Laurent Martin

  • Pour qui s'intéresse aux rapports entre culture et politique dans l'histoire comme au présent, la censure est un objet de choix. En nul autre lieu de la vie en société l'antagonisme n'est plus frontal entre le vouloir dire et le pouvoir d'interdire. La censure est l'une des manifestations par excellence de l'exercice du Pouvoir, une de ses dimensions constitutives. Cet ouvrage adopte une vision très large des phénomènes censoriaux tout en s'interrogeant sur les distinctions nécessaires qu'il convient d'opérer entre eux. Il tâche de répondre à des questions simples en apparence mais en réalité redoutables. Pourquoi censure-t-on ? (les discours de justification de la censure, les motifs de censurer, politiques, religieux, moraux, etc.) ; qui censure et comment ? (les pratiques, les dispositifs de la censure, les acteurs et appareils, en somme le fonctionnement concret de la machine censoriale) ; enfin, que fait la censure, mais aussi que fait-on avec ou contre la censure ? (les effets et les réactions individuelles et collectives que suscite la censure, les conduites et tactiques d'évitement, de contournement, d'affrontement, les ruses et la provocation, sans oublier l'autocensure...). Cet ouvrage offre des synthèses sur la censure dans d'autres pays que la France (tous les continents ou presque sont représentés), sur d'autres siècles que le vingtième (les sujets traités s'échelonnent du xixe siècle à nos jours), une ouverture géographique et chronologique mais aussi disciplinaire, avec des contributions d'historiens, de juristes, de civilisationnistes, de politistes, d'anthropologues, de spécialistes venus des études de journalisme et d'information-communication, ainsi que des études littéraires, théâtrales et cinématographiques. Au total, une somme inégalée et qui fera date.

  • 58 avant J.-C.
    Les Helvètes déferlent sur la Gaule, pourchassés par les cinq légions de Jules César. Alix, âgé de dix ans seulement, ignore que sa destinée sera bientôt à jamais bouleversée.
    Fils d'un chef de clan celte, il va devoir lutter pour la survie de sa famille. Et grandir plus vite qu'il ne l'aurait voulu...

  • " Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l'est pas est inutilisable ", disait Paul Valéry. Alors que les impôts font partie du quotidien des Français, la complexité du système fiscal et budgétaire empêche les citoyens comme les parlementaires de se prononcer utilement sur ces questions. L'impression de se perdre dans un labyrinthe confisque le consentement à l'impôt.
    La fabrique de l'impôt et de la dépense publique appartient pourtant aux citoyennes et citoyens. C'est à eux qu'il revient d'y consentir, d'en contrôler l'usage et de demander aux responsables publics de rendre compte de leur action. Devenu à 34 ans le nouveau rapporteur général du budget
    - le plus jeune à ce poste - Laurent Saint-Martin porte un regard neuf sur le travail parlementaire. Il entend permettre à chacun de comprendre l'élaboration du budget et se réapproprier le fonctionnement des finances publiques. Car l'impôt n'a de sens et d'efficacité que si le citoyen en comprend et en contrôle la " fabrique ". C'est le seul moyen pour que le consentement à l'impôt, essentiel à la vie civique, ne soit pas une simple formule de style.

  • "Ils auraient donné leur propre vie pour sauver celle de leur fils, mais personne n'en voulait parce que ce n'est pas comme ça que ça marche."
    "Le don de sang ne va pas de soi. Parler souvent de ce sujet, avec enthousiasme et bienveillance : voilà l'objectif de ce recueil. Des histoires courtes, des histoires de partage, de lumière, d'espoir. Puissent-elles susciter l'envie de parler à votre tour du don de sang. Puissent-elles être le déclic pour devenir vous-même donneur régulier."
    Comment le décès d'une jeune Américaine, Rebecca, entraîne un incroyable mouvement de solidarité. Comment la rencontre entre Gaëlle et Julien, autour d'un café, ne se déroule pas de la façon attendue. Comment Rachel, soixante-dix ans, transmet un peu de son histoire à sa petite-nièce. Comment les "liens du sang" dont parle Dimitri dans sa verve adolescente ne sont pas ceux qu'on imagine...

  • Les probabilités font partie de la vie du citoyen du XXIe siècle, et ce, dans divers contextes et domaines – en santé pour la sélection d’un traitement, en gestion pour le choix d’un investissement, etc. Dans le milieu scolaire, il est donc impératif de développer une pensée probabiliste permettant la prise de décisions éclairées en moment d’incertitude, la modélisation des situations aléatoires et la compréhension de la notion de risque. Au Québec, bien que l’enseignement des premiers concepts de cette branche des mathématiques commence dès le début du primaire, il représente tout de même un défi de taille, car en plus d’être complexes et contre-intuitives, les probabilités n’occupent qu’une (trop) petite place au sein de la formation des enseignants.

