Marivole Éditions

  • Dans le village, tout le monde l'appelait la petite Fadette parce qu'elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. La famille Barbeau était une famille de paysans respectée dans les environs. La mère Barbeau avait eu des « bessons », c'est-à-dire deux jumeaux : Landry et Sylvinet. Landry tomba amoureux de Fadette. Mais l'amour d'une sorcière était mal vu dans une famille de paysans respectables, et il rendit malade de jalousie Sylvinet, l'autre « besson ». Après La mare au diable, et François le Champi, La Petite Fadette est le troisième roman rustique de George Sand. Très attentive à la vie des paysans du Berry, elle décrit le folklore, et fait l'apologie de la société champêtre.

  • Voyage avec un âne dans les Cévennes, en anglais Travels with a Donkey in the Cévennes est un récit de voyage de l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson, paru en 1879. C'est une peine de coeur qui pousse le jeune écrivain de 28 ans à s'engager dans cette aventure. Dans son livre, il relate sa randonnée entreprise en automne 1878 : la traversée des Cévennes à pied. Parti du Monastier en Haute-Loire et cheminant vers le sud, il traverse toute la Lozère pour atteindre douze jours après Saint-Jean-du-Gard, au terme d'un périple de 195 km. Son unique compagnon est l'ânesse Modestine. Il conte ses rencontres avec les gens du pays, décrit les villages traversés et rappelle l'histoire de la région. Ce livre est sans doute la plus belle « photographie écrite » du Velay, du Gévaudan et des Cévennes au XIXe siècle. L'itinéraire qu'il a suivi est désormais intégré au réseau des chemins de grande randonnée sous le nom de GR 70, appelé le « chemin de Stevenson ».

  • Pierre Loti, dans son roman Ramuntcho, publié en 1892, décrit un Pays basque traditionnel et presque caricatural, au grand dépit de certains défenseurs de l'identité basque. Pourtant, Pierre Loti dépeint avec talent l'âme et le pays basques, et ce livre en est devenu un ouvrage emblématique. Ramuntcho, contrebandier, aime Gracieuse. Gracieuse aime Ramuntcho et lui promet de l'épouser quand il reviendra du service militaire. Seulement, la séparation dure trois ans, pendant lesquels la mère de Gracieuse se déchaîne : plutôt que de la donner au fils de Franchita, elle préfère l'enfermer au couvent. D'un couvent, ne peut-on sortir ? Projet sacrilège mais bien tentant pour un amoureux, un enlèvement qui sera manqué... On retrouve là la veine littéraire de Pierre Loti. C'est une histoire d'amour un peu triste, mais aussi d'aventure, dans un décor unique : le Pays basque, terre d'adoption de l'auteur qui vécut à Sare et mourut à Hendaye. Une région particulière où les jeunes gens dansent, jouent de la pelote et font de temps en temps de la contrebande. La description du Pays basque est pour beaucoup dans l'immense succès de Ramuntcho. Le lecteur d'aujourd'hui prendra un grand plaisir à lire cette histoire très forte de la conquête et de la perte d'un paradis perdu.

  • Fils de métayers, Jacquou doit faire face aux rudes conditions de vie des paysans du XIXe siècle ; sa famille est exploitée par le comte de Nansac. À la suite du meurtre de Laborie, régisseur du château, Martissou, le père de Jacquou, est condamné aux galères où il meurt. Sa mère décède également peu de temps après. Jacquou va alors connaître la faim, le froid, le malheur et la tyrannie du comte de Nansac. Orphelin, il est recueilli par le curé Bonnal qui s'occupe de son éducation. Jacquou est un garçon plein d'énergie. Il connait parfaitement la nature de son coin de Périgord. Il va devenir un adulte fort, déterminé et séduisant, bien décidé à combattre l'injustice dont sa famille a été victime, il va se venger du comte de Nansac et démontrer qu'un pauvre croquant n'est pas dépourvu ni de courage ni de grandeur.

