Éditions Hurtubise

  • Lorsque Gabrielle Roy rencontre Gabriel Roy, en 1928, c'est le coup de foudre! Du moins pour lui. Elle trouvera l'amour en Angleterre, à Montréal puis au Manitoba. Lui attendra, espérera, soupirera. Après avoir été enseignante et journaliste, Gabrielle Roy deviendra une auteure renommée. Gabriel aussi rêve de ce destin, mais il ne réussira jamais à faire publier ses récits de missionnaires torturés.

  • Il y a environ 7 500 ans, le glacier continental se retira du paysage de ce qui deviendra le Québec. Ainsi commence cette histoire fascinante et abondamment illustrée d'une terre unique et magnifique, une histoire qui s'est constamment transformée au fil des siècles au gré des mouvements des habitants de ce territoire. Dans une prose concise et élégante, traduite avec finesse de l'anglais par Hélène Paré, Peter Gossage et J. I. Little racontent le passé du peuple et de l'espace québécois, là où les interactions entre la tradition et la modernité ont forgé une identité comparable à nulle autre dans le monde.

    «Un ouvrage sérieux et approfondi - un manuel pratique sur les forces de la tradition et de la modernité.» Montreal Review of Books «L'histoire complète de Gossage et Little présente un Québec "qui n'est pas une province comme les autres".» Desmond Morton, auteur de A Short History of Canada

  • Le 5 juin 1966, l'Union nationale est reportée au pouvoir. Pour les libéraux de Jean Lesage, la défaite est amère. Plusieurs croient que l'élan de la Révolution tranquille risque de se briser sur le récif d'un conservatisme rétrograde. Parmi ceux qui broient du noir durant l'été 1966, le fougueux René Lévesque, 43 ans, réélu député de Laurier. La défaite de son parti le prend de court. Malgré des réalisations importantes en tant que ministre des Ressources naturelles et de la Famille et du Bien-être social, il a l'impression de laisser de grandes réformes en plan. Il y avait encore tant à faire pour mettre fin à l'infériorité économique des Canadiens français, assurer à chacun un minimum vital, offrir à tous des chances égales!

    Pour les révolutionnaires tranquilles, cette défaite force la réflexion. Les années 1960 sont marquées par une sorte de révolution culturelle. Les guerres de décolonisation, la colère des Afro-Américains, les révoltes estudiantines, Vatican II, la critique radicale de la famille et de l'école traditionnelles, tout concourait à l'éclipse des repères anciens. René Lévesque allait être un témoin et un acteur privilégié de ces transformations. Le 11 septembre 1966, il publie sa première chronique. Pour ce communicateur d'expérience, c'est une nouvelle aventure qui commence. Elle se poursuivra presque sans interruption pendant dix ans. Dans ce premier tome, sont reproduites ses chroniques du Dimanche-Matin et du Clairon de Saint-Hyacinthe. Ces textes des années 1966 à 1970 sont présentés avec le souci scrupuleux de respecter leur état d'origine. De nombreuses notes de bas de page visent à éclairer des personnalités, des événements, des allusions.

  • Si nous avions tout faux? Si les 80 000 Autochtones du Québec n'avaient jamais été chassés de leurs territoires ancestraux par la civilisation européenne? Et si les certitudes anthropologiques concernant la présence ancestrale des Autochtones sur le territoire québécois se révélaient erronées? Réjean Morissette propose une nouvelle perspective en matière d'autochtonie et de relations entre les Autochtones et la société civile québécoise. Ce livre jette un éclairage inédit sur l'histoire du Québec, celle de la présence autochtone, mais aussi de l'histoire de l'occupation du territoire par les Français et les Anglais et de leur relation avec les Autochtones. Se réapproprier la liberté et le droit de réfléchir sur les relations entre Autochtones et non autochtones constitue un enjeu de société pour le Québec. Est-il possible de développer ensemble une citoyenneté québécoise autochtone respectueuse du passé et porteuse d'avenir pour tous? Par quel moyen le Québec peut-il mettre fin à l'impasse constitutionnelle créée par la Loi canadienne sur les Indiens? Peut-on concevoir pour les Autochtones québécois un destin autre que celui les confinant dans des réserves? Les Autochtones ne sont pas des pandas, un ouvrage coup de poing au moment où le gouvernement du Québec fait la promotion du Plan Nord, politique la plus récente et la plus ambitieuse jamais proposée pour le développement du Nord du Québec.

