, contribua à " réveiller l'Afrique de son sommeil millénaire ".

  • La première biographie complète d'une grande humaniste oubliée de l'histoire.Soeur de roi (François Ier), femme de roi (Henri II de Navarre) et grand-mère de roi (Henri IV), Marguerite d'Angoulême a trop souvent été reléguée au second plan, et sa vie étudiée à travers celle des hommes qui l'ont entourée. C'est oublier bien vite qu'elle a aussi, et surtout, été une grande mécène d'artisans du livre, tels François Rabelais, et elle-même une autrice prolifique sous le nom de Marguerite de Navarre. Fervente catholique mais aussi humaniste éclairée, elle a également cherché toute sa vie à " renouveler l'Église " en protégeant les réformateurs protestants, dont Jean Calvin.
    Née Marguerite de Valois-Angoulême en 1492, puis devenue reine consort de Navarre par son second mariage en 1527, Marguerite contribua fortement à faire de la cour de son frère François Ier un lieu où intellectuels et artistes de premier plan se pressaient. Son influence politique déclinant progressivement après l'affaire des placards en 1534, elle décida de s'éloigner de la cour et de se consacrer à l'écriture. Auteur de poésie, de théâtre et de contes, elle laisse une oeuvre abondante, dont son recueil de nouvelles inachevé :
    L'Heptaméron. Si ces écrits peuvent nous sembler datés aujourd'hui, ils n'en demeurent pas moins révolutionnaires pour l'époque, éminemment modernes, et même teintés de féminisme - ils ont inspiré de nombreuses femmes de tête comme la célèbre Anne Boleyn.
    Dans cette biographie passionnante et étayée par de nombreuses sources inédites, Patricia Lojkine réhabilite une figure oubliée et pourtant, à l'image d'une Madame de Lafayette, incontournable de l'histoire intellectuelle et politique de la Renaissance.

  • La première biographie consacrée à l'une des figures de proue israélienne. De Moshe Dayan, nous savons peu de choses, et ce que nous connaissons nous paraît généralement suffisant : vainqueur de la campagne de Suez (1956) et de la guerre de Six Jours (1967), ce général aux airs de pirate est LE symbole de la puissance militaire d'Israël. Certes, mais c'est un peu court ! Car s'il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne, il n'y a pas loin non plus de la grandeur militaire de Moshe Dayan à son déclin politique.
    Né en 1915, Moshe Dayan est un
    outsider et rien ne le prédestinait à ce destin hors normes. Enfant de la terre d'Israël, sa jeunesse est marquée par la maladie et une scolarité médiocre. Ce n'est que lorsqu'il intègre la Haganah en 1930 que sa vie change du tout au tout. Excellent soldat, il gravit les échelons facilement, grâce à son talent et à la protection de son mentor, Ben Gourion. Ainsi, lorsque l'État d'Israël est proclamé en 1948, Dayan incarne pour les Israéliens le héros absolu. Mais lorsque l'on s'approche trop du Soleil, on se brûle les ailes... Dans les années 1960, au faîte de sa gloire, il se met à rêver d'une carrière politique qui pourrait être aussi brillante que son passé militaire est glorieux. Mais le Dayan politicien ne possède pas, et de loin, les qualités du Dayan guerrier. Comment cet homme est-il passé du rang d'icône à celui de pestiféré en un claquement de doigts ? En quoi la guerre du Kippour d'octobre 1973 a-t-elle sonné le glas de la carrière de Moshe Dayan ?
    Avec le talent narratif que nous lui connaissons, Georges Ayache nous offre une biographie brillante, complète et inédite d'une idole qui fut vénérée par les Israéliens puis clouée au pilori avec la même unanimité.

