FeniXX réédition numérique (Éditions universitaires)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Janvier 1973, la seconde guerre d'Indochine s'achève. Pour les États-Unis, elle a duré près de neuf ans ; pour les Vietnamiens, elle n'est peut-être pas encore terminée. Pour le Vietnam, c'est cependant la fin d'une époque : celle de la guerre américaine. 1955, moins de six mois après Genève, l'Amérique prend officiellement en charge l'entraînement et la formation de l'armée sud vietnamienne. La France quitte l'Indochine. Diem renverse Bao Daï et proclame la république avec l'approbation des États-Unis. C'est aussi avec le feu vert de Washington qu'il est renversé en 1963 par les généraux saïgonais. Août 1964, c'est le début de l'escalade ; à Washington, le Congrès vote la fameuse résolution du golfe du Tonkin ; quelques mois plus tard les premiers marines débarquent à Da Nang. Chacun pense, à l'époque, que cette guerre va être rapidement réglée. Mais en avril 1969, il y a 540 000 Américains au Vietnam et l'escalade se poursuit. La guerre va durer neuf ans, avant que ne soit conclu à Paris un accord qui permettra à l'Amérique de retirer ses troupes, laissant les Vietnamiens exsangues et insatisfaits. La guerre du Vietnam a longtemps divisé l'Amérique, bouleversé l'Indochine et profondément transformé le visage de l'Asie du Sud-Est. Elle est si proche de nous qu'il est difficile d'en écrire l'histoire. Mais elle fut si sanglante que nul ne pourra sans doute l'oublier.

  • Une fraction importante de l'opinion publique et une fraction non négligeable du corps enseignant réclament depuis des années une profonde et véritable rénovation pédagogique, rendue urgente et irrémédiable par la violence de récentes revendications estudiantines, souvent pertinentes. Ne faut-il pas plutôt reporter les responsabilités fondamentales de l'immobilisme antérieur sur une société qui n'a jamais voulu réellement accorder aux éducateurs « au contact » un statut digne de leurs fonctions ? Faute de reconnaître l'importance première de la cellule de base de l'éducation, le groupe éducateur-éduqués, les pouvoirs et l'opinion ont laissé se développer au-dessus de lui un corset hiérarchique de plus en plus dense et de moins en moins efficace. Tout le système d'enseignement et d'éducation repose alors sur la permanence d'illusions pédagogiques au caractère rituel et sclérosé, qui interdisent toute dynamique positive du savoir et de la conduite des éduqués. Cet ouvrage s'emploie à dénoncer ces illusions et à proposer des solutions de remplacement.

  • Teilhard de Chardin était jusqu'à présent mieux connu comme paléontologue, théologien ou moraliste que comme esthéticien. Monique Périgord étudie ce nouveau visage de l'auteur du « Phénomène Humain » et s'efforce de dégager de la variété des textes les linéaments d'une esthétique teilhardienne, qui, bien que ne s'étant pas exprimée sous la forme habituelle d'une esthétique théorique, n'en jalonne pas moins sa vision cosmomystique. La première partie examine la place que tient le « poétique » dans l'oeuvre de Teilhard et comment sa phénoménologie du cosmique se double d'une expression poétique pour faire entendre « l'immense musique des choses ». La seconde partie est consacrée à l'esthéticien proprement dit, et cherche à déterminer la place que tient l'art, à côté de la science et de la philosophie, dans le processus évolutif de l'Univers. À partir de là, l'auteur est amené à faire un rapprochement entre les conceptions de Teilhard et certaines réalisations esthétiques d'avant-garde (arts plastiques, architecture, musique). La vision de Teilhard était trop complète et trop vaste pour n'être que scientifique et mystique, et le monde planétaire qu'il entrevoyait se devait de comporter une esthétique à sa mesure. Esthétique biologique à la base, mais aussi esthétique intuitive, fondée sur des facultés primitives transformées et sur des « sens » nouveaux, et se voulant éloignée à la fois de l'art pour l'art, de l'art dirigé ou de l'art à thèse. Ainsi, en dessinant le visage de l'art futur, Teilhard n'isole-t-il pas celui-ci des autres disciplines, et en fait-il, au même titre que la science, un des ressorts de la civilisation de demain.

