FeniXX réédition numérique (Albatros)

  • Pendant deux siècles, des terres, inconnues jusqu'alors, vont être découvertes et colonisées par les Anglais et les Français. Au début du XVIe siècle, Champlain s'installe au Québec et l'Anglais Hudson dans la Nouvelle-Hollande : les corsaires anglais et français s'affrontent pour la première fois. C'est le début de la colonisation et la course de vitesse entre les deux puissances européennes pour s'installer dans cette région. Dans ce nouveau pays, les colonisateurs luttent contre les Iroquois pendant que les compagnies commerciales s'implantent avec l'arrivée des ordres religieux chargés d'évangéliser les populations. Pendant le règne de Louis XIII, Louis XIV et Louis XV, ces deux pays s'affrontent sur leur continent, dans le même temps les pionniers en Amérique se livrent une guerre incessante. L'auteur, grâce à des archives importantes, ressuscite des héros oubliés : Tracy, Frontenac, Denonville, Vaudreuil, Montcalm... C'est le début de l'ère coloniale pour les deux grandes puissances.

  • État sahélien enclavé pauvre en matières premières, la Haute-Volta devenue Burkina Faso ("Le pays des hommes intègres") tient néanmoins une place de choix dans le coeur de ceux qui se passionnent pour l'Afrique. Son histoire, ses traditions, la valeur de son potentiel humain, son type de développement en font un exemple à part dans cette région du monde ; à tel point que dans de nombreux domaines on a pu parler du "modèle burkinabé". Cet ouvrage se propose d'étudier en détail ce pays phare, tant dans ses traditions que dans ses aspects les plus modernes : économie, politique sociale, construction d'infrastructures, démocratisation, politique internationale...

  • Depuis des décennies, une grande partie de l'Afrique est endeuillée par des conflits armés, gravement touchée par des conditions climatiques catastrophiques et souvent en proie à la famine. Rares sont sur le continent noir les pays qui ont eu la chance ou la force d'éviter ces écueils. Le Gabon, il est vrai, doté des ressources nécessaires à son développement, a su surmonter ces obstacles. Cet ouvrage étudie minutieusement le Gabon, tant au point de vue historique qu'économique et politique.

  • C'est le récit de la vie mouvementée de tous les directeurs qui se sont succédé, fascinés par leur prestigieuse fonction mais plongés, bien souvent dans le tourment voire dans la ruine. C'est la reconstitution des comptes de l'Opéra de 1672 à 1984, gouffre sans fond où se sont débattus les directeurs privés ou publics. Sur 54 de ces derniers, 7 sont morts à la tâche, 11 ont fait faillite, 12 ont démissionné de gré ou de force. Seuls 4 hommes exceptionnels ont réussi à faire fortune : il est passionnant de découvrir pourquoi. C'est un recueil des principaux textes : privilèges, cahier des charges, décrets - qui ont organisé le statut de l'Opéra au cours des siècles. Un livre rempli d'anecdotes car les biographies tiennent souvent du roman. Un ouvrage d'érudition qui rassemble les éléments économiques, financiers et juridiques du dossier Opéra de Paris.

  • Jusqu'ici la marquise de Pompadour a offert l'étrange paradoxe d'être la femme la plus célèbre du dix-huitième siècle français tout en restant inconnue et méconnue. Ce n'est pas le hasard qui l'a menée à tenir avec éclat la deuxième place du Royaume où elle voulut être l'Égérie inspiratrice des Arts et de l'Esprit qui sécrètent la seule gloire durable. Belle et brillant de dons multiples, elle vécut une aventure passionnée, mais qui à la longue devint un amer sacrifice dont la libéra une mort prématurée. Les convenances lui imposèrent de dissimuler la vérité de ses origines qui conditionnent tout son destin. Liée par le sang et l'éducation au clan des financiers-traitants - essentiellement les Lenormand d'Étiolles et les Paris -, façonnée et propulsée par eux, elle entraîna dans son sillage une foule de personnages d'où se détache la puissante figure de Lenormand de Tournehem, "deus ex machina" de toute l'affaire et constant associé, devenu par leur commun désir une sorte de ministre des Arts de Louis XV. Délaissant les innombrables et vains racontars ou ragots qui encombrent les pseudo-biographies de la Pompadour, l'auteur la fait revivre avec ses heurs et malheurs, voire ses aventures piquantes, vivante chronique de la Société du temps reconstituée à partir de centaines de documents inédits.

