Desclée de Brouwer

  • Parmi les très nombreuses traductions françaises de La Divine Comédie de Dante celle de Joachim-Joseph Berthier occupe incontestablement une place à part. En effet, ce dominicain, qui a été recteur de l'Université de Fribourg (Suisse), entend proposer une traduction littérale qui permet, en respectant les conseils de traduction de Chateaubriand, de « suivre le texte, ligne à ligne, mot à mot », calquant ainsi le poème avec une exacte transparence.Toutefois, cette littéralité n'est pas la seule spécificité de cette traduction publiée en 1924. Convaincu que Dante le poète fut aussi un docteur, à savoir un philosophe et un théologien, Berthier considère que le « poème sacré » transmet un enseignement qui doit servir « pour le bien du monde qui vit mal », conformément à l'intention de Dante lui-même (Purgatoire XXXII, 103). L'étonnante beauté du poème est donc entièrement au service de la vérité.
    Traduction littérale avec notes Joachim-Joseph Berthier, o.p.Sous la direction de Ruedi Imbach

  • Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissions des traumatismes et pratique du génosociogramme. Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une « thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle ». En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à « payer les dettes » du passé de nos aïeux. C'est une sorte de « loyauté invisible » qui nous pousse à répéter,que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille. Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un « impensé dévastateur ».

  • Au coeur du mystère du mal qui traverse notre monde, comment envisager la beauté ? Et, allant plus loin, comment la dévisager en vérité, sans fuite ni artifice ?À travers une méditation aux confins de l'Occident et de la grande tradition chinoise, François Cheng invite à cette authentique contemplation. Car par-delà la création artistique, la sainteté révèle la beauté de l'âme et se découvre l'autre mystère, celui du Beau qui justifie notre existence terrestre. Alors, nous ne pouvons entrer que pas à pas dans ce qui nous dépasse et nous transfigure. L'oeil ouvert et le coeur battant.
    Écrivain, membre de l'Académie française, François Cheng a publié notamment Le Dit de Tian-yi, Le Dialogue, À l'Orient de tout et Cinq méditations sur la beauté.

  • Elle me fait promettre que je ne la forcerai pas à quitter sa maison. Je la rassure et, pour la première fois, je lui mens. Je l'embrasse tendrement et referme doucement la porte. Ça y est : le cancer s'apprête à nous emmener sur sa route et je n'ai pas d'autre choix que de l'y accompagner". C'est l'histoire d'une femme. Elle a soixante-dix-neuf ans. Elle est italienne. Immigrée. Témoin de Jehovah. On lui annonce un cancer des os. Durant une année, sa petite-fille va l'accompagner dans la maladie. Par des ponts lancés entre passé et présent, elle va tenter de comprendre le destin tragique de cette grand-mère discrète et courageuse qui payera de sa vie le poids de bien trop de non-dits.".

  • « Je suis venu dire un seul mot et ce mot je le dirai. Mais, si la mort devait m'en empêcher, alors il sera dit demain. Car demain ne laissera aucun secret dans le livre de l'Eternité. »
    Dans ces textes, Khalil Gibran nous propose une invitation à la méditation et à la réflexion. Le fil conducteur de ces poèmes, nouvelles, pièces de théâtre, maximes et manuscrits est l'amour, aux couleurs nuancées par les larmes et les sourires.Khalil Gibran livre ses réflexions sur l'art et la beauté, appelle à la renaissance du Moyen-Orient, parle de son amour pour Salma Karamé et pour l'humanité et chante l'essence du mysticisme.C'est toute l'âme de ce visionnaire « porteur de souffle » qui se découvre.
    Khalil Gibran (1883-1931) publie Le Prophète en 1923, qui connaît aussitôt un retentissement mondial et devient un classique de la pensée humaniste.

