Marc Endeweld

  • L'ambigu monsieur Macron

    Marc Endeweld

    ENQUÊTE SUR UN MINISTRE QUI DÉRANGE Marqué au fer rouge par son passage à la banque Rothschild, « Monsieur Macron » - comme l'appelle froidement Martine Aubry - symbolise le grand quiproquo entre François Hollande et les Français. Pourquoi le président socialiste, élu par le peuple de gauche en 2012, a-t-il choisi comme ministre de l'Économie ce jeune homme adulé des grands patrons pour ses penchants libéraux ? Les amis d'Emmanuel Macron soulignent que ce pianiste émérite n'est pas du sérail et qu'il a enchaîné les grandes écoles de la République. Ils rappellent à l'envi son mariage avec sa prof de français, Brigitte Trogneux, de vingt ans son aînée. Un homme atypique, nous dit-on ! Ses ennemis insistent sur sa proximité avec Jacques Attali et Alain Minc, et citent ses nombreuses bourdes politiques, notamment contre les fonctionnaires ou les 35 heures. Au Parti socialiste, les « frondeurs » honnissent cet héritier de la « deuxième gauche », en pleine crise de la social-démocratie. « Monsieur Macron » ne laisse, en tout cas, personne indifférent. Cette enquête fouillée reconstitue l'énigme de ce ministre qui crée la zizanie jusqu'au sommet de l'État.

  • Connaissez-vous une entreprise qui fait l´objet d´une lutte d´influence au plus haut sommet de l´État ? Dotée d´un actionnaire qui n´a cessé de l´affaiblir ? Dont les fournisseurs se permettent de l´insulter ou de la confondre avec une « vache à traire » ? Cette entreprise, c´est France Télévisions, le groupe qui réunit les chaînes publiques, de France 2 à RFO. En août 2010, Rémy Pflimlin a succédé à sa tête à Patrick de Carolis. C´est la première fois que son président est nommé par Nicolas Sarkozy.

    Cette enquête fouillée raconte, à l´aide de nombreux témoignages et documents inédits, comment l´État actionnaire, de gauche comme de droite, n´a cessé d´affaiblir le groupe public au profit du privé. Elle revient sur le grand partage du gâteau : des animateurs-producteurs se servent de France Télévisions comme d´un guichet de banque. Leur chiffre d´affaires est là dévoilé pour la première fois. On évolue de conflits d´intérêts en « amitiés » politiques sur fond de renvois d´ascenseurs...

    Des salariés au bord de la crise de nerfs aux conséquences catastrophiques de l´absence de stratégie, le syndrome « France Télécom » est dans toutes les têtes...

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