Alphonse Juin

  • Né à Bône en 1888, Alphonse Pierre Juin a fait ses études à Constantine puis à Alger, avant d'entrer à Saint-Cyr d'où il devait sortir, en 1912, major de sa promotion. Dès 1912, il fera campagne au Maroc jusqu'en 1914. Sur le front de France, à la tête de ses Tabors Marocains, il sert durant toute la guerre. Cinq fois cité, deux fois blessé, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur après la bataille de la Marne. Collaborateur du Maréchal Lyautey, puis de M. Lucien Saint, Résident général au Maroc, il participe aux opérations du Rif et à l'achèvement de la pacification du Maroc. Chef d'état-major du général Noguès, commandant en chef du théâtre d'opérations d'Afrique du Nord, il est promu général de Brigade le 25 décembre 1938. En 1939, il prend le commandement de la 15e Division motorisée qui s'illustrera à Gembloux puis à l'arrière-garde de la 1re Armée, au cours de la bataille des Flandres. Commandant supérieur des troupes du Maroc, puis commandant en chef des Forces françaises en Afrique du Nord, enfin commandant en chef du détachement de l'Armée française en Tunisie qui couvre la concentration alliée en A.F.N. et participe à la victoire de Tunis. Général d'armée le 25 décembre 1942, Résident général de France en Tunisie par intérim en 1943, il est nommé commandant en chef du Corps expéditionnaire français en Italie, qui en 1943 et 1944, se distinguera par ses victoires d'hiver sur les pentes des Abruzzes, et au printemps par celle du Garigliano qui ouvrit le chemin de Rome et de Sienne. Chef d'état-major de la Défense nationale (1944-1947), Résident général de France au Maroc (1947-1951), le général Juin est nommé Inspecteur général des Forces armées françaises, Président du Comité des chefs d'état-major, commandant en chef des Forces terrestres alliées Centre Europe (1951-53). Élevé à la dignité de Maréchal de France en mai 1952, élu à l'Académie française en novembre 1952, il voit en 1953 son commandement interallié s'étendre aux trois armes - Terre, Air, Mer - affectées à la défense du Centre Europe. Il abandonnera volontairement ce poste en octobre 1956. Le Maréchal Juin est Grand Croix de la Légion d'Honneur, titulaire de la Médaille Militaire et des plus hautes décorations françaises et étrangères.

  • Né à Bône en 1888, Alphonse Pierre Juin a fait ses études à Constantine puis à Alger, avant d'entrer à Saint-Cyr d'où il devait sortir, en 1912, major de sa promotion. Dès 1912, il fera campagne au Maroc jusqu'en 1914. Sur le front de France, à la tête de ses Tabors Marocains, il sert durant toute la guerre. Cinq fois cité, deux fois blessé, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur après la bataille de la Marne. Collaborateur du Maréchal Lyautey, puis de M. Lucien Saint, Résident général au Maroc, il participe aux opérations du Rif et à l'achèvement de la pacification du Maroc. Chef d'état-major du général Noguès, commandant en chef du théâtre d'opérations d'Afrique du Nord, il est promu général de Brigade le 25 décembre 1938. En 1939, il prend le commandement de la 15e Division motorisée qui s'illustrera à Gembloux puis à l'arrière-garde de la 1re Armée, au cours de la bataille des Flandres. Commandant supérieur des troupes du Maroc, puis commandant en chef des Forces françaises en Afrique du Nord, enfin commandant en chef du détachement de l'Armée française en Tunisie qui couvre la concentration alliée en A.F.N. et participe à la victoire de Tunis. Général d'armée le 25 décembre 1942, Résident général de France en Tunisie par intérim en 1943, il est nommé commandant en chef du Corps expéditionnaire français en Italie, qui en 1943 et 1944, se distinguera par ses victoires d'hiver sur les pentes des Abruzzes, et au printemps par celle du Garigliano qui ouvrit le chemin de Rome et de Sienne. Chef d'état-major de la Défense nationale (1944-1947), Résident général de France au Maroc (1947-1951), le général Juin est nommé Inspecteur général des Forces armées françaises, Président du Comité des chefs d'état-major, commandant en chef des Forces terrestres alliées Centre Europe (1951-53). Élevé à la dignité de Maréchal de France en mai 1952, élu à l'Académie française en novembre 1952, il voit en 1953 son commandement interallié s'étendre aux trois armes - Terre, Air, Mer - affectées à la défense du Centre Europe. Il abandonnera volontairement ce poste en octobre 1956. Le Maréchal Juin est Grand Croix de la Légion d'Honneur, titulaire de la Médaille Militaire et des plus hautes décorations françaises et étrangères.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Il est incontestable que la liberté d'une nation ne peut être garantie que par un système de sécurité, et qu'il est désormais impossible - à la plupart des nations - d'assurer leur sécurité par leurs propres moyens. Qu'on le veuille ou non, la communauté fait loi, mais elle exige - en contrepartie - une aliénation partielle de la liberté de chacune des nations qui la composent. Les pays de l'Europe « résiduelle » - c'est-à-dire l'Europe non encore recouverte par l'influence soviétique - sont d'autant plus pénétrés de ces vérités fondamentales, qu'ils ont dû subir, à moins d'un quart de siècle de distance, deux guerres mondiales, qui les ont tous laissés pareillement affaiblis, et dans un état de sécurité précaire. Mais alors, entre les deux gigantesques puissances de l'U.R.S.S. et des États-Unis, comment l'Europe ainsi mise en question pourra-t-elle conserver sa personnalité, son indépendance et son autorité ? C'est à ces interrogations que s'efforce de répondre ici le Maréchal Juin, qui fut, on le sait, commandant en chef des Forces alliées Centre Europe, de 1951 à 1956. Sous le titre L'Enlèvement d'Europe, Henri Massis a voulu rassembler - d'une seule vue - les questions qu'il a naguère abordées dans l'Occident et son destin, et les confronter à nouveau avec l'événement. L'Europe, placée entre les deux géants, est sommée de choisir ou le protectorat des États-Unis ou l'hégémonie de l'Union soviétique. Ce dilemme tragique donne une actualité plus urgente que jamais aux problèmes que l'auteur expose. Aussi importe-t-il que ces vues restent dans la circulation des idées, et soient mises ainsi à la portée du grand public.

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