  • L'Enfant reste le texte de référence de Maria Montessori et la meilleure introduction à sa proposition pédagogique. Il met en évidence l'originalité et la modernité des idées de la grande éducatrice italienne. Elle y expose clairement les principes d'une éducation fondée sur le « respect de la personnalité de l'enfant ».Aider l'enfant à exprimer son individualité et révéler ses potentiels, lui donner les moyens de développer le meilleur de lui-même dans le respect de sa nature, pour lui-même et au service de tous, tel est le rôle de l'éducateur et telles sont les voies des pédagogies nouvelles. Ce projet ne cesse, depuis plus d'un siècle, d'inspirer théoriciens et praticiens de l'éducation.Jusqu'ici, la traduction française de cet ouvrage majeur ne proposait que les deux premières parties - déjà incomplètes - de la version originale rédigée en espagnol ; certains paragraphes avaient été tronqués, d'autres déplacés et la troisième partie avait été omise. Cette nouvelle édition intégrale offre onze nouveaux chapitres inédits sur des sujets essentiels tels que les rapports entre les générations et le droit des enfants. Les éditions Desclée de Brouwer offrent enfin ce texte complet au lecteur francophone, dans la présentation revue au soir de sa vie par Maria Montessori.
    Une des premières femmes médecins d'Italie, Maria Montessori (1870-1952) est mondialement connue pour la proposition pédagogique et éducative qui porte son nom. Son oeuvre, éditée en français aux éditions Desclée de Brouwer, étonne par sa pertinence et sa capacité d'éveiller et d'élever en chacun l'enfant qu'il a été.
    Traduction et révision par Charlotte Poussin, éducatrice Montessori AMI, auteur d'ouvrages de référence sur Montessori et membre du conseil d'administration de l'association Montessori de France.

  • Paternité cachée, non-dits d'une guerre, d'un viol, drame que l'on a tu... Il existe des secrets qui font mal et provoquent des dégâts psychologiques, pesant de tout leur poids, de manière inconsciente, sur l'identité d'une personne.Barbara Couvert explique ici comment un secret de famille se construit, perdure et se transmet. Et comment il doit être dévoilé pour permettre à un traumatisme de se révéler, à une parole de se dire afin de sortir des « syndromes d'anniversaire » qui emprisonnent certains dans des drames à répétition.Un ouvrage très accessible, illustré par une multitude d'histoires authentiques et littéraires, pour entrer au coeur du secret de famille.
    Barbara Couvert est Gestalt-thérapeute et psycho-généalogiste.

  • Nous sommes entrés dans un autre monde. Un virus aura suffi à « gripper » la moitié de la planète. Nous avons dû éprouver un autre rapport à l'espace et au temps, où le pire a côtoyé le meilleur.À la lumière obscure d'un événement qui ne manquera plus de se reproduire, les chroniques de Martin Steffens sont ici reprises et reclassées dans une marche en trois temps, que symbolisent les figures de Melchior, Balthazar et Gaspard. Trois figures de l'humanité, parties à la conquête d'un salut, dans un monde où tout, déjà, se faisait recensement, contrôle, peur. Mais trois étapes aussi : « La nuit tombée », « Points d'or » et « Petits matins ». Un prologue, inédit et alerte, fait le constat de la soudaine éclipse de notre humanité.Ces textes courts, méditations philosophiques ou spirituelles, billets d'humour ou d'humeur, incitent à prendre patience, sans nous masquer la réalité de ce qu'il faut traverser.
    Martin Steffens est professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Il a publié de nombreux essais, parmi lesquels : Qui nous fera voir le bonheur? (J'ai lu, 2016, avec Christophe André) ; Rien que l'amour (Salvator, Prix des Libraires religieux 2016) ; Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger (Seuil, 2016) ; L'Éternité reçue (Desclée de Brouwer, 2017 ; Carnets DDB, 2020) et un Dictionnaire paradoxal de la philosophie : penser la contradiction (Lessius, 2019).

  • Depuis la première édition de ce livre, en 2017, tout confirme et rend plus urgent son diagnostic.Car tous les maux de l'époque sont redoublés par le mal analysé ici, que la démocratie est la seule à affronter : la violence intérieure entre les humains. Avec ses formes précises: cynisme, racisme, ultralibéralisme.Que ce mal soit « chronique » ne veut pas dire qu'on ne peut rien faire, bien au contraire. Car s'il peut atteindre des pics mortels, il peut également connaître des progrès vitaux, avec les bons remèdes. On pourra ainsi répondre à tous les maux du moment.
    Frédéric Worms est professeur de philosophie à l'ENS et membre du Comité consultatif national d'éthique. Il est notamment l'auteur de Revivre (2012, Prix lycéen du livre de philosophie), et de Pour un humanisme vital (2019). En même temps que la présente réédition paraît un recueil de ses chroniques dans Libération : Sidération et résistance. Face à l'événement (2015-2020).

