FeniXX réédition numérique (Table ronde)

  • Nées avec l'humanité, cultivées en secret malgré l'opposition du clergé, les superstitions se sont révélées indéracinables. Dans une première partie sont retracées les origines de nombreuses superstitions, apportant anecdotes historiques et littéraires, puis treize superstitions universelles sont présentées : toucher du bois, le chiffre 13, le fer à cheval, etc.

  • Explore avec humour et clairvoyance les bienfaits de l'amitié chez les femmes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Et si votre meilleure amie était une baleine ? C'est ce qui arrive ici à Justine et M. Blanchard, sous le Directoire. Elle, cétacé de 20 mètres et 80 tonnes, mystérieusement surgie dans l'estuaire du Havre. Lui, pionnier des montgolfières (son poids n'est pas précisé). Le 17 vendémiaire de l'an VIII, la rencontre a lieu : Roméo Blanchard et Justine ne se quitteront plus, jusqu'à la mort de la belle nageuse. Histoire vraie (eh oui !), fantaisie gargantuesque, parabole à tiroirs, Odyssée délirante ; ce stupéfiant roman n'est ni zoophile ni lubrique. En fait, c'est un chant d'amour cosmique : la baleine est ici mythe et mère, comme la vache sacrée des hindous.

  • La Nuit des autres, c'est le titre du dernier roman d'Aubin Corbier, écrivain normand célèbre, originaire de Marville et disparu au début des années soixante-dix. Une association célébrant sa mémoire a été créée par un groupe d'admirateurs. Mais, coup sur coup, deux des membres les plus en vue meurent dans des conditions dramatiques et mystérieuses. Pour le commandant Dubreuil de la Police judiciaire de Rouen, chargé de l'enquête, l'affaire est simple. Sur la foi d'un témoignage accablant, il met rapidement un suspect en garde à vue : le libraire de Marville. Mais le capitaine Carole Riou est convaincu de son innocence. Elle suit d'autres pistes, notamment celle de la disparition du journal intime d'Aubin Corbier. Pour la première fois, les vies privée et professionnelle de Carole Riou se mêleront dans sa quête de la vérité. Confrontée à une violence impitoyable, à la folie et à la trahison, elle finira par trouver une réponse à ses questions dans les cendres d'une histoire d'amour brisé.

  • Je n'ai pas voulu ici raconter une histoire, moins encore mon histoire. J'ai cherché à rendre un sentiment qui m'a suivie pendant nombre d'années et qui se tapit encore, très caché - car on n'en guérit pas - derrière tous les autres : le sentiment d'exil. Il me semblait que ce malaise méritait d'être dit.

  • Après Le Trou et Les Yeux bridés, on retrouve le Viêt-nam dans ce livre bouleversant où les passions et les mystères de l'Asie envoûtent le lecteur.

  • « Il eut suffi qu'un des proconsuls ou des généraux chargés d'étoiles qui occupaient les résidences d'Outre-Mer se prononçât pour la poursuite de la lutte et il n'y aurait pas eu de Gaullisme... » « La Résistance, si on ne tenait pas compte des pseudo-résistants de novembre 1944, des Tartarins de sous-préfecture et des agents du double jeu, n'était le fait que d'une infime minorité... » « Une constante escalade dans l'invective, puis dans les coups, aggravée par l'intransigeance du Général et l'obstination du Maréchal, fit dériver de plus en plus loin les deux fractions de la France. » « L'institution de tribunaux d'exception est toujours exécrable. De Gaulle devait montrer à plusieurs reprises dans sa carrière un goût singulier pour cette caricature de justice. » « De Gaulle n'était pas candidat. « Vous me voyez, me dit-il, mettre mon chapeau dans ma petite armoire au vestiaire du Palais Bourbon ? » « Georges Bidault disait un jour en parlant du général : « Je n'ai jamais vu personne prendre autant de mouches avec du vinaigre ». » « En conseil des ministres, le général de Gaulle à M. Antoine Pinay : « M. le Ministre des Finances, cette question n'est pas de votre ressort ». - « Monsieur le Président, je suis solidaire de mes collègues et de tout le gouvernement. J'estime avoir le droit d'exposer mon point de vue. » - « Non, moi seul détermine la politique. » Sur quoi Antoine Pinay prit son fameux chapeau et s'en alla. » « Les conseils des ministres, tels que je les ai connus, ne sont qu'une figuration. Il n'y a pas de débat. Chacun parle à son tour, comme dans la petite classe. Le magister conclut d'un mot... »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce court récit, brutal et liquide, réclame du lecteur un certain courage. Non qu'il ne se laisse lire avec aisance car les phrases claires, rapides, dénoncent en Xavière un écrivain authentique auquel l'accent de la vérité - une vérité purulente - donne un talent fou, brûlant, mais parce que son sujet donne la nausée. On patauge dans l'ordure du sexe et la prostitution. René Vigo. La Vie judiciaire.