  • Vouloir créer en 1951 un Service Action, faire la guérilla contre le Viet-Minh, pouvait passer a priori pour une gageure. Pourtant c'est ce qui s'est passé durant trois ans sous la direction du colonel Trinquier avec la création du Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés (G.C.M.A.). Pour ces opérations de contre-guérillas, les premiers maquisards ont été recrutés dans les hautes montagnes, "Les Méos", individualistes forcenés, d'une indépendance farouche, ennemis de toute autorité. Puis ce fut les gens des hautes vallées. La diversité des races, les oppositions de clans, l'hostilité manifeste contre le Viet-Minh furent les éléments de base qui ont été utilisés par le G.C.M.A. pour la création des maquis. Le colonel Trinquier nous révèle l'histoire des missions spéciales du Service Action, les exploits des maquisards anti-Viet-Minh sous la direction d'officiers et de sous-officiers qui possédaient une connaissance profonde du pays et de ses habitants.

  • La contribution, de Trab Zemzemi, apporte, sur une période décisive, un éclairage inhabituel. C'est un ouvrage, qui révèle les dessous cachés de l'histoire contemporaine de la Tunisie, sans lesquels ni la destitution de Bourguiba, ni la portée et les limites du changement ne seront sérieusement cernées. Bourguiba est politiquement mort, mais le bourguibisme... ? D'où l'intérêt du courageux témoignage de Trab Zemzemi.

  • Un essai d'un homme d'expérience. Le docteur Jean Fréalle, né à Lille, après son Doctorat en médecine, s'oriente vers la Santé publique. À 25 ans, il est chargé de travaux de microbiologie à la Faculté de médecine. Pendant la guerre, nommé - pour le Nord - inspecteur régional en vénérologie, il quitte l'administration pour mettre en place la médecine préventive et du travail pour l'agglomération de Roubaix-Tourcoing. Dès la fin de la guerre, carrière hospitalière et libérale à Saint Omer. L'homme au travail - et la condition ouvrière - permettent au docteur Fréalle d'analyser et de se pencher sur l'être humain : L'homme cosmique. À travers les grandes questions de notre civilisation : la mainmise de l'économique sur le social, les sciences humaines et leurs fausses rigueurs au détriment de la biologie, le docteur Fréalle veut faire prendre conscience à ses contemporains des valeurs oubliées, mais éternelles, de l'homme.

  • Le conflit du Sahara ex-espagnol fait l'objet d'une désinformation qui a fait croire à l'existence d'un peuple sahraoui distinct, réclamant son indépendance et rassemblé au sein du Polisario. Édouard Moha démontre - sous forme d'un récit - qu'il n'y a pas « un peuple sahraoui » : les Sahraouis des territoires libérés font partie du peuple marocain. Quant au Polisario, c'est un faux mouvement de libération, créé de toutes pièces par le gouvernement algérien, avec des Nomades recrutés dans d'autres régions du Sahara et au Sahel. Les « Guérilleros aux pieds nus » de la propagande algérienne font la guerre avec des fusées SAM et des blindés, sous le commandement de « conseillers » soviétiques, cubains, allemands de l'Est et d'officiers algériens. Des mercenaires de tous les horizons pour défendre ce pays imaginaire. Derrière ce montage diabolique, on trouve l'Algérie, assoiffée d'hégémonie, la Libye, qui arme et finance le Polisario, l'URSS, qui veut arracher au Maroc ces territoires pour prendre en tenaille le continent africain.

