Editions de l'Aube

  • « Nous sommes dix-huit hommes et femmes d'horizons différents, intellectuels, journalistes, universitaires de diverses disciplines (anthropologie, histoire, sciences de l'éducation, sociolinguistique, sociologie, philosophie), qui nous élevons contre l'utilisation frauduleuse de ce bien commun qu'est la laïcité. Accaparée à des fins électoralistes, elle ne peut en aucun cas servir de support idéologique au rejet et à l'exclusion. Elle ne peut pas être ce mur de séparation que d'aucuns aimeraient bâtir au sein de notre communauté nationale. Elle est un état social qui nous permet de vivre ensemble, au-delà de nos différences d'origine et d'options spirituelles. »

    Christine Delory-Momberger, François Durpaire, Béatrice Mabilon-Bonfils avec Étienne Balibar, Pascal Blanchard, Philippe Blanchet, Jean-François Bruneaud, Rokhaya Diallo, Ahmed El Keiy, Antoine Hennion, Martine Janner-Raimondi, Pierre Merle, Edgar Morin, Benjamin Stora, Pascal Tisserant, Laurent Visier, Christiane Vollaire, Geneviève Zoïa.

  • Un projet de renouveau a pris racine depuis les années 1970 dans les pays producteurs de pétrole disposant des liquidités nécessaires à l'application effective d'une économie islamique régie par les normes juridiques, organisationnelles et éthiques de l'islam. La finance islamique (dont les modalités de fonctionnement se sont imposées dans les esprits occidentaux à la faveur de la crise financière de 2008) constituerait le premier jalon d'une islamisation non pas seulement économique, mais totale et totalitaire des sociétés arabes, surtout à la faveur de l'arrivée des islamistes en politique. Cet ouvrage entend dénoncer la finance islamique, conçue non pas uniquement comme alternative au modèle de développement économique occidental permettant de rendre compatible l'islam avec la modernité, mais comme un élément déterminant et dangereux, constitutif du radicalisme islamiste. Une analyse fouillée et édifiante. Yassine Essid est historien, professeur à la faculté des Sciences humaines et sociales de Tunis et président du Groupe d'études et de recherches inter­disciplinaires sur la Méditerranée (GERIM).

  • Stéphane Hessel est un résistant célèbre, mais aussi formé à la philosophie auprès de Maurice Merleau-Ponty. Dans ces entretiens avec le journaliste Nicolas Truong, il revient sur sa conception du monde, les figures marquantes de la pensée qui ont orientées sa vie et son action.
    Ce titre propose également un dialogue entre Stéphane Hessel et Edgar Morin, deux inllectuels de la même génération qui marquent leur époque et qui échangent sur les hommes et les concepts qui ont contribué à faire d'eux ce qu'ils sont.

  • Sept ans après le déclenchement de la crise économique et financière, le continent européen se trouve confronté à un nouveau défi majeur : celui de l'arrivée de ­centaines de ­milliers de migrants.Si cette crise appelle une réponse européenne concertée, elle a d'abord eu pour effet de mettre à rude épreuve la solidarité entre les États membres.Dans cet ouvrage, Jérôme Fourquet analyse comment les opinions publiques européennes réagissent à l'arrivée de migrants sur les côtes méditerranéennes.Comment comprendre les différences d'attitudes concernant l'accueil des migrants et le fait que certains pays, dont la France, se montrent particulièrement réticents alors même que le nombre des migrants arrivant sur son territoire est faible ? Quelles ont été les conséquences ­électorales ? Comment cette problématique s'imbrique-t-elle avec celle de la menace terroriste et du rapport à l'islam ? Un livre documenté et éclairant.

  • Rester jeune : c'est l'impératif catégorique de notre temps. Or, à le prendre au pied de la lettre, il exige­rait non seulement de renoncer à vieillir, mais aussi de refuser de grandir. Car l'adulte semble tellement ringard et dépassé ! Faudrait-il alors substituer, à l'idéal d'accomplissement, l'horizon d'un épanouissement permanent ? Sommes-nous voués au jeunisme ou à l'infantilisation ? C'est contre une telle lecture que cet essai entend plaider. L'âge adulte n'a pas disparu ; il a changé. Et sa métamorphose tient en grande partie à sa féminisation. Alors, faire ou ne pas faire son âge, c'est peut-être la grande question du XXIe

  • Fatima moins bien notée que Marianne pour un devoir équivalent, Issam et Kader plus punis que Mathieu pour un même comportement, des écoles publiques qui concentrent 90

  • Le monde est en ce moment souvent noir - comme Daech - ou brun - comme les extrêmes droites. Pourtant, la société collaborative et numérique nous entraîne dans une mutation économique et culturelle aussi puissante que celle de la révolution industrielle. Ce livre est le récit des réussites de nos sociétés, mais aussi celui de leurs boule­versements : alors qu'une « classe créative » rassemble innovation, mobilité et liberté individuelle au coeur des métropoles productrices de richesse, les classes hier « dominantes » se retrouvent exclues, perdues, basculant leur vote vers l'extrême droite. Jean Viard propose une analyse sans concession des limites du politique dans la société contemporaine et exhorte les acteurs culturels à se réapproprier le rôle de guide en matière de vision sociétale à long terme. Des propositions innovantes pour repenser le vivre-ensemble dans un monde qui a besoin de recommencer à se raconter.Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS. Gilles Vanderpooten a participé à l'élaboration de cet ouvrage.