  • Le 9 octobre 1964, Jacques Laurent publiait son livre « Mauriac sous de Gaulle ». Le 6 février 1965, ce livre faisait l'objet d'une poursuite en offenses au Chef de l'État qui entraînait l'inculpation de MM. Laurent, Devay, Bolloré, Laudenbach. Le 8 octobre 1965, à la XVIIe Chambre correctionnelle, au Palais de Justice, l'huissier annonçait : Le Tribunal ! Président : M. Bracquemont, Procureur de la République : M. Charbonnier, Défenseurs : Bâtonnier Toulouse, Mes Jean-Marc Varaut et Verny, Témoins : les écrivains Mme Françoise Sagan, M. Jules Roy, Bernard Frank, J.-F. Revel, les éditeurs : Benjamin Arthaud, Président du Syndicat des Éditeurs, Bernard Privat, Directeur des éditions Grasset, Jérôme Lindon, Directeur des éditions de Minuit, les Hommes Politiques : Mitterand - Tixier-Vignancour - Marcilhacy. M. François Mauriac, cité, s'est récusé et a envoyé une lettre d'excuses. Au cours des débats qui ont duré deux jours, toute la carrière du Général de Gaulle a été évoquée et le droit de l'historien à dire la vérité a été défendu. Le jugement mis en délibéré a été rendu le 22 octobre. C'est, conformément à la loi qui l'autorise, le compte rendu intégral des débats qu'on trouvera dans ce volume.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Jésus n'est pas né il y a deux mille ans, mais juste après la seconde guerre mondiale, à Montpelier ou à Syracuse (États-Unis), d'une mère d'origine juive, Maria, et d'un père, Joseph, modeste garagiste. Sa vie n'a pas commencé dans les persécutions et la fuite, mais dans la joie de la paix retrouvée. À part un songe de Maria, sa venue au monde n'a été précédée d'aucun signe extraordinaire. Il n'a été ni un bon, ni un mauvais élève et quand il est entré à l'Université, il a même été un désinvolte étudiant avant de commencer à étonner son entourage par l'étrangeté de ses discours. Beau certes, il l'était, mais ce n'est pas seulement cette beauté qui frappait son audience. Le ton de sa voix, la force intérieure qui l'animait, le détachement total dans lequel il vivait, captivaient tous ceux qui avaient besoin d'entendre des paroles de paix, d'amour et de charité. Le malheur est que la société moderne n'a que faire de la paix, de l'amour, de la charité et de l'au-delà. Tout a été sans conséquence tant que Jésus n'a eu autour de lui que quelques disciples, John, son ami d'enfance, Marcos, Peter, Judes et de belles jeunes filles au corps frais et à l'âme enchantée : Raquel, Margaret, Nadalys. Mais le jour où des foules ont commencé à entendre la parole de Jésus, l'Ordre public a été troublé, et l'inéluctable est arrivé.