  • Ismaïl Pacha

    Robert Solé

    Une biographie de haut vol pour le premier des khédives égyptiens. Pour certains, il a été un désastreux dilapidateur, pour d'autres, un grand réformateur. Alors que retenir d'Ismaïl Pacha, ce khédive singulier que l'on surnommait " le Magnifique ", tant pour ses réalisations que pour son goût du faste ?
    Né en 1830, le petit-fils du grand Méhémet Ali gouverne l'Égypte de 1863 à 1879. Mais alors que son grand-père, un Turc illettré de Macédoine, conquiert le pouvoir par les armes, Ismaïl se voit offrir sur un plateau une Égypte prospère et stratégiquement bien placée sur la route des Indes. La voie est donc toute tracée pour que ce pays se modernise et se rapproche des grandes puissances européennes : Ismaïl Pacha mène à bien la percée du Canal de Suez en 1869, mais il améliore aussi considérablement l'enseignement, le système judiciaire, les voies de communication et l'équipement urbain. Mais s'il dépense beaucoup d'énergie pour réformer son pays, il dépense bien plus encore en trésorerie ! Gaspillant une fortune pour arracher à la Sublime Porte le titre de khédive qui devient alors héréditaire, il conduit l'Égypte à la ruine financière - ce qui le contraint à abdiquer en 1879.
    D'une plume enlevée, Robert Solé revient sur la vie de cette figure controversée et paradoxale. Ni hagiographique ni diabolisante, cette biographie passionnante fait la lumière sur la véritable personnalité du grand Ismaïl Pacha.

  • Une grande biographie. Naissance d'un grand historien.
    Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine (1670-1736), fruit des amours de Louis XIV et de Mme de Montespan, porte dès la naissance la marque infamante de la bâtardise - une marque que rien ne peut effacer, pas même l'affection d'un père si puissant. Élevé avec soin par Mme de Maintenon, intelligent, cultivé, séduisant en dépit de sa claudication, le duc du Maine est aussi un homme peu sûr de lui et en quête de reconnaissance. Louis XIV, quitte à susciter murmures, indignations et jalousies, bouscule les règles pour l'établir : il lui fait épouser Louise-Bénédicte de Bourbon, une petite-fille pleine de caractère du Grand Condé et va jusqu'à le déclarer héritier potentiel de la Couronne. C'est à la fois lui offrir une position formidable et l'exposer dans les luttes pour le pouvoir.
    En retraçant ce parcours mouvementé, marqué par des retournements spectaculaires, Pierre-Louis Lensel met en lumière un prince souvent réduit à une caricature, figure pourtant importante de la fin du règne de Louis XIV et de la Régence.
    La première biographie d'envergure de ce personnage romanesque, nourrie de nombreux inédits et servie par une plume rare qui évoque celle de Saint-Simon. Elle présente de nombreuses révélations et, par ricochet, une superbe histoire du couchant du règne de Louis XIV et de la Régence.

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    Nouvelle édition de ce grand classique à l'occasion du tricentenaire de la mort de Louis XIV.Nouvelle édition de ce grand classique à l'occasion du tricentenaire de la mort de Louis XIV.
    Ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l'expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV.

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    Le dernier grand roi d'Espagne.
    Rarement autant que Philippe II d'Espagne (1527-1598) un souverain de l'époque moderne n'a souffert d'une image si durablement négative. Les réalisations effectives de son règne en ont parfois été négligées, tout comme l'environnement culturel, politique ou religieux dont il était le produit et qui s'imposait à lui.
    L'héritage que lui lègue son père, Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, est un cadeau empoisonné : s'il ne parvient pas à recueillir la dignité impériale, il se trouve malgré tout placé à la tête d'une gigantesque " monarchie composée ". Celle-ci fait de lui le souverain d'entités politiques disposant chacune de droits particuliers, territoires souvent sans continuité géographique les uns avec les autres. La configuration d'un tel ensemble rend délicats son gouvernement et sa conservation. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, un empire dispose d'une dimension véritablement mondiale. Il n'était pas forcément écrit que la présence de l'Espagne en Amérique ou en Asie serait pérenne. Autre évolution géopolitique majeure, l'expansion ottomane qui menace l'Europe chrétienne. Philippe II est également confronté au plus grand schisme de l'Eglise chrétienne d'Occident, la réforme protestante. La seconde moitié du règne est enfin marquée par l'émergence d'une nouvelle puissance maritime agressive, l'Angleterre. Il faut ajouter à cela ce que Geoffrey Parker appelle la " révolution militaire ", qui débute au XVIe siècle. Faire la guerre devient beaucoup plus onéreux, du fait de nombreuses évolutions techniques. Plus que jamais, il est nécessaire pour un souverain de maîtriser des mécanismes financiers complexes s'il veut asseoir sa suprématie.
    Le présent ouvrage suit Philippe II confronté à ces formidables défis, en tentant de nuancer certains des lieux communs attachés à sa personne. Si on lui prête d'avoir laissé guider sa politique par un fanatisme religieux, les décisions implacables qu'il prend sont davantage inspirées par une " raison d'Etat " à laquelle il se voue sans limites. En dépit d'une foi intense qui a pu lui valoir à juste titre le qualificatif de " roi prêtre ", il instrumentalise bien souvent cette religion pour la mettre au service des intérêts de sa dynastie. La " monarchie catholique " est un empire expansionniste qui ne dit pas son nom. Présenter Philippe II comme un souverain " absolutiste " serait également anachronique. En revanche, il se dégage de cette biographie novatrice la figure d'un personnage animé d'une forme de misanthropie, de mépris pour ses semblables, qui, s'accusant avec les années, est responsable en bonne partie des grands échecs de la dernière décennie du règne, en particulier la défaite de "l'invincible armada".