  • Être né au confluent de traditions militaire et janséniste. Avoir sept ans en 1914, et à Auxerre, quelques semaines après que son père soit parti à la tête d'un bataillon, le retrouver grièvement blessé dans ce même hôpital où il sera amené, seul dans la morgue, à veiller une soeur tendrement aimée. Avoir été élevé par une mère lui ayant fait prendre, dès son plus jeune âge, « ses responsabilités ». Avoir donc choisi seul, à quatorze ans, de passer ses vacances scolaires dans un monastère perdu au fond des bois, peuplé seulement de quelques Bénédictins revenus clandestinement d'exil, et d'y être seul adolescent. Avoir reçu là d'un vieux moine, puis d'un nouvel abbé, au cours de vacances de 1921 à 1927, une formation religieuse, intellectuelle et politique harmonieuse l'ayant conduit à la mystique, à l'Action française, à Port-Royal, à la Résistance sous les armes, et à l'essence de sa foi, par des choix difficiles, pris sans égard pour les contingences, n'ayant de références qu'à soi. S'être trouvé, de ce fait, toujours anathème par fidelité à l'Église et à la patrie. Pierre Ordioni avait appris de Pascal que la vie est un jeu, et d'Alain l'identité de la pensée et de l'action. Il a parié et perdu, dans ce temps qui est le nôtre. Qu'y a-t-il gagné ? Outre l'humour, cette servante accorte de la foi ? D'être.

  • La France joue à Bourreau-Victime-Sauveur. Notre société semble faire de cette trilogie un système : elle y inscrit, de gré ou de force, la plupart des relations sociales, en attribuant l'un de ces rôles à chaque partenaire. Dans le monde de l'entreprise, le rôle du bourreau est systématiquement assumé par ceux qui prennent le risque d'entreprendre, celui de la victime par la collectivité salariée, et celui du sauveur, le plus intéressant à tous égards, par l'État et les organisations syndicales. Dans d'autres situations de la vie quotidienne, qu'il s'agisse d'éducation, de délinquance, d'immigration..., le même jeu prévaut trop souvent sur la liberté et la responsabilité de chacun. Jeu auquel nous nous prêtons encore de toute innocence, sans voir que le sauveur, dans ce système, ne rend pas justice, mais gère l'injustice à son profit. Pour relever les défis du temps présent, la France peut et doit se détourner de ce jeu stérile, où ne se gagnent que des « droits » ambigus et des « devoirs » empreints de culpabilité. Des solutions existent pour que chacun, demain, puisse devenir l'entrepreneur de sa propre destinée. Un regard sans complaisance sur les faiblesses et les chances de la société française.