  • Dans le village de Saint-Ambroise, que l'auteur a situé dans le bocage vendéen, Madeleine Clarandeau est engagée comme servante par Michel Corbier, de la ferme des Moulinettes. Corbier est veuf et a deux enfants. Peu à peu, Madeleine va gagner une place prépondérante dans l'éducation des deux enfants et le travail à la ferme des Moulinettes. Elle pourrait continuer à leur servir de mère, mais un jour débarque une jeune fille, Violette, qui finira par épouser Corbier et chassera Madeleine de la ferme. Un roman social noir sur la vie d'une nourrice dévouée minée par l'ingratitude de ses maîtres. Un témoignage admirable de la vie en Vendée à cette époque.

  • Les Gardiennes nous dépeint la vie dans les campagnes durant la première guerre mondiale.
    Pendant que les hommes sont au front, la France essentiellement rurale doit s'organiser. Ce sont les femmes, les enfants et les vieillards qui se mobilisent donc en attendant le retour des hommes décimés par les combats. Les Gardiennes sont à la tâche : la grande Hortense, Solange, Francine, Léa... doivent administrer leurs domaines en attendant le retour de la paix.

  • En ce début de XIXe siècle, nombreux sont les défis qui attendent la fille des Chapelin, Jeanne. Mariée à un laboureur, elle s'installe loin de Louvet, dans le petit village de Nohant, en Berry, là où précisément habite une certaine Aurore Dudevant qui deviendra la romancière George Sand. Amie de la célèbre écrivaine, Jeanne a la chance unique de fréquenter les plus grands artistes du XIXe siècle : Musset, Delacroix, Chopin, Flaubert... et de découvrir la femme de lettres sous un jour nouveau. Tout aurait pu être paisible. Hélas, c'était sans compter sur la présence troublante du duc Louis-Alexandre de Nuys qui n'a rien oublié des vieilles querelles de famille... Ce nouvel opus, qui peut se lire de manière indépendante des précédents, transporte le lecteur dans un XIXe siècle étonnant, où se mêlent arts et révolutions : on y croise tour à tour des écrivains, des artistes, mais aussi des révolutionnaires et des hommes politiques comme Napoléon III.

  • Marianna

    Jules Sandeau


    Quelques années avant qu'il n'écrive ce livre, Jules Sandeau avait connu une femme, voilée d'un pseudonyme maintenant immortel. Elles était entrée dans la carrière des lettres, en tenant à la main un livre intitulé Indiana. C'était une formidable satire contre le mariage. Marianna, c'est un portrait de George Sand ! Ce roman fut écrit en 1839 quelques années après la rupture de Jules Sandeau avec George Sand. La romancière était déjà apparue dans d'autres oeuvres, de manière plus ou moins voilée, mais c'est Marianna qui offre le portrait le plus fin et le plus perspicace de George Sand. C'est également ce roman qui permet à Jules Sandeau d'ébaucher la théorie morale qui soustend son oeuvre et qui démontre que la passion est fatale et n'apporte que malheur et désespoir.

  • Chaque jour, les journaux regorgent d'histoires concernant les êtres que nous sommes. Elles sont, a priori, anodines mais elles recèlent, en elles-mêmes, les aléas de nos propres existences. Elles paraissent ordinaires et pourtant, par on ne sait quelle volonté d'un mystérieux et puissant maître du destin, elles basculent souvent dans l'extraordinaire. Ces faits divers, puisqu'il s'agit de cela, expriment, selon le poète Charles Baudelaire, « l'absurde qui s'installe dans l'intelligence pour la gouverner avec une épouvantable logique ». Et puis, il y a la réalité : ils relatent tous la magie des exceptions de la vie ! Dramatiques, tragiques, burlesques, étonnantes, magnifiques et poétiques, ces contingences offrent à celui et à celle qui sait s'émerveiller des choses de la vie l'occasion de méditer sur la fragile condition humaine. Dans son étude sur le fait divers (Essais critiques) le philosophe et sémiologue Roland Barthes démontre que celui-ci, « en dépit de son aspect futile et souvent extravagant, porte sur des problèmes fondamentaux, permanents et universels : la vie, la mort, l'amour, la haine (...) la destinée. » C'est dire si ce genre d'information que Barthes qualifie « d'immanente » s'apparente, à la nouvelle et au conte. Ainsi, dans ces Archives de l'insolite, Éric Yung a puisé l'inspiration dans des centaines d'articles de la presse nationale et régionale et, par la force du récit, les présente sous forme de chroniques dont les sujets dépassent l'entendement. Certaines d'entre-elles paraissent même incroyables. Pourtant, toutes ces histoires sont vraies.