  • Cela se passe en France. C'est la plus belle aventure de la jeunesse des quartiers populaires de l'histoire récente : la Marche pour l'Égalité et contre le Racisme. Partis de la cité la plus violente de l'époque, les Minguettes à Vénissieux, une poignée de jeunes traversent la France pendant plusieurs semaines pour délivrer, contre toutes les violences, les racismes et les injustices, un message d'égalité, de paix, de non-violence - et d'amour pour leur pays. À leur arrivée à Paris le 3 décembre 1983, ils seront accueillis par plus de 100000 personnes dans une ambiance à la fois grave et joyeuse.
    Mais cette histoire ne serait rien sans celle, hors du commun, de Toumi Djaïdja, initiateur et symbole vivant de la Marche ; ce livre raconte son histoire dans cette histoire - celle d'un itinéraire singulier qui rencontre un destin collectif pour écrire une nouvelle page d'une utopie plus vivante que jamais. Une épopée moderne à découvrir par les jeunes générations !

  • Les villes organisaient l'espace - du centre et de la périphérie, de la continuité et de la métrique -, un ordre juridique, politique et social, un système économique. Elles s'adossaient le plus souvent à un territoire rural qu'elles commandaient.
    À l'âge d'internet et du GPS, l'espace change radicalement dans l'usage que nous en faisons et dans son rôle d'organisateur de notre rapport au monde. Métapolis opère un basculement de la ville matérielle dans le monde virtuel. La société « hypertexte » qui la caractérise se fait et se défait sans cesse et pratique l'ubiquité, comme le montre le flux permanent de photographies qui circule sur les smartphones. Les grandes régions urbaines vivent dans une logique de l'offre (marchande ou non) et de la régulation (politique ou non) sous forte contrainte d'incertitude.
    Ce livre interroge : les méthodes et les savoirs actuels de la ­production urbaine, publique ou privée, sont-ils en mesure d'y répondre ?

    Alain Bourdin est sociologue et urbaniste, professeur des universités à l'Institut français d'urbanisme, qu'il a dirigé. Il est ­l'auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, La métropole des individus et L'urbanisme d'après crise.

  • Le constat des auteures de cet ouvrage est sans appel : la discrimination coûte très cher à la société française. Dix

  • Laurent Bibard montre dans quelle mesure le terrorisme contemporain découle d'une forme de dévoiement de la manière masculine d'être au monde. Nous voici par là même confrontés aux retours archaïques à la violence de certains hommes envers les femmes. Mais chacune et chacun recèle en soi - jusqu'à nouvel ordre biotechnologique - les deux sexualités du fait même d'avoir été conçu. Tout un chacun contribue donc, d'une manière ou d'une autre, au degré de paix ou de violence qui caractérise les relations humaines. Autrement dit, nous sommes toutes et tous coresponsables de la montée contemporaine de la violence comme de la possibilité de son apaisement, au travers du rapport que nous entretenons avec le masculin et avec le féminin.Une approche originale de la possibilité des extrêmes qui se jouent dans le monde, et sans doute une piste neuve pour la combattre.Laurent Bibard est philosophe et économiste. Il enseigne à l'ESSEC, où il est titulaire de la chaire Edgar Morin de la complexité.

  • Chaque jour apparaissent de nouveaux signes du détraquement du modèle de croissance chinois, auxquels s'ajoutent la campagne contre la corruption et des facteurs à plus long terme, notamment le vieillissement de la population ou les catastrophes naturelles.Remettant en perspective les événements récents dont il propose une analyse fine, Dominique de Rambures nous expose les causes de la crise qui secoue la Chine aujourd'hui - et qui, à terme, impactera toutes les économies. Et il nous prévient : de crise en crise se rapproche le moment où, entre le marché et l'État, il faudra choisir. L'enjeu est donc plus politique qu'économique, et il ne se joue pas dans l'opinion mais à l'intérieur du Parti ! Il faut absolument lire ce livre pour comprendre la crise économique chinoise.Dominique de Rambures est un ancien banquier international. Il enseigne aujourd'hui à Paris I. Il a notamment publié, chez le même éditeur, Chine : le grand écart. Le modèle chinois de développement, ensuite publié en anglais par les éditions Macmillan.