  • Auteur des Maladies chroniques de la démocratie, Frédéric Worms tient également une chronique dans le journal Libération. Il n'échappe donc pas à la sidération qui définit l'époque : des attentats aux épidémies, en passant par l'incendie de Notre-Dame, # Metoo ou le climat, il est saisi par l'événement.Mais en l'exprimant, en l'analysant, en le mettant à chaque fois à l'épreuve d'une pensée du vivant et de la justice, il nous donne le premier moyen de la résistance : un sens partagé. Car l'événement, ce sont aussi des actes, des oeuvres, des ressources que l'on peut repérer et soutenir. Ces chroniques vont à leur rencontre.Comment répondre aux dangers qui nous menacent ? En traversant l'épreuve de l'événement et en retrouvant la dimension vitale de la démocratie. Afin que les années de sidération soient aussi les jalons d'une résistance. Car rien n'est joué d'avance.
    Frédéric Worms est professeur de philosophie à l'École normale supérieure et membre du Comité consultatif national d'éthique. Il est notamment l'auteur de : La Philosophie du xxe siècle en France. Moments (2009) ; Revivre. (2012 ; Prix lycéen du livre de philosophie, 2016) ; Pour un humanisme vital (2019) ; Les Maladies chroniques de la démocratie (2017 ; réédité en même temps que ces chroniques).

  • L'Ennéagramme est un formidable outil de connaissance de soi et des autres. C'est à sa découverte et à sa pratique que Marielle Bradel convie son lecteur, en analysant les neuf types de personnalité qu'il regroupe.Chacun pourra y trouver une aide précieuse pour grandir, changer son regard sur soi et sur les autres, vivifier sa relation de couple et pacifier sa manière d'être avec son entourage.Emaillé d'exemples concrets et de témoignages, ce livre offre une initiation à un véritable art de vivre, où les différences ne sont plus vécues comme un obstacle à la relation mais comme une richesse.
    Relaxologue thérapeute, Marielle Bradel s'intéresse au développement personnel, à la communication entre les personnes et dans le couple. Après avoir expérimenté l'Ennéagramme dans sa vie personnelle, elle anime des sessions pour le faire découvrir. Ce livre en est le témoignage.

  • Ce livre rassemble les derniers textes de Krishnamurti et aborde les thèmes qui lui sont chers : les vertus du doute et la liberté de l'esprit, les rapports de la pensée et du temps, la méditation, l'intelligence de l'amour, l'écologie... En poète, en marcheur infatigable, il livre les réflexions apaisantes que lui inspire l'observation de la nature, qui prépare à ouvrir son esprit. Cette leçon de vie s'achève par une réflexion sur la mort. « La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité. »
    Jiddu Krishnamurti, né à Madanapalle le 12 mai 1895 et décédé à Ojai le 17 février 1986, est un philosophe d'origine indienne.

  • Le pouvoir exerce une fascination, parce qu'il engendre la puissance et peut opérer de vraies transformations. Qu'est-ce qu'avoir du pouvoir ? Qu'est-ce qui fonde le pouvoir qu'un homme peut exercer sur d'autres hommes ?Pour répondre à ces questions, Charles Pépin s'attarde sur le pouvoir de l'homme politique, du chef d'entreprise, d'un ami qui sait se faire écouter, du prêtre par rapport à ceux qui se confient à lui, du professeur dans sa classe... et même d'une oeuvre d'art.Une réponse s'impose alors dans chacun de ces cas : avoir du pouvoir, c'est être capable de le transmettre.
    Philosophe, journaliste et écrivain, Charles Pépin enseigne à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur de Saint-Denis et à l'Institut d'Études politiques de Paris. Il a notamment publié La Joie (Allary, 2015, Folio, 2016) ; La Confiance en soi (Allary, 2018) et chez Dargaud, en collaboration avec Jul, La Planète des Sages et 50 nuances de Grecs.