  • Histoires de grands ou petits gibiers, histoires de bêtes à plumes ou de bêtes à poils... Alain Philippe, journaliste cynégétique, nous livre ici une soixantaine de nouvelles qui rapportent des personnages hauts en couleur, des aventures surprenantes, insolites comme par exemple Johnny Hallyday croisé à la fin d'une partie de chasse en 1978. Un régal pour les chasseurs comme pour les non chasseurs, amateur d'une nature authentique.

  • Mai 1968, alors que les premiers élans révolutionnaires échauffent le Quartier latin, Armand, jeune homme solitaire, survit mystérieusement à une mort violente. Un vieil homme lui redonne goût à la vie et lui offre la possibilité de revenir la veille de chaque journée pour en changer son cours. Armand comprend qu'il peut ainsi influencer le destin des autres et même l'Histoire, au cours de cette période particulièrement tumultueuse... jusqu'à une limite qu'il ne tarde pas à franchir.

    Armand se reconstruit et découvre le passé ombrageux de sa famille, la France étudiante et l'amour. Sa passion pour une jolie lycéenne au caractère volcanique l'entraînera au-delà de la raison dans les souterrains clandestins du métro, puis loin des frontières de son pays.

  • Il s'agit de l'histoire de Sonia, orpheline de mère et fille de Samuel Breldzerovsky, ancien sergent du tsar Nicolas II Aleksandrovitch, exilé Russe d'origine juive venu s'installer à Belfort au début du XXe siècle. Sonia traverse le demi-siècle et ses deux guerres, en faisant les mauvais choix, persuadée pourtant qu'elle faisait les bons. On suit son parcours social chaotique, entre son amie Mathilde Grunbaum qu'elle envie, le pâle Joseph Lentz qu'elle épouse à défaut de son frère, le brillant Victor, et leurs enfants Boris et Mathilde, alias Hélène. Elle place en Boris les espoirs de réussite sociale qu'elle n'a pu réaliser. Boris entre au Conservatoire et devient violoniste, mais à une carrière de virtuose il préfère la sécurité d'un simple musicien d'orchestre. Une fresque familiale et sociale acide et sans concession, où sont évoqués au passage les petits métiers et les grandes ambitions déçues, dans cette ville de Belfort que l'auteur connaît bien, pour y être né. Dans une langue épurée et un traitement sans concession de ses personnages, Gerber a écrit là un roman que l'on pourrait qualifier de naturaliste, sur lequel plane les univers littéraires de Maupassant ou de Flaubert de L'Éducation sentimentale.

  • Dans ce recueil de récits, des Hébreux à Élisabeth II, de Philippe le Bel à Robespierre, de Catherine de Médicis à Gambetta ou de Vidocq à Che Guevara, l'historien Michel Benoit nous entraîne dans une multitude d'histoires qui ont participé à la grande Histoire. L'auteur questionne, explique, induit à la réflexion pour mieux comprendre les faits, l'implication de ces hommes qui ont laissé une trace dans le passé de l'humanité pour mieux appréhender le présent, voire le futur. Dans ce livre, tout est précision jusqu'aux déroulements de certains faits et vous entrerez dans l'ambiance de la scène comme si vous assistiez à la mort de Ravaillac, à la montée au bûcher des Templiers ou encore à la condamnation de Danton. Ainsi, au travers de ces intrigues, ces empoisonnements, ces tactiques politiques, ces complots, ces cupidités et cette soif de pouvoir, Michel Benoit vous relate avec habilité des récits qui vous tiendront en haleine à travers ces petites anecdotes et ces faits majeurs de la petite histoire qui font la grande Histoire.