  • Le Québec choisit ses immigrants en fonction de critères et en vue d'objectifs qu'il définit lui-même. Cette autonomie, conquise de haute lutte dans les années 1960 et 1970, n'a d'équivalent ni dans un autre pays, ni dans une autre province du Canada. En 2011, 37 000 travailleurs qualifiés ont été sélectionnés selon leur âge, leur formation, leur expérience de travail, leurs compétences linguistiques et le profil de leur conjoint.

    La responsabilité de relever le défi de l'immigration a été confiée à un acteur principal, le ministère de l'Immigration. Depuis quarante-cinq ans, et bien qu'il ait toujours été le parent pauvre de la distribution budgétaire, ce ministère a développé un savoir-faire et des traditions non négligeables. La cohérence à long terme de la politique québécoise peut faire figure de modèle. Pourtant, elle est aujourd'hui menacée.

    Parce que l'immigration et la sélection des candidats font l'objet de questionnements, certains sembleraient prêts à faire table rase de cette expertise pour, à l'instar du fédéral, ne plus river la sélection qu'à un seul objectif : l'employabilité à court terme. Or, la sélection de futurs concitoyens doit se soucier de leur intégration au regard des caractéristiques économiques, culturelles et linguistiques propres à la société québécoise. Il importe donc de conserver des critères pluriels, comme d'assurer la qualité du processus de sélection.

    Cet ouvrage retrace l'histoire des politiques d'immigration québécoises. Il expose aussi les rouages de la politique de sélection des immigrants du Québec, ses objectifs parfois contradictoires, ses moyens et ses limites. De plus, il propose quelques pistes pour relever les défis à venir.

  • L'esclavage a-t-il existé à Montréal? Si oui, à quoi ressemblait-il? Frank Mackey s'attaque à cette question dans Une fin à l'esclavage, une étude sur les Montréalais noirs au cours des 80 années qui se sont écoulées entre la Conquête britannique et l'Union des Canadas.

    Grâce à un examen attentif de documents d'archives et d'ouvrages plus récents, Mackey met au jour de nombreux aspects méconnus de la transition vécue par les Noirs entre l'esclavage et la liberté. Sans négliger l'évolution du statut juridique de l'esclavage, l'ouvrage fournit une reconstitution précise et nuancée de la situation des Noirs à Montréal, de leur vie et de leur expérience. Il en résulte un portrait remarquablement complexe, mettant en évidence la diversité des métiers et professions exercés par les Noirs, les relations qu'ils tissaient avec leurs maîtres et leurs employeurs, leurs contacts de toute sorte avec les systèmes judiciaires et politiques, ainsi que les métissages découlant des mariages mixtes et des contrats d'apprentissage. Une fin à l'esclavage jette un éclairage nouveau sur la notion d'esclavage et celle de négritude (blackness); il démontre que les études historiques portant sur ce sujet doivent tenir compte de l'existence concrète des populations noires «marginales».

    Étayé par une vaste recherche documentaire, Une fin à l'esclavage invite les lecteurs à regarder la société coloniale à travers le prisme de l'expérience des Noirs et à découvrir que les racines du présent ne sont ni aussi saines qu'on le souhaiterait, ni aussi amères qu'on pourrait le prétendre.

  • L'image de la violence qu'offrent la littérature et son genre policier consacré à l'homicide, ainsi que les médias, constamment à l'affût de l'extraordinaire et du monstrueux, n'a pas grand-chose à voir avec celle de la science. Ainsi les violences criminelles sont-elles sans relâche imaginées, racontées, décrites, dénoncées.

    Mais qu'en est-il vraiment au-delà du cliché et du ressenti? Ce Traité des violences criminelles rassemble trente-sept articles rédigés par une quarantaine de chercheurs traitant de la vaste thématique de la violence criminelle. Il s'agit d' :
    - un état des lieux des théories contemporaines de la violence, des contextes de son apparition, de ses manifestations, de la situation des victimes et des efforts des individus et des sociétés pour contrôler leur propre violence;
    - une synthèse de la moisson des faits et des explications engrangés par les chercheurs, considérable mais jusqu'alors éparse, qui rend compte de l'essentiel des connaissances actuelles sur les vols, viols, voies de fait et homicides;
    - une somme jusqu'alors inexistante en français;
    - un ouvrage savant sans être jargonneux, accessible aussi bien au spécialiste qu'au profane.