  • « Persuader les hommes qu'ils sont malheureux est une action infâme », a écrit Louis Pauwels dans sa « Lettre aux gens heureux ». Paul Sérant pense qu'il ne serait pas moins redoutable de les persuader qu'ils sont heureux, lorsqu'ils tournent le dos à ce que la vie peut offrir de meilleur. Beaucoup de choses ne vont pas si bien que cela aujourd'hui. Un quart de siècle après la victoire des démocraties, la paix reste précaire. La société de consommation n'assure pas l'égalité des chances. La jeunesse paye pour les erreurs de ses aînés. La religion traverse une crise qui émeut aussi bien les incroyants que les croyants. La transformation du monde compromet gravement l'équilibre naturel. Le progrès de l'inhumanité va parfois plus vite que celui de la science et de la technique. Les hommes ont donc le droit d'être inquiets. C'est ce que Paul Sérant a tenu à dire à Louis Pauwels en lui rappelant que si l'homme est fait pour le bonheur, ce bonheur est peut-être plus difficile que jamais dans un monde où tous les anciens éléments de stabilité disparaissent.

  • « L'éléphant dans la porcelaine » est le titre d'un article en forme de manifeste, publié dans le premier numéro de Matulu mensuel brûlot fondé par Michel Mourlet en 1971. L'Éléphant... est un animal à géométrie variable qui pointe ses défenses tous azimuts. Littérature, théâtre, cinéma, arts plastiques, politique, morale, philosophie sont abordés ici dans une vaste chronique s'étendant sur plus de quinze ans. Les années 60-80 resteront parmi les plus grises dans les annales de notre culture. L'immédiat après-guerre, avec les Sartre et les Camus, paraîtra luxuriant en comparaison. L'est soufflement d'une avant-garde sexagénaire et le non-sense partagent les moyens d'expression et de diffusion ; un piétonnement de godillots freudo-marxistes scande le rythme de pensée. Parallèlement, une scolastique très semblable à son ancêtre médiévale envahit la Sorbonne, étouffe les oeuvres du passé sous le lierre d'un verbalisme exsangue, épuisant d'avance toute vitalité créatrice. L'écriture tourne à vide et devient folle. L'Éléphant dans la porcelaine réunit les éléments d'un combat, d'abord mené dans la solitude (c'était après la démobilisation des « hussards »), puis peu à peu compris, encouragé. Matulu a ouvert la brèche dans laquelle s'engage l'Éléphant pour permettre le passage d'un courant d'idées maintenant irréversible. Ce courant, dont Roger Caillois, Georges Mathieu Raymond Abellio ont été parmi les premiers à souligner portée, postule qu'une Renaissance est possible.

  • A la lisière de l'Occident chrétien, en cette deuxième moitié du XIVe siècle, la Serbie dont les coutumes et les arts avaient été influencés par une reine française, Hélène d'Anjou, cousine germaine de Saint Louis, est un royaume heureux et prospère. Une infinité de détails et de scènes reconstitue la vie quotidienne de la cour du roi Lazar, de son épouse, la reine Militza et du peuple serbe. Ses richesses ne pouvaient qu'exciter la convoitise des envahisseurs venus d'Asie, les Ottomans. Conquérants de l'empire de Byzance, ils furent fortement marqués par sa civilisation réduite en esclavage. Les raffinements de la culture que nous voyons se déployer autour du sultan Mourat, contrastent avec la violence de la conquête et de l'oppression des peuples soumis. D'un côté et de l'autre se déchaînent la haine et l'amour, s'affrontent des personnages de souffrance et de vaillance, des fourbes et des ambitieux, apparaissent de hautes figures de femmes, se prépare la guerre sainte. Et c'est la bataille de Kossovo, « le champ des merles », le 15 juin 1389. Le roi Lazar et le sultan Mourat y trouvent, la mort, l'armée serbe est écrasée : la nuit ottomane tombe sur la Serbie et les Balkans pour plus de quatre siècles. Le nouveau sultan, Bajazet, surnommé « La Foudre », contraint la jeune princesse Olivéra, fille du roi défunt, à, l'épouser. Cette union, d'abord forcée puis muée en passion, est à l'image de la mortelle étreinte entre les chrétiens d'Orient et l'Islam. L'auteur, né en France de parents serbes, fait revivre l'épopée de ses ancêtres.