  • Étienne-François, comte de Stainville, duc de Choiseul, ministre de Louis XV, reste assez méconnu du grand public. Ce fut pourtant, d'après Talleyrand, l'homme d'État du XVIIIe siècle qui « eut le plus d'avenir dans l'esprit ». Pitt, son adversaire le plus implacable, déclarait que, depuis la mort de Richelieu, la France n'avait eu d'aussi grand ministre. Doté d'une intelligence supérieure, d'une grande puissance de travail, il n'était pas moins épris de plaisir et le proclamait volontiers. Ce côté spectaculaire, son existence fastueuse, ses succès féminins, cachent parfois l'immensité de son oeuvre politique, et ont donné des armes à ses détracteurs. Guerrier avant toute chose, ce fut la faveur de la Pompadour qui lui valut son premier poste d'ambassadeur à Rome, puis à Vienne. L'éclat de ses ambassades lui ouvrit le chemin du ministère : aux Affaires étrangères, à la Guerre ou à la Marine, il fut, pendant onze ans, Premier ministre, de fait sinon en titre. Choiseul est parfois tenu responsable du renversement des Alliances qui aboutit à la guerre de Sept ans et au Traité de Paris. Rien n'est plus faux : lorsqu'il fut appelé au Conseil, l'Alliance autrichienne était irrémédiablement scellée. Les faits majeurs de son ministère restent l'Alliance espagnole, et le Pacte de famille, les réformes de l'Armée et de la Marine, qui ont permis la revanche de la France contre l'Angleterre, et l'Indépendance américaine. Sa disgrâce retentissante, en 1770, eut pour cause essentielle son hostilité, celle de sa soeur surtout, envers la du Barry. La favorite, bien indifférente à la politique, n'en était pas moins un instrument efficace entre les mains des ennemis du ministre, auquel restèrent attachés l'ensemble du peuple et de la noblesse de France, qui transformèrent son exil en triomphe. Contraint de se retirer à Chanteloup, ce château princier et son train fastueux éclipsèrent bientôt Versailles. Pour les personnages de marque, français ou étrangers, ce fut un privilège d'y être reçu. Le duc et la duchesse y tenaient une véritable Cour : lui, étincelant de verve, d'esprit, de vitalité ; elle de grâce et de bonté. Le ton, les manières, l'élégance y étaient à une hauteur rare, même à cette époque. Le 10 mai 1774, Louis XV mourait, Louis XVI mettait fin à l'exil de Choiseul. Malgré les espérances que ce retour avait fait naître, malgré l'insistance de Marie-Antoinette qui lui devait son mariage, il ne fut jamais rappelé au pouvoir. L'eût-il été que, le sens de l'Histoire eût, aussi, été différent.

  • Aujourd'hui, la carte d'identité française s'obtient aussi facilement que la carte orange. Des étrangers - ou des enfants d'étrangers - deviennent français sans toujours le demander, ni le mériter, et en conservant leur nationalité d'origine. Après avoir décrit les failles du code de la nationalité passoire, les auteurs rappellent que la nation est un héritage culturel, historique, spirituel, que les Français ont reçu de ceux qui les ont précédés, et qu'ils ont pour devoir de transmettre à leurs descendants. Cela implique une profonde réforme du code de la nationalité fondée sur des principes simples : naissent Français ceux qui naissent de parents français, peuvent devenir Français les étrangers ou les enfants d'étrangers qui le sollicitent, qui le méritent et qui renoncent à leur nationalité d'origine.

  • Léonce Deprez n'est pas seulement le maire de l'Enduro du Touquet. Celui qui, avec Thierry Sabine, voulut - au-delà des sables de la Côte d'opale et du Sahara - donner à la jeunesse de nouveaux horizons. Il entra sur le terrain de la vie publique, comme sur un terrain de sport. Pour y gagner des points pour sa région. Et, d'abord, sa région minière de Béthune. Il commença par vouloir la convertir, pour faire, de ce bassin minier d'hier, une région d'avenir, ouverte à une vie industrielle nouvelle. Et Béthune battit Bordeaux en accrochant Firestone, puis une trentaine d'industries, au tableau de ses zones industrielles nouvelles. Aimant le sport comme Chaban, il en partagea l'esprit de la nouvelle société. C'est par l'action économique et l'aménagement du territoire, que ce chef d'entreprise familiale P.M.E. aboutit sur la scène de la politique nationale. Il y accéda par le seul soutien des populations du Pas-de-Calais, dont il ressent et exprime les aspirations depuis sa jeunesse. Formé aux grands débats nationaux - depuis sa présidence nationale des Jeunes chambres économiques - et élu député du Pas-de-Calais en 1986, Léonce Deprez est un de ceux qui, à l'Assemblée nationale, se situent à la charnière de la majorité libérale et de l'opposition socialiste. Comme il le dit dans son introduction, pour gagner, dans la vie, il faut d'abord y croire ! Léonce Deprez nous donne les raisons d'y croire. Et il y ajoute le coeur. Un coeur de gagneur... À le lire, vous aurez envie de le partager.

