Editions Bleu autour

  • Après Je ne parle pas la langue de mon père et L'arabe comme un chant secret qui donnent la clé de son oeuvre, le troisième volet, le plus tendre et le plus violent, de la trilogie autobiographique de Leïla Sebbar.Pour la première fois, elle ose, outre-mort, une adresse directe à son père Mohammed dont le silence l'a tenue à distance de son roman familial qu'elle écrit dans la langue de sa mère, le français. Sans fin elle l'interroge, et il ne parle guère. Elle rit, elle pleure, elle tempête. Et elle cherche. Dans ses souvenirs d'enfance algérienne, dans les photographies qu'il a prises, dans les lettres qu'il a écrites à sa femme depuis la prison pendant la guerre...L'alchimie de la littérature opère : nous sommes tous, peu ou prou, des exilés des romans familiaux de nos parents.

    Née outre-mer d'un père algérien et d'une mère française, Leïla Sebbar vit en France depuis l'âge de vingt ans. Elle y est arrivée en 1961 pour suivre ses études de lettres à Aix-en-Provence puis à Paris, où elle a été professeur de français, productrice à France Culture et critique littéraire. Parallèlement, elle a construit une oeuvre de romancière, de nouvelliste, d'essayiste et d'éditrice. Ainsi a-t-elle a dirigé de nombreux recueils de récits d'enfance, un genre qu'elle a initié.

  • Ce titre fait écho au fameux "Ici Londres" ouvrant sur la BBC l'émission "Les Français parlent aux Français" à partir de juillet 1940. C'est que l'archipel se rallie à de Gaulle dès Noël 1941, quand y débarque la minuscule armada qu'il a dépêchée par surprise peu après Pearl Harbor. Roosevelt, pour qui le Général n'est alors qu'un figurant, gronde, les Alliés ordonnent un blocus, Churchill temporise.Puis ces îlots de l'Atlantique Nord cessent de faire la "une" à Vichy comme en Amérique. Sur place, des notables, préfet apostolique en tête, entravent l'action de la France Libre, qui, début 1944, enrôle les jeunes gens non volontaires. Il pourra ainsi être dit en 1945 que tout l'archipel était derrière de Gaulle, auquel il fera fête en 1967 lors de sa halte sur le chemin du "Québec libre".

    Jean Lebrun, agrégé d'histoire, est producteur à France Inter après l'avoir été à France Culture. Auparavant, il a enseigné puis travaillé dans la presse écrite (Combat, Esprit, La Croix). Il est l'auteur de Lamennais ou l'inquiétude de la liberté (Fayard, 1981), Les grands débats qui ont fait la France (Flammarion, 2014) et, chez Bleu autour, de Notre Chanel (2014), prix Goncourt de la biographie, et de deux essais, Journaliste en campagne et Le journalisme en chantier (2006, 2008).

  • Dans quel encrier tremper ma plume pour dessiner la Commune ? Celui-ci, où se déversa l'encre rouge d'une révolte tragique, l'encre noire d'une nuit tendue sur l'agonie des morts enterrés sans linceul ? Celui-là, empli de vase pestilentielle ? Quelle représentation donner de cette révolution apothéotique d'il y a 150 ans ? Des traits griffés, parfois mal, mais alors pourquoi ? Des dessins tendres ou violents ? Des sillons creusés sans esquisses préalables ? Des semblances de vérités arrachées, fracassées, criées, insensées ? Des stigmates aux boursouflures vaniteuses ? Des caricatures tressant des trognes en chapelets d'ordures ? Dessiner la Commune est une analyse critique, autocritique, à la première personne, de la fonction de l'image dans l'appréhension de l'Histoire.

    /> Éloi Valat, peintre et dessinateur né à Lyon en 1952, est l'auteur de quatre albums consacrés à la Commune, Le journal de la Commune, La Semaine sanglante, Louises, les femmes de la Commune et L'enterrement de Jules Vallès, ainsi que d'une édition illustrée du roman Sébastien Roch d'Octave Mirbeau, tous parus aux éditions Bleu autour entre 2007 et 2019.

  • Le capitalisme libéral et le modèle démocratique occidental, qui paraissaient à beaucoup victorieux à la chute du communisme, sont aujourd'hui soumis à rude épreuve par l'émergence d'un capitalisme autoritaire. Sous des modalités variées, ce dernier associe la recherche de l'efficacité des économies de marché avec la protection de pouvoirs autoritaires et, parfois, le maintien de certains mécanismes de régulation démocratiques.

    À la légitimation classique du capitalisme, suivant laquelle ce système serait le plus compatible avec la démocratie, il substitue des primats identitaires, nationalistes et protecteurs qui se retrouvent dans des configurations nationales aussi différentes que la chinoise, la russe, la turque ou la hongroise.

    Ahmet Insel, né à Istanbul en 1955, économiste, politologue, éditeur et éditorialiste, notamment spécialiste de la Turquie, a été chef du département d'économie de l'université de Galatasaray et vice-président de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne qu'a présidée Pierre-Yves Hénin qui, né en 1946 en Saône-et-Loire, est l'un des grands noms de la macro-économie française et le fondateur du Centre de recherche MAD (Macroéconomie et analyse des déséquilibres, Paris I) associé au CNRS.

  • Par les voix de ceux qui l'habitent depuis 1932, l'histoire d'un lieu-dit, L'Angle, sur les pentes du Mont-Dore, en Auvergne : à l'origine, un simple « buron », puis une ferme d'élevage laitier, bientôt prolongée d'une auberge. Ce livre ne serait pas sans le carnet à spirale de Blaise Legay, le premier de la lignée, où il a décrit son univers et ses pèlerinages à Notre-Dame-de-Vassivière entre 1915 et 1967. À ce rare témoignage, l'historienne Corinne Legoy a voulu marier ceux des trois générations suivantes, qui ont accepté de les lui donner. Ainsi s'entendent des vies paysannes souvent oubliées ou entourées de silence, le monde de l'Angle. Un document exceptionnel et illustré qu'accompagnent des créations sonores et qu'a préfacé le pionnier de l'histoire des sensibilités, Alain Corbin.

    Corinne Legoy, née en 1971, professeur agrégé et docteur en histoire (thèse dirigée par Alain Corbin), enseigne à l'Université d'Orléans. Ses travaux portent sur les pratiques sociales et culturelles au XIXe siècle. Elle est l'auteur, notamment, de La poésie délivrée (Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2017) et de nombreux articles, dont « Les parures de la séduction », dans De la séduction... (Bleu autour, 2016).

  • Dans cette fable d'une troublante acuité, Moris Farhi, né d'une famille juive d'Ankara et écrivain de langue anglaise, raconte « l'entre prise de mort » d'une « armée de Sauveurs » assaillant la jeunesse d'aujourd'hui...Le texte est dédié à Hrant Dink, journaliste turc d'origine arménienne assassiné à Istanbul le 19 janvier 2007 par un jeune de dix-sept ans.

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    Un roman sur la violence en politique, sur ses ressorts intimes, armés dans l'enfance, et sur ses ressorts historiques.

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