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    D'une enfance dorée aux sombres années du règne espagnol : un roman tragique.Le sort de Marie-Louise d'Orléans (1662-1689), fille de Philippe d'Orléans, donc nièce de Louis XIV, et première épouse du roi Charles II d'Espagne, a de quoi nourrir l'imaginaire romantique. Tous les éléments sont réunis pour en faire une héroïne tragique : la naissance princière, l'enfance dans une cour enchantée, le mariage forcé, l'époux horriblement contrefait, la belle-mère hostile, la mort subite (due à un empoisonnement ?) et, à l'arrière-plan, des soupçons de galanterie et même de sorcellerie, à l'ombre de la plus puissante des légendes noires, celle de l'Inquisition espagnole. Son histoire est le drame d'une princesse qui, comme tant de ses semblables, n'est qu'un outil de la politique internationale : elle doit quitter sa famille et son pays pour épouser un homme inconnu, vivre dans une cour étrangère et se consacrer corps et âme à son royaume d'adoption - de surcroît rongée par l'obsession d'une maternité impossible. Mais Marie-Louise ne parviendra jamais à se détacher véritablement de sa patrie et de sa famille. L'Espagne lui demeure étrangère : elle a la faiblesse de le laisser voir à ses sujets, on ne le lui pardonnera pas. Pourtant, si mal aimée de son vivant, elle finira par être regrettée, autant de la population que de son mari, qui évoquera plus d'une fois, avec nostalgie, sa beauté et sa grâce.

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    Une nouvelle et forte biographie de Sainte Jeanne d'Arc, pour le centième anniversaire de sa canonisation.Un siècle a passé depuis la canonisation de Jeanne d'Arc par l'Église. Un siècle durant lequel fleurirent en France comme à l'étranger nombre d'ouvrages sur cette grande figure féminine, plus ou moins fantaisistes. Et pourtant il restait à offrir un nouvel éclairage historique de Jeanne d'Arc, tant de fois convoquée par des écrivains, des juristes ou des essayistes. Tour à tour catholiques, républicains, socialistes ou monarchistes. Aujourd'hui, c'est une véritable biographie qui, faisant fi des légendes, revient à l'histoire et replace Jeanne dans son contexte, en partant des sources. Un travail d'autant plus nécessaire que, contrairement à une idée reçue, nous ne savions pas tout d'elle. Car de sa famille, de ses proches et des hommes de guerre qui l'ont accompagnée, tout n'a pas été dit, loin de là. Médiéviste de grande renommée, Valérie Toureille convoque au tribunal de l'Histoire ceux qui l'ont connue, femmes et hommes, amis ou ennemis, plus de cent cinquante témoins. Elle leur donne la parole, détaille les faits, éclaire l'action comme l'extraordinaire parcours de la " bergère " de Domrémy par les circonstances du moment et laisse au lecteur le choix de son opinion sur la geste johannique. L'auteur livre ici un ouvrage de référence qui renouvellera l'historiographie de la " Pucelle ". Condamnée à être brûlée vive en 1431 - elle n'a alors que dix-neuf ans -, innocentée et réhabilitée en 1456, proclamée par le pape Pie XI patronne secondaire de la France en 1922 - et par André Malraux " patronne du temps où les hommes ont vécu selon leurs rêves et selon leur coeur " -, Jeanne n'en a assurément pas fini de nous surprendre et de nous émerveiller.Il existe plusieurs façons d'aborder l'extraordinaire parcours de la "pauvre fille" de Domrémy, et autant de façons de l'interpréter. Valérie Toureille ne prétend pas trancher. Elle convoque au tribunal de l'Histoire ceux qui l'ont connue, femmes et hommes, amis ou ennemis, plus de 150 témoins. Elle leur laisse la parole, détaille les faits, éclaire son action par les circonstances du moment et laisse au lecteur le choix de son opinion, livrant là un ouvrage de référence qui renouvelera assurément l'historiographie de la "Pucelle", condamnée à être brûlée vive en 1431 - elle a alors dix-neuf ans -, innocentée et réhabilitée en 1456, béatifiée en 1909 et enfin élevée au rang des autels en 1920.
    Un "must" dont le plaisir de lecture se conjugue avec la rigueur historique.