  • Aujourd'hui quand on pense Bretagne, on pense bonnets rouges. Mais pour comprendre ce mouvement, ses contradictions et ses limites, il faut se rappeler que, longtemps région conservatrice, l'Ouest est devenu une terre de gauche depuis plus d'un quart de siècle. La cassure s'est produite aux élections municipales de 1977. Angers, Brest, Nantes, Rennes... sont perdues par la droite. Puis la région bascule. Quelles sont les causes d'un tel changement ? Qu'ont fait ces élus des villes - puis des départements et des régions - une fois implantés ? Quelle tournure a pris dans l'Ouest le socialisme à visage urbain ? Qui sont les femmes et les hommes qui s'apprêtent à succéder à la génération de 1977 - celle de Jean-Marc Ayrault, d'Edmond Hervé ou encore de Jacques Auxiette ? Un cycle se ferme, un autre s'ouvre. Aux conquérants succèdent des héritiers. L'Ouest va-t-il rester à gauche ?

  • Pourquoi aimons-nous tant croire aux complots ? À l'âge proclamé de l'hyper-information, d'internet et de la surexposition, de la transparence et de l'urgence médiatique, on aurait pu penser que la théorie du complot, qui n'aime par essence que l'obscurité, le temps et le secret, était vouée à s'exténuer et disparaître. Or c'est l'exact contraire : plus on proclame la transparence, plus le soupçon se diffuse : on nous cacherait quelque chose !Plus on a d'informations, plus le sentiment se développe que tout est planifié dans l'ombre par des puissances occultes. Tout concourt à cette idée que nous serions manipulés, que derrière l'apparence d'une société de l'information ouverte et moderne, des desseins cachés sont à l'oeuvre : 11 septembre, affaire DSK, Ovni, révolutions arabes - la vérité serait ailleurs. Forcément ailleurs. Jusqu'où ira notre parano ? Y aurait-il donc un ressort plus profond à cette tendance bien ancrée dans les sociétés contemporaines ?Et si notre parano moderne était l'expression paradoxale d'une quête de sens que la surenchère médiatique ne parvenait pas à satisfaire ?

  • Pour les Français, 2012 s'est imposée comme l'année des illusions. La victoire d'un Président de la République qui se brise contre le mur de la crise. Des entreprises qu'on croyait créatrices de richesses qui font des pertes et détruisent des emplois. Des sportifs érigés en modèles qu'on découvre indélicats. Des fonctionnaires dont on apprend qu'ils n'étaient que des « ripoux ». Comment, dans ces conditions, aborder 2013 ? Ce livre-enquête, réalisé en partenariat avec Le Monde, décrypte, grâce à la célèbre méthode des mots-clés employée par l'institut Médiascopie, les perceptions qu'ont nos concitoyens de l'actualité telle qu'elle s'écrit au quotidien à travers ses drames, ses succès, ses débats, ses héros et ses traîtres. Une analyse complétée par le regard aiguisé de personnalités.

  • François Hollande arrive à l'Élysée avec des idées simples de non-ingérence dans les affaires africaines, de refus de toute connivence avec les chefs d'État rétifs à la démocratie et avec la volonté d'ignorer les dictateurs africains. Mais les crises malienne et centrafricaine l'obligent à changer radicalement de posture... et les interventions de l'armée française se dessinent dès à présent comme le principal succès du début de ce quinquennat.
    Après le naufrage diplomatique de Nicolas Sarkozy, qui a déstabilisé l'image de la France en Afrique et dans une grande partie du Sahel par le biais d'une campagne militaire en Libye aux conséquences mal maîtrisées, François Hollande a saisi l'occasion de réparer une partie des erreurs de son prédécesseur. Comment, pourquoi, à quelles conditions humaines, économiques et politiques : l'auteur nous dévoile le dessous des cartes. Et nous amène à nous interroger sur les défis à relever pour que la France retrouve pleinement une place en Afrique - un enjeu considérable pour l'avenir de l'Afrique et de la France.

    Gregor Mathias est spécialiste des problèmes de sécurité et de défense en Afrique et professeur associé à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.

  • Devenu un classique sur l'image de la nature, ce livre analyse le rôle des créateurs, en particulier des peintres de paysages, et surtout l'apport du protestantisme. Explorant les diº cultés françaises, il stimule notre réfl exion sans présenter de conclusions défi nitives. Le tiers espace devrait attirer ceux que préoccupe la place de la nature dans notre monde. Publié en 1990, ce livre surprend par son actualité. La question du rapport de l'homme à la nature se pose aujourd'hui plus que jamais avec les questions écologiques placées au centre du discours politique. L'auteur signe une préface inédite qui vient compléter le propos du livre et le mettre en lien avec la société de 2012, fi nalement pas si diµ érente de celle de 1990. 