  • « Maman est tout le temps triste,  est-ce que c'est de ma faute ? »
    « Papa ne joue plus avec moi,  est-ce qu'il ne m'aime plus ? »
    Quand un enfant est face à une personne  qui souffre de dépression, il se pose mille questions...
    Judith Rieffel et Mademoiselle Caroline nous aident  à trouver les bons mots pour parler avec lui et le rassurer.

  • On parle d'autistes, de « zèbres », d'hypersensibles, de « dys », de haut potentiel, d'«atypiques », d'enfants « différents ». Souvent, l'école et la société les jugent juste capricieux et ingérables, accusent leurs parents de créer des complications...C'est pourtant une réalité, décrite sous le terme de « neurodiversité », et qui concerne près de 20 % de la population. Elle est souvent détectée au moment de la scolarisation, début d'un vrai parcours du combattant.Mais comment faire grandir un enfant « hors case » que le système doit « caser » à tout prix ?Et comment se construire lorsque l'on perçoit que l'on est un problème ?Il faut ouvrir les yeux sur les richesses et les qualités des neuroatypiques pour devenir capable de les aider dans leurs apprentissages et la gestion de leurs émotions.Claire Stride a elle-même connu ce chemin, lorsqu'elle était enfant, et elle accompagne aujourd'hui familles et éducateurs. Elle nous explique le fonctionnement de ces enfants extra-ordinaires, et nous donne des clés et des ressources pratiques pour les accompagner sans culpabiliser ni se battre en permanence.
    Claire Stride est elle-même dyslexique, dyscalculique et haut potentiel. Formée en neurosciences, communication non violente, conception de blended learning et médiation, elle est consultante, formatrice et coach en intelligence relationnelle et intelligence émotionnelle. Très impliquée dans les questions de pédagogie innovante, elle intervient auprès des entreprises et des particuliers.

  • Les signaux d'alerte se multiplient sur les catastrophes écologiques. La valeur de ces signaux n'est pas régie par le critère de la vraie ou de la fausse alerte, ni par le principe du bon ou du mauvais gouvernement, mais par l'attractivité du signal, c'est-à-dire sa capacité à susciter l'attention et l'intérêt de ceux qui le reçoivent.En s'appuyant sur une étude des sentinelles des pandémies dans les sociétés asiatiques, Frédéric Keck montre que les territoires qui émettent des signaux d'alerte, comme Hong Kong, Taïwan ou Singapour, ont entre eux des relations de compétition et de collaboration analogues à celles des oiseaux qui concourent pour alerter sur la présence d'un prédateur. Dans cette émulation, où les pays échangent des informations pour prendre les mesures les plus rapides, se joue une nouvelle forme de solidarité globale et de justice sociale.Pour prendre la mesure de ce phénomène, l'auteur propose une lecture de quelques penseurs des signaux d'alerte (Claude Lévi-Strauss, Amotz Zahavi, Anna Tsing) ; puis une histoire des grandes crises sanitaires depuis vingt ans ; enfin, une approche de certaines oeuvres d'art (romans, films, expositions), qui nous préparent aux prochaines crises en faisant travailler notre imaginaire.
    Frédéric Keck a publié plusieurs ouvrages sur l'histoire de l'anthropologie française (Lucien Lévy-Bruhl, Émile Durkheim, Henri Bergson, Claude Lévi-Strauss) et deux livres sur les crises sanitaires causées par les maladies animales : Un monde grippé (Flammarion, 2010) et Les Sentinelles des pandémies (Zones sensibles, 2020). Il a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2012 et a dirigé le département de la recherche du musée du quai Branly entre 2014 et 2018.

  • « Penser, vivre, être présent au monde, c'est essayer d'écouter-voir ce qui monte du fond des temps, se laisser troubler par des songes venus d'ailleurs, d'infiniment plus loin que soi, et cependant nous concernant au plus intime. »En méditant sur les fêtes, en parcourant les saisons d'un hiver à un autre, de l'Avent à la Toussaint, en s'arrêtant aux bords des jours les plus ordinaires comme des plus irradiés de mystère, en traversant aussi quelques nuits, étoilées ou obscures - Sylvie Germain donne au poids du temps un relief inédit.
    Docteur en philosophie, Prix Femina en 1989, Prix des Libraires religieux 1997, Sylvie Germain est l'auteur de plus d'une trentaine d'ouvrages, parmi lesquels : Le Livre des nuits, Les Échos du silence et À la table des hommes. Son dernier roman, Le vent reprend ses tours, est paru chez Albin Michel en 2019.