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    La résistante dans l'ombre du héros.Laure Moulin (1892-1974) est la soeur du héros national Jean Moulin. À la Libération et jusqu'à sa mort, cette gardienne de la mémoire n'a eu de cesse de sillonner la France pour faire connaître l'action de son frère. Pour autant, elle, n'a pas vécu à travers le seul prisme fraternel.
    Si elle n'est pas au nombre de ces héroïnes qui maniaient la mitraillette comme Lucie Aubrac, elle s'inscrit cependant bel et bien dans la lignée de ces femmes résistantes, trop humble pour s'en prévaloir. Elle est la secrétaire de Jean, conservant des papiers compromettants et remplissant plusieurs missions pour lui. Tel est le passé magistralement relaté par Thomas Rabino à partir de sources inédites : archives familiales, privées, administratives et résistantes, témoignages de proches amis et connaissances.
    Il est aujourd'hui temps de lever le voile sur une femme d'exception, éternelle républicaine, et grande résistante.

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    Brejnev ou l'antihéros.Qui était vraiment Leonid Brejnev, l'homme aux sourcils broussailleux qui a succédé au bouillonnant Nikita Khrouchtchev pour diriger l'Union soviétique pendant dix-huit ans, de 1964 à 1982 ? Un vieillard sénile, bardé de médailles, collectionnant les voitures étrangères et les fusils de chasse ? Un réactionnaire qui a persécuté les dissidents ? Un gendarme qui a écrasé le Printemps de Prague et occupé l'Afghanistan ? Un cynique qui a laissé prospérer la corruption et les pénuries, plongé son pays dans la " stagnation " qui a mené au drame de Tchernobyl et à la fin de l'URSS ? Ou un dirigeant proche de ses racines ukrainiennes, un héros militaire qui a ressoudé les Russes autour d'un idéal de victoire, un diplomate rusé et aimable qui a éloigné le spectre de la Troisième Guerre mondiale ?
    En dépit de sa longévité, Brejnev, objet de risée à la fin de sa vie, est resté pendant longtemps enfermé dans une gangue de mépris. Armé de nombreux documents inédits dénichés dans les archives russes, passant au crible les " carnets " brejnéviens, Andreï Kozovoï révise les idées reçues et dresse le portrait d'un dictateur pas comme les autres, d'un antihéros qui a semé les graines de la Russie poutinienne.

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    Le vainqueur des Arabes à Poitiers, en 732.Sa victoire contre les arabo-musulmans à Poitiers, en 732, est à peu près tout ce qui reste de Charles Martel dans la mémoire collective, qui le considère avant tout comme le " marteau des Sarrasins ". L'enjeu de cette fameuse bataille connaît d'ailleurs un regain d'intérêt dans le contexte actuel, et fait l'objet de vifs débats : simple escarmouche, ou choc des civilisations qui a sauvé l'Europe de l'islamisation ? Cependant, Charles Martel ne se réduit pas à cette seule date, aussi célèbre soit-elle. Grand-père de Charlemagne, il assure la transition entre la dynastie moribonde des Mérovingiens et celle des Carolingiens. Guerrier avant tout, il est devenu, par ses nombreuses victoires, mais aussi par sa collaboration avec les missionnaires et par son entente avec le pape, le prince le plus puissant de son époque, le sauveur de l'unité du monde franc, et le rempart de la chrétienté. Maître d'un immense territoire, tout en restant simplement " maire du palais ", il prépare l'accession au trône de son fils Pépin le Bref. Si Charles Martel reste pourtant mal connu, en raison du caractère lacunaire et laconique des chroniques de cette époque, de nombreux documents, privés et publics, sur la société franque permettent de lever en partie le voile sur cet étonnant personnage, et de mieux comprendre l'homme et son oeuvre.