    /> Le présent ouvrage s’adresse aux enseignants en exercice du primaire et du début du secondaire, aux futurs enseignants et aux formateurs universitaires en didactique des mathématiques. Ses auteurs invitent à la découverte des éléments contextuels et historiques liés à cette discipline, puis proposent des réflexions et des idées originales de situations pour l’enseignement (et la formation à l’enseignement) des premiers concepts de probabilités. Il est plus que probable que les propos de cet ouvrage ébranlent la façon de penser et les convictions du lecteur quant à la manière d’enseigner les probabilités.


    Vincent Martin est professeur au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses recherches concernent les pratiques d’enseignement des probabilités et les caractéristiques didactiques des tâches probabilistes utilisées pour leur apprentissage.

    Mathieu Thibault est doctorant en éducation à l’Université du Québec à Montréal et chargé de cours en didactique des mathématiques à l’Université du Québec en Outaouais et à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses travaux touchent principalement la formation à l’enseignement des probabilités avec des outils technologiques.

    Laurent Theis est professeur titulaire au Département de l’enseignement au préscolaire et au primaire de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke. Il s’intéresse à la résolution de situations-problèmes mathématiques au primaire et au début du secondaire ainsi qu’au soutien de l’élève à risque dans ce contexte.

  • L'association pour le développement de l'histoire culturelle (ADHC) est née, en 1999, du constat de la place croissante, en même temps que problématique, de l'histoire culturelle dans l'historiographie contemporaine. Revendiquée par les uns, dénoncée par les autres, cette place méritait l'institution d'un lieu de rencontres où tous ceux qui se reconnaissent dans cette qualification pourraient échanger sur le fond et sur la forme de leur travail. L'association a tenu son premier congrès en 2000. Au terme d'une décennie et plus d'activité, il était temps de tirer le bilan et, comme il se doit, de tracer de nouvelles perspectives. Cette anthologie des conférences et tables rondes organisées dans le cadre du congrès annuel de l'association propose un panorama unique en son genre des propositions avancées par l'histoire culturelle en France et, dans une moindre mesure, à l'étranger depuis dix ans. Regroupés en sections thématiques (définitions et frontières, objets, regards et transferts, débats), ces textes rédigés par d'éminents spécialistes venus de divers horizons (historiens, sociologues, philosophes, historiens de l'art ou de la littérature) donnent à voir à la fois la permanence de certains questionnements et leur renouvellement.

  • "L'histoire globale et ses divers avatars - histoire connectée, comparée, internationale, transnationale, etc. - séduisent le monde académique et le grand public aujourd'hui sensibilisé au thème de la mondialisation.
    En invitant à la prise en compte des interactions entre individus et groupes humains relevant d'unités géoculturelles distinctes, elle permet un décentrement du regard et le détourne de l'ethnocentrisme scientifique et politique.
    Ce paradigme devenu quasi dominant de nos jours est l'héritier d'une longue tradition intellectuelle, qui trouve ses prémices dans l'antiquité gréco-latine : la tradition des histoires universelles et des philosophies de l'histoire que présentent dans cet ouvrage des philosophes, des historiens, des anthropologues, des géographes, ainsi que des spécialistes d'aires culturelles non occidentales, chinoises et arabes notamment.
    Par histoire universelle, on entend le projet de considérer l'humanité, à la fois unie et diverse, dans son ensemble et dans son devenir historique commun ; par philosophie de l'histoire, l'ambition de donner un sens à ce devenir, c'est-à-dire autant une orientation qu'une signification. Illustrées, pour la première, par les travaux de penseurs tels que Ibn Khaldûn, Spengler, Toynbee, pour la seconde, par ceux de Hegel, de Marx ou de Comte, ces deux traditions ont fait de l'histoire pensée par la philosophie la clef de compréhension ultime des sociétés humaines."

  • «Nous proposons ici quelques problématiques philosophiques, développées sans références explicites aux grands textes ni aux génies du passé - et, de surcroît, sans volonté de privilégier nos propres convictions. Pour chaque question, nous avons cherché à illustrer comment pourrait se présenter le débat et à dégager quelques lignes de défense typiques de chaque courant retenu. Les courts exposés qui en ont résulté sont en quelque sorte anonymes et n'ont, si l'on ose dire, aucun auteur individuel digne de mention: ce sont des positions qui s'y expriment plus que des personnes. Notre but est de proposer à des néophytes un avant-goût de l'aventure philosophique, sans plus. Nous ne dirions assurément pas à nos lecteurs: " Grâce à nous, vous saurez tout de la philosophie! " Nous souhaitons en revanche que, si notre travail n'a pas été trop mal fait, on aura une petite idée du genre de ruminations qui trottent dans la tête des philosophes - et nous espérons qu'une fois attiré par le débat on se prendra au jeu.»

  • Cette synthèse comparatiste de l'histoire culturelle du XXe siècle aborde trois points : les échanges culturels, la politique et la diplomatie culturelles, les nouveaux enjeux des relations culturelles.

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