  • Cet ouvrage rassemble les essais de trente-sept collaborateurs traitant de la vaste thématique de la sécurité intérieure, au Québec, en France, en Suisse ou en Belgique. Appuyés sur deux fortes traditions de recherche (la criminologie et les études policières) ces essais dressent un portrait méticuleux et à jour de ce qu'est l'activité de sécurité, de ce qu'elle représente, des acteurs qu'elle met en scène ainsi que des méthodes d'applications qu'elle requiert aujourd'hui, autant dans le domaine public que privé. Chaque chapitre fournit d'indispensables connaissances sur les différentes menaces à la sécurité: les délinquants actifs, leurs raisons et leurs trajectoires; les violences criminelles et leurs auteurs; les vols et les voleurs; le crime organisé et le terrorisme.

  • Dans Le Diable de Saint-Hyacinthe, le biographe Frank Myron Guttman trace le portrait de Télesphore-Damien Bouchard (1881-1962), une personnalité politique québécoise injustement oubliée, un homme aux idées en avance sur son époque. Anticlérical en un temps où le clergé dominait, Bouchard a tenté de minimiser au Québec le rôle occupé par l'Église catholique dans les domaines de la politique, des services sociaux et de l'éducation tout au long d'une carrière qui s'est étendue sur près d'un demi-siècle. Précurseur et agent de changement, il a travaillé à la réforme de l'éducation, à l'accessibilité des femmes au vote et à la législation des droits des travailleurs. Élu à l'Assemblée législative du Québec en 1912 pour la ville de Saint-Hyacinthe, il fut maire de cette ville pendant un quart de siècle. Leader à la Chambre du Parti libéral de 1936 à 1939, son intégrité et sa droiture lui valurent la hargne de ses propres collègues lorsqu'il fut ministre des Travaux publics de 1939 à 1944. Membre le plus influent du cabinet ministériel d'Adélard Godbout, il termina sa carrière publique en étant le tout premier président d'Hydro-Québec en 1944 et sénateur à Ottawa. Dès 1906, Bouchard avait compris l'importance de développer des infrastructures électriques qui permettraient de fournir à un prix raisonnable l'électricité aux citoyens et à l'industrie. Ses conceptions visionnaires ont insufflé un élan à la création de lois qui ont mené à la nationalisation des services publics. Cet ouvrage bien documenté rend hommage aux réalisations d'un homme qui a consacré sa vie à l'amélioration de la condition de la classe moyenne québécoise, tant au niveau de l'instruction que des acquis sociaux. Le portrait brillant d'un homme politique inspirant en cette période où corruption et trafics d'influence n'en finissent plus de faire les grands titres de l'actualité.

  • Au cours des deux dernières décennies, un véritable tsunami de délocalisations et de fermetures d'usines a déferlé sur le Québec. Dans cet essai, l'auteur évoque à grands traits cette désindustrialisation systémique qui a supprimé près de 200 000 emplois manufacturiers permanents.
    Malgré la gravité de la situation, l'auteur est convaincu de la nécessité et de la faisabilité d'un redressement industriel; il croit fermement qu'aujourd'hui encore, l'industrie demeure la locomotive de la croissance économique d'une société avancée, dynamique et prospère.
    En définitive, il invite les Québécois à relever le grand défi d'une renaissance industrielle qui stimulerait durablement la croissance économique, stopperait la montée du chômage et assurerait la création vigoureuse d'emplois de qualité.

  • La littérature amérindienne francophone est en pleine émergence aussi bien au Québec que sur le plan international. Parallèlement à ce phénomène, de plus en plus de critiques littéraires amérindiens essaient de démontrer l'originalité des littératures amérindiennes d'Amérique du Nord. Cet essai tente de faire remarquer que, malgré sa spécificité, la littérature amérindienne du Québec demeure entre autres influencée par la tradition européenne. L'auteur retrace les enjeux identitaires contemporains, l'histoire de la colonisation et ses conséquences afin de situer avec justesse la littérature amérindienne, le passé et la tradition qu'elle véhicule et le rôle social qu'elle occupe.

  • Soigneusement construit à partir d'une recherche faite dans toutes les communautés amérindiennes, Littérature amérindienne du Québec propose soixante-treize textes provenant d'une trentaine d'auteurs. Des contes, des extraits de romans et de pièces de théâtre, des poèmes et des récits ou témoignages, tous mal connus ou le plus souvent ignorés. Cet essai témoigne d'une littérature émergente, née au coeur de l'Amérique française.

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