  • Le nouveau livre de Claude Popelin "La Corrida vue des coulisses" a la valeur d'un témoignage assez unique sur le monde de la Tauromachie. Introduit dès sa jeunesse dans le milieu des éleveurs et des toreros, pratiquant en amateur l'art du "toreo", l'auteur était mieux placé que quiconque pour commenter la réalité d'une tradition millénaire, dont l'actualité ne se dément point. Mêlant les souvenirs vécus aux enseignements que lui a valus son expérience passionnante, il éclaire les problèmes techniques, analyse les instincts des taureaux sur lesquels butent souvent les spectateurs, surprend dans leur intimité les artistes de l'arène les plus réputés. Cela l'amène à conduire son lecteur au coeur de l'Espagne, du Mexique et du Midi de la France, partout où s'entretient la coutume populaire, dont le spectacle de la corrida est l'expression publique. Il lui permet ainsi de mieux connaître ce dernier et, si le coeur lui en dit, de le mieux goûter. S'adressant au néophyte, il pense aussi à enrichir les connaissances de "l'aficionado" déjà accompli, tout en soulignant l'émotion caractéristique d'une lutte dans laquelle l'homme, avant de songer à vaincre un périlleux adversaire, doit nécessairement triompher des faiblesses inhérentes à sa nature de mortel.

  • A l'automne de la guerre d'Algérie, un journaliste revenait à Cherbourg après avoir été rappelé pendant un an comme officier de réserve. Au retour de cette expérience, où il avait appris dans un commando de chasse à connaître "ce couple divin, le courage et la peur", il trouva dans La Comédie de Charleroi une fraternelle résonance qui le poussa à relire toute l'oeuvre de Drieu La Rochelle. Pourtant, Jean Mabire avait tout juste dix-huit ans quand Drieu s'était suicidé une nuit de mars 1945 et il n'avait jamais rencontré l'auteur de Gilles. Mais depuis qu'on ne parlait plus de Drieu - qu'on ne devait plus parler de Drieu - le visage et la pensée de cet écrivain maudit attiraient avec une force étrange ce garçon d'une autre génération qui trouvait une âme de Viking à ce frère perdu. Pendant de longs mois, Jean Mabire a relu tous les livres et tous les articles de Drieu, s'attachant surtout aux textes les moins susceptibles d'être quelque jour réédités. L'engagement politique avait-il tué un écrivain ou révélé un homme ? Le message du Jeune Européen peut-il encore se déchiffrer ? Drieu garde-t-il sa place parmi nous ? Autant de questions auxquelles ce livre veut répondre. Près de vingt ans après la mort de Drieu, il fallait lui rendre la parole. Non pas pour qu'il plaide sa cause. Elle appartient irrémédiablement à une autre génération. Mais pour que le premier (et le dernier peut-être) Français d'Europe continue ce dialogue avec la jeunesse qui fut l'ambition de toute une vie, volontairement arrêtée à la cinquantaine, pour rester fidèle à ce que le fantassin de Charleroi avait été "au plein de son âge". "Drieu parmi nous", quel que soit le sceau du temps marquant certains gestes et certaines phrases de Drieu, n'est pas un livre historique. C'est un livre contemporain. Car Jean Mabire ne prétend pas justifier le passé de Drieu La Rochelle, mais inaugurer son avenir.