  • Il était une fois... Moi ! Alice ! jeune femme douce et timide dans la trentaine (on ne demande JAMAIS son âge exact à une femme !). Célibataire. 90/60/90 (enfin, à peu près... à la louche quoi ! à la bonne grosse louche !). De loin et sans lunettes, on me dit que je ressemble assez à Émily Blunt... Heureuse propriétaire d'un chien-saucisse et de deux perruches. Je demeure en pleine campagne berrichonne où je tiens le restaurant familial depuis que maman (contrainte et forcée) m'a passé la main. Je bous souvent intérieurement et je ne sais pas pourquoi je n'arrive jamais à me lâcher ! C'est un peu comme si le chanteur de Kiss était coincé dans le corps d'Édith Piaf ou comme si on voulait apprendre à mordre à un ours en peluche. Je ne suis donc ni une princesse de conte de fées ni une icône mode du XXIe siècle à la Kim Kardashian, vous l'aurez peut-être remarqué... Ainsi, commence « l'histoire de ma vie » ! Jusqu'ici, je me suis toujours évertuée à ne pas me montrer trop gourmande et j'ai goûté, avec parcimonie, aux plaisirs de la vie. Mais, un jour, mon petit château de convenances et de solitudes s'est envolé aux quatre vents... tout ça à cause d'un food-truck installé devant ma porte et de son séduisant propriétaire !

  • Landru

    Michel Malherbe

    Henri Désiré Landru. Ce petit bonhomme, presque insignifiant, au dos un peu voûté et dont la calvitie bien avancée contraste avec une éclatante barbe abondamment fournie, sera cependant un véritable bourreau des coeurs et un redoutable tueur en série de la Belle Époque... Rien dans ce personnage pour le moins controversé n'évoque immédiatement la personnalité criminelle d'un grand prédateur. Et pourtant ! Ses proies préférées seront des veuves de guerre ou des femmes ayant quelques minces économies. Car Henri Désiré Landru fut, n'en doutons pas, un redoutable séducteur et un amant de qualité, s'il faut en croire les témoignages de quelques rares rescapées ! Pas moins de dix femmes et un jeune homme vont tomber entre les griffes du monstre au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Onze est le nombre de victimes officiellement recensées, mais on s'accorde à penser que ces malheureuses femmes seraient bien plus nombreuses en réalité ! Ces personnes, dont les corps furent vraisemblablement découpés en petits morceaux avant d'être incinérés dans la cheminée de Vernouillet ou la cuisinière à charbon de Gambais, sont à rapprocher des 283 conquêtes féminines levées et parfois même chaleureusement aimées par Henri Désiré Landru... Après un procès aussi atypique que médiatique, en novembre 1921, il sera exécuté à Versailles en février de l'année suivante. Mais, faute d'aveux et de preuves matérielles, aucun corps n'ayant été découvert à ce jour, il subsiste - plus de cent ans plus tard - bien des doutes et des interrogations. Une folle pensée vient alors à l'esprit : et si Landru était réellement innocent des onze crimes reprochés ? Pour la réalisation de cet ouvrage, l'auteur a repris entièrement l'enquête initiale sur la base de l'énorme procédure de l'époque, bien incomplète et parfois à la limite des règles du droit ! Il a ainsi fait quelques découvertes bien surprenantes...


  • Jacques a toujours dit qu'un jour il partirait « Tout droit devant », conscient qu'il ne le ferait jamais. Pourtant, un jour différent des autres, incapable de supporter plus longtemps une vie conjugale impossible, il part sous la pluie en direction du sud.
    À bout de force, il se réfugie dans une grande maison, chez Mathilde, une dame mystérieuse qui l'envoute et le prive progressivement de toutes ses défenses... Un homme, malade, dont il a remarqué la présence est finalement étouffé dans son lit. Jacques inconscient se réveille, dans une chambre auprès de Mathilde sans le moindre souvenir. Elle l'accuse du meurtre de son mari. « Il a basculé dans un autre monde délicatement irréel, abandonnant toute forme de raison, aujourd'hui, il en est convaincu, il a cédé sans pouvoir résister à une tentation fatale... »
    A-t-il été victime du seul pouvoir de séduction de Mathilde à la manière du chant clair des sirènes attirant les marins ou d'une substance discrètement administrée par son hôtesse ? Jacques reprend sa fuite mais tombe rapidement dans les mailles de la Justice et comme si cela ne suffisait pas, il apprend qu'il est atteint d'une maladie grave qui risque de l'emporter très vite...
    Laquelle de ces deux fatalités l'emportera ? Et si en attendant il réapprenait à vivre et à aimer ?