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    La véritable histoire du plus grand groupe de tous les temps et de son époque.Le 10 avril 1970, la nouvelle fait la une de la presse internationale : Paul McCartney quitte les Beatles. Son départ marque le terme d'une aventure extraordinaire, celle de quatre adolescents partis des caves de Liverpool pour devenir le groupe le plus populaire de tous les temps, incarnation de la soif de liberté qui secoue toute la génération de l'après-guerre. Alors que Let It Be, leur chanson-testament, s'impose comme un dernier succès, McCartney attaque en justice ses trois compagnons. Le rêve est fini. Et pourtant, cinquante ans après, leur légende demeure.
    Help!, Yesterday, Penny Lane, All You Need Is Love, Hey Jude... Les deux cents morceaux enregistrés par les " quatre garçons dans le vent " en à peine huit ans sont toujours vénérés par des millions de fans. Leurs douze albums constituent une discographie aussi intimidante qu'indépassable, source d'inspiration pour tous les musiciens d'aujourd'hui. Chaque réédition fait l'objet de campagnes marketing particulièrement efficaces, mais qui ont tendance à remplacer l'histoire par le mythe.
    À travers des documents rares et des entretiens inédits, Frédéric Granier raconte avec maestria cette épopée moins lisse et paisible que ne laissent paraître les records de vente (plus de deux milliards de disques écoulés depuis 1962). Des débuts erratiques jusqu'à l'hystérie de la Beatlemania, des expérimentations sonores de
    Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band aux premières échappées en solitaire, le destin commun des Beatles est jalonné de triomphes, mais aussi de deuils, de désillusions, de controverses, de rancoeurs et même d'échecs retentissants.
    Derrière la plus belle partition du rock se dessine enfin une autre histoire, tout aussi fascinante : celle de la culture de masse, du psychédélisme, des paradis artificiels, de l'activisme pacifiste... Autant de phénomènes que les Beatles ont traversés ou marqués de leur empreinte, qui ne racontent pas seulement les années soixante, mais dévoilent une révolution sociale et culturelle dont les effets se ressentent encore aujourd'hui. Comme le dira justement McCartney : " On n'était pas seulement dans l'air du temps ; on était dans l'esprit du siècle. "

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    Marc Aurèle, ou l'apogée de l'Empire romain." Il faut construire ta vie action par action, et si chacune, autant qu'il est possible, s'achève, t'en contenter ", disait l'empereur Marc Aurèle. De quelles actions composa-t-il sa vie pour figurer, encore de nos jours, à la fois comme un idéal de dirigeant politique et un sage dont les mots ne cessent de nous inspirer ? C'est ce à quoi le présent ouvrage s'efforce de répondre.
    Né en 121 dans une des grandes familles de l'Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l'empereur Hadrien, alors qu'il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l'empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d'Antonin le Pieux, de l'apogée de Rome. Son propre règne, entamé en 161, fut difficile, marqué tant par les guerres, qui l'ont entraîné de longues années aux frontières de son empire, que par les épidémies. Associant d'abord son frère adoptif Lucius Vérus au pouvoir, il régna seul après 169, menant une lutte inexpiable contre les peuples germaniques, s'investissant dans son métier de souverain - sans jamais abandonner son grand oeuvre, ses Écrits pour lui-même. Après sa mort suspecte en 180, il devint un modèle d'empereur et de philosophe.
    En mobilisant les ressources d'une documentation particulièrement riche et les dernières avancées de la recherche, Benoît Rossignol raconte avec maestria la vie de Marc Aurèle dans une époque de grande transformation de l'Empire romain et dégage la figure méconnue de l'homme derrière la légende du souverain.

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    Une reine au temps des rois maudits.Isabelle de France, née en 1295, figure emblématique de la saga des
    Rois maudits, affublée du surnom folklorique de " Louve de France ", est devenue peu après sa mort l'image même de la méchante reine : rebelle, hypocrite, tyrannique et sanguinaire. Ces qualificatifs relèvent évidemment de la légende noire, que le présent ouvrage cherche à dissiper. Très populaire en son temps en France comme en Angleterre, fille d'un très grand roi, Philippe IV le Bel, qui lui a inculqué dès son plus jeune âge le sens de l'État, admirée à juste titre par ses contemporains pour sa personnalité, sa beauté et son sens de la diplomatie, elle a su tracer sa destinée entre deux hommes : Édouard II, son mari, le roi le plus méprisé de toute l'histoire de l'Angleterre, et Édouard III, son fils, le plus admiré. Son parcours politique est unique. Elle gouverne aux côtés du premier avant de le renverser en 1326 - et, peut-être, de commanditer son assassinat -, au terme de la dernière invasion que l'Angleterre ait connue depuis celle de Guillaume le Conquérant. Elle se fait ensuite nommer régente au nom du second et règne de concert avec son amant, Roger Mortimer. En 1330, devenu adulte, Édouard III prend le pouvoir en faisant assassiner ce dernier. Très admiratif de sa mère, il l'entoure de tous les égards jusqu'à son décès, en 1358.
    Le retour aux sources médiévales, pratiqué ici de manière particulièrement précise, permet de dessiner une personnalité complexe et de retracer une existence hors du commun dans une période constamment marquée par la guerre civile et la violence des hommes.