  • Ce livre est à la fois sauvage et réfléchi. Sauvage parce qu'il exclut d'emblée les paix morbides, qui, sous couvert d'apprivoiser la mort, empoisonnent la vie. Il clame en premier lieu que nous ne sommes pas faits pour mourir.  Mais ce cri oblige à une méditation plus profonde. Nous devons mourir à notre désir de maîtrise.Ce consentement à la mort se nomme amour. Mourir à soi-même, c'est tuer ce qui, dans notre vie, est obsédé par la vie. Ces « petites morts », lues à partir de la pensée de Simone Weil, indiquent un chemin de dépossession et de plénitude. À l'heure où nous serons dessaisis de tout, c'est notre propre vie qui nous sera redonnée. Il faudra bien l'éternité pour prendre la mesure de cette étrange nouvelle.
    Martin Steffens est professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur. Il a publié de nombreux essais, parmi lesquels : Qui nous fera voir le bonheur (avec Christophe André), Rien que l'amour, Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger ; et récemment L'amour vrai, au seuil de l'autre et un Dictionnaire paradoxal de la philosophie.

  • Plus le monde menace de s'écrouler, plus il faut  abreuver les populations de promesses exorbitantes.  Tel est le rôle du transhumanisme,  qui prétend nous « augmenter », nous doter de  capacités faramineuses. Ces promesses sont autant de leurres, destinées à nous faire accepter  l'artificialisation croissante de nos vies.Se détourner ? Cela n'est pas si simple. Le  transhumanisme nous trompe parce qu'il joue  en nous sur des ressorts puissants. Se donner  une chance de désamorcer la fascination qu'il  exerce, et le malheur qu'il propage, réclame  de mettre au jour ce qui, dans nos façons de  vivre et nos modes de pensée, nous rend si  vulnérables à ses illusions.  Olivier Rey est chercheur au CNRS, membre de l'IHPST, et  enseigne la philosophie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié deux romans, dont Après la chute  (2014), et plusieurs essais, dont Itinéraire de l'égarement  (2003), Une folle solitude. Le fantasme de l'homme auto-construit  (2014),  Une question de taille (2014), Quand  le monde s'est fait nombre  (2018).  Leurre et malheur du  transhumanisme a reçu le prix Jacques Ellul 2019. 

  • Maria Montessori (1870-1952), une des premières femmes médecins d'Italie, est internationalement célèbre pour sa pédagogie et les écoles qui portent son nom. Sa vie au parcours atypique, presque romanesque, est aussi très intéressante. Cette biographie en révèle de nombreux aspects, permettant, au-delà d'une image d'Épinal, de découvrir la « vraie Maria », proche, humaine, durant tout son cheminement : son féminisme, sa modernité, ses multiples voyages, le lien indéfectible avec son fils Mario, ses succès, ses échecs, ses convictions, sans éluder ses tâtonnements. Avec ce fil d'Ariane qui sous-tend toute son oeuvre : l'éducation à la paix et à la liberté.Martine Gilsoul explore ici toutes les facettes de l'itinéraire et de la riche personnalité de Maria Montessori, entièrement dévouée à la cause des enfants et dont la pensée originale, révolutionnaire et pertinente, reste plus que jamais d'actualité.
    Voir la présentation : https://youtu.be/644Q7_GUhfw
    Martine Gilsoul est éducatrice Montessori pour les 0-3 et les 3-6 ans. Ancienne directrice de crèche Montessori à Rome, italophone, elle a eu accès, dans le texte, à des documents historiques originaux, à diverses archives et aux lettres que la pédagogue a adressées à sa famille et à ses amis.Avec la collaboration de Charlotte Poussin, éducatrice Montessori AMI, ancienne directrice d'école, traductrice de plusieurs livres de Maria Montessori et auteur d'ouvrages de référence sur Montessori, membre du conseil d'administration de l'Association Montessori de France, affiliée à l'AMI.