  • Femme de robe

    Michele Dassas

    « Robe sur robe ne vaut », voilà comment un grand nombre de ses confrères avocats accueillirent la prestation de la première femme à avoir plaidé. Les railleries, le mépris traduisaient l'angoisse des hommes de voir des représentantes du sexe dit faible, accéder à des fonctions qui leur étaient jusqu'alors exclusivement réservées. Combien avait-elle dû se battre, Jeanne Chauvin, avant de pouvoir enfin prêter serment, trois ans après avoir essuyé un humiliant refus, alors qu'elle était pourtant munie de tous les diplômes nécessaires ! Femme de robe retrace le parcours de cette femme remarquable, ses combats, son humanité, ses espoirs. Aux côtés d'une mère d'exception et d'un frère, aussi déterminé qu'elle, qui fut député de Seine-et-Marne, et secrétaire du Grand Orient, Jeanne laisse le souvenir d'une femme digne, résolue, charismatique, une pionnière éprise d'équité. Mais Femme de robe est aussi un roman qui, au-delà des faits historiques, ressuscite une Jeanne plus intime, avec ses passions et sa sensibilité toute féminine.

  • « Peau de lapin », c'est le surnom qu'on donnait chez nous, à Sancoins, au peillerot du village. Le peillerot, vous savez, cet homme qui passait dans les rues de chaque village soit avec une carriole attelée, soit avec un triporteur à moteur ou encore avec une 203 plateau selon les époques, pour ramasser les peaux d'animaux, les ballots de vieux chiffons ou encore la ferraille en criant : « Peau de lapin ! Peau ! » Si au siècle dernier chaque village voyait déambuler le sien, Lucien, le nôtre à Sancoins, eut une vie tellement riche en péripéties de toutes sortes qu'elle méritait bien que je lui consacre... Un roman ! L'idée ne m'est pas venue comme ça, du jour au lendemain. Ce fut un jour de dédicace dans ma ville de coeur que je vis apparaître Marie-Jeanne, la fille de notre peillerot. Elle prit son courage à deux mains pour me demander si je me souvenais de son papa, et si je serais intéressé pour en relater l'histoire. Après l'avoir entendue toute une journée, l'idée me sembla formidable à tel point que j'en ai fait... Un roman biographique. Tout ce qui est relaté dans cette histoire a été vérifié et approuvé par Marie-Jeanne.

  • Le XIXe siècle voit naître le roman tel que nous le connaissons aujourd'hui. Auparavant, il était considéré comme un art mineur, un « fourre-tout » inférieur à la poésie et au théâtre, dont la codification était jalousement défendue par les « Classiques ». Sous l'effet d'une alphabétisation croissante, la littérature, réservée jusqu'alors à une élite, va s'adapter à un nouveau public. La place des écrivains dans la société ira alors grandissante : qu'ils soient considérés comme des faiseurs d'opinion, des leaders politiques, voire des symboles vivants, le peuple se reconnaît en eux. C'est l'avènement du sacerdoce de l'écrivain. De son côté, l'école célèbre la figure de l'écrivain comme celle d'un grand homme. Ainsi, le XIXe siècle va offrir au public des oeuvres inoubliables (Madame Bovary, Notre Dame de Paris, La Mare au diable, Le Rouge et le Noir, etc.) devenus de grands classiques lus et relus génération après génération. Pour raconter l'invention du grand écrivain et visiter les coulisses de la création littéraire, Joseph Vebret convoque tour à tour Stendhal, Victor Hugo, Charles Dickens, Alexandre Dumas père et fils, Edgar Allan Poe, Honoré de Balzac, Émile Zola, Gustave Flaubert, Louise Colet, Charles Baudelaire, Eugène Sue, Jules Verne, George Sand, Léon Tolstoï, Lewis Wallace, Guy de Maupassant, Arthur Conan Doyle, Oscar Wilde, Edith Wharton, Gaston Leroux, Virginia Woolf et bien d'autres qui apparaissent en second plan. C'est tout le XIXe siècle qui défile sous la plume de Joseph Vebret, tant politique, social que littéraire.

  • « Berlaudiot », c'est le nom qu'on donne par chez nous à l'idiot du village. Si on y adjoint le qualificatif de « petit », ça devient alors moins péjoratif, plus affectueux. Bernard, petit garçon « différent », va devoir composer avec une époque et un environnement de « gens normaux ». Il va traverser les années 50, 60 et 70 à Sancoins, son village. Confronté à toutes les évolutions dues au « progrès », il vivra aussi quelques drames qui traceront le fil de son existence. Si les situations géographiques et temporelles se révèlent rigoureusement exactes, émaillées de quelques personnages réels ayant traversé cette époque, l'histoire, elle, est totalement imaginaire, et sert essentiellement à évoquer la douceur de vivre le long de l'Aubois au cours de ces années bénies.