  • « Tout ce pour quoi notre monde, c'est-à-dire nos grands-parents, nos parents se sont battus - la liberté, la démocratie, les droits de l'homme - sont des valeurs toujours en danger et pour lesquelles à notre tour nous ne devons pas accepter ce qui est en train de se passer - quelque chose qui se répand à travers toute l'Europe occidentale et centrale, une montée des extrémistes et du racisme. Pourquoi les Roms, les Tsiganes, doivent-ils être les victimes de ce nouvel et pourtant si vieil obscurantisme ? » Fanny Ardant Depuis plusieurs mois, les communautés roms sont pointées du doigt. Les passions se déchaînent, entre racisme primaire et naïveté irresponsable. Michaël Guet vient recadrer les choses : qui sont les Roms ? Quelle est leur histoire ? D'où viennent les stéréotypes qui les entourent ? Quel est leur devenir ? Un ouvrage précis, sérieux et documenté, qui appelle à renouveler notre regard et à remettre en cause nos certitudes.

    Michaël Guet diplômé en géopolitique européenne, en charge du Comité intergouvernemental d'experts sur les questions roms (CAHROM), travaille pour le Conseil de l'Europe depuis 1997.

  • Quel est ce monde dans lequel nous vivons ? Les extrémismes se donnent à voir, et les nationalismes avec eux. Car le monde qui vient semble faire peur comme s'il allait échapper aux États, aux nations, aux hommes et aux femmes. Pour beaucoup, un retour à une stabilité imaginée, un repli, l'espoir d'un temps figé, sont autant de réponses à des environ­nements devenus instables. Pour sa part, si elle partage le constat d'un monde complexe et mouvant, Virginie Martin refuse d'emboîter le pas à ceux qui parlent de suicide français ou de soumission. Et si nous racontions une autre histoire que celle à la mode, celle qui nous angoisse et nous sépare ? Une histoire d'émancipations, d'identités multiples et harmonieuses, de progrès techniques incroyables... Dans cet essai passionnant et acéré, l'intellectuelle lance un appel : la France doit porter un discours sur un nouvel universalisme - celui des différences.

    Virginie Martin est politologue, docteure en sciences politiques. Elle est professeure-chercheure à Kedge Business School et fondatrice du Think Tank Different.
    Elle a notamment publié Toulon la noire, le Front national au pouvoir (Denoël).

  • Ce livre analyse la genèse, les enjeux sociaux et l'actualité récente d'une des politiques publiques les plus innovantes et les plus controversées : la politique de la ville. S'appuyant sur une solide connaissance sociopolitique et historique, sur des entretiens inédits avec d'anciens ministres et hauts fonctionnaires ainsi qu'avec des élus locaux, les auteurs livrent un texte enlevé, écrit comme un roman avec ce qu'il faut comme rebondissements, fortes personnalités et situations tendues. Cette brève histoire de la politique de la ville nous parle aussi d'aujourd'hui et de demain en un concentré plein de vie, d'espoir et de colère.Adil Jazouli est sociologue, fondateur et directeur du programme «

  • Notre pays, chacun le ressent, est à la croisée des chemins. Dette publique, mondialisation, désindustrialisation, avenir de l'Europe et de l'euro : sur tous ces sujets brûlants, les analyses et les controverses fleurissent. Dans la manière inquiète et souvent défaitiste qu'a la France d'entrer dans le monde ouvert qui est désormais le nôtre, notre histoire pèse très lourd - le deuil de la « Grande nation » et de notre prétention singulière à l'universalisme n'est pas chose facile. L'ambition de ce livre est d'illustrer cette relation qui détermine les trajectoires économiques, sociologiques et intellectuelles du pays. Pierre Veltz apporte ici une vision humaniste et offensive d'un autre développement possible.

  • Pour Serge Paugam, les différents types de liens qui rattachent les individus à la société sont aujourd'hui fragilisés, et à l'origine de profondes inégalités. Pour essayer de remédier à cette situation, il faut revenir aux fondements de ces liens : la protection et la reconnaissance. Les politiques publiques peuvent ici jouer un grand rôle en cherchant à apaiser les angoisses liées à l'insécurité - dans toutes les sphères de la vie sociale -, et en s'efforçant de valoriser les individus dans leur quête de reconnaissance. Elles ne peuvent toutefois être menées durablement que si elles émanent d'une volonté partagée de vivre ensemble dans une société démocratique, apaisée et ouverte. Un essai stimulant.

    Serge Paugam est sociologue, directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Il est également responsable de l'Équipe de recherche sur les inégalités sociales (ERIS) du centre Maurice-Halbwachs.

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