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  • Il y a quelques centaines d'années régnait à Bagdad le Calife Haroun al-Raschid. Sous son règne, un des plus grands de l'histoire du monde, la ville regorgeait de magasins luxueux, de vastes jardins, de splendides palais, entourés de fortifications gigantesques. Fier de sa puissance, Haroun voulait être aussi d'une générosité et d'une magnanimité inégalables. Ses conseillers eurent vite fait de lui montrer la vanité d'un tel programme, en lui dévoilant l'existence d'un de ses sujets qui le surpassait en richesses et en générosité. Le calife acceptera-t-il dans son royaume la présence d'un jeune homme aussi vertueux ? Comme lui, vous serez séduit par ces aventures tour à tour heureuses et malheureuses et vous vous réjouirez de l'heureux dénouement de cette légende.

  • Il est devenu banal, aujourd'hui, d'insister sur la mise en question de la morale traditionnelle, surtout en matière de sexualité, et d'y associer le nom de Freud et les concepts de la psychanalyse. Pourtant, la complexité de la réponse freudienne en ce domaine a trop souvent fait place à des simplifications et à des caricatures. Qu'en est-il, dès lors des rapports de la morale et de la psychanalyse ? Comment Freud interprète-t-il la moralité humaine, en particulier la conscience morale dans son « archéologie » ? Quelle est la morale effective qui se dégage des textes de Freud ? Où se situent les virtualités éthiques à l'oeuvre au sein même du dialogue analytique ? Telles sont les questions auxquelles ce livre s'efforce de répondre, en recourant à une lecture attentive de l'oeuvre freudienne, à partir de cette étonnante « psychanalyse de la morale » que représente Totem et Tabou.

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  • Un apport essentiel à la découverte psychologique de l'homme, dans la mesure où le conflit peut conduire à une désorganisation, à la névrose, à diverses maladaptations, tout aussi bien qu'à une réorganisation et une restructuration à un niveau supérieur. Source d'enrichissement et de changement, il apparaît comme marque de la condition humaine. Si sa signification - souvent angoissante - est, en dernière limite, liée à la faculté de choix de chaque homme, le conflit constitue, en quelque sorte, la mesure et la rançon de notre liberté.

  • Nul n'est volontairement méchant, disait Socrate. Or les bourreaux et tyrans ont toujours existé, de même que les jaloux, les haineux, les homicides, etc. ; déjà les animaux d'une même espèce se battent. Ces conduites d'hostilité résultent-elles d'un instinct agressif obsédé par la mort ? Ou bien faut-il distinguer des formes divergentes de l'agressivité ? On découvre d'abord un fond commun, car il y a « de l'attaque » dans l'amour comme dans la haine. La condition de l'homme, être d'abord faible et impuissant qui le demeure toujours au moins quelque peu, peut être éclairée, expliquée, si l'on suit l'évolution de l'agressivité, ses heurs et malheurs, sa fermentation qui la fait tourner à l'aigre ou son épanouissement : le parfait amour bannit la peur, mais non l'ardeur, et la tendresse même est agressive.

  • Pourquoi les mots « structures » et « structuralisme », qui sont vieux comme le monde, ont-ils soudain paru surgir du néant ? Expliquer une mode, ce n'est pas rejeter ce phénomène dans les marais d'un devenir informe et inepte, c'est d'abord mettre en lumière l'aspect nouveau, insolite pour le profane, d'une manière de voir ; puis c'est chercher pourquoi cet insolite-là a plu de préférence à d'autres ; c'est enfin présenter, en une fresque qui en dessine les grandes lignes, la pensée des auteurs que l'on appelle structuralistes. Le « structuralisme » est-il une nouvelle vision de l'homme et du monde ? Permet-il encore de parler de « l'homme », ou bien le remplace-t-il par autre chose, par des « structures inhumaines » ? Les auteurs ont voulu préciser ces questions, et parfois y répondre, en exposant ce qui leur paraît essentiel dans l'état présent des sciences humaines (linguistique, ethnologie, idéologie politique, psychanalyse, psychologie sociale et philosophie).