  • Imagine-t-on une démocratie où le Premier ministre - et l'ensemble des membres du gouvernement - seraient désignés et dirigés par le chef de l'opposition ? Non, bien sûr. Et pourtant, certains se disent prêts à cohabiter avec F. Mitterrand. Naïveté ? Calculs politiciens ? Peu importe. Une seule chose est sûre : après l'expérience socialiste, la France n'a pas grand chose à gagner à jouer le cobaye d'une nouvelle expérience institutionnelle qui s'appellerait la cohabitation ? Adversaire opiniâtre des projets socialistes dans les grands débats parlementaires de l'état de grâce, aux côtés de Toubon, Seguin, Noir, Madelin et d'Aubert, champion avant l'heure de l'unité de l'opposition au sein du Cercle - alliance de jeunes parlementaires d'opposition, fidèle à l'action et à la démarche de Raymond Barre - Charles Millon trace les chemins d'une alternance véritable. Il décortique, avec science et humeur, les mécanismes de la cohabitation. Mais, au delà d'une analyse irréfutable, ce livre est d'abord un plaidoyer pour le redressement de la France, et une réflexion sur les voies à suivre. Il ne s'agit ni d'un catalogue, ni d'un catéchisme, mais d'un ensemble de propositions, marquées du sceau du libéralisme, d'un homme de convictions animées d'un souci de pragmatisme de l'homme de terrain. Parce que les Français, attachés à leurs institutions, veulent une véritable alternance, parce que le redressement du pays ne peut attendre l'issue de combats politiques incertains, ou le résultat de jeux partisans. L'ouvrage de Charles Millon nous remet utilement les pieds sur terre.

  • Si on a pu dire qu'il n'est de grand homme politique que celui qui s'identifie à une grande cause, on peut aisément affirmer que le Comte Charles de Montalembert fut l'un des plus grands hommes politiques de son époque, tant son engagement s'est identifié - durant près de quarante ans, de 1830 à 1870 - à la défense de l'une des plus belles causes, celle de la liberté, de toutes les libertés. Il n'est pas une liberté, dont il ne se soit pas fait le champion le plus impétueux, toujours téméraire, parfois imprudent, liberté religieuse, liberté d'enseigner, liberté politique. Cet amour passionné de la liberté, va faire de lui un opposant sans concession à tout gouvernement, qu'il soit politique ou religieux, « d'un seul homme qui prétendrait agir pour tous, parler pour tous », aussi bien à Napoléon III, dont il ne cessera de dénoncer l'absolutisme et l'arbitraire, qu'aux Catholiques conservateurs menés par Veuillot, dont il dénoncera les méfaits d'une trop grande allégeance de l'Église au pouvoir et, lors de la préparation du Concile, il n'hésitera pas à se ranger parmi les plus virulents anti-infaillibilistes. Dès 1830, avec Lammennais et le Père Lacordaire, et jusqu'à sa mort, il sera le chef de file, au sein de l'Église, de ces Catholiques libéraux qui entendaient se définir comme des « Catholiques qui veulent faire face aux nouveaux destins du monde, accepter l'avenir et tenter d'y maintenir - présent et vivant - l'Évangile ». Il se fera applaudir aux congrès de Malines. Ardent défenseur - sur le plan religieux - de la puissance temporelle du Pape et, dans le domaine politique, d'une vivifiante alliance à trois franco-anglo-autrichienne, il se dressera toutes griffes dehors contre la politique extérieure italienne et prussienne du Second Empire. Dans le domaine de la politique intérieure, il se fera l'inlassable chantre du régime parlementaire. Dans le domaine de la liberté de l'enseignement, il sera l'initiateur de la loi du 15 mars 1850 sur l'enseignement libre dans l'enseignement supérieur. Sans son opiniâtreté, elle n'aurait sans doute pas vu le jour. Orateur percutant et intransigeant, il fut un journaliste et un polémiste hors pair. Après avoir fait partie de la petite équipe de l'Avenir, il fit partie des Cinq du Correspondant, dont il fera le grand rival de l'Univers et à qui l'opposera une guerre de tous les instants. Montalembert mourra épuisé, vaincu par la maladie, le 13 mars 1870, il n'avait pas soixante ans, au terme d'un engagement politique commencé quarante ans auparavant, et qu'il avait voulu - dès les premiers instants - mettre au service du plus bel idéal qui soit, la défense de l'homme libre, Dieu et la liberté.