  • Début XXe, Amélia, jeune et riche héritière de vignerons français doit fuir le Brésil, sa terre natale, pour rejoindre le berceau familial au sein duquel elle compte bien s'accomplir. Rio, Cayenne, Issoudun, Paris, Londres, Phnom-Penh...
    De péripétie en péripétie, elle s'embarque dans le tourbillon libéré et tragique de la Belle Époque, frappée de modernisme galopant. Son destin extraordinaire l'entraîne au pinacle d'un monde pailleté puis dans les caniveaux d'une société cynique où les codes s'appellent argent, corruption, cupidité, luxure...
    Artiste ou femme d'affaires, pourra-t-elle dompter la fatalité ? Troisième volet de la saga familiale Les Vignes de l'exil, Amélia se lit aussi comme un roman indépendant. L'histoire, à la fois pétillante et grave, dépayse, interpelle.
    Ce roman s'aventure au passé lointain d'une très vieille intrigue, mais transporte aussi aux confins de l'amour, un amour longtemps refoulé qui n'en soufflera pas moins son dernier mot.

  • Des années 1750, au cours desquelles les Lumières s'affirment, jusqu'aux grondements de la Révolution de 1789, c'est une série de transformations sans précédent que les Chapelin, famille de paysans, et les de Nuys, comtes et aristocrates, devront affronter. Le jeune Antoine Chapelin, fils du paysan Martin, découvre les guerres du Canada et l'éducation des Lumières - en agronomie comme en politique. Le comte Louis de Nuys, pour sa part, rêve de gloire... En ces temps où les idées des Lumières révolutionnent les esprits et où la monarchie s'affaisse, les deux héros voient leur destinée se croiser pour le pire. Cette fresque historique, qui se lit d'une traite, fait suite au précédent tome, Le Temps des blés.


  • « Enfants pendant l'occupation, nous rêvions de devenir des maquisards mais quelques années plus tard c'est la guerre d'Algérie qui nous a cueillis, à peine sortis de l'adolescence. Nous nous sommes retrouvés un fusil dans les mains pour combattre ceux qui se battaient pour leur liberté. Je me suis senti alors trahi par ma patrie, celle qui avait combattu les nazis. J'ai eu à plusieurs reprises l'envie de m'échapper de cet enfer, je ne l'ai pas fait car ce cauchemar m'a permis de mieux découvrir l'existence et la solidité de mes racines. C'étaient des souvenirs de bonheur et d'humour, c'étaient mes jeunes années, ma famille et mon terroir qui s'accrochaient à moi pour me retenir, pour me dire qu'il ne me fallait pas tout détruire. J'ai compris alors que mes idées - pourtant très justes - ne me donnaient pas tous les droits. »

  • Qui se souvient encore de Madeleine Sologne ? Son nom n'évoque souvent qu'un arrêt de train à la gare de La Ferté-Saint-Aubin devant l'espace baptisé en son honneur. Et cependant en 1943, elle connut la gloire aux côtés de Jean Marais dans L'Éternel Retour de Jean Cocteau. Le couple mythique symbolisait alors la résistance face à l'occupant. Adulée par toute une jeunesse qui imita sa coiffure, longue mèche blonde tombant sur le front, Madeleine Sologne gagnait sa place dans la famille des grandes actrices. Elle était à l'apogée de sa carrière. Ainsi se trouvait réalisée la prophétie qu'un baladin avait faite, à la jeune Madeleine et à son amie d'enfance, Renée quelque vingt ans auparavant. Si cette dernière, pourtant talentueuse et animée de rêves, allait suivre une voie toute différente et semée d'embûches, chacune devait savourer un jour, à sa façon, son heure de gloire.
    Deux parcours de femmes aux fortes personnalités, aux destins à la fois divergents et entremêlés, indissociables... Une réflexion sur le bonheur et la renommée, sur la vanité des entreprises humaines, et le temps qui passe et efface, telle une puissante vague, les mots gravés sur le sable...

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