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  • L'engouement actuel pour les sciences humaines amène à multiplier les recherches dans ce domaine si varié. Mais l'intérêt même de ces thèmes et l'urgence des problèmes concrets à résoudre risquent de faire négliger les exigences méthodologiques nécessaires à l'établissement de conclusions sérieuses. Cet ouvrage décrit les grandes étapes par lesquelles doit passer une telle recherche et les principales difficultés rencontrées en cours de route. Son but est d'aider ceux qui, sans formation très technique, commencent un tel travail, et de permettre à d'autres d'estimer la validité des conclusions présentées. Mais l'étude scientifique de l'homme est-elle utile ou dangereuse ? À quelles résistances se heurte-t-elle ? Aboutit-elle à donner à certains hommes un pouvoir absolu sur les autres, ou au contraire à faire progresser toute l'humanité en montrant les voies libératrices des potentialités de chacun ? Avec confiance dans sa réalisation, l'auteur recentre la multiplicité des études actuelles autour d'un but commun recherché depuis l'antiquité : faire évoluer l'homme grâce à une meilleure connaissance de lui-même.

  • Le groupe centré-sur-le-groupe réunit pour une durée de plusieurs jours des personnes qui n'ont alors d'autre activité que d'explorer ensemble et de se communiquer « à chaud » ce qu'elles ressentent les unes des autres, et de leur situation commune. Il a pour objectif d'aider ainsi les participants à vaincre leur peur d'être submergés par le vécu social, et de les amener à assumer celui-ci. Ceci signifie que les membres du groupe ont à renoncer à une situation dans laquelle ils se protègent derrière l'Autorité (d'un homme, d'une morale, d'une idéologie), et à parvenir en conséquence, entre eux, à une communication immédiate et profonde. C'est pourquoi l'attitude des analystes présents dans le groupe est telle qu'elle permet à ce dernier de remettre en question sa relation à l'Autorité, et tout spécialement, à l'autorité des analystes qui, pour les participants, la résume et la manifeste. En fait, l'élucidation progressive par le groupe de sa relation aux analystes est stratégique, et permet aux participants de vivre pleinement leurs sentiments « ici et maintenant », et, partageant sans réticence une même situation, de s'y comprendre.

  • Depuis plusieurs années affluent dans les classes de seconde des élèves plus nombreux. Élèves nouveaux, élèves autres, élèves divers, élèves en échec aussi parfois. Comment faire face ? Les auteurs de cet ouvrage, enseignants d'un lycée de province, sans aucune formation initiale à la recherche en Sciences de l'Éducation, sont persuadés de la nécessité vitale pour le lycée de répondre à ce défi. Ils sont persuadés aussi que tout est à inventer sur le terrain, dans une collaboration de tous, élèves, parents, administrateurs, chercheurs, professeurs. Depuis 1983, dans le cadre d'un « projet de recherche spontanée », et, à partir de 1985, avec l'appui du Laboratoire des Sciences de l'Éducation de l'Université François-Rabelais de Tours, ils ont cherché des moyens de transformer leurs pratiques, en prenant comme objet de leur recherche et de leur formation, la parole des élèves. Ce livre ne propose pas un modèle. Il se veut témoignage de ces quatre années de leur aventure collective et du savoir relatif et partiel qu'elle leur a permis de se construire à propos de leur terrain, et des préoccupations des élèves de leurs cinq classes de seconde. « Écho » est le nom que s'est donné l'équipe de recherche spontanée du Lycée Alain-Fournier de Bourges pour publier le témoignage de son expérience pédagogique. Ont participé à cet ouvrage : Danièle Audrain, professeur de Sciences Économiques et Sociales Gérard Boursier, Proviseur adjoint Marie-Louise Demoulin, professeur de Lettres Classiques Francis Pichon, professeur d'Allemand Martine Rebuffat, professeur de Lettres Modernes Simone Rygiel, professeur de Lettre Modernes Rose Syty, professeur d'Espagnol Anne-Marie Tauveron, professeur de Lettres Modernes Lyliane Verges, professeur de Lettres Modernes Jacques Vrain, professeur de mathématiques.