  • Nice, 15 juillet 1982. Cinq heures du matin. Le jour s'est levé, auréolé de cette brume qui n'existe que sur la Baie des Anges, là-bas aux frontières de la principauté monégasque. Le voile ne se retire jamais complètement, même au zénith. Assis à la terrasse du Café de la gare, un jeune homme ferme les yeux pour savourer le nectar noir qui fume dans une petite tasse. Une fois de plus, les sommnifères n'ont agi sur lui qu'au moment du coucher. L'insomnie l'a torturé dès les premières heures du jour nouveau. Cet homme s'appelle André ou Martin. Qu'importe, le lecteur choisira. André, c'est l'auteur. Martin, c'est le héros. Avec, en commun pour les deux individus, la mort à la dernière page du livre. Quelques heures en juillet est un de ces rares romans autobiographiques où le suspens est aussi violent ; à travers chaque geste du quotidien, une seule constante : la fragilité de la vie. Très imprégné des oeuvres de Marguerite Duras, avec qui l'auteur correspondait, cette variation sur la solitude d'un jeune homosexuel épris de littérature, est poignante à force d'authenticité.

  • Les écrivains ne sont pas les seuls à tenir un journal ; durant la guerre 14-18, à Paris, la veuve d'un médecin - dont deux des trois fils avaient été mobilisés - a consigné les faits venant bouleverser sa vie quotidienne. À partir de ces carnets retrouvés, Dominique Coudekerque fait à la fois oeuvre de romancière et d'historienne, respectant scrupuleusement la chronologie des événements, et faisant revivre - jusqu'en ses moindres détails - l'horrible réalité de ce premier conflit mondial. Dans le même temps, l'auteur noue les fils d'une double intrigue amoureuse, et restitue l'atmosphère de la vie de chaque jour, à Paris et en banlieue. D'amour et de guerre séduira les lecteurs passionnés par l'Histoire, mais aussi les amateurs de romans n'ignorant pas que, dans les pires moments, la vie ne perd jamais ses droits, et que les passions conservent toute leur violence.

  • Le Four est un troquet des quartiers « à vocation africaine ». Exaspérés par la passivité du Pouvoir devant l'invasion, de vieux patriotes (et même des jeunes) s'y défoulent à l'aise, en cassant du Bougnoul sur la moleskine. Il faudra - dans cette marmite - l'intrusion d'un Noir des sphères supérieures pour déclencher les gros bouillons. « À partir d'une certaine limite, le racisme et la xénophobie deviendront des vertus-frontières », entendra-t-on au cours de « la grande colloque » qui devait tout arranger. Traité dans le style savoureux du loufiat de service, ce sujet grave passe légèrement. L'humour involontaire du narrateur, le milieu picaresque, la couleur des personnages, autant que les allusions politiques, entretiennent un sourire de connivence. Il ne faudra guère de génie pour identifier « le président Cisnouilh de Médeux » ou les trois bienheureux-patroniseurs - St-Asi, St-Irn et St-Oléru - dont les statues de paille, après de brillants débuts, provoquent la catastrophe. Racistes ? Ou terriblement malheureux, ces Français « de source », qui voient monter le flot dans lequel s'abîme, aux deux sens du terme, ce qu'ils ressentaient comme leur patrie ?