  • Toute ma vie je me suis fait « une certaine idée » de la messe. Je ne la concevais que sous sa forme la plus solennelle, la plus noble, la plus imbue de sacré, la plus digne du Roi des cieux, celle, en un mot, d'une véritable cérémonie. Cette pompe associée dans mon esprit à l'office divin, au point d'être presque inséparable de lui, culminait dans les admirables messes pontificales que célébrait, durant mon enfance, l'évêque de Poitiers, Mgr de Durfort, messes pour lesquelles manifestement il n'avait pas un goût moins vif que le mien. Il s'y dépensait un art de la mise en scène que je ne retrouverais plus tard que dans certaines séquences de Zeffirelli, celle en particulier de son film sur saint François d'Assise, où le pape entouré de toute la cour pontificale reçoit en audience le moine mendiant et, se prosternant devant lui, lui baise les pieds - tableau qui représente pour moi l'une des apogées de la symbolique religieuse, car le faste le plus provocant s'y conjugue avec la plus évangélique humilité, le premier seul donnant tout son prix à la seconde.

  • Lyon, années 90. L'affrontement Noir-Mérieux, orchestré par Botton, déstabilise les notables, éclabousse quelques stars parisiennes et souligne l'influence occulte de certaines sectes. Gilbert Derecueil, qui dirige le service politique d'un grand hebdo, vient enquêter à Lyon à la veille des élections. On le suit, on l'intimide, on le menace. Il renonce. Une consoeur plus courageuse prend le relais... et disparaît comme happée dans les brumes d'une ville décidément mystérieuse et maléfique. Pourquoi ? Par qui ? Dans ce roman où les héros transitent chez Bocuse, au Fouquet's ou chez Edgar, André Mure décrit une ville embrasée par les démons du pouvoir, de la chair et de l'argent. Il peint les angoisses des principaux protagonistes : Michel, Danielle, Alain, Pierre, Anne-Valérie et quelques autres facilement reconnaissables. Curieusement, le grand amour, à la fin, relève la sauce de ce Chaudron du diable. Épilogue aux prochaines municipales.

  • Voter est un plaisir, se présenter aux élections présidentielles un devoir. Ce serait l'unique façon de faire prendre conscience aux citoyens du fait politique. Il n'y a pas de recettes divines pour devenir un bon Président de la République. Comme l'a écrit Jules Moch, il faut "une intelligence vive". J'ajouterai un sens familial aigu, le goût du bricolage, une propension au confort, une certaine hygiène physique et morale, une passion pour les réceptions... Ce livre correspond à un besoin : Vous donner envie de devenir Président de la République, si possible sans appréhension. Être candidat donne beaucoup d'avantages : publicité personnelle, bonne réception chez les commerçants, amitié croissante des amis et de la famille, photos dans les journaux, estime des collègues... Il est préférable de ne pas annoncer la couleur dès le début. Au lieu d'annoncer Durand, Dupont... choisissez l'anonymat. Dites M.X. ou M.Y. C'est plus respectable et ça occupe l'imagination des journalistes politiques qui s'assoupissent depuis la fin de la guerre d'Algérie. Puisque le programme est rarement tenu, il est ridicule de lui consacrer trop de temps. Une fois élu, le candidat peut très bien faire le contraire de ce qu'il avait promis. Personne ne lui en voudra. C'est dans la règle du jeu. Il n'y a pas de sottes candidatures, il n'y a que de sottes gens. André Halimi.

  • Avons-nous déjà oublié le conflit sauvage qui, au printemps 82, a secoué en région parisienne quatre établissements des automobiles Citroën ? Le témoignage cruel qu'apporte le groupe d'ingénieurs et d'agents de maîtrise réveillera les mémoires, alertera les esprits. Cet ouvrage n'est rien moins que le rappel objectif, précis, des événements d'avril, mai et juin derniers qui se sont déroulés à l'intérieur et aux portes des usines. Quelques ouvriers rassemblés autour d'un délégué C.G.T. sont à l'origine de cette fantastique opération révolutionnaire. Le plus fabuleux désordre très bien ordonné allait s'ensuivre. Grève exemplaire, grande manoeuvre insurrectionnelle où les bataillons d'émigrés ont joué sans faille les rôles attendus d'eux, répétition générale de la Révolution marxiste, tel est le drame national dont les Français en pantoufles ont été contemporains sans se rendre compte de ce qui se passait, à part de fugaces images sélectionnées à la télévision.

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