  • « Indépendance économique et révolution » est un manifeste d'un jeune économiste et essayiste congolais sur les problèmes posés par le développement du Tiers-Monde en général et plus précisément du Congo. Cette étude se caractérise par sa lucidité et son courage qui se manifestent notamment dans ses constats de carence prononcés aussi bien à l'encontre des pays industrialisés qu'envers les pays en voie de développement trop souvent mal engagés dans ce que l'auteur appelle la troisième guerre mondiale : une guerre livrée avec des armes économiques et dont l'enjeu sont la paix et la survie de l'humanité entière. Dans son analyse du chemin parcouru jusqu'ici, J.-D. Bongoma fustige d'une part les pays nantis, inconscients du danger que l'iniquité existante fait courir au monde et la naïveté dont ils font preuve en s'imaginant que leur sauvegarde dépend de la course aux armements. Leur sort, en effet, pourrait être celui de l'empire romain submergé par les invasions de peuples impatients de « bien-être ». Il en résulterait le même chaos. L'auteur n'épargne pas davantage les pays concernés par des aides rarement désintéressées, mais trop souvent gaspillées en dépenses improductives. L'accent est mis sur l'urgence d'une action concertée et réaliste, évitant les méandres et illusions d'une logomachie tant politique que pseudo-scientifique et la recherche à tout prix d'un système original au détriment du réalisme, sur l'accession de l'ensemble des masses déshéritées à une maturité psychologique et politique en prenant conscience de la nécessité de déterminer elles-mêmes leur propre destin.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Les enfants et les adolescents connaissent des fatigues diverses, les unes d'origine organique, les autres ayant des causes psychologiques, voire sociales. La fatigue est très souvent un langage inconscient relatif à des difficultés scolaires ou familiales. Les examens approfondis et les médicaments ne suffisent plus, ils doivent être doublés d'une attitude psychothérapique.

  • La lecture peut être la meilleure ou la pire des choses. Il dépend du lecteur qu'elle soit la meilleure. Qu'il soit conscient de sa mission, car, à son niveau, il est créateur, comme l'écrivain. Les méthodes de lecture ne sont que des approches. Tout se ramène, toujours, à l'attitude du lecteur devant l'oeuvre. S'il est participant, il ira vers son propre enrichissement. La lecture n'est jamais une « distraction Elle est toujours une création. Franz Weyergans propose une démarche critique ; des moyens d'accès à l'oeuvre par la définition d'une attitude ; par les diverses approches du sujet ; par la recherche, conduite avec acharnement jusqu'à l'essentiel, du sujet véritable sous les sujets apparents ; par l'analyse du personnage ; par les diverses mensurations de la vérité, de la nécessité d'un monde et de ses coordonnées essentielles ; par l'alchimie secrète qui fait retrouver la matière dans sa forme et le chant dans la matière ; par l'exercice constant qui consiste à suppléer ce qui manque, à prolonger la vision, à retrouver la durée dans l'instant. C'est une méthode. Il en est d'autres sans doute. Mais le lecteur, et surtout le jeune lecteur sollicité par la multiplication des images, a besoin de trouver lui-même sa propre méthode de lecture. Cette recherche est une invitation à d'autres recherches. Que la lecture ne soit pas seulement faite d'acquisitions, mais de réflexion sur ces acquisitions, et qu'elle mérite enfin le beau nom de connaissance.

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