  • À fleur de sang, puis Parole d'homme, plus que des pièces de théâtre, où l'apparence est le moteur de l'action dramatique, sont une langue où le verbe - faisant fi du décor - est la synthèse de la pensée et du coeur de chacun des personnages. En retrouvant le sens du texte, l'action suit. Ainsi, dans À fleur de sang, Franck, comédien, décide un soir de ne pas jouer... rencontre choc entre le public, lui et lui ! Dans Parole d'homme, Herz et Kleinchen partent à la rencontre du temps qui les unissait, parlant « de tout, d'eux-mêmes, de rien, de Dieu... mais aimer en leur âme et conscience, qu'est-il devenu ? »

  • « Si 1986 devait marquer une simple alternance politique, de nombreux Français seraient déçus, et les problèmes du pays ne seraient pas résolus, parce que la « Droite » aurait chassé la « Gauche ». « Je m'adresse à nos futurs dirigeants, quels qu'ils soient, pour leur dire ce qu'il ne faut plus faire. S'ils appartiennent à l'opposition, qu'ils sachent que le septennat de l'ambiguïté (1974-1981) a été mal gouverné, mal orienté, et je rappelle les erreurs majeures commises à cette époque. S'ils appartiennent à la majorité actuelle, ils doivent comprendre qu'il ne faut plus faire ce qu'ils font, l'ère des marchands d'illusions (1981-1985) aura coûté cher à la France. » « Il faut donc faire autre chose, et trouver la nouvelle voie. Autre chose, qui ne sera plus ni la social-démocratie ambiguë, inefficace et déprimante, ni le socialisme inconscient, ruineux et liberticide. Être totalement libéraux, en 1986, me paraît être le seul remède à nos maux actuels. » « Messieurs nos futurs dirigeants, n'hésitez pas. Dès 1986, diminuez les impôts, privatisez, déréglementez, décentralisez. Ouvrez ces espaces de liberté, qui produiront leurs effets progressivement. Ouvrez-les, partout, dans tous les domaines. Ouvrez-les sans modération, conscients d'offrir aux Français un autre projet de société. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un essai d'un homme d'expérience. Le docteur Jean Fréalle, né à Lille, après son Doctorat en médecine, s'oriente vers la Santé publique. À 25 ans, il est chargé de travaux de microbiologie à la Faculté de médecine. Pendant la guerre, nommé - pour le Nord - inspecteur régional en vénérologie, il quitte l'administration pour mettre en place la médecine préventive et du travail pour l'agglomération de Roubaix-Tourcoing. Dès la fin de la guerre, carrière hospitalière et libérale à Saint Omer. L'homme au travail - et la condition ouvrière - permettent au docteur Fréalle d'analyser et de se pencher sur l'être humain : L'homme cosmique. À travers les grandes questions de notre civilisation : la mainmise de l'économique sur le social, les sciences humaines et leurs fausses rigueurs au détriment de la biologie, le docteur Fréalle veut faire prendre conscience à ses contemporains des valeurs oubliées, mais éternelles, de l'homme.

  • Le conflit du Sahara ex-espagnol fait l'objet d'une désinformation qui a fait croire à l'existence d'un peuple sahraoui distinct, réclamant son indépendance et rassemblé au sein du Polisario. Édouard Moha démontre - sous forme d'un récit - qu'il n'y a pas « un peuple sahraoui » : les Sahraouis des territoires libérés font partie du peuple marocain. Quant au Polisario, c'est un faux mouvement de libération, créé de toutes pièces par le gouvernement algérien, avec des Nomades recrutés dans d'autres régions du Sahara et au Sahel. Les « Guérilleros aux pieds nus » de la propagande algérienne font la guerre avec des fusées SAM et des blindés, sous le commandement de « conseillers » soviétiques, cubains, allemands de l'Est et d'officiers algériens. Des mercenaires de tous les horizons pour défendre ce pays imaginaire. Derrière ce montage diabolique, on trouve l'Algérie, assoiffée d'hégémonie, la Libye, qui arme et finance le Polisario, l'URSS, qui veut arracher au Maroc ces territoires pour prendre en tenaille le continent africain.

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