  • De crimes sanglants en catastrophes naturelles, d'accidents toutes catégories en agressions sordides, de phénomènes anormaux en actes héroïques, le fait divers n'en finit pas de fasciner, de questionner, d'inspirer ou d'émouvoir.Il joue sur nos peurs et nos fantasmes, mais quel impact a-t-il vraiment sur nous ? Quel rôle joue-t-il dans la société ? Quels sont ses liens avec la presse, la littérature, le cinéma? De quelles croyances, de quels mythes fait-il l'objet ?Aujourd'hui, le fait divers semble avoir envahi les médias au point de se substituer à l'information traditionnelle. Les fake news s'en nourrissent, la télévision s'en empare. A-t-il pris une ampleur inédite grâce aux réseaux sociaux ?De l'Antiquité à nos jours, Bob Garcia nous invite à une plongée dans un univers complexe, imprévisible et multiforme pour tenter de mettre au jour l'anatomie de ces nouvelles insolites.
    Bob Garcia est auteur de romans policiers et chroniqueur littéraire. Tous ses polars sont tirés de faits divers réels. Il a écrit plusieurs essais sur le polar, dont Jazz et polar et Le Polar en questions, dans lesquels il analyse les origines du polar et ses liens avec le fait divers. Son dernier polar, Corpus delicti, a reçu le prix Enquêtes et faits divers 2019.

  • Chacun dans sa vie a pu faire des rencontres malheureuses et se heurter à des événements catastrophiques. Ils ont engendré des traumatismes psychiques dont les traces douloureuses ont envahi le quotidien, souvent de manière souterraine. Si chacun garde désormais à l'esprit les récents actes terroristes, bien des histoires de famille peuvent s'appréhender à partir des traumas, mais aussi de leurs transmissions, d'une génération à l'autre.S'appuyant sur des penseurs actuels des traumas comme Françoise Davoine en France, Dori Laub et Cathy Caruth aux États-Unis, Yaelle Sibony-Malpertu explique comment les mécanismes de survie produisent différents degrés d'encapsulement dans la mémoire. Elle montre alors le chemin nécessaire pour se défaire de l'emprise et de la fascination qu'exercent les expériences traumatiques.Ce livre propose des approches concrètes pour se réapproprier son existence. Illustré par de nombreuses situations cliniques ou par des exemples issus de la littérature et du cinéma, il aide à faire face aux discours pervers qui figent la pensée et cherchent à la neutraliser pour exercer leur emprise.
    Yaelle Sibony-Malpertu est docteure en psychopathologie et en psychanalyse. Elle exerce depuis 2000 en psychiatrie adulte et dans différentes institutions. Elle a déjà publié Une liaison philosophique. Du thérapeutique entre Descartes et la princesse Élisabeth de Bohême (Stock, 2012).

  • La paix est une science, un art, une culture. Et pour Maria Montessori, qui qualifiait sa pédagogie d'« éducation à la paix », elle s'apprend. Car ce qui se joue au niveau de la famille, de la classe, du quartier, se retrouve aussi dans les rapports entre les nations.En favorisant les potentiels de l'enfant, en lui apprenant l'autonomie, la coopération et le respect de l'autre, on contribue à bâtir le citoyen qu'il deviendra. Dans ces textes plus que jamais d'actualité, Maria Montessori souligne l'importance de construire dès l'enfance une culture de paix.
    Maria Montessori (1870-1952) fut l'une des premières femmes médecins d'Italie. Elle est mondialement connue pour la pédagogie qui porte son nom. Son oeuvre en français est éditée chez Desclée de Brouwer.

  • Extraite des Frères Karamazov, la Légende du Grand Inquisiteur - précédée ici de la Révolte d'Ivan - constitue l'un des passages majeurs de l'oeuvre romanesque de Dostoïevski. À travers une mise en scène saisissante, elle oppose la douce figure du Christ de l'Évangile à celle de l'Inquisiteur médiéval, symbole d'un pouvoir absolu sur les corps et les âmes que l'écrivain russe ne cesse de dénoncer.Guerres, totalitarismes, intégrismes... cette parabole n'a pas fini de hanter la conscience moderne par sa force et son actualité. Comme le souligne Michel del Castillo dans sa présentation, elle « ne montre rien d'autre qu'un pari désespéré, proprement insensé, contre l'absurdité du monde, contre le mal, contre le réalisme froid des Églises, contre la tiédeur et le conformisme ».

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