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    La biographie de référence du créateur de James Bond
    Alors qu'un nouveau volet des aventures de James Bond sortira en avril 2020, l'intérêt autour de son créateur, Ian Fleming (1908-1964), n'a cessé de grandir, porté par une question lancinante : a-t-il été lui-même un des modèles de 007?
    Né dans une famille écossaise fortunée, entouré de personnalités au caractère bien affirmé, Fleming, après une éducation des plus classiques, va longtemps chercher sa voie : un début de carrière militaire avorté, un passage très important chez Reuters, où il apprend à écrire simplement et rapidement, quelques années dans la banque... il est voué semble-t-il à un avenir relativement médiocre, dont le préservent d'une certaine façon ses succès féminins, qui en feront une sorte de roué. La guerre est le vrai déclic : Fleming rejoint le renseignement naval, où il imagine les plans les plus audacieux et se fait remarquer par sa capacité à résoudre les problèmes comme par le peu de respect qu'il manifeste pour la hiérarchie. Immédiatement après-guerre, il recommence à vivoter, entre piges journalistiques et séjours à la Jamaïque où il acquiert une maison en 1946 : " Goldeneye ".
    Fleming entre en littérature un peu par hasard, en 1952, entamant une décennie d'intense création, livrant, coup sur coup, une dizaine d'épisodes de James Bond - le premier en 1953 :
    Casino Royale. Mêlant aventures exotiques, intrigues parfois absurdes, "méchants" invraisemblables, torture, sadomasochisme, séduction et sexe, le genre est totalement renouvelé et séduit un public de plus en plus nombreux. Dès la fin des années soixante, James Bond est un produit d'exportation majeur, un élément du "Soft Power" : il contribue, au même titre pourrait-on dire que la monarchie, au prestige mondial du Royaume-Uni. Son influence est telle que, dans le contexte de la guerre froide, l'on en vient à se demander s'il n'a pas même influencé la politique étrangère de l'Angleterre et des États-Unis...
    Christian Destremau, fort de sa grande connaissance de la culture britannique, brosse avec maestria le portrait intime de ce génie créateur dont le héros, d'épisode en épisode, continue à fasciner des millions de personnes.

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    De la gloire à la chute, le roman-vrai de Napoléon
    Un an après son magistral Bonaparte, publié en 1967, André Castelot offre un Napoléon tout aussi accompli. Alternant récits haletants, portraits fouillés et descriptions vécues des lieux de mémoire et champs de bataille de l'épopée, le grand écrivain nous entraîne de la gloire de l'Empire au couchant de Sainte-Hélène, du soleil d'Austerlitz à la nuit de Waterloo, avec une grâce d'écriture qui a fait sa réputation. Le grand récit d'une des vies les plus romanesques de l'histoire.

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    Pierre le Grand ou la naissance de la Russie moderne.Pierre le Grand est une des figures les plus extraordinaires de l'histoire de la Russie. Né en 1672, tsar de 1682 à 1725, il a modernisé son empire à marche forcée, réformé tout à la fois l'armée, l'État et l'Église, créé de toutes pièces une marine de guerre et initié une véritable révolution culturelle dont la Russie actuelle est l'héritière. Parmi les premiers chefs d'État à nourrir une vision géopolitique globale, il a porté ses ambitions conquérantes vers la mer Noire et la Baltique, mais aussi vers la Sibérie, l'Asie centrale et la Perse, et jusqu'à l'Inde et l'Amérique du Nord.
    Thierry Sarmant, d'une plume brillante et passionnée, s'appuyant sur les travaux les plus récents des chercheurs russes, allemands, français et anglo-saxons, brosse avec brio la vie de ce géant bâtisseur - dont Saint-Pétersbourg reste assurément le plus bel écrin - en le confrontant notamment à ses " collègues monarques " à la charnière des xviie et xviiie siècles, Louis XIV, Guillaume d'Orange ou encore Frédéric-Guillaume de Prusse. Ce faisant, il s'interroge aussi bien sur les troubles de l'identité russe que sur les ressorts de l'occidentalisation du monde et livre une biographie de haut vol appelée à demeurer une référence incontournable.

  • La destinée hors du commun d'un personnage digne de la plume de Balzac, qui dirigea un moment la France et contribua à la faire entrer dans la modernité.
    Il est jeune, beau, brillant, charmeur. Au lendemain des Cent-Jours, à 35 ans, alors qu'il a servi la famille impériale, Elie Decazes accède au poste de préfet de Police de la Restauration. Quelques mois plus tard, devenu le favori de Louis XVIII, il est nommé ministre de la Police puis, après trois ans à ce poste stratégique, ministre de l'Intérieur. Il est alors l'homme le plus puissant de France et, à 39 ans, devient fin 1819 un des plus jeunes présidents du Conseil de l'Histoire. Mais la faveur du roi, de même que la volonté de gouverner la France au centre en rejetant les extrêmes lui attirent des haines profondes. L'assassinat du duc de Berry provoque sa chute. À moins de 40 ans, nanti d'un titre ducal, il quitte le pouvoir pour ne plus jamais l'exercer.
    Commence alors la deuxième partie d'une vie, celle d'un grand notable, qui le mène jusqu'à 80 ans. Brièvement ambassadeur à Londres, il devient un pair de France influent sous la Restauration et la monarchie de Juillet. Grand référendaire de la chambre des pairs, il préside aux travaux qui donnent au palais du Luxembourg et à son jardin leur aspect d'aujourd'hui. Épris de nouveautés, il multiplie les expériences agricoles et se lance dans l'aventure industrielle avec l'exploitation des forges de l'Aveyron qui vont donner naissance à Decazeville. Lui qui est également le Souverain grand commandeur de la deuxième obédience maçonnique française, celle du rite écossais ancien et accepté, meurt accidentellement au terme d'une vie dont Balzac, à qui il a inspiré plus d'un personnage, aurait pu écrire le roman.
    Ignorée de ses rares biographes qui ne se sont intéressés qu'à sa relation particulière à Louis XVIII, la vie du dernier favori est ici restituée dans toute sa richesse et sa complexité. Elle est somme toute celle d'un jeune roturier du Libournais qui devient un duc et pair, d'un petit juge originaire qui devient homme d'État, d'un propriétaire terrien qui devient industriel.

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    LA biographie passionnée de Bonaparte par un maître de l'écriture historique.
    Publiée en 1967, dans la perspective du bicentenaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, cette superbe biographie reste une référence qui offre un rare bonheur de lecture. Elle le doit à la richesse de son information - André Castelot a visité l'essentiel des lieux de mémoire et champs de bataille qu'il dépeint - et à la qualité universellement saluée de son style. De l'enfance corse au sacre du 2 décembre 1804 en passant par l'Italie et l'Égypte, le grand écrivain nous entraîne au galop sur les traces d'une des vies les plus exceptionnelles de l'histoire.

  • Néron, l'empereur esthète et criminel.Lucius Domitius Ahenobarbus est né le 15 décembre 37 à Antium et mort le 9 juin 68 à Rome. Plus connu sous le nom de Néron, il est le cinquième et dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne. Prince poète, chanteur et musicien, organisateur de célébrations sportives et artistiques, il cultive un grand sens esthétique. Cependant sa sensibilité n'efface en rien son autre facette : celle d'un despote cruel, matricide et pyromane.
    Durant des siècles, Néron a été l'emblème du crime et de la perversité, si bien qu'il est difficile pour les historiens d'en établir une autre image. Faut-il alors, comme Suétone, s'en tenir à un portrait à charge ? Spécialiste de l'Antiquité romaine, Catherine Salles démêle la vérité de la légende et dresse avec talent, dans cette biographie sans complaisance, le portrait d'un empereur qui, derrière le mythe, demeure aujourd'hui encore largement méconnu.

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    La dernière impératrice du Vietnam : des mondanités à l'exil français.Pour quelle raison la tombe de la dernière impératrice du Vietnam se trouve-t-elle à Chabrignac, un petit village de Corrèze ? Pour lever ce mystère, l'historien François Joyaux, fort de sa connaissance de l'Extrême-Orient, dont il est l'un des meilleurs spécialistes, se fait enquêteur et remonte le fil d'une vie dont le destin est lié à celui de l'Indochine.
    L'impératrice Nam Phuong naît en 1913, dans l'ancienne Cochinchine française, d'une famille riche et profondément catholique. À 20 ans, elle épouse l'empereur Bao Daï et obtient, en dépit des traditions annamites, un mariage catholique et un statut d'épouse unique. À ses côtés, elle travaille à la modernisation politique et sociale du pays, notamment en favorisant l'accès à l'éducation et le travail des femmes. Mais cette ambition se heurte bientôt aux malheurs de la guerre, de l'occupation japonaise et de la révolution communiste. En 1947, elle se réfugie sur la Côte d'Azur avec ses cinq enfants et son mari bientôt devenu chef de l'État vietnamien. Mais pourquoi alors se retirer subitement dans un village éloigné de tout ?
    François Joyaux met en lumière avec talent la vie aussi extraordinaire que tragique de la dernière impératrice du Vietnam, et fait renaître sous sa plume l'histoire d'un empire aujourd'hui disparu.

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    La première biographie en français du feld-maréchal von Rundstedt, "le dernier Prussien" au service d'Hitler.Son nom apparaît dans tous les livres ayant trait à la Seconde Guerre mondiale en Europe, pourtant il est sans doute le moins connu des grands généraux de la Wehrmacht. Gerd von Rundstedt (1875-1953), aristocrate prussien, ancien combattant de la Grande Guerre et doyen des forces armées allemandes, prit part aux principales campagnes européennes du conflit, à la fois comme concepteur et exécutant des plans d'invasion : la Pologne en 1939, c'est lui. La France en 1940, c'est lui également, en partie, de même que la Russie en 1941. La suite de sa carrière fut plus difficile : Rundstedt, qui préféra détourner les yeux des atrocités commises dans les territoires occupés, fut retiré du front de l'Est à la fin de l'année 1941 pour avoir désobéi à un ordre direct du Führer. En poste en France à partir de 1942, il est mis à pied une deuxième fois pour n'avoir pas su redresser la situation après le Débarquement. Rappelé à la fin de l'été 1944, il préside la cour d'honneur militaire devant laquelle comparaissent nombre de ses pairs complices de l'attentat du 20 juillet contre Hitler et assiste en spectateur à la bataille des Ardennes, qualifiée trop souvent, à tort, d'" offensive Rundstedt ". Démis enfin de ses fonctions en mars 1945 - il échoua à empêcher le franchissement du Rhin par les ennemis du Reich -, il est arrêté par les Américains en Bavière où, fatigué et perclus de rhumatismes, il suivait une cure.
    Laurent Schang narre ici avec talent la grandeur et les misères du doyen de la Wehrmacht, ce Prussien, peut-être trop prussien, pour qui l'honneur de servir l'emportait sur toute autre considération.

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    La première biographie du dauphin d'Hitler.Le dossier Hess figure en première place sur la liste des grandes " énigmes " historiques avec la mort de Napoléon, le secret du Masque de fer ou l'assassinat du président Kennedy...
    S'appuyant sur des archives britanniques et allemandes inédites, une bibliographie exhaustive et une connaissance fine des services secrets et des arcanes de la Seconde Guerre mondiale, Pierre Servent livre la première biographie en français du dauphin d'Hitler. Elle tord le cou à toute une série de théories complotistes qui s'attachent à ce personnage étrange et féru d'occultisme dont la légende noire est née un soir de mai 1941, lorsqu'il est tombé du ciel sur le sol écossais, un rameau d'olivier à la main.
    Et d'abord, quelle était la nature exacte de sa relation avec Hitler, dont il fut l'un des premiers et plus proches compagnons ? Quel était son rôle précis au sein du IIIe Reich ? Hitler a-t-il encouragé en secret cette incroyable tentative de paix avec Albion ? L'homme est-il le " fou " que l'on a décrit à Nuremberg ? A-t-il caché des " secrets " jusqu'à sa mort à 93 ans dans la prison de Spandau ? Enfin, s'est-il suicidé ou a-t-il été " suicidé " car il en savait trop ? Ces questions, parmi beaucoup d'autres, trouvent enfin leur réponse dans ce livre captivant - enquête biographique écrite d'une plume alerte qui convoque témoins et documents pour restituer toute la vérité sur un des personnages les plus énigmatiques du